Discussion utilisateur:Stagiaire

De WikiMediation.

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(Différences entre les versions)
(AVOCAT EN MUTATION… Comment introduire de l’altérité dans les prétoires 2 Et comment cela peut-il se passer devant une juridiction pénale ? : nouvelle section)
(Une structure de médiation à l'étranger - le "Centre de Médiation et Droit" de Moscou)
 
(16 versions intermédiaires masquées)
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Bonjour, en regardant ce qui se fait à droite - à gauche je suis tombé sur une formation de médiateur.
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== LA REUNION EN 10 POINTS  ==
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Il s'agit d'un DU (diplôme universitaire) qui vient de voir le jour.
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Il est délivré en formation continue par l'université Capitole de Toulouse ce qui en soit est déjà synonyme de courant juridique.
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En regardant un peu plus la plaquette de présentation (et pas besoin de regarder longtemps) il se trouve que ce DU a été créé en partenariat avec nos confrères de l'ANM (Association Nationale des Médiateurs) et le Centre de Médiation Toulouse-Pyrénées.
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Par ailleurs, il n'envisage la médiation qu'au travers de 3 axes juridiques qui sont : les matières juridiques civile (famille), commerciale (contrats) et sociale (droit du travail).
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De ce point de vue (et des autres que j'exposerai après) cette formation est très différente de celle proposée par l'EPMN en ce que l'EPMN ne fait pas de distinction de nature de conflit. Un conflit étant un dysfonctionnement de la relation, à quoi bon le catégoriser ? le qualifier ? si ce n'est pour le raccrocher à des ... règles de droit.
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De ce fait et à mon humble avis, ce DU plutôt que de s'attacher au traitement la dimension émotionnelle en revient aux bonnes vielles recettes qui visent avant toute chose à borner le conflit pour qu'il soit ... gérable.
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Le mot est lancé ne serait-on pas, une fois encore face à une approche qui ne vise pas à rendre les personnes actrices de leur sortie de conflit, à les accompagner vers leur solution co-construite mais qui viserait plutôt à gérer le conflit en conditionnant et en limitant la capacité créative des personnes concernées par le cadre juridique ?
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voici le lien : http://www.ut-capitole.fr/formations/se-former-autrement/formation-continue/diplome-d-universite-de-mediation-droit-et-pratiques-de-la-mediation-en-matiere-civile-commerciale-et-sociale-formation-continue--304291.kjsp
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<u>'''1 / RAPPEL DES ENGAGEMENTS'''</u>
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Les noms et professions des intervenants ne nous apprend rien de plus : des magistrats, des avocats, des membres de l'ANM ...
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&nbsp;Après avoir invité les parties à s’installer et rappelé l’objet de la réunion, faites redire à chacune d’elle ce à quoi elles se sont individuellement engagées, lors de leurs entretiens individuels pour garantir la qualité du dialogue.  
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Voici donc ma modeste contribution au Wiki.
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- Ne pas interpréter les propos de l’autre
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Bien à vous
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- Ne pas lui prêter de mauvaise intention
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Hervé Frescaline
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- Ne pas chercher à contraindre ou à imposer quoi que ce soit et de quelque manière que ce soit.
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médiateur stagiaire
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promotion François Villon
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== Coaching professionnel et Médiation Professionnelle : deux notions motrices communes : l'émotion et l'intention ==
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Il est très important que toutes les parties se prêtent à l’exercice. Attention&nbsp;! Il est également très important, dès cette première étape, de veiller à ne pas laisser s’installer de prises de paroles intempestives ou toute autre tentative d’interruption de parole ou de déstabilisation. Si besoin est, n’hésitez pas à intervenir immédiatement pour recadrer mais faites-le avec tact et délicatesse.'''<u></u>'''  
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L’émotion est à l’origine de la mise en mouvement de la personne ; autant dans la mise en œuvre de projets que dans les comportements adoptés dans une relation. Ce que la personne en fait dépend de son niveau de conscience sur le sujet.
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'''<u>2 / FAIRE LA SYNTHESE DE CE PREMIER ACCORD</u>'''
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Dans le coaching, elle est la source de motivation au changement et à davantage de cohérence (avec les valeurs) et de congruence de la personne ; comme à la recherche de solutions.  
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Faites ensuite remarquer qu’il s’agit là d’un premier accord, faites-en la synthèse en reformulant sur le principe des 3 PICs. Vous insisterez ensuite sur le fait qu’il a été pris séparément, mais identiquement, basé sur le même désir (celui d’avoir la garantie d’un dialogue de qualité, apaisé), le même besoin (celui de trouver une solution qui leur convienne et qui puisse convenir à tous), cela permet de renforcer la pensée que tout n’est pas perdu et qu’il est encore possible qu’elles puissent s’accorder sur certains points.  
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En médiation, elle est à l’origine des conflits, tout comme de leurs résolutions.
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<u>'''3 / AVANCER L’IDEE QUE CE N’EST PAS LE PREMIER'''</u>
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Il ne s’agit pas d’opposer coaching et médiation. Ces deux activités sont très complémentaires. Ce sont justement leurs différences qui les rendent complémentaires. Je rejoins totalement Stéphane Seiracq, quand il dit que “l’enchainement des deux […] ne peut se faire que dans un sens, de la médiation au coaching”. Obligation sans laquelle la notion d’impartialité ne serait pas réalisable pour le professionnel en situation de médiation.
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En fait, elles en ont déjà partagé un au pare-avant, puissent qu’elles se sont déjà accordés de venir en médiation. C’est donc bel et bien un deuxième accord qui vient d’être obtenu. En soulevant ce fait, vous mettez ainsi en évidence les bienfaits quasi instantanés de leurs implications, renforçant par la même occasion leurs confiances en eux, dans leur capacité à s’entendre mais aussi, dans la confiance en votre capacité à les accompagnés dans leur décision, vers leur solution.  
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Enfin, une similitude forte, entre les deux pratiques, est la mise en lumière, qui doit être faite tant par le coach que par le médiateur, de l'intention portée par la personne. En médiation comme en coaching, l'intention recherchée est celle cachée derrière l'émotion qui met en mouvement. En médiation particulièrement, l'intention recherchée est celle relative aux trois niveaux de reconnaissance : légitimité de point de vue, la bonne intention pour soi, la maladresse.
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<u>'''4 / SOULIGNER QU’IL EN EXISTE DÉJÀ UN TROISIEME'''</u>
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Samuel Chemin
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Surfez sur cette vague de sensation positive&nbsp;! Car souvenez-vous, c’est le dernier point sur lequel vous vous êtes accordés en fin d’entretien individuel. Ils se sont également tous engagés, à vous autoriser, à leur rappeler leurs engagements s’ils avaient des difficultés à les respecter. Vous êtes, vous médiateur, le garant du maintien de la qualité relationnelle à leurs yeux et, à ce titre, ils vous ont accordé leur confiance. Voilà donc le troisième accord. Rendez-vous compte de l’impact positif immédiat&nbsp;: la réunion vient seulement de commencer et vous en êtes déjà au troisième accord et ce, uniquement grâce à&nbsp;:
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== extrait du film le discours d'un roi ==
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- Leur implication,
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Synthèse du film :
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- Leurs engagements
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Le film « le discours d’un roi » se situe entre 1925 à 1939, en Angleterre. Il commence par un discours à Wembley donné par le duc d’York, deuxième fils du roi Georges V. Le duc rencontre d’énormes difficultés à prononcer son discours car il bégaie. Le film se termine par le premier discours officiel donné par cette même personne, devenu le roi Georges VI ; ce discours est dit sans bégaiement. Le film raconte le parcours de cet homme entre ces deux dates, sa rencontre avec Lionel Logue, ses efforts pour surmonter son handicap avec l’aide de Logue, et son accession au trône.
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Analyse de l’extrait : préparatifs du couronnement
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L’extrait se situe dans l’abbaye de Westminster, le soir. Cela fait plusieurs années que le futur roi travaille sur son bégaiement avec Logue. Mais le roi vient d’apprendre que Logue n’a pas de diplôme. Celui-ci arrive, pour aider le roi à se préparer à son couronnement, et lui demande : «  tout va bien ? On s’y met ? ». En effet, le roi a l’air abattu.
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'''La mise en accusation
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- à la confiance qu’ils ont bien voulu vous accordée.
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Roi : « Je ne suis pas ici pour la répétition, docteur Logue. (…) C’est vrai, jamais vous vous êtes dit médecin. C’est moi qui vous donnais du docteur. Aucune formation, ni diplôme, ni aucune qualification. Juste un culot immense ». Il bégaie.
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Mettez bien en avant ce constat&nbsp;!  
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Le roi accuse Logue de 2 choses :
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.La première, de l’avoir trompé. Pourtant, le roi reconnaît que c’est lui qui a interprété la situation, qu’il a imaginé que Logue était orthophoniste. Cette démarche correspond à la recherche d’harmonie : voyant ce que fait Logue, le roi en a tiré l’interprétation que Logue est orthophoniste. Dans son monde, les titres comptent. Mais, par un phénomène de retournement, il l’accuse de l’avoir trompé, alors qu’il s’est trompé tout seul.
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Logue reste factuel pour lui répondre : « Sur ma plaque  on lit : L. Logue, défauts d’élocutions, et non docteur ; aucun titre spécifique ».
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.La deuxième, de n’avoir aucune qualification. Il le juge donc incompétent, incapable de l’aider.
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Logue  argumente, en expliquant d’où vient sa méthode et dit avoir eu « de nombreux succès ! Certes je n’ai aucun certificat, la formation était inexistante. Mon savoir je l’ai tiré de mon expérience ».
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Cet échange est centré sur Logue, sur ce qu’il est ou pas, s’il est qualifié ou pas. Mais le vrai sujet est l’état émotionnel du roi, sa peur de ne pas pouvoir exercer son rôle, qui apparaît dans la réplique suivante : 
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R : «  La guerre menace et vous affligez le pays d’un roi sans voix. Ridicule. (En se levant). Vous avez détruit sans y penser le bonheur de ma famille pour le plaisir de réussir à ferrer un patient prestigieux qu’il vous était impossible d’aider.  Ce sera comme ce fou de roi George III le monarque fou et George VI le bègue. Qui ne trouva rien de mieux que d’abandonner ses sujets dans cette heure cruciale … » Il bégaie.  Son équilibre est perturbé : il s’imagine que les autres ne le verront que comme bègue. Cela l’attriste, car il veut être pleinement roi. Ce besoin qu’il ne voit pas comment satisfaire l’amène à se contraindre lui-même en se définissant de façon réductrice : il n’est que bègue.
