Ce que le jour doit à la nuit

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Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra lu par Lilia Pineau

Sommaire

Résumé

Année 1930, un père de famille arc-bouté sur ses lopins de terre, perclus de dettes et ses terres hypothéquées, est contraint de les abandonner et d’amener sa famille vivre dans un quartier pauvre d’Oran : Jenane Jato.

Après de vaines recherches de travail, il se voit contraint de confier son fils Younes, dit Jonas, à son oncle pharmacien qui vit dans le quartier Européen.

Jonas, jeune arabe aux yeux bleus et au visage d’ange, commencera son éducation dans un collège de la bonne société d’Oran et sera confronté aux premières marques de racisme.

Son oncle, soupçonné d’être en relation avec des nationalistes arabes est arrêté puis relâché. Après être passé aux aveux (ce qu’il niera), il reviendra de la police comme un zombie jusqu’à être obligé de s’exiler et déménager sa pharmacie dans la ville de Rio Soldado.

Là, Jonas rencontre l’amour et l’amitié.

Avec Emilie, Jonas découvre l’amour. Malheureusement, ayant eu une aventure avec la mère de celle-ci, elle lui fait promettre de ne jamais approcher sa fille. Lasse d’attendre, Emilie finira par épouser un ami de Jonas.

Jonas découvre l'amitié au sein d'un groupe de jeunes pieds-noirs auxquels il restera toujours fidèle.

La mort de Simon, son ami de toujours, et le départ d’Emilie plongent Jonas dans la guerre en tant que spectateur et non acteur, bien que, de force, on le fasse participer à des actions délictueuses.

Après la guerre, un premier voyage à Marseille lui permet de retrouver Emilie sans qu’il puisse effacer toutes les incompréhensions.

Un deuxième voyage à Marseille pour se retrouver sur la tombe d’Emilie, puis les retrouvailles avec les amis et les connaissances de Rio Soldado.

C’est là qu’il découvre qu’Emilie, dans une dernière lettre qu’elle lui a laissée, l’avait attendu plusieurs jours de suite à Marseille après son premier voyage. Dépité il repart le jour même à Oran.

Le regard du médiateur

L'allégorie de la caverne

Pendant toute son enfance, Younes vit à la campagne. Pauvre, il se contente du peu qu’il a. Ce n’est pas l’idéal, mais il ne connaît pas autre chose et ne peut imaginer la vie autrement. Pourtant, du jour au lendemain, ses parents ruinés doivent déménager pour Oran. C’est la ville, la sortie du tunnel. « Je ne soupçonnais pas que des agglomérations aussi tentaculaires puissent exister. J’étais sur une autre planète ».

Younes découvre un monde nouveau et il en sera ainsi tout au long de sa vie :

  • Il quitte la campagne pour la ville.
  • Il quitte la pauvreté pour l’aisance.
  • Il quitte un monde de paix pour un monde de guerre.

les interprétations

Younes adore son père, paysan bourru et solitaire, qui ne parle jamais. Aussi, pour essayer de comprendre les sentiments qu’il éprouve à son égard, il ne voit qu’une solution : interpréter ses faits et gestes. Son père chante, il est heureux ; son père pleure, c’est sa faute : il a fait une bêtise ; son père boit, c’est de sa faute : il n’est pas le fils que son père souhaitait. Et réciproquement, le père interprète chaque fait et geste de son fils : s’il me regarde de cette façon, c’est qu’il a honte de moi.

les contraintes

Younes aime Emilie. Malheureusement, il a eu une aventure avec la mère de celle-ci, qui lui interdit de fréquenter sa fille. Younes renonce ainsi à l’amour de sa vie, par contrainte.

Younes déteste la guerre et décide de ne pas y participer. Malheureusement, de par son métier (pharmacien), Jelloul, le factotum de son ami André, le contraint à y participer en soignant Sy Rachid, le capitaine des révolutionnaires.

les prêts d’intentions

Emile ne comprend pas l’attitude de Younes. Elle est désespérée elle finit par épouser l’un de ses amis.

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