Découvrez votre émotion dominante : Avec un nouvel outil de coaching, la Chaîne de Valeur Emotionnelle

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Découvrez votre émotion dominante : Avec un nouvel outil de coaching, la Chaîne de Valeur Emotionnelle de Robert Zuili, commenté par Jeanine Gribias

Sommaire

Première partie de l'ouvrage

L'émotion

L’auteur, Robert Zuili, présente le bien-être émotionnel et relationnel, dans la première partie de son ouvrage. Il précise que, pour les philosophes, une divergence existe sur la définition de l’émotion. En effet, Platon défend l’hégémonie de la raison sur l’émotion, à la différence de Jean-Paul Sartre qui définit l’émotion comme un mode d’existence de la conscience, et de Pierre Livet qui défend que les émotions restent « le moteur principal de nos explorations morales ».

Pour les scientifiques, notamment Antonio Damasio, les émotions émanent de notre cerveau. Nous leur devons notre survie et nos sensibilités culturelles. Il existe un lien entre nos émotions et nos capacités à décider la chose à faire ou au contraire de la nécessité à réprimer notre intention d’agir.

L’anthropologue, David Breton soutient l’idée que l’émotion n’est pas une réalité en soi, mais le reflet des conditions sociales dans lesquelles la personne a grandi et évolue à l’âge adulte.

Quant aux psychologues, ils estiment qu’au fur et à mesure qu’il se développe, l’individu se construit une personnalité dont les aspects émotionnels définissent le tempérament.

Pour Robert Zuili, l’émotion se situe davantage dans l’instant. Le sentiment est plus inscrit dans la durée et apparaît dans le contexte du changement. Les émotions correspondent à une réaction physiologique, repèrent quand intervient le changement, se traduisent par un comportement, s’accompagnent d’un ressenti subjectif de plaisir ou de déplaisir, et relèvent aussi bien de la vie intime que de la relation sociale. Selon l’auteur, sa conception de la chaîne de valeur émotionnelle (CVE) permet d’accéder à la lecture de quatre émotions de base à savoir la peur, la tristesse, la colère et la joie. Il soutient que ces quatre émotions lui ont permis de trouver une réponse claire et précise en terme de mécanique émotionnelle à nos comportements. Les émotions apparaissent comme des processus.

L'engrenage émotionnel

Le terme "engrenage émotionnel" signifie que chaque émotion provoque des réactions physiologiques et neuronales, et dans chaque situation, ce mélange d’impressions différentes fait que se mêlent en nous à la fois des souvenirs ou des traumatismes du passé qui s’articulent à l’actualité de ce que nous vivons. L’engrenage émotionnel se déroule en trois étapes :

  • Un évènement donné, agréable ou déplaisant se produit
  • Il déclenche une réaction émotionnelle
  • Celle-ci se traduit par un sentiment conforme à notre évaluation ou notre interprétation.

La gestion des émotions signifie le passage de cette période où cet engrenage est lancé. C’est à cette étape qu’intervient le médiateur pour effectuer la purge du passé si de nombreuses stratégies régulatrices permettent de freiner l’emballement de cet engrenage émotionnel.

La Chaîne de Valeur Emotionnelle en parallèle avec la médiation

Robert Zuili propose l’utilisation de la CVE, qui permet de changer tout en restant soi même. Il indique qu’en matière d’émotions, il n’y a pas de jugement de valeur, il n’y a que des ressentis. En effet, le médiateur n’est pas juge, il n’effectue pas de jugement de valeur, ne se réfèrent ni aux bonnes mœurs, ni à l’ordre public.

Grâce à sa pratique de coach, l'auteur a été amené à affiner son modèle. Selon lui, imposer une solution retenue entretient un climat de souffrance ou d’inconfort. Dans la médiation aussi, les prêts d’intention, les interprétations et les contraintes, sont des obstacles à la qualité d’une discussion.

La CVE a trouvé une des sources d’inspirations dans les liens qui peuvent exister entre pulsions, affect et émotions. Ses origines de la CVE sont :

  • Le test RORSCHACH qui a permis de constater à quel point les pulsions et leur cortège émotionnel sont au cœur des problématiques relationnelles, tant dans la sphère privée que professionnelle.
  • Les travaux d’Elisabeth KÜBER-ROSS ont permis d’observer que les deuils symboliques sont légions au cours de la vie. Tout changement va de pair avec la notion de deuil. Le deuil est un mécanisme de transmission, conditionné par le passage d’étapes successives dont certaines sont des émotions comme la tristesse et la colère. Cette boucle du deuil est aussi utilisée dans la dynamique conflictuelle en médiation.