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<u>'''5 / REMERCIER POUR LA CONFIANCE MUTUELLEMENT ACCORDEE'''</u>
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Le roi fait deux prêt d’intention à Logue : l’avoir trompé sciemment, et à son seul profit. Mais il ne contraint pas Logue. Il n’est pas en conflit, il est abattu, et il passe de la mise en accusation à l’énoncé de  sa propre détresse.
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'''Logue décide de mettre en œuvre ses compétences et d’aider le roi
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Vous vous êtes, vous aussi, engagé en tant que médiateur lors des entretiens individuelle à être le garant du respect des principes de la qualité relationnelle et, au-delà de la confiance qu’ils vous ont accordée, ils vous ont autorisé à les recadrer si nécessaire.
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Logue reste calme. Le roi l’a mal jugé, en considérant que, parce qu’il n’a pas de diplôme il est incompétent ; Le roi lui a prêté des intentions infondées (le tromper, vouloir traiter un patient prestigieux), mais il a exprimé sa propre peur de ne pas être à la hauteur. Au lieu de contraindre Lionel, il s’est contraint lui-même, en ne se voyant plus que comme bègue. Logue veut aider le roi, lui rendre sa liberté, le sortir de ce sentiment d’abattement, d’impuissance, d’incompétence, le reconnecter à sa capacité à raisonner, à s’exprimer.
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Remerciez-les sincèrement et conjointement pour cette confiance mutuelle et pour leur implication dans le processus.  
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Comme le roi vient de se tourner en dérision, Logue tourne en dérision la royauté en s’asseyant sur le trône. Il va d’abord faire changer le roi d’état émotionnel en le mettant en colère.
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R : « Qu’est-ce qui vous prend, c’est un sacrilège, debout ! »
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L : « Pourquoi, ce n’est qu’un siège »
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R : « Non c’est un siège chargé d’histoire, c’est le siège où s’est assis saint Eloi ! »
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A lieu un échange rapide à propos de ce siège, Lionel n’en bougeant pas. Les deux parlent en même temps.
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Puis le roi éclate, en répétant trois fois : « Écoutez-moi ! » ;
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L : « vous, de quel droit ? » ;
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R : « je suis roi de droit divin ne vous en déplaise ». C’est la première fois qu’il le dit, alors qu’il semblait en douter, car son frère aîné n’est pas mort, mais a seulement renoncé au trône.
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L : « non, vous m’avez dit ne pas vouloir de la couronne. Pourquoi devrais-je perdre mon temps à vous écouter ? » Lionel se place sur un autre plan : pour être pleinement roi, il faut  vouloir exercer son rôle.
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R : « parce que je veux me faire entendre, moi aussi j’ai une voix ! ». Silence.
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L : « vous en avez une (il se relève) ; J’admire votre persévérance Bertie, vous êtes tellement courageux, vous ferez un fichu bon roi ».
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Lionel a obtenu ce qu’il voulait : refaire prendre conscience au roi qu’il est roi (un fait) qu’il a un rôle à jouer, des messages à délivrer, une voix à faire entendre (conséquences), et qu’il veut le faire (ressenti). Il réitère l’affirmation du roi,  et la renforce en lui donnant un signe de reconnaissance positif sur ses capacités.
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Il a préservé sa relation avec le roi, qui le confirme un peu plus tard dans ses fonctions.
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Dominique Phely
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Enfin réaffirmez devant eux, votre attachement aux principes de qualité relationnelle. Vous pouvez également renouveler votre engagement.
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== PNL et médiation ==
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Voilà, les bases d’une bonne réunion sont en place, les parties sont impliquées et confiantes.
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Cet article se veut une contribution à la comparaison entre la PNL et la médiation professionnelle telle qu’enseignée par l’EPMN. Il ne vise pas l’exhaustivité, mais simplement à :
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<u>'''6 / BILAN DE LA SITUATION ACTUELLE DU CONFLIT'''</u>
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• mettre en exergue les points de convergence qui m’ont frappés lors de ma formation à la médiation ;
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• Réfléchir, à la lumière de l’approche du médiateur professionnel, à la conception en PNL du traitement du conflit, ces deux approches étant très différentes, tant dans leur façon de faire que leurs résultats
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1. Les points de convergences qui m’ont frappé
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Commencez par faire l’état des lieux du conflit. Chaque partie donne son point de vue sur la situation dans laquelle elle se trouve, sa vision du conflit.Les premiers désaccords risquent d'émerger. Tout le monde va dès à présent, mettre à l’épreuve ses engagements. Ne vous laissez pas déborder, n’oublier pas que vous êtes le garant de la qualité relationnelle et, que vous êtes autorisé à signaler, recadrer même toute dérive, tout débordement. Vos clients vous ont accordé leur confiance dans votre capacité à maintenir cette qualité. Interrompez, synthétisez, reformulez en F.C.R., relevez les attitudes négatives, les postures contre-productives, à tout moment, restez maitre de la qualité des échanges.
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Je suis depuis plusieurs années coach, et j’utilise notamment dans ma pratique la PNL, en tant que maître-praticienne. Lors de ma formation à la médiation, comme tout apprenant, j’ai cherché à voir comment ce que je suis en train de découvrir s’articule avec ce que j’ai déjà appris. 
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Ensuite, lorsque tous s’accordent à penser qu’ils ont fait le tour de la question, que tout l’émotionnel semble purgé, que personne n’a plus rien à ajouter, faites la synthèse de la situation et obtenez en l’approbation.  
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Les premières similitudes qui m’ont frappées résident dans la posture du coach et du médiateur : confidentialité, neutralité, non-jugement, acceptation de la personne, position altéro-centrée (ou centrée sur l’autre).
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Ensuite, la modélisation des personnes comme des systèmes qui pensent, ont des émotions, et agissent.
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Mais surtout, j’ai trouvé des liens entre des présupposés de la PNL, et des principes de médiation :
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L’un des présupposés de la PNL est que « la carte n’est pas le territoire », et que nous avons chacun une représentation différente et spécifique de « la réalité ».
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Un conflit naît lorsque, dans une situation donnée, deux « représentations du monde »  trop différentes se rencontrent, dans un climat de défiance. Pour le médiateur professionnel, face à l’incompréhension de l’autre, on cherche à interpréter ses intentions (forcément mauvaises), on juge son comportement (inadapté, puisque ce n’est pas ce que l’on ferait), on veut le convaincre d’adopter son point de vue, sa solution, bref, le contraindre …Les trois ingrédients du conflit identifiés en médiation professionnelle sont réunis.
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D’autres présupposés de la PNL sont également présents en médiation :
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.l’autre a dans son comportement une « intention positive » (ou principe de « bonne intention », en médiation), il cherche à satisfaire ses besoins ;
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.il a simplement fait « le meilleur choix possible parmi ceux perçus comme disponibles dans sa carte du monde » (la « maladresse », en médiation). En effet, dans une situation donnée, chacun réagit avec son état du moment (son humeur, sa clarté d’esprit, sa capacité à agir), qui n’est pas forcément le mieux adapté à la situation.
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.Chacun cherche à préserver son équilibre interne (PNL) ou besoin d’harmonie (médiation), pour respecter ses valeurs, ses croyances.
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2. Mais cependant, deux approches très différentes du conflit et de sa résolution
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Remerciez-les pour l’implication et la sincérité de chacun.
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Le médiateur est un spécialiste du conflit. Il a comme client les deux parties et agit auprès des deux protagonistes. Il vise la résolution du conflit. Il dispose d’un processus structuré qui permet aux deux parties d’évoluer dans leur représentation d’elles-mêmes, de l’autre, de la situation, et des solutions possibles. Elles peuvent ainsi, ensemble, décider de la suite qu’elles souhaitent donner à leur relation (reprise, aménagement, rupture) et co-construire une solution nouvelle par rapport au sujet du conflit.
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<u>'''7 / DETERMINATION ET ANALYSE DES PISTES DE SORTIE DU CONFLIT'''</u>
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Le coach n’est pas un spécialiste du conflit, c’est un généraliste du comportement humain. Il n’a pas accès aux deux parties. Il peut être en train de coacher quelqu’un qui à un moment lui dit « : j’ai un problème avec M. ou Mme X », et décrit une situation de conflit. Le coach ne peut pas se transformer en médiateur (même s’il en a les compétences par ailleurs), puisqu’il n’est pas impartial : il est aux côtés de son client.
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Dans cette situation de conflit à présent pleinement clarifiée, quelles sont réellement les possibilités de sortie&nbsp;? Seules trois options sont possibles&nbsp;:  
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Le coach, comme le médiateur, va considérer que l’origine du conflit se situe du côté des émotions. Il dispose de deux grands types d’outils en PNL  pour aider son client en situation de conflit :  
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.les protocoles liés à la « gestion » des émotions.
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- la reprise de la relation comme elle existait avant de se dégrader
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En effet, une personne en conflit ressent des émotions désagréables en présence de « l’autre » (agressivité, énervement, peur, il se sent tendu, bloqué, l’esprit confu …). L’aider à ressentir des sensations différentes (calme, serein, détendu, esprit clair …) en présence de l’autre va lui permettre de réagir autrement, d’être capable de mobiliser ses capacités cognitives, qui ne seront plus parasitées par des sentiments négatifs. La relation va nécessairement évoluer, « l’autre » percevant un changement. Mais on est dans une dynamique de gestion du conflit, la relation restant instable, car non traitée en tant que telle entre les deux parties ;
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.des protocoles liés à la compréhension de soi-même face à l’autre, de son propre comportement, du comportement de l’autre, la prise de conscience des interprétations et des jugements que l’on projette sur l’autre.
