Crime d'Amour

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30’03 : Christine se considère trahie par sa collaboratrice. Elle ne peut accepter la conséquence du FCR (Sa promotion à New-York est reporté) et cherche le prêt d’intention (« pourquoi ? »).  
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30’03 : Christine se considère trahie par sa collaboratrice. Elle ne peut accepter la conséquence du FCR (Sa promotion à New-York est reporté) et cherche le prêt d’intention (« pourquoi ? »). <br />
31’50 : Elle éprouve de la rancune et va chercher à se venger. Le conflit entre en surenchère.
31’50 : Elle éprouve de la rancune et va chercher à se venger. Le conflit entre en surenchère.

Version actuelle en date du 9 juillet 2015 à 16:26

Crime d'Amour

Œuvre cinématographique : « Crime d'Amour » d'Alain Corneau par Walter Gilpin

Sommaire

Synopsis

Christine Rivière dirige la branche française de la multinationale Barney Johnson. Elle mène avec succès plusieurs dossiers grâce à sa subordonnée, Isabelle Guérin, qui ne parvient pas à lui tenir rigueur de ce que son rôle est chaque fois minoré. Sa supérieure déploie une relation en apparence très affective et complice avec elle, et se voit en même temps proposer une promotion à New York.

Les comportements du harcèlement moral

Le harcèlement moral s’établi en plein conflit. Les PIC de Christine : Elle considère qu’Isabelle se venge en lui cachant volontairement le dossier, ce qui la contraint à rester en France. Sa rancune la pousse à se venger en portant atteinte à la dignité d’Isabelle. C’est le harcèlement.

Les attitudes des protagonistes, et des collègues

36’11 :
La planète s’écroule sur Isabelle. Sa confiance en Philippe est trahie. Son conflit avec Christine vient de subir une surenchère. Elle entre en résignation temporaire sur le mode de l’adversité. Plus tard, sous le coup d’une autre surenchère, elle passera en mode domination avec le meurtre.
33’01 :
Christine prête à Isabelle l’intention de nuire à sa carrière. Elle interprète l’opération avec les américains initiée par Isabelle, volontairement effectuée dans son dos. Elle développe une rancune. La vengeance sera le harcèlement moral. Le collaborateur d’Isabelle porte en permanence des jugements négatifs sur Christine. On peut se demander si c’est par loyauté ou, comme la fin peu crédible le montre, par intérêt personnel. Philippe est victime d’un chantage et n’a aucun état d’âme quand il s’agit de sauver sa peau. Toutes les relations qu’il peut avoir sont des conflits dans l’adversité (il se sent contraint) qu’il gère dans le présent par l’abandon du terrain.

Les moments et ingrédients des rapports de confiance, de défiance et de méfiance

Le film suggère qu’il y a un bourreau, et une victime qui devient bourreau à son tour. Mais on peut considérer qu’il n’y a ni l’un ni l’autre, et examiner tour à tour les deux points de vue.

Point de vue d’Isabelle:

 La confiance :
3’30 : Dès le début du film, Isabelle est en confiance. C’est même une confiance excessive puisqu’elle interprète (PIC +) les actes de séduction de Christine comme de la complicité. Cette complicité est en sens unique comme le montre le fait que Christine refuse de trinquer avec elle. Mais elle a reçu suffisamment de reconnaissance pour continuer à y croire.
8’08 : Confirmation de la confiance en éradiquant un fait précis, le lien de subordination.
8’30 : Isabelle reçoit un faux message de reconnaissance. La confiance est confortée mais c’est un mensonge qui alimentera plus tard la phase de défiance.

 La défiance :
11’10 : Christine s’approprie son idée. Isabelle passe à des PIC négatifs. Elle éprouve de la rancœur (amertume, déception), mais rationnalise vis-à-vis des collaborateurs (13’19).
16’35 : la reconnaissance en prend un sérieux coup à la découverte du mensonge de 8’30. Le doute s’installe malgré les travaux de reconquête (20’14).
28’25 : Malgré sa défiance à l’égard de Christine, Isabelle ne veut rien cacher. C’est de la loyauté, mais également son éthique personnelle qui lui permet de garder une bonne image d’elle-même. Pour les besoins de l’intrigue, le message ne peut cependant être transmis.

 La méfiance :
32’32 : La relation se dégrade sous le coup des insultes. A partir de là la méfiance s’installe.

Point de vue de Christine :

 La confiance :
Au début, Christine n’éprouve pas de confiance dans la mesure où elle ne s’investie pas dans la relation. Il s’agit plutôt d’une démarche de manipulation visant à conforter le lien de subordination sur un terrain extra-professionnel. 14’25 : Christine se met ensuite en situation de vulnérabilité (confiance) en faisant des confidences dans la voiture.

 La défiance :
Elle réalise (20’14) que la confiance n’est pas symétrique, tente d’améliorer la relation, puis abandonne. 26’52 : A ce stade, pour elle, la relation est rompue. Elle se projette dans sa nouvelle vie à New-York

 La méfiance :
30’03 : Christine se considère trahie par sa collaboratrice. Elle ne peut accepter la conséquence du FCR (Sa promotion à New-York est reporté) et cherche le prêt d’intention (« pourquoi ? »).
31’50 : Elle éprouve de la rancune et va chercher à se venger. Le conflit entre en surenchère.

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