A Dangerous Method

De WikiMediation.

Share/Save/Bookmark
(Différences entre les versions)
Ligne 1 : Ligne 1 :
[[Image:A_dangerous_method.jpg|150px|thumb|right|<small>''A Dangerous Method''</small>]]
[[Image:A_dangerous_method.jpg|150px|thumb|right|<small>''A Dangerous Method''</small>]]
-
Œuvre cinématographique : « '''[[A Dangerous Method (le film)|A Dangerous Method]]''' » de David Cronenberg
+
Œuvre cinématographique : « '''[[A Dangerous Method (le film)]]''' » de David Cronenberg
par [[Walter Gilpin]]
par [[Walter Gilpin]]

Version du 5 juillet 2015 à 14:58

A Dangerous Method

Œuvre cinématographique : « A Dangerous Method (le film) » de David Cronenberg par Walter Gilpin

Sommaire

Synopsis

Tous les personnages du film ont réellement existé.
Sabina Speilrein est la patiente de Jung, puis elle devient sa maitresse. Jung rencontre Freud qui voit en lui un successeur potentiel pour poursuivre son œuvre. Les relations entre Jung et Freud finissent par se détériorer.

Les Positions

25’25 ‘’
Freud met en avant l’opposition dans le monde médical que rencontre ses travaux. Jung lui suggère que cette opposition est peut être due à l’interprétation systématiquement sexuelle par Freud de ses observations cliniques. Freud refuse de se remettre en question et considère qu’il s’agit de faits précis : « C’est la vérité ».

La scène du rêve

27’12’’
Jung raconte un rêve : Un cheval qui tire un billot est ralenti dans sa course par un autre cheval devant lui, lui-même ralenti par un autre. Freud se livre à une interprétation du rêve, complété par Jung. Chacun délivre alors ses propres PIC. Jung voit des contraintes à son ambition professionnelle causées par la naissance de ses enfants. Freud voit un pénis. Il se contredit donc par rapport à ce qu’il a dit plus haut puisqu’il ne s’agit ni d’observations cliniques, ni de faits précis. Jung est victime de l’effet Barnum et se reconnait dans cette interprétation sexuelle suggérée. Mais Freud par un effet de surenchère l’entraine dans un prêt d’intention. D’après lui, Jung aurait un désir sexuel incontrôlé refoulé. On retrouve ici le postulat sexuel de Freud, qui fait penser au « C’est le poumon ! » de Toinette à Argan dans le Malade Imaginaire.

Les Sophismes

37’00’’
Sophisme de Gross sur Jung : La répression sexuelle crée la névrose. Elle serait également la cause des transferts et contre-transferts contrariés entre médecins et patients. La solution serait la totale liberté sexuelle, cette libération étant la mission du médecin.
En contrepoints, Sabina Speilrein effectue à travers l’opéra un travail sur la relation entre la notion de perfection et le péché. La suite nous montre qu’elle utilise en fait son travail pour présenter un argumentaire à Jung, qui tend à résoudre une aporie morale : Son attirance sexuelle pour lui passerait ainsi du mal au bien.
Devant ces deux assauts, Jung fini par passer à l’acte en ayant une relation sexuelle avec Sabina Speilrein. Il est à noter toutefois qu’il n’a été convaincu par aucun des sophismes : il considère toujours que la sexualité doit être réfrénée, et que la polygamie est moralement un mal. Il a juste suivi les conclusions qu’il avait envie d’entendre, qui allaient dans le sens de son propre désir.

Le différend

51’24’’
Début du différend entre Jung et Freud. Jung considère que le domaine de recherches de Freud limité à la sexualité est incomplet. Freud considère que la recherche parapsychologique de Jung sort de la rigueur scientifique.
Pour Freud, la démarche de Jung est du mysticisme et de la superstition et non pas une recherche rationnelle, et peut nuire à la crédibilité de son propre mouvement de pensée. On a ici encore la confirmation que Freud croit avoir une démarche scientifique rationnelle.

Le mensonge

55’14’’
A la question de Freud, Jung affirme qu’il n’a pas de maitresse parmi ses patientes. Chronologiquement, cette question arrive après le début du différent. On peut se demander si Jung aurait menti avant le différent, avant de passer de la confiance à la défiance, ressentant ainsi un besoin de protection.

Le "médiateur"

1h 00’40’’
Freud le « médiateur ». Jung rongé par le remord rompt avec Sabina, ce qui provoque une violente dispute. Elle demande à Freud de la recevoir. Mis au courant de cette demande, Jung demande à Freud d’être médiateur. Il charge d’entrée son ex-maitresse par des PIC : « elle a planifié méthodiquement ma séduction » « Elle veut se venger ». Il fait croire à Freud qu’il ne s’agit là que d’un banal transfert (confirmation du mensonge).
Dans son intervention, Freud agit en conciliateur plutôt qu’en médiateur dans la mesure où il propose une solution à Sabina, rupture de la relation.
Le conflit s’aggrave. Sabina demande à Jung de dire la vérité à Freud, ce que Jung prend pour du chantage, mais qu’il finit par faire. Freud dupé, écrit à Sabina pour s’excuser. En fait c’est elle qui tente de résoudre le conflit en prenant l’initiative d’un aménagement de la relation avec Jung. Il s’agit cependant d’une décision unilatérale et on observe par la suite Jung qui à plusieurs reprises tente la poursuite de la relation initiale.

La rupture

Le différend entre Freud et Jung s’amalgame au fil du temps d’un certain nombre d’obstacles : le mensonge, l’antisémitisme, l’autorité, l’intransigeance, la relation père-fils, Puis Freud termine le différend par une rupture de la relation quand il considère que Jung est dans l’impossibilité de lui succéder.

Conclusion

Sabina n’est pas la seule à passer du stade de patient à celui de praticien : tout le monde analyse tout le monde. Dans les échanges entre Jung et Gross, on se demande au bout d’un moment qui est le malade et qui est le médecin.
Ces personnages qui sont les pères de la psychanalyse (« La cure par la parole ») vivent très éloignés de la réalité. Ils sont persuadés qu’ils font de la recherche rationnelle à travers l’interprétation des rêves !
Freud joue à l’explorateur modeste (« Je ne fais qu’ouvrir des portes »), mais toutes ces portes ne donnent que sur une seule et même pièce : la sexualité, un a priori qui le disqualifie de toute démarche scientifique, même inductive.

Outils personnels
Translate