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- l’aménagement de celle-ci
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Ces protocoles visent à faire prendre conscience au client de l’existence de ces deux  « cartes du monde », et qu’elles sont aussi légitimes l’une que l’autre. Cette prise de conscience modifie complètement chez le client sa perception de la relation qu’il a avec « l’autre ». Il pourra alors parler de cette relation avec « l’autre » et lui proposer de la modifier, d’établir un nouveau mode de fonctionnement. Si « l’autre » accepte cette démarche, il s’agit bien alors de résolution de conflit, car ils définiront ensemble comment ils veulent voir évoluer leur relation. Malheureusement, « l’autre » peut rester bloqué dans sa position, obligeant alors à une sortie en adversité (abandon, résignation, domination).
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En conclusion
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- la rupture consensuelle.
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Une situation de conflit impose, pour une sortie durable et stable, de travailler avec les deux protagonistes, selon une méthode structurée, celle de la médiation professionnelle.
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Or, à cette étape, il est bon de faire tomber une de ces 3 solutions (si elle ne s’est pas déjà exclue d’elle-même, évidemment). Sauf bien-sûr si seule la première option est retenue, faire maintenant l’inventaire de ce qu’il subsiste de la relation&nbsp;:
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Une approche en coaching avec l’un des deux protagonistes aboutit le plus souvent à une gestion du conflit, ou une sortie en altérité, ou en adversité, selon le bon vouloir du deuxième protagoniste. L’issue est donc tout à fait incertaine, ce qui n’est pas satisfaisant.
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Un coach ayant un client en conflit sera donc bien avisé de lui recommander de recourir à une médiation professionnelle.
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- Enfant(s)
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Dominique Phély
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- Biens matériels mobiliers et/ou immobiliers
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== La médiation à l'étranger : la médiation dans les écoles en Angleterre. ==
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- Investissement(s)
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Cet article se décompose en 2 parties :
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- Projet(s).
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_une première partie s'intéressant à la définition de la médiation et aux différents sens donnés à ce mot en France et en Angleterre.
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Bien souvent, là aussi, une deuxième des 3 options tombe également et alors l’option de sortie du conflit se dessine.  
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_une deuxième partie portée sur l'application de la médiation dans les écoles anglaises.
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<u>'''8 / RECHERCHE ET FORMALISATION D’UN PROJET'''</u>
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C’est le moment où l’imaginaire, l’esprit créatif de chacun va pouvoir s’exprimer. Votre rôle à présent n’est plus simplement de diriger ni d’orienter les débats, mais c’est aussi maintenant celui d’éclaircir le chemin, ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et laissez libre-court aux idées, aidez les partis à trouver les mots juste, à préciser leurs pensées, explorez avec eux les possibles et accompagnez les dans le ou les choix qu’ils devront faire entre toutes ces pistes.
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PARTIE I : DEFINITIONS
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Mais soyez vigilant si l’on vous demande votre avis, veillez bien à conserver votre Neutralité et votre Impartialité dans vos réponses. Vous n’êtes pas là pour valider quoique ce soit et à la question «&nbsp;qu’en pensez-vous&nbsp;?&nbsp;», jouez plutôt de la distanciation et répondez «&nbsp;vous en doutez&nbsp;?&nbsp;». Vous favoriserez alors la réflexion, sinon pourquoi douter&nbsp;? En les amenant dans ce questionnement, vous renforcerez encore un peu plus l’implication dans leurs choix.
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Le sens du mot médiation ouvre une grande polémique dans l'hexagone de la part de ceux qui se disent médiateurs. Chacun y va de sa définition et semble pouvoir dire ce qu'est « véritablement » la médiation.
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Enfin. Aidez-les à formaliser un projet commun.  
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L'un des intérêts de cet article, qui proposera une définition tout en restant critique, est de savoir ce qu'est la médiation en dehors de la France. J'ai pour ce premier article choisi de poser la loupe sur la Grande-Bretagne.
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<u>'''9 / TROUVEZ UN ACCORD CONSENSUEL'''</u>
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En effet, nos voisins britannique donnent une définition différente de celle du premier syndicat de médiateurs en France, la CPMN (Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation).
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&nbsp;Là, 2 solutions s’offrent à vous&nbsp;:
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Premièrement à travers la notion de med-arb (médiateur-arbitre) qui prévoit un arbitrage en cas d'échec de la médiation : « si sa médiation n'aboutit pas, quelle qu'en soit la raison, le médiateur se transforme en arbitre. »
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- L’accord consensuel demeure verbal, il se cèle alors généralement par une solide poignée de mains. (Voir plus, si affinité retrouvée)  
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(cf article « Med-arb par Jean-Louis Lascoux » - toutes les références renvoient à des articles du wikimédiation)
+
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Pratique contradictoire s'il en est pour les médiateurs professionnels, membres de la CPMN, pour qui la médiation est une discipline promulguant et permettant l'expansion de la libre décision ; le médiateur se positionnant en facilitateur de la circulation de l'information tout en restant impartial face aux parties en conflit et neutre quant à la solution trouvée et adoptée par celles-ci. Il est clair dans l'esprit du médiateur professionnel que cette posture de distanciation, complétée par une indépendance tutélaire totale, est incompatible avec la posture de l'arbitre, qui a pour rôle de faire appliquer une solution qu'il estime convenir à la situation de conflit vécue par les personnes. (ce qui s'apparente, pour le médiateur professionnel, à une dynamique contraignante)
+
- Les partis pourront demander que l’accord soit écrit.  
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Nous avons ici une divergence de point de vue qu'il est important de souligner :
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Il devra alors être rédigé en 2 exemplaires et sur papier libre, sans entête, sans logos, ni pied de page. Vous pourrez éventuellement, à leur demande, offrir en service la transcription de celui-ci sur informatique mais en aucun cas, vous ne serez le rédacteur et encore moins cosignataire du dit accord (Conformément au Codéome).
-
_Pour certains la médiation peut se permettre d'imposer sa solution aux personnes, dans le but de les sortir de l'impasse.
+
Et si toutefois il demeurait chez les parties un doute sur la validité du document, libre à elles de le faire
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_Pour la CPMN et les médiateurs professionnels, la médiation se définit comme une méthode d'aide à la réflexion et d'accompagnement vers plus de conscience, qui ouvre sur le libre choix. (cf article « Introduction à la médiation professionnelle » - partie 4 « Postures et techniques » - dernier paragraphe)
+
- valider par un conseil,  
 +
- enregistrer chez un notaire
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La question qui se pose alors est de savoir si la médiation doit être un droit, une option, nécessitant une volonté affirmée de la part des personnes pour être mise en place, et qui peut se permettre d'imposer sa solution, soit de faire ce qui lui semble juste ; ou si elle doit être obligatoire et s'appliquer à tous afin de permettre à des personnes au départ non volontaires d'entrer dans un processus visant l'expansion de leur liberté de décision.
+
- homologuer par un juge qui lui donnera alors, une force exécutoire.  
-
Comme le dit Jean-Louis Lascoux, fondateur de la médiation professionnelle en France, et président de l'EPMN (Ecole Professionnelle de la Médiation et de la Négociation) : « La médiation n'est pas un moyen au service d'un apaisement fondé sur une restriction. »
+
<u>'''10 / CLAUSE DE MEDIATION'''</u>
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(cf article : « Discours de Jean-Louis Lascoux à Rome, pour la médiation obligatoire, 18 décembre 2012 »)
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De plus, il est inscrit dans le CODEOME, premier code d'éthique et de déontologie des médiateurs, à l'article 4.3.1 que : « La médiation est un processus d'accompagnement non-autoritaire d'aide à la réflexion et à la décision, visant la responsabilisation et l'autonomie des personnes, qu'il s'agisse ou non d'une situation conflictuelle, dans le cadre ou en dehors d'une action judiciaire. »
+
Dans tous cas, quel que soit l’issue de la médiation, dans l’accord mais aussi au-delà de l’accord, assurez-vous d’obtenir pour le futur, l’engagement des parties d’être vigilantes au maintien de qualité relationnelle nouvellement rétablie, ainsi que l’assurance d‘un retour à la médiation dans le cas contraire.  
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Certains diront que la « médiation obligatoire » représente en soi une forme d' « autorité contraignante ».
+
Faites ajouter une clause de médiation dans ce sens en fin de rédaction si l’accord est écrit. Celle-ci devra être rédigée en conformité avec le Codéome. Vous trouverez les détails de son contenu ainsi que des exemples dans l’article correspondant dans le code de la médiation (2 ème Edition), en pages 403 à 405 du Livre II.
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Dans ce cas précis, un approfondissement des notions d'obligation et de liberté peut dissoudre une certaine confusion.
 
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Il s'agit de rendre obligatoire le passage d'une personne devant un médiateur dès lors que celle avec qui elle est en conflit en fait la demande. Là et uniquement là se trouve la notion d'obligation. Le recours à la médiation se veut un droit fondamental de l'être humain, rendant de fait la médiation obligatoire ; l'intérêt étant d'étendre la notion de liberté, telle qu'inscrite dans l'article premier de la Constitution Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen, à travers la médiation.
 
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Ce droit rendrait donc obligatoire la mise en place d'un processus d'accompagnement des personnes vers la liberté de décision.
+
Contribution sur le Wikimédiation : Article de présentation d'une structure de médiation, société, organisme, association :
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Si la médiation en Angleterre est mélangée avec l'arbitrage, et voit ainsi redéfinit son sens propre et professionnel, l'hexagone est lui aussi en proie à une certaine confusion en ce qui concerne cette pratique. En effet, pour beaucoup de praticiens du continent, la médiation se fond dans la conciliation, la négociation ou encore, comme en Angleterre, l'arbitrage.
