Bruno Broucke

De WikiMediation.

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Bruno Broucke

Bruno Broucke est titulaire du CAP'M

Sommaire

Parcours professionnel

Mon parcours professionnel est essentiellement marqué par la direction des ACHATS et par l'International. 1985-1988 : j'ai appris le métier d'acheteur industriel chez Philips lighting, leader mondial de l'éclairage. 1988-1995 : j'ai mis les méthodologies apprises au service d'Akaï electric, fabricant japonais d'électronique, ou j'ai pu enrichir mon expérience des savoir-faire nippons en matière de négociation. 1995-2004 : C'est ensuite avec Valspar, entreprise américaine, fabricant de peinture,que j'ai continué mon cursus. J'y ai en particulier appris à entreprendre les actions décrites dans le plan et à respecter la rigueur du reporting. En 2005, j'ai pris la direction des Achats du groupe Porcher industries, fabricant français de textiles techniques. L'objectif est de structurer la fonction achats pour répondre aux exigences des clients de l'aéronautique et de l'automobile.

Formation

Je suis diplomé de l'Ecole Supérieure de Commerce de Clermont-Ferrand en 1984. En 1999 j'ai suivi le parcours "Effective negotiating with Dr Karass"

Sujets et réflexions

allocentrisme

Cet article est écrit après mon deuxième jour en tant que stagiaire pour devenir médiateur. Il est un peu comme un rapport d’étonnement demandé à un jeune diplômé arrivant dans une entreprise. Tous les mots de la langue française ne sont pas égaux devant la notoriété. Tout le monde connaît depuis son plus jeune âge le mot : « égocentrisme », dont Larousse nous dit, qu’il est la tendance à centrer tout sur soi-même, à juger tout par rapport à soi ou à son propre intérêt. Mais qui connaît son opposé ? Celui pour lequel on remplacerait « soi » par autrui ? J’ai fait le sondage autour de moi : personne. Cette constatation nous donne une idée du chemin qu’il nous reste à parcourir pour que l’altérité trouve ses lettres de noblesse dans notre philosophie et dans nos mœurs !

J’ai bien aimé le néologisme inventé par Jean-Louis Lascoux dans son livre : Pratique de la médiation ». Il s’agit du mot composé de « autre » et de « centre » pour donner tout simplement « altero-centrage ». Il situe bien le concept et les méthodes utilisés par le médiateur pour mener à bien sa mission. S’il ne sait pas lui-même se décentrer pour donner toute sa place à l’altérité, qui le fera ? Dans le modèle dominant de l’adversité, il s’agit bien d’égocentrismes qui s’affrontent.

De retour à la maison, j’ai quand même consulté le dictionnaire sur le sujet. Oui ! L’opposé d’égocentrisme existe d’ores et déjà dans la langue française. Il s’agit d’« ALLOCENTRISME », dont Larousse nous dit, qu’il est, en psychologie, la tendance à centrer son attention ou ses activités sur autrui plutôt que sur soi-même.

Merci de m’avoir accordé cette tribune pour redonner un souffle éphémère à ce mot inconnu.

Le conflit juridique selon Georg Simmel

Le conflit juridique est longuement développé par Georg Simmel dans son livre « le conflit ». A cette lecture nous comprendrons pourquoi ce type de conflit peut écraser les individus au lieu de les faire grandir. La première caractéristique du conflit juridique est d’être avant tout défensif et y compris pour le plaignant. Cela s’assimile plus à un combat pour la survie qu’à un combat pour la vie. Il est porté par des pulsions individualistes et non des pulsions sociologiques. Le débat judiciaire est absolu de par son attachement exclusif à la chose, autrement dit à l’OBJET. Rien de subjectif ne peut, ne doit y entrer. Par ce fait, il peut mener à un formalisme, qui devient autonome par rapport au conflit. Cela mène à des arguties de concepts et non à des moments concrets, qui peuvent très vite faire dériver vers l’abstraction. Le conflit juridique ne veut se réduire qu’au seul moment du conflit et il lui faut à tout prix un combat et in fine un vainqueur. Cependant le conflit juridique présuppose une certaine unité des deux parties. Elles ont besoin d’une loi commune avec la reconnaissance de la décision, du poids des motifs, du respect des formes et tout cela au sein d’un ordre social. C’est justement parce que le conflit est porté par la rigoureuse unité des normes et des contraintes communes, qu’il devient extrême et absolu. Pour conclure sur le conflit juridique, Georg Simmel bat en brèche cette idée selon laquelle l’objectivité serait une attitude noble, car une fois que le combat est objectivé, il ne connaît plus de limites. Peu importe l’état des sujets après le combat et ce, qu’ils aient gagné ou perdu !

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