Comment réussir sa médiation familiale, pénale, bancaire, prud'homale, commerciale, médicale ?

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Version du 1 février 2011 à 05:40 par Fabien Eon (discuter | contributions)
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Comment réussir sa médiation familiale, pénale, bancaire, prud'homale, commerciale, médicale ?, Editeur : Édition de l’officine, de Francine Summa. Fiche de lecture de Françoise Marotto.

Sommaire

Présentation

Ce petit ouvrage de 37 pages est une sorte de mémento, de check-list de conseils à l’usage des personnes qui souhaitent ou doivent entrer dans un processus de médiation.

Avant propos

Un avant propos présente la médiation comme un procédé de règlement des litiges de notre vie que nous seuls sommes les mieux à même d’appréhender. Il présente aussi le médiateur, non comme un conciliateur, mais comme un instrument dont le médié doit s’emparer comme un miroir : «  Le miroir du médiateur traverse votre vérité pour la vérité de l’autre ».

Résumé

Le second chapitre fait état de questions qui se posent avant le premier rendez-vous avec le médiateur. Peut-on lui demander une entrevue préalable ? Un avocat peut-il nous assister en médiation ? Le médiateur peut-il être contacté par l’avocat ? Que doit contenir le dossier à adresser au médiateur ? Et Francine Summa souligne qu’il est également important de se préparer en soi-même et de se poser la question suivante. « Au fond, qu’est-ce qui me donnerait un sentiment de justice rendue à mon indignation ? ».

Le chapitre III évoque le premier rendez-vous avec le médiateur dans un lieu neutre. Le déroulement de la première rencontre y est décrit, lieu, durée, règles, conseil de tenue vestimentaire, engagement du médiateur à la confidentialité. Il répond également à des questions telles que « Peut-on quitter la réunion si elle est insupportable pour nous ? À quoi sert de « vider son sac » devant un médiateur ? Est-il possible d’arriver à une solution sans passer par cette phase difficile ? Peut-on téléphoner en particulier au médiateur pour lui faire part de ses craintes ? Francine Summa ne cache pas l’impact affectif douloureux de ces premières rencontre mais les présente comme une étape nécessaire au déroulement du processus.

Le chapitre IV fait état, après les premières rencontres, des étapes de la reconstruction et de la transaction qui doivent, après avoir « vidé l’abcès », se régler vite. L’auteur situe la position du médiateur et répond à la question de savoir si une proposition illégale peut être proposée pour régler le litige et si le médiateur peut proposer lui-même une solution. Ce chapitre fait également référence aux textes de loi qui prévalent dans les différents domaines de la médiation : pour le droit bancaire, dans le Code monétaire et financier (art L 312-1-3), pour la médiation pénale dans le Code de procédure pénale (Art. 41-1), pour les affaires civiles, dans le Code de procédure civile (Art 131-1 à 131-15). Pour le divorce et les affaires familiales, la loi du 4 mars 2002 est citée, et pour la responsabilité médicale administrative les articles L 1142-5 et l1142-8 du Code de la santé publique.

La conclusion rappelle qu’en général les médiations aboutissent car elles procèdent d’une volonté commune des parties de trouver une solution entre elles. Lorsqu’elles n’aboutissent pas à un accord elles demeurent cependant utiles en cas de recours à la Justice car elles auront permis de connaître les points forts et les points faibles de l’adversaire.

L’ouvrage se termine par deux annexes : l’une propose de coordonnées utiles, l’autre présente un canevas de recueil de notes pour faire le point sur ce qui s’est vécu à chaque étape de la médiation.

Avis personnel

Parce qu’il est bref et pose des questions de base, ce petit ouvrage peut être fort utile. Il décrit en termes simples ce qu’est une médiation et invite à la confiance, tant vis-à-vis du médiateur que du processus de médiation.

Bien que cet ouvrage veuille placer son point de vue du côté des clients de la médiation et qu’il soit rédigé par une médiatrice, l’on ressent cependant que cette médiatrice n’a pas abandonné sa posture d’avocate. Sa lecture peut laisser à penser que l’assistance d’un avocat est un atout et une sécurité supplémentaire.

Je ne partage pas tout à fait son point de vue page 26 qui dit que le médiateur « spécialisé dans la matière du litige », « pourra émettre une opinion pour voir si la solution ébauchée est valable ».

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