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Structure : "Le Centre de Recherche et de Médiation" (2 rue Escoussières Montgaillard 31000 Toulouse" qui est une antenne de l'Association "MEDIATION TOULOUSE-PYRENEES". Le Président est Maître Jean-Henry FANE, ancien Bâtonnier. L'objectif de la structure est d'avoir le monopole de la Médiation sur Toulouse et, au-delà la METROPOLE. Au-delà d'avoir une structure opérationnelle avec des avocats (tous les médiateurs de l'association sont avocats), à côté du TGI de Toulouse, l'association s'est dotée d'une antenne de "Recherche" (contributions de juristes, jurisprudences, analyse des textes, doctrine etc...... L'Association dispose d'un site internet, qui permet de poster un message de demande d'intervention du médiateur, vous laissez vos coordonnées et, un membre de l'asso vous contacte par téléphone. Vous expliquez votre problématique et donnez les coordonnées de la personne ou de la structure avec laquelle vous souhaitez initier une médiation, et, elle est contactée à son tour, par téléphone. Si elle accepte, elle est conviée à un entretien de médiation, ainsi que vous-même, entretien séparé.  Cet entretien peut être réalisé au téléphone pour toutes raisons d'éloignement. Puis vient le temps de la réunion des parties avec le médiateur. Il n'y a pas de processus structuré de médiation, les médiateurs sont tous avocats, le but est la rédaction d'une convention de résolution amiable (un sous-seing). Le coût global est d'environ 300 Euros, libre aux parties de savoir comment elles paient, on les encourage à partager à 50-50 les frais de la médiation. Il est possible que l'association fasse des demandes de subventions, même, très certainement, je ne sais pas quel montant elle peut éventuellement recevoir. Dans le cadre d'une liquidation successorale, deux de nos clients ont fait appel au médiateurs de l'association, c'était en 2015, nous avons pu suivre le process de l'association à travers eux. Le site ne mentionne pas de tarifs précis, la question du financement de la médiation est évoquée par téléphone. "MEDIATION TOULOUSE PYRENNEES" a un véritable leadership sur la MEDIATION de la Métropole Toulousaine. L'UT1 DROIT de Toulouse Université du CAPITOLE ouvre aussi dés à présent sa "CLINIQUE DU DROIT" qui prévoit des consultations gratuites pour tous les citoyens, réalisées par des juristes confirmés, des profs, ou des étudiants ayant au moins un Master1, il est question que des médiateurs puissent y être sollicités (ceux qui sont titulaires du DU Médiation Droit): Stéphanie BERGEZ LIMA (Stagiaire) Contribution sur le Wikimédiation dans le cadre du rapport de fin de formation du CAP'M.
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Certains en font une branche intermédiaire du milieu judiciaire, d'autres y voit une pratique issue du domaine psychologique, d'autres encore lui donnent une base spiritualiste.
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Tous ces milieux professionnels étant différents les uns par rapport aux autres, une question pertinente peut alors se poser : comment se peut-il qu'une seule et même pratique, la médiation, puisse s'habiller d'autant de noms différents ?
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Si la médiation se retrouve aujourd'hui ainsi travestie, c'est peut-être qu'elle n'a pas encore été bien définie ; soit définie comme étant elle-même, la Médiation avec un M majuscule.
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Pourtant, la CPMN, à travers notamment son école de formation, l'EPMN, semble lui tailler un costume sur mesure.
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En quelques mots, celle-ci explique que la médiation a pour partie pris la qualité relationnelle, au service de l'amélioration des rapports humains. La médiation étant une pratique au service de la résolution des conflits, la CPMN s'interroge sur ce qu'est un conflit ; sa réponse ? Une relation dégradée.
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La question que l'on se pose alors est la suivante : qu'est-ce qu'une relation ?
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C'est avec cet état d'esprit curieux, inquisiteur et se voulant le plus rationnel possible que les médiateurs professionnels ont pu répondre à cette question, comme à bien d'autres et on pu habiller le mot médiation d'une définition qui lui est propre et lui attribuer un sens professionnel.
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Ici, pas de mélange d'apothicaire, prenant un peu de judiciaire par là, y ajoutant de la conciliation, une dose de psycho ou encore quelques gouttes de morale si besoin.
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La médiation prend sa source dans ce qui constitue l'essence de toute société, le relationnel. Et c'est parce que ce relationnel est fragile et évolutif que la médiation trouve sa place en société. Pour la CPMN, pas de personnes « malades », pas de « bonnes ou mauvaises  actions » (qui sont de l'ordre du jugement et donc de la subjectivité) mais de l'ignorance humaine, qui se traduit par un manque de savoir faire autrement. La médiation professionnelle se veut une profession pédagogique qui, comme nous l'avons vu plus haut, stimule la réflexion et met en lumière des solutions jusqu'alors non imaginées par des personnes qui, en plein conflit, ont momentanément perdu une certaine rationalité et se laissent souvent guider par leurs émotions.
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Le sujet est complexe et a fait l'objet de plusieurs articles dans ce wiki, aussi ne vais-je pas m'étendre dessus et revenir au sujet principal de cet écrit.
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== Synthèse de l'oeuvre : "Rire et châtiment" Film de 2003 ==
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Œuvre " Rire et châtiment"
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Film comédie de 2003 avec José Garcia
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Synopsis :
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Vincent est un ostéopathe comblé, marié, il amuse tout le monde et a de l'énergie à revendre. Tout le monde l'adore, ses amis, ses patients, il ne cesse de plaisanter et d'en faire des tonnes.  En revanche, sa compagne Camille n'en peut plus, elle est épuisée par la vie à ses cotés. Lasse de vivre au rythme effréné d'un bouffon qui ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête, elle décide de le quitter en invoquant  son égocentrisme prononcé.
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Lors d'un diner d'anniversaire, un ami de Vincent meurt d'une crise de rire. Vincent se remet alors en question et remarque qu'il existe que dans son statut de "déconneur".
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C'est le portrait bien senti d'un égoïste, qui a fait de sa vie un spectacle et de fait se trouve en perpétuelle représentation. Il va devoir dompter son humour pour gagner son bonheur.
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Vincent va beaucoup souffrir du rejet de Camille et va se remettre en question. Avec ardeur, il prend des cours de secourisme. Il va jusqu'à apprendre quelques mots de russe, s'initier à la danse tsigane et pour parfaire le tout, l'invite dans un restaurant russe pour mettre en application ses nouvelles connaissances.
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Bien qu'interpellée, Camille n'est pas dupe. Il va même faire une superbe oraison funèbre pour un inconnu, mort sous ses yeux et cela sans réussir à retrouver la confiance de sa bien-aimée Camille.
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Le joyeux drille se réveille à la fête d'anniversaire : ce n'était qu'un rêve. Prenant fait de ce terrible songe, Vincent va savoir se réconcilier avec Camille, en lui disant combien elle compte pour lui...
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PARTIE II : DES « GRANDS FRERES » DANS LES ECOLES ANGLAISES.
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Regard du médiateur
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Article : "En Angleterre, des « grands frères » contre la violence scolaire." (Londres)
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Vincent Roméro  fait rire tout le monde, aussi bien ses patients que ses amis.  
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Le conflit avec sa compagne est né de l'agacement de Camille, à supporter ses pitreries ininterrompues, ca ne l'amuse plus, et le quitte.
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L'escalade du conflit
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Mode de communication :
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Les trois registres de la persuasion Ethos/Pathos/Logos
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Source : Le Parisien – 11 septembre 2008 – leparisien.fr
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(0.54) Dans la voiture avec Camille, en rentrant d'une sortie de boite.
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Lien : http://www.leparisien.fr/societe/en-angleterre-des-grands-freres-contre-la-violence-scolaire-11-09-2008-214748.php
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Vincent : C'était de la bonne grosse teuf de macaque
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Camille : Oh ! Tiens, j'ai un truc à te dire.
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Vincent : J'ai la grosse, grosse, patate, ce soir fallait pas me chercher.
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Camille : Jean va avoir un petit garçon
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Vincent : Glandouille, toi et ta voiture là
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Camille : Ralenti.... Jean va avoir un petit garçon.
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Vincent : (il parle de la prochaine soirée)
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Camille :  Bon ben ralenti pas, mais Jean va avoir un petit garçon.
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Vincent : (il continue à parler de la prochaine soirée)
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Camille : Ben, quand même c'est ton pote d'enfance
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Vincent : Qu'est ce que t'en pense d'un hippodrome ? (comme lieu de la prochaine soirée)
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Camille : Tu m'écoutes jamais.
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Vincent : Je vais louer un bon gros hippodrome pour faire une party.
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Synthèse de l'article :
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(0.10)  A l'hôpital, quand Vincent va voir sa femme : la rupture
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[ Pour lutter contre les violences à l'écoles, le « bullying » (le harcèlement), ou encore l'absentéisme, les Britanniques expérimentent une solution efficace et pédagogique à la fois : les « big brothers ».
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Vincent :  J'ai droit à une explication, c'est à cause d'hier soi  ?
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Ce système de médiation démarre au début des années 2000, pour éradiquer les problèmes que connaissait le système éducatif anglais, et est effectué par les élèves eux-mêmes.
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Camille : Hier soir, et d'avant avant hier...
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Ces grands frères ont entre 9 et 17 ans et s'occupent des problèmes des élèves plus jeunes qu'eux. Leur mission, bénévole bien sûr, est d'intervenir lors d'une bagarre, de régler les contentieux, de discuter avec les élèves trop absents, ou de faire cesser des actes d'humiliation. La médiation se passe à la pause déjeuner ou après les cours, dans une salle au calme et sans contrainte de durée. Ces jeunes jouent donc à la fois un rôle de psychologue, d'assistante sociale et d'agent de sécurité !
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Vincent : Bon bonne prise de shoot, tu rentres à la maison, on parlera un autre jour.
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Et le succès est fulgurant.
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Camille : Tu peux te gratter
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Vincent : Hey...
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(Ils sont dans la chambre d'un patient qui mange)
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Vincent : Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux.
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Camille : Je m'en fous de ton fric, tu ne le sais pas depuis le temps.
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(ils sortent de la chambre du patient)
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Vincent : Enfin merde Camille, on est bien quand même tout les deux.
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(Camille lui demande de faire moins de bruit, il est dans un hôpital)
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Vincent : On se marre bien oui ou non.
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Camille : On se marre bien, on ne fait même que ça. Tu es le mec le plus drôle de la terre, mais il te manque tout le reste.
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Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI.
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Vincent : Bon ben je suis d'accord, on se sépare. Après tout je me vois très bien célibataire, je l'ai déjà été, ca allait. Mais attention, parce que dans 2 jours au max, tu vas mesurer douloureusement ce que tu perds.
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Camille . Hum..