L’intérêt de la CVE est de permettre la navigation entre les sentiments, de les affiner en ce qu’ils drainent avec eux de ressentis.

Cinq caractéristiques

  • Il touche au comportement et non directement à la personnalité. Le modèle écarte toute idée de jugement. Son but est de dire à la personne que l’on reconnaît ce qu’elle ressent.
  • Il est simple à expérimenter. En comprenant mieux les mécanismes que les émotions déclenchent en nous et chez les autres, on regarde autrement ce qui se passe autour de nous.
  • Il donne des résultats immédiats. Les émotions demeurent au cœur de notre vie à chaque instant. Dès lors que l’on se rend compte de cette omniprésence et de la puissance que ces émotions déploient, on devient attentif aux comportements de nos interlocuteurs.
  • Il s’adapte aussi bien à la vie professionnelle que personnelle. Il s’agit d’accorder aux émotions leur juste valeur pour devenir disposé à les accueillir. L’accueil de l’émotion de l’autre signifie l’entendre, et être capable de prendre une distance pour ne pas s’y perdre. Cette caractéristique correspond au langage altero-centré en médiation
  • Il défend la place de l’émotion dans le management. Il permet d’éclairer les relations entre les individus.

Cette CVE fait des émotions une ressource. En effet, les émotions orientent nos goûts et dégoûts, nous aide à prendre des décisions, nous permettent de mieux communiquer et nous aident au travail.

La CVE permet de tout changer tout en restant moi-même. Le changement est un moyen d’atteindre l’objectif que l’on s’est fixé. Avec la CVE, l’attention est centrée sur la mécanique émotionnelle nécessaire à la mise en route « d’un engrenage relationnel vertueux ».

Pour comprendre la CVE, il faut identifier la cause qui, par définition, est l’ensemble des explications qui justifient les comportements dont les modalités d’expressions sont les conséquences. La technique des « 5 P » permet de poser cinq fois des questions sur le même sujet en commençant toujours par l’adverbe pourquoi à la personne qui se débat avec une émotion. En principe, au cinquième « POURQUOI ? » on aboutit à la véritable cause qui a engendré l’état émotionnel dans lequel se trouve une personne. Ensuite, il convient de réguler les comportements. Les régulations permettent de porter un autre regard sur la vie en substituant le plaisir à la souffrance, elles s’effectuent sur 3 niveaux, réel, symbolique et/ou imaginaire.

Quatre types de modèles CVE pour identifier les émotions

  • peur,
  • tristesse,
  • colère
  • et joie

S’agissant du parcours émotionnel, l’auteur distingue la spirale vertueuse du cercle vicieux. L’intérêt du principe de la spirale vertueuse c’est qu’il nous permet d’exprimer nos sentiments de façon à ce que nos émotions enrichissent nos capacités de dialogue et d’échange. A l’inverse, le cercle vicieux nuit au dialogue. Il est de nature à clore toute conversation ou à l’envenimer.

Deuxième partie de l'ouvrage

En deuxième partie, l’auteur présente des illustrations de la CVE, par les cas pratiques tirés aussi bien dans la vie professionnelle que privée. Ces cas sont suivis d’un test émotionnel par lequel le lecteur identifie son émotion dominante.

Synthèse

En présentant la CVE, de nombreux points communs avec la médiation apparaissent car le médiateur accompagne l’énoncé émotionnel du conflit. Le but de la médiation est de rechercher ce que ressent l’autre, par les techniques d’altero-centrage, par l’écoute, la communication avec l’autre présente des similitudes avec la CVE. Cette technique s’opère en prenant de la distance avec l’émotion de l’autre, c’est aussi le positionnement du médiateur.

Toutefois, une différence dans la recherche de l’émotion apparait dans les techniques proposées par Robert Zuili. La recherche prend la forme d'un questionnement qui peut être inadapté en médiation. Il s'agit d'une approche de type enquête. Celle-ci s’effectue par la technique des « 5P » qui correspondent à des questions, alors qu’en médiation, le médiateur ne pose pas de question directe, mais invite le client à parler et témoigne de compréhension envers lui.

L'influence de Robert Zuili est de type psychologique, avec le recours tacite au modèle freudien, sur le conscient et l'inconscient.

L'auteur

Robert Zuili, associé de la société Excelia

Liens externes

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