Discussion utilisateur:Anne-Marie Attencia

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ouaha ! bonjour, voilà que tu sais te connecter maintenant. Jean-Louis Lascoux 2 juillet 2007 à 15:43 (CEST)

Bonjour,

je me suis souvent posée la question de savoir pourquoi j'étais autant passionnée pour les séries ou films mettant en scène des "profilers", car je déteste la violence et là, dans ses séries ou films, il nous est montré un déchaînement de violence bien souvent insoutenable, si ça devait être dans "la vraie vie". Je viens de le comprendre en regardant pour la troisième fois un épisode de la très bonne série "Esprits Criminels". Les profilers sont souvent montrés comme des gens en limite d'être comme ceux qu'ils doivent démasquer, donc à la lisière d'être des criminels abominables eux aussi, et ça ne me satisfaisait pas. En fait, grâce à cette série, j'ai réalisé ce qui me fascinait : c'est la quête menée par les profilers, menée non pas sur l'identification au ressenti de ce que l'assasin a vécu, mais sur l'analyse méthodique, statistique, modèlisée de cas ayant existés, le rapprochement avec les caractéristiques propres au cas présent, et ensuite, la recherche de l'intention de l'assassin à travers son acte : assouvir un désir tourné vers lui, ou tourné vers ce qu'il suppose être le souhait de sa victime ou de quelqu'un d'imaginaire.

Cette recherche s'apparente à la démarche de médiation dans l'objectif de ne pas se laisser aveugler par les apparences, d'éviter de tomber dans les idées préconçues et les accusations trop évidentes.

Le questionnement du profiler (ou encore membre de l'institut des sciences du comportement) est très clairement posé de façon à ce que le suspect dévoile ce qu'il a voulu faire. Si ça ne cadre pas avec les indices et/ou les modèles de comportement connus, alors l'enquêteur doit en tenir compte pour tester d'autres pistes.

Je vais essayer de retranscrire des extraits significatifs de dialogues, pour étayer mon discours, et rendre plus claires ces affirmations.

A bientôt donc, Anne Marie ATTENCIA

Bonjour Anne-Marie, J'ai lu avec intérêt votre message. Je suis admiratif des profilers et de leur facon de faire, même si au cinéma et à la télé la mise en scène grossit le trait. Ils entrent dans la peau de l'assassin, plus encore : dans ses idées, ses angoisses, ses fantasmes, ses souffrances. On peut dire que c'est de l'altérocentrage à distance. Et puis, comme vous le soulignez, ce que j'ai plaisir à voir vivre c'est la recherche des faits, et la capacité à renoncer si la piste n'est pas la bonne. Merci pour votre analyse qui me convient bien et j'attends la suite avec plaisir. Claude Pistre


Bonjour,

Je reprends la parole pour faire une précision sur les profilers : ils ne traitent que les meurtres en séries, et ne sont donc pas de simples enquêteurs. En effet, l'enquêteur qui intervient en premier sur un assassinat se charge de relever les indices sur la scène de crime, de faire des recherches sur la victime, son passé, sa vie, ses proches et il tentera de trouver le mobile du meurtre grâce à ça.

En cas d'échec, il peut être fait appel au profiler qui cherchera, lui, ce qui peuvent être les points communs avec d'autres crimes ayant des caractères similaires ou dont les mobiles n'ont pas pu être mis en évidence et donc les coupables encore non identifiés.

C'est dans cette quête et ce recueil des informations que ma vision du profiler s'est changée depuis que je suis la formation de Médiateur car cette rigueur d'investigation dans les moindres détails comportementaux, au delà de l'empathie nécessaire pour s'identifier au maximum au meutrier, me rappelle ce que nous avons ressassé : il faut questionner, reformuler pour s'assurer que ce qui est dit est bien ce que la personne veut dire, fouiller les situations dans les moindres aspects pour que la personne en médiation fasse éventuellement la découverte elle même de l'origine du différend.

Et j'ajoute que je suis aussi convaincue qu'il n'y a pas de sixième sens du profiler pour se mettre dans la peau du meutrier mais bien seulement un assemblage raisonné d'après les cas déjà répertoriés, avec une excellence dans la manière de créer des possibilités, des probabilités (du fait même des très larges capacités du cerveau humain...autant dans ce qu'il fait de bien que dans ce qu'il fait de mal). Donc exit aussi le sixième sens, le feeling du médiateur. Le profiler, autant que le médiateur, est celui qui sait faire fonctionner son cerveau gauche autant que son cerveau droit, sans lui donner de limite d'imagination, mais avec les bases précises qui lui sont amenées ou qu'il a recueillies.

C'est peut être un peu osé comme association, mais cela m'a paru tellement évident que je souhaitais l'exposer comme thème de réflexion. Je vais maintenant m'attacher à donner des exemples.

Anne Marie Attencia

Bienvenue à la nouvelle administrateur... heu... trice

Voilà, pour créer une nouvelle section, tu le vois en direct. Pour la conséquence, lorsqu'on laisse un message sur la page de discussion d'un utilisateur, ça va te faire un bandeau sur ton compte, lorsque tu l'activeras. Bandeau orange. Et voilà... hein. Jean-Louis Lascoux 11 juillet 2008 à 13:04 (CEST)

Pour Marie Pierre

c'est ok pour contact@cpmn.info Jean-Louis Lascoux 17 juillet 2008 à 18:32 (CEST)

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