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Vincent : Je vais te manquer et faudra pas pleurer parce que je te reprendrai pas. Je te préviens Camille si ce soir tu n'es pas revenue, c'est fini. T'as compris, fini...
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Là il l'embrasse en souriant...
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Vincent : A ce soir ma puce, t'es vraiment... (et il part..)
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« Nous avons remarqué que tout se passe beaucoup mieux quand ce sont des élèves qui règlent les problèmes de leurs camarades. () Ils écoutent plus et se confient plus à des grands frères. » « Nous formons donc des élèves à devenir médiateurs. »
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Camille (PATHOS)
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(0.10) Camille  dans cet échange, est plutôt dans le registre du Pathos : Elle reproche à Vincent son manque d'écoute, son manque d'attention, et n'a plus envie de poursuivre sa relation avec Vincent.
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Quand elle dit : "Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI." La charge émotionnelle est présente. (passage à 0.10)
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Vincent (ETHOS)
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Vincent quant à lui, serait d'avantage sur un mode de communication de l'Ethos. Il cherche à légitimer, à convaincre Camille en se décrivant comme un mec fun, limite un prix Nobel.
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Avec ses patients et amis, Il sollicite la sympathie. Au delà de l'émotionnel, car Vincent est un "mec" sympa, c'est un "mec" que l'on ressent.
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Vincent est un manipulateur, quand il dit à Camille " Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux." Il se voit en trophée, en sauveur, en génie. Mais Camille ne rentre plus dans son jeu. Malgré tout, Vincent tente de ramener Camille à sa raison. Dans la manipulation de Vincent, la rhétorique prend toute sa dimension, puisqu'elle ne repose que sur son argumentation orale.
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(1.02) Son associé et ami Jacques (LOGOS) :
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Son meilleur ami Jacques, acupuncteur, tente de le sortir de la déprime.
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Jacques :Non, non me dit rien. Tu as encore fait ton numéro, un truc énorme qui fait plein de bruit, qui en met plein la vue. Oh ! la la la.... c'est plus fort que toi.
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Au lieu d'être sincère, il faut que tu flambes, tout çà parce que MONSIEUR Vincent veut toujours être leuuuu...
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Vincent : Ca va Jacques !
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Jacques : Tu veux que je te dise. Moi, je passe inaperçu, je rase les murs, je ne fais pas de vague pour pas que l'on me regarde. Ben toi, tu t'agites dans tous les sens pour pas qu'on te voit !
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Dans cet échange, Jacques est clair, logique, il s'adresse à l'esprit rationnel de Jacques. Son mode de communication est de type "Logos"
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Le conflit et son mécanisme, PIC :
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(Passage 0.61) En rentrant chez eux, Vincent et Camille
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Camille : J'essaye de te dire quelque chose, tu m'entends pas. Tu m'écoutes jamais
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Vincent : Mais si je t'écoutes
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Camille : J'ai l'impression de vivre avec une batterie qui se vide pas. Même la nuit tu bouges, tu ries. Tu ne peux pas te calmer un peu Vincent ?
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(Sonnerie du téléphone)
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Camille : Pour partir en vrille, je suis la première, mais on n'a jamais un moment tranquille pour discuter....
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Vincent : Allo (il a décroché le téléphone)
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(Camille continue à lui parler, mais il ne l'écoute plus...il est dans sa discussion téléphonique)
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Masamba Tamank, 16 ans, médiateur depuis 7 ans : « J'ai toujours aimé aider les plus jeunes, rendre service pour faire avancer les choses, essayer de faire changer le comportement de certains. Quand on voit les résultats que nous obtenons avec la médiation, c'est vraiment très encourageant et ça donne envie de faire plus. » ]
 
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Prêt d'intention : Camille dit à Vincent qu'il ne l'entend pas, qu'il ne l'écoute jamais. Elle lui prête l'intention de ne jamais l'écouter. Au passage 0.10, Camille dit à Vincent qu'elle a la sensation de ne pas exister dans sa vie, d'être invisible.
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Contrainte : La contrainte qui apparaît, c'est qu'ils n'ont jamais un moment à eux pour discuter. Au passage 0.10, la contrainte qui parait évidente, c'est que Vincent prend trop de place en public et ne lui permet pas d'exister en tant que compagne.
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Interprétation et jugement : Camille interprète que Vincent ne l'entend pas, car il est comme une batterie qui ne se vide pas. Elle lui demande de se calmer un peu. Elle juge son comportement inapproprié et lui en suggère un autre. Au passage 0.10, Camille interprète en disant à Vincent, qu'à deux, seul lui existe.
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Si « le succès est fulgurant », il est intéressant de se pencher sur la pratique de cette forme de médiation.
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Pour conclure, je dirai que même si Camille  fait le choix de sortir de cette relation conflictuelle par l'adversité, en se résignant à partir. A la fin du film (1.20), dès que Vincent sort de son rêve, il décide de changer, d'aménager sa relation, de la faire évoluer de manière à réduire, voir supprimer les éléments conflictuels. Il se repositionne dans la relation et devient enfin le mari attentif dont Camille rêve.
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L'une des premières choses qui frappent lorsqu'on lit cet article est l'ouverture d'esprit du système éducatif anglo-saxon et des enfants qui participent à la mise en place de cette pratique. Lancée début 2000, elle est aujourd'hui partie intégrante des modes de fonctionnement des établissements scolaires et participe à l'éducation des élèves. Mieux encore, si ce projet a été initié par le ministère de l'éducation, il est directement finalisé par les établissements en coopération avec des associations qui luttent contre les difficultés scolaire (voir l'article complet), ce qui affirme l'implication des dirigeants de ces établissements et l'importance accordée au relationnel à l'école, ou plutôt dès l'école, dans certains pays.
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Mais analysons plus en détails.
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Il est dit dans l'article que les grands frères sont des médiateurs scolaires qui jouent un rôle de psychologue auprès de leurs camarades. Or, nous avons vu que la médiation peut, et a tout intérêt à se définir comme une discipline à part entière et se dissociant du domaine psychologique.
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Par Annabelle MARAT
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Encore une fois, il ne doit pas s'agir d'étiqueter la personne en fonction de son comportement et de ses choix, mais de l'aider à prendre conscience que le conflit est nourrit par certains comportements et la faire réfléchir sur tous les choix qui s'offrent à elles dans la situation qu'elle vit, afin qu'elle se sorte de l'impasse qu'elle n'a pas su éviter. Cette posture contredit également le terme d'assistante sociale utilisé dans l'article, puisque le médiateur ne doit pas être un conseiller ni prendre des décisions pour la personne, quand bien même son jugement personnel intime l'inciterait à la faire.
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Il dispose en revanche d'outils permettant à la personne de prendre toute la mesure de ses actes, paroles et pensées, qui impactent sa situation de vie. Ainsi, le médiateur devient un réflecteur des propos et pensées de la personne et lui envoi un retour percutant.
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L'idée que les élèves règlent leurs conflits eux-même semble cependant bonne et pose la question de l'intérêt de la sensibilisation des enfants à des techniques de communication et plus globalement à tout ce qui concerne le relationnel et l'anticipation des conflits.
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== Synthèse de l'oeuvre : "Rire et châtiment" Film de 2003 ==
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Si chacun a sa définition d'une relation et sa « bonne manière » de « gérer » un conflit, il semble toutefois important que les principes comportementaux et sociétaux reposent sur des bases pédagogiques concrètes et solides (en terme de médiation).
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Synthèse d'une œuvre par Annabelle MARAT.
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Œuvre " Rire et châtiment"
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Film comédie de 2003
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Synopsis :
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Vincent est un ostéopathe comblé, marié, il amuse tout le monde et a de l'énergie à revendre. Tout le monde l'adore, ses amis, ses patients, il ne cesse de plaisanter et d'en faire des tonnes.  En revanche, sa compagne Camille n'en peut plus, elle est épuisée par la vie à ses cotés. Lasse de vivre au rythme effréné d'un bouffon qui ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête, elle décide de le quitter en invoquant  son égocentrisme prononcé.
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Lors d'un diner d'anniversaire, un ami de Vincent meurt d'une crise de rire. Vincent se remet alors en question et remarque qu'il existe que dans son statut de "déconneur".
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C'est le portrait bien senti d'un égoïste, qui a fait de sa vie un spectacle et de fait se trouve en perpétuelle représentation. Il va devoir dompter son humour pour gagner son bonheur.
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Vincent va beaucoup souffrir du rejet de Camille et va se remettre en question. Avec ardeur, il prend des cours de secourisme. Il va jusqu'à apprendre quelques mots de russe, s'initier à la danse tsigane et pour parfaire le tout, l'invite dans un restaurant russe pour mettre en application ses nouvelles connaissances.
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Bien qu'interpellée, Camille n'est pas dupe. Il va même faire une superbe oraison funèbre pour un inconnu, mort sous ses yeux et cela sans réussir à retrouver la confiance de sa bien-aimée Camille.
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Le joyeux drille se réveille à la fête d'anniversaire : ce n'était qu'un rêve. Prenant fait de ce terrible songe, Vincent va savoir se réconcilier avec Camille, en lui disant combien elle compte pour lui...  
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Les big brothers sont formés par les professeurs... mais qui forme les professeurs ?
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Regard du médiateur
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Si l'on considère la médiation du point de vue des professionnels membre de la CPMN, soit comme un métier à part entière, il est cohérent de dire que comme tout métier, celui-ci s'apprend. Il ne s'agit pas d'une pratique secondaire mais d'une profession qui, si elle peut se joindre à d'autres pratiques, a alors pour but de renforcer leurs bases en terme de relationnel et d'interactions sociales.
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Il semble alors quelque peu utopique de penser que des enfants puissent devenir experts dans la pratique de médiation en étant instruit à celle-ci par des adultes n'ayant eux-mêmes pas été formés au préalable.
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L'initiative britannique participe néanmoins à l'expansion de la médiation dans le système éducatif de façon générale, en l'intégrant sous la forme des big brothers, et rejoint l'idée des médiateurs professionnels inscrite dans Le Manifeste pour le droit à la médiation professionnelle, qui en prône une acquisition dès l'école :
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Vincent Roméro  fait rire tout le monde, aussi bien ses patients que ses amis.
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Le conflit avec sa compagne est né de l'agacement de Camille, à supporter ses pitreries ininterrompues, ca ne l'amuse plus, et le quitte.
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L'escalade du conflit
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Mode de communication :
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Les trois registres de la persuasion Ethos/Pathos/Logos
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(0.54) Dans la voiture avec Camille, en rentrant d'une sortie de boite.
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« la médiation fondée sur l'altérité a tout lieu d'être enseignée à l'école, dès les premières classes. Elle répond au besoin de mieux comprendre les modes de fonctionnement des organisations et des personnes, et de savoir comment faire pour éviter les impasses relationnelles. Elle permet très tôt de changer le mode d'approche d'autrui, de basculer de la méfiance, de l'adversité et des rapports de force qui s'ensuivent vers les comportements de solidarité qui garantissent la sécurité dans notre organisation sociale. »
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Vincent : C'était de la bonne grosse teuf de macaque
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Camille :  Oh ! Tiens, j'ai un truc à te dire.
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Vincent : J'ai la grosse, grosse, patate, ce soir fallait pas me chercher.
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Camille : Jean va avoir un petit garçon
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Vincent : Glandouille, toi et ta voiture là
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Camille : Ralenti.... Jean va avoir un petit garçon.
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Vincent : (il parle de la prochaine soirée)
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Camille :  Bon ben ralenti pas, mais Jean va avoir un petit garçon.
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Vincent : (il continue à parler de la prochaine soirée)
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Camille : Ben, quand même c'est ton pote d'enfance
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Vincent : Qu'est ce que t'en pense d'un hippodrome ? (comme lieu de la prochaine soirée)
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Camille : Tu m'écoutes jamais.
 +
Vincent : Je vais louer un bon gros hippodrome pour faire une party.
-
Kévin Husson, stagiaire à l'EPMN, Promotion Victor Schoelcher.
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(0.10)  A l'hôpital, quand Vincent va voir sa femme : la rupture
-
== Analyse de l'oeuvre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) de Marshall B. Rosenberg ==
+
Vincent :  J'ai droit à une explication, c'est à cause d'hier soi  ?
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Camille : Hier soir,  et d'avant avant hier...
 +
Vincent : Bon bonne prise de shoot, tu rentres à la maison, on parlera un autre jour.
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Camille : Tu peux te gratter
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Vincent : Hey...
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(Ils sont dans la chambre d'un patient qui mange)
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Vincent : Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux.
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Camille : Je m'en fous de ton fric, tu ne le sais pas depuis le temps.
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(ils sortent de la chambre du patient)
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Vincent : Enfin merde Camille, on est bien quand même tout les deux.
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(Camille lui demande de faire moins de bruit, il est dans un hôpital)
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Vincent : On se marre bien oui ou non.
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Camille : On se marre bien, on ne fait même que ça. Tu es le mec le plus drôle de la terre, mais il te manque tout le reste.
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Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI.
 +
Vincent : Bon ben je suis d'accord, on se sépare. Après tout je me vois très bien célibataire, je l'ai déjà été, ca allait. Mais attention, parce que dans 2 jours au max, tu vas mesurer douloureusement ce que tu perds.
 +
Camille . Hum..
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Vincent : Je vais te manquer et faudra pas pleurer parce que je te reprendrai pas. Je te préviens Camille si ce soir tu n'es pas revenue, c'est fini. T'as compris, fini...
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Là il l'embrasse en souriant...
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Vincent : A ce soir ma puce, t'es vraiment... (et il part..)
-
Pour ma contribution au wikimediation, je propose une analyse de l'oeuvre de Marshall B. Rosenberg relative au concept de communication non violente. cette analyse a pour but de mettre en avant les points communs et les divergences entre CNV et médiation professionnelle. A noter que cet article se base uniquement sur le livre "Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)" donnant des éléments généraux sur la CNV et n'entrant pas forcément dans le détail de ce processus.
+
Camille (PATHOS)
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(0.10) Camille  dans cet échange, est plutôt dans le registre du Pathos : Elle reproche à Vincent son manque d'écoute, son manque d'attention, et n'a plus envie de poursuivre sa relation avec Vincent.
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Quand elle dit : "Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI." La charge émotionnelle est présente. (passage à 0.10)
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Vincent (ETHOS)
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Vincent quant à lui, serait d'avantage sur un mode de communication de l'Ethos. Il cherche à légitimer, à convaincre Camille en se décrivant comme un mec fun, limite un prix Nobel.
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Avec ses patients et amis, Il sollicite la sympathie. Au delà de l'émotionnel, car Vincent est un "mec" sympa, c'est un "mec" que l'on ressent.
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Vincent est un manipulateur, quand il dit à Camille " Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux." Il se voit en trophée, en sauveur, en génie. Mais Camille ne rentre plus dans son jeu. Malgré tout, Vincent tente de ramener Camille à sa raison. Dans la manipulation de Vincent, la rhétorique prend toute sa dimension, puisqu'elle ne repose que sur son argumentation orale.
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(1.02) Son associé et ami Jacques (LOGOS) :
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Son meilleur ami Jacques, acupuncteur, tente de le sortir de la déprime.
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Jacques :Non, non me dit rien. Tu as encore fait ton numéro, un truc énorme qui fait plein de bruit, qui en met plein la vue. Oh ! la la la.... c'est plus fort que toi.
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Au lieu d'être sincère, il faut que tu flambes, tout çà parce que MONSIEUR Vincent veut toujours être leuuuu...
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Vincent : Ca va Jacques !
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Jacques : Tu veux que je te dise. Moi, je passe inaperçu, je rase les murs, je ne fais pas de vague pour pas que l'on me regarde. Ben toi, tu t'agites dans tous les sens pour pas qu'on te voit !
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Dans cet échange, Jacques est clair, logique, il s'adresse à l'esprit rationnel de Jacques. Son mode de communication est de type "Logos"
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1) Présentation de l’auteur
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Le conflit et son mécanisme, PIC :
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(Passage 0.61) En rentrant chez eux, Vincent et Camille
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Marshall. B. ROSENBERG est un psychologue américain (1934 – 2015), formé à la psychothérapie psychanalytique et docteur en psychologie clinique, qui a créé un processus de communication appelé Communication Non Violente (CNV). Il a développé ce processus et l’a notamment utilisé dans le cadre de la mise en place de médiations familiales, scolaires, en entreprise ou dans les pays en guerre (en intervenant notamment dans le conflit Israélo-palestinien).
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Camille : J'essaye de te dire quelque chose, tu m'entends pas. Tu m'écoutes jamais
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Vincent : Mais si je t'écoutes
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Camille : J'ai l'impression de vivre avec une batterie qui se vide pas. Même la nuit tu bouges, tu ries. Tu ne peux pas te calmer un peu Vincent ?
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(Sonnerie du téléphone)
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Camille : Pour partir en vrille, je suis la première, mais on n'a jamais un moment tranquille pour discuter....
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Vincent : Allo (il a décroché le téléphone)
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(Camille continue à lui parler, mais il ne l'écoute plus...il est dans sa discussion téléphonique)
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2) Points communs entre CNV et médiation professionnelle
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Prêt d'intention : Camille dit à Vincent qu'il ne l'entend pas, qu'il ne l'écoute jamais. Elle lui prête l'intention de ne jamais l'écouter. Au passage 0.10, Camille dit à Vincent qu'elle a la sensation de ne pas exister dans sa vie, d'être invisible.
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Contrainte : La contrainte qui apparaît, c'est qu'ils n'ont jamais un moment à eux pour discuter. Au passage 0.10, la contrainte qui parait évidente, c'est que Vincent prend trop de place en public et ne lui permet pas d'exister en tant que compagne.
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Interprétation et jugement : Camille interprète que Vincent ne l'entend pas, car il est comme une batterie qui ne se vide pas. Elle lui demande de se calmer un peu. Elle juge son comportement inapproprié et lui en suggère un autre. Au passage 0.10, Camille interprète en disant à Vincent, qu'à deux, seul lui existe.
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a. Faits – Conséquences – Ressentis
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Pour conclure, je dirai que même si Camille  fait le choix de sortir de cette relation conflictuelle par l'adversité, en se résignant à partir. A la fin du film (1.20), dès que Vincent sort de son rêve, il décide de changer, d'aménager sa relation, de la faire évoluer de manière à réduire, voir supprimer les éléments conflictuels. Il se repositionne dans la relation et devient enfin le mari attentif dont Camille rêve.
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Le livre décrit de façon synthétique le processus de Communication Non Violente à travers de nombreux exemples de conflits traités par l’auteur. Il décrit ainsi les 4 composantes incontournables de la CNV que sont :
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== Analyse du film Corporate ==
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1) L’observation de comportement concret affectant le bien-être
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2) La réaction à cette observation par l’apparition d’un sentiment
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3) La compréhension des besoins internes qui ont éveillé ce sentiment
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4) La verbalisation d’une demande concrète à l’autre partie qui contribuera à répondre au besoin émis
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Il est intéressant à la vue de ces composantes de faire le lien avec le processus de médiation professionnelle. Ainsi, si les mots utilisés sont différents, les composantes de la CNV semble renvoyer à la triade Faits – Conséquences – Ressentis appris au cours de la formation CAP’M. La verbalisation d’une demande concrète peut également renvoyer à la phase de la médiation professionnelle où l’on demande aux parties d’exprimer leurs attentes en termes de solutions.
 
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b. Obstacles à une communication de qualité
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Raison du choix : l’importance de la prise en compte de la composante émotionnelle en milieu professionnel
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L’auteur décrit par la suite les obstacles à une bonne communication et reprend ces obstacles qui ressemblent à s’en méprendre aux PIC (Prêt d’intention – Propos interprétatifs négatifs – Contraintes) appris au cours de la formation à la médiation professionnelle. On y retrouve notamment les jugements moralisants et les contraintes imposées par l’autre partie. Des notions importantes comme le fatalisme fonctionnel sont également évoquées.
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L’œuvre choisie est le film Corporate.  Le film met en exergue des méthodes de management sources de contentieux, de litiges mais aussi de conflits car peu orientées sur l’altérité. Les relations sont gérées dans l’adversité. L’absence de prise en compte de la composante émotionnelle entraîne un drame : le suicide d’un salarié. Pour autant, les mécanismes liés à la légitimité de point de vue ainsi que la bonne intention centrée sur soi apparaissent clairement au cours du film.  
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Enfin, le prêt d’intention est également introduit dans cet ouvrage. En effet, un point central de la CNV consiste à ne pas évaluer ce que l’on observe en partant du constat que « prêter des intentions à quelqu’un est différent d’observer ces actions ». Pour illustrer cette notion, on retiendra une citation d’un philosophe indien utilisée dans le livre et qui dit que « observer sans évaluer est la plus haute forme d’intelligence ».
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Contexte
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Une responsable RH a pour mission de faire partir de son entreprise, un groupe agro-alimentaire, les salariés dont le management estime qu’ils n’y ont plus leur place. Ces départs doivent se faire par le biais d’une démission et non pas d’un licenciement. Un cadre d’une quarantaine d’année veut rencontrer la responsable RH mais la jeune femme ne cesse de repousser le rendez-vous. Il finit par se suicider dans l'enceinte de l'entreprise. La responsable RH est tout de suite pointée du doigt. Cet évènement dramatique ainsi que ces conséquences mettront la responsable RH face à ses propres contradictions et entrainera une profonde remise en cause.  
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c. Expression des sentiments
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L’évitement : l’adversité plutôt que l’altérité
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Au début du film, nous constatons que la responsable RH refuse délibérément de recevoir un salarié, monsieur Dalmat. Son assistante répond aux appels de monsieur Dalmat, le reçoit mais fait systématiquement barrage sur les ordres de sa responsable :
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• L’assistante : « Et quand est-ce que tu vois Dalmat ? »
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• E.T. : «Pas maintenant, je n’ai pas le temps, pas avant la fin du mois. »
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• L’assistante : « C’est ton mail, il ne comprend pas ».
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• E.T. : « Te laisse pas mettre la pression ».
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Nous constatons à ce stade que la responsable RH pose une issue au conflit dans l’adversité. L’option choisie est la fuite ainsi que le refus de l’échange en dépit des demandes réitérées du salarié.
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L’expression des sentiments des parties est le point qui différencie la médiation professionnelle de la majorité des courants de médiation. Ainsi, l’aspect émotionnel des relations est traité en priorité en amont des aspects juridiques et techniques de celles-ci.  
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La confrontation : un échange contraint, toujours dans l’adversité
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La responsable RH, Emilie Tesson, part déjeuner avec un collègue. Au cours du repas, elle constate que monsieur Dalmat l’attend devant le restaurant. Ce constat provoque chez elle un malaise. A l’issue du repas, elle décide de gérer seule la situation et de se séparer de son collègue :
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• E.T. : « Vas-y, je vais marcher un peu. »
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• Collègue : « T’as peur qu’on nous voit marcher ensemble, c’est ça ? »
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Le collègue d’Emilie Tesson émet un prêt d’intention. En revanche, il n’est accompagné ni de contrainte, ni de jugement. Cet évènement ne dégrade pas la relation mais fait sourire Emilie Tesson.
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La 2ème composante de la CNV est d’aider les parties à exprimer clairement les sentiments ressentis et à développer la capacité des personnes à enrichir leur vocabulaire affectif. On retrouve donc encore un point de convergence entre les 2 pratiques à savoir la mise en avant des émotions dans le processus de médiation.  
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Une fois seule, Emilie Tesson se trouve face à monsieur Dalmat. Elle le regarde fixement puis l’évite et reprend son chemin. Monsieur Dalmat la suit. Elle accélère le pas mais ne parvient pas à le distancer. Elle se retourne et la confrontation démarre :
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• E.T. :« Qu’est-ce qu’il vous prend monsieur Dalmat ? Vous êtes en train de me suivre dans la rue. Vous êtes devenu fou ? »
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Emilie Tesson énonce un fait en disant que monsieur Dalmat la suit dans la rue et ajoute une interprétation. Dans cette situation, les deux parties ont posé une contrainte forte : celle de ne pas communiquer pour la responsable RH et celle d’imposer l’échange pour le salarié, y compris dans un contexte extra-professionnel.
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Enfin, à partir de ces émotions, la CNV a pour objectif de verbaliser les besoins des parties et d’en assumer la responsabilité. Cette phase me parait également ressembler aux moments des entretiens individuels en médiation professionnelle où les parties passent d’une expression systématique à l’autre partie à une expression personnelle (Passage du TU au JE). La responsabilisation des actes et des paroles des parties constituent donc un élément central de la CNV.
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• M. D. : « C’est quoi ce mail, c’est exactement le même que la dernière fois. Vous n’avez pas changé une formule. J’ai pas le profil ? J’ai le profil pour quoi, je pourrai savoir ? »
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Monsieur Dalmat expose les raisons de son opposition. Il souhaite des explications plus précises sur les raisons d’un refus de la direction. Si la demande reste factuelle, elle est également très chargée émotionnellement.  
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d. La CNV : une critique des pratiques psychothérapeutiques
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• E.T. : « Calmez-vous. On va prendre rendez-vous pour en parler. D’accord ? »
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Pour la première fois, Emilie Tesson prend en compte l’aspect émotionnel. Elle propose une solution mais dans un contexte de méfiance forte. Cette solution peut même apparaître comme paradoxale puisque c’est justement ce que souhaitait monsieur Dalmat et ce que lui refusait Emilie Tesson.
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Bien que docteur en psychologie, l’auteur émet des critiques sur ses propres pratiques de la psychologie clinique. Ainsi, il explique avoir eu un déclic après être tombé sur une discussion entre un philosophe et un psychothérapeute (Martin BUBER et Carl ROGERS) dans lequel un doute était émis sur la possibilité de faire de la psychothérapie dans le rôle du psychothérapeute.  
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• M.D. : « Rendez-vous, vous vous foutez de moi ? Vous évitez de me voir. Pourquoi vous vous acharnez comme ça sur moi ? Qu’est-ce que je vous ai fait ? » Et il la saisit par le bras.
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Monsieur Dalmat fait une succession de prêts d’intentions et renforce la contrainte puisqu’il attrape la DRH par le bras.
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Ce doute était émis par rapport à la posture du soignant qui émet un diagnostic du patient et donc un jugement. Ainsi, l’auteur s’était rendu compte que ce diagnostic dépendait plus de l’école dont était issu le thérapeute que des symptômes réels des patients. Lorsqu’il a conceptualisé la CNV, l’auteur a eu pour objectif de se détacher de ces conditionnements (créés par les études qu’il avait suivi) et de rechercher ce que ressentaient les personnes et non plus leurs défaillances.  
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• « Lâchez-moi. Lâchez moi. Vous ne comprenez pas ? On veut se débarrasser de vous, Dalmat. On ne veut plus de vous. On ne vous proposera rien d’autre. Alors démissionnez. » Elle s’en va.
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La position de la responsable RH quant à l’issue du conflit est dévoilée. En revanche, le bilan n’est pas fait. Monsieur Dalmat ne sait pas ce qui lui est reproché. Par ailleurs, la solution lui est imposée : à aucun moment la liste des autres issues possibles est abordée afin d’identifier celle qui serait acceptée de manière concertée. L’aspect émotionnel n’a que très peu été abordé. La charge émotionnelle émanant de la situation mais aussi de la relation interpersonnelle est maximale à l’issue de la discussion.
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Monsieur Dalmat se suicide.
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Cette remise en cause du courant psychothérapeutique et plus généralement du conditionnement que l’on a pu avoir au cours de nos études m’a renvoyé au contenu de la formation à la médiation professionnelle. En effet, au cours de celle-ci, nos formateurs se sont attelés à nous expliquer que le médiateur doit aller au-delà de tout conditionnement qu’il soit culturel, cultuel ou autres et de passer au-dessus des idées reçues entendues depuis son enfance. En réalisant cela, le médiateur est mis dans les meilleures dispositions pour rester neutre dans son intervention. Un nouveau point commun entre les 2 processus est ainsi mis en avant.
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Une légitimité de point de vue et une bonne intention centrée sur sois
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Suite au suicide de monsieur Dalmat, Emilie Tesson fait l’objet de fortes critiques de la part des autres salariés de l’entreprise, de l’inspection du travail mais aussi de sa direction. Pour autant, nous constatons qu’Emilie Tesson estime être légitime de son point de vue et avait une bonne intention centrée sur soi :
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• E.T. à son manager : « Stéphane, j’ai fait mon travail. Il n’est pas question que je paie pour tout le monde. »
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• Son manager : « Et c’est quoi ton travail exactement, c’est de pousser le gens à se foutre en l’air ? »
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• E.T. : « On sait pourquoi tu m’as recrutée. »
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Emilie Tesson estime avoir fait le travail qui lui était confié. Comme nous le voyons par la suite, le fait de pousser les gens à la démission est pour elle reconnu comme une compétence : elle estime qu’elle a un courage que d’autres n’ont pas et qu’ainsi, elle est une professionnelle performante.  
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L’émergence du doute rationnel
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3) Différences entre médiation professionnelle et CNV
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Le courant de pensée de la médiation rationnelle attache de l’importance à la reconnaissance de la bonne intention centrée sur soi, la légitimité de point de vue ainsi qu’à la reconnaissance de la maladresse. Cela permet d’introduire un doute rationnel chez les personnes et ainsi de faire émerger des solutions créatives.
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Le suicide de monsieur Dalmat, les critiques des salariés ainsi que l’enquête de l’inspection du travail vont ébranler les convictions d’Emilie Tesson. Le doute rationnel qui est créé chez cette responsable RH va venir modifier se principes d’homéostasie : harmonie, équilibre relationnel et satisfaction des besoins.
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La remise en cause n’a pas été amenée dans un contexte de médiation. Néanmoins, nous observerons dans la suite du film qu’elle a lieu et qu’elle induit une évolution des comportements d’Emilie Tesson.
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Au milieu du film, Emilie Tesson fait passer une simulation d’entretien de recrutement à son mari :
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• E.T. : « Nous cherchons quelqu’un qui n’ait pas peur de faire le sale boulot, mais qui le fasse proprement. Est-ce que vous voyez le profil ? »
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• Son mari : « Je crois que oui »
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• E.T. : « Nous cherchons quelqu’un qui réussisse à nous débarrasser des salariés sans les licencier. Vous savez faire ça ? Il faut être sûr de vous parce que vous n’avez pas droit à l’erreur. Alors, est-ce que vous êtes taillé pour le job ? ».
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Dans cette séquence, Emilie Tesson utilise l’inversion pour faire comprendre à son mari ce qui l’a poussée à agir de la sorte. Ces propos faussement durs sont accompagnés de larmes. Les remords sont visibles.
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a. Empathie vs altérocentrage
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Marine Hamon
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Le point divergent principal entre la CNV et la médiation professionnelle va se situer dans la posture adoptée par le médiateur. Ainsi, là où la médiation professionnelle parle d’altérocentrage (positionnement consistant à se centrer sur un tiers), la CNV parle d’empathie (capacité de ressentir les émotions, les sentiments, les expériences d'une autre personne ou de se mettre à sa place) et de bienveillance (disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui).
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'''PRESENTATION D’UNE STRUCTURE DE MEDIATION : AMCE'''<br />
 +
L’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) a été créée en juillet 2003 dans le but de résoudre les litiges des principaux opérateurs Télécoms de l’époque avant même que la loi les y oblige puisqu’il s’agit de médiation de consommation.<br />
 +
Les opérateurs sont partis des souhaits suivants à l’époque :<br />
 +
- Assainir le secteur : mauvaise image auprès des consommateurs<br />
 +
- Résoudre les nombreux litiges avec les consommateurs<br />
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Ils décident donc de se regrouper afin de prendre un Médiateur sectoriel unique.<br />
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Les opérateurs de l’époque sont : Bouygues Telecom, France Telecom, Neuf Cegetel, Orange, SFR et Télé 2. Aujourd’hui, l’AMCE est une association (loi 1901) qui regroupe la quasi-totalité des fournisseurs français de services de communications électroniques.<br />
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Les membres du bureau de l’association sont nommés pour 3 ans maximum et sont des collaborateurs des membres d’origine en alternance.<br /> Actuellement :<br />
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- Président : Mathieu Belloir (Orange)<br />
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- Secrétaire : Guillaume Richard (SFR)<br />
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- Trésorier : Lionel Guerin (Bouygues Télécom)<br />
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Cette différence introduit un aspect émotionnel et une implication personnelle dans l’attitude du médiateur lorsqu’il utilise le processus de la CNV alors qu’il a pour objectif de rester dans la rationalité lorsqu’il utilise le processus de médiation professionnelle.
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L’association est également composée :<br />
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- D’un Directeur Général : Monsieur Henri Dolivier<br />
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- D’une assistante de direction<br />
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- De 16 juristes<br />
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La distanciation par rapport aux 2 parties semble donc moins fondamentale en CNV par rapport à la médiation professionnelle. L’empathie vise en effet à comprendre ce que l’autre ressent alors que l’altérité a pour objectif d’aider à la réflexion des parties.  
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La mission de l’AMCE est de résoudre les litiges de l’ensemble des dossiers ouverts par les consommateurs de services des opérateurs Télécoms. Elle se charge de mettre à la disposition du Médiateur l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice de sa mission.<br />
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Le médiateur rend un avis sur l’ensemble des litiges qui lui sont soumis, litiges de la téléphonie fixe, mobile et internet. Il est soumis à une obligation de confidentialité, qui permet aux parties de s'exprimer librement. En contrepartie, les avis rendus par le Médiateur sont confidentiels et ne peuvent être utilisés en justice, sauf accord exprès des deux parties.<br />
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<br />
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b. Un processus techniquement différent
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'''Comment le consommateur peut-il saisir le Médiateur ?'''<br />
 +
Depuis 2008, le consommateur peut saisir le Médiateur des Télécoms en ligne sur le site de l’association :<br />
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[http://www.mediateur-telecom.fr/index.php/home/]<br />
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Pour créer son dossier, il doit répondre à certains critères qui sont des pré-requis, notamment :<br />
 +
- Que la demande soit fondée et non manifestement abusive<br />
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- Avoir épuisé tous les recours de l’opérateur (service clients, service consommateurs)<br />
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- Ne pas avoir eu recours à la justice ou à un autre Médiateur<br />
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<br />
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'''Comment le dossier d’un consommateur est-il traité ?'''<br />
 +
 La recevabilité du dossier est vérifiée par l’équipe de juristes de l’association<br />
 +
 Les éléments transmis par le consommateur et sa demande sont soumises à l’opérateur qui<br />
 +
• Accepte la demande => dossier classé « allégé » : l’AMCE contacte le consommateur pour l’en informer et un courrier confirme l’accord. FIN DU LITIGE<br />
 +
• Refuse la demande => dossier classé « classique »<br />
 +
 L’opérateur a l’obligation de fournir, dans un délai d’un mois, tous les éléments du dossier (récapitulatif des faits et des éléments administratifs) permettant au Médiateur de donner son avis.<br />
 +
Un juriste en charge du dossier rend un avis en droit sur la demande du consommateur.<br />
 +
 Cet avis est soumis au Médiateur qui accepte/ajuste l’avis. Le Médiateur rend un avis en droit et en équité.<br />
 +
Compte-tenu du volume de dossiers, il n’y a pas de confrontation entre le professionnel et le consommateur.<br />
 +
L’avis du Médiateur est suivi à 98% par les Opérateurs et à 97% par les consommateurs : ceci est un indicateur de satisfaction du système par les deux parties.<br />
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<br />
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'''Quels sont les principes de la Médiation de l’AMCE ?'''<br />
 +
1 - Le consommateur est libre d'avoir recours au Médiateur. Le processus de médiation suspend les délais de prescription.<br />
 +
2 - Le service de médiation est gratuit pour le consommateur<br />
 +
3 - Le Médiateur est indépendant<br />
 +
4 - Le délai de médiation est relativement court<br />
 +
5 - La médiation obéit à des règles de confidentialité<br />
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<br />
 +
'''Qui est le Médiateur de l’AMCE ?'''<br />
 +
 +
Mme Claire Mialaret a été choisie en 2016 par les adhérents de l’AMCE, choix validé par la DGCCRF, les associations de consommateurs et l’ARCEP. Elle est mandatée pour trois ans minimum. Elle a fait une carrière dans le juridique dans le domaine des Télécoms notamment.<br />
 +
Afin de garantir son indépendance, elle n’est pas salariée de l’AMCE (aucun lien hiérarchique) et est rémunérée forfaitairement à l’année.
 +
Ses missions sont les suivantes :<br />
 +
 Rendre un avis en droit et en équité, dans un délai de trois mois, sur tous les dossiers dits « classiques » qui lui sont soumis<br />
 +
 Rédiger un rapport annuel complet de ses missions (types de litiges ; domaines de litiges ; nombres de litiges/opérateur ; taux d’acceptation)<br />
 +
 Faire part de ses recommandations auprès des opérateurs<br />
 +
Le rapport 2016 du Médiateur est disponible ici<br />
 +
[http://www.mediateur-telecom.fr/index.php/information/chiffres_cles/]<br />
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<br />
 +
'''Quel est le modèle économique de l’AMCE ?'''<br />
 +
L’association est financée principalement par les prestations de services facturées aux membres adhérents selon leur consommation. En effet, la facturation des prestations représente 97 % du financement, le reste correspond aux cotisations des membres opérateurs.<br />
 +
Le choix de facturer les opérateurs selon leur consommation incite les opérateurs à mener des actions permettant de limiter les litiges avec leurs clients.<br />
 +
Les tarifs facturés dépendent du type de dossier :<br />
 +
• Allégé : environ 100€<br />
 +
• Classique : environ 300€<br />
 +
Le volume de dossiers traités en 2016 était d’environ 12 000 (10 000 en 2015) dont 5 500 pour lesquels un avis a été rendu (juristes ou Médiateur si classique).<br />
 +
80% des dossiers touchent le droit à la consommation, 10% le droit des Télécoms et 10% droit autres (succession, famille, etc..)<br />
 +
L’augmentation du nombre de demandes de médiation s’explique par le fait que la médiation est de mieux en mieux connue des consommateurs et c’est également le fait de certains opérateurs qui génèrent plus d’insatisfaction clients.<br />
 +
Le volume de dossiers reste imprévisible chaque année car il dépend beaucoup des offres et des comportements des opérateurs en termes de communication commerciale vis-à-vis de leurs consommateurs.<br />
 +
--[[Utilisateur:Stagiaire|Stagiaire]] 2 octobre 2017 à 21:17 (CEST)
-
Dans l’ouvrage de Marshall B. ROSENBERG, il n’est à aucun moment fait état de réalisation d’entretiens individuels préalables aux réunions. Il illustre tous ses exemples par des réunions collectives directes.
+
== AMCE ==
-
Le travail en réunion est centré sur la recherche de verbalisation des besoins concrets actuels des parties et à vérifier que chaque partie a entendu les besoins de l’autre. Une fois que ces besoins ont été verbalisés et entendus, des stratégies de résolution de conflits sont évoquées.
+
'''PRESENTATION D’UNE STRUCTURE DE MEDIATION : AMCE'''<br />
 +
L’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) a été créée en juillet 2003 dans le but de résoudre les litiges des principaux opérateurs Télécoms de l’époque avant même que la loi les y oblige puisqu’il s’agit de médiation de consommation.<br />
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Les opérateurs sont partis des souhaits suivants à l’époque :<br />
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- Assainir le secteur : mauvaise image auprès des consommateurs<br />
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- Résoudre les nombreux litiges avec les consommateurs<br />
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Ils décident donc de se regrouper afin de prendre un Médiateur sectoriel unique.<br />
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Les opérateurs de l’époque sont : Bouygues Telecom, France Telecom, Neuf Cegetel, Orange, SFR et Télé 2. Aujourd’hui, l’AMCE est une association (loi 1901) qui regroupe la quasi-totalité des fournisseurs français de services de communications électroniques.<br />
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Les membres du bureau de l’association sont nommés pour 3 ans maximum et sont des collaborateurs des membres d’origine en alternance.<br /> Actuellement :<br />
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- Président : Mathieu Belloir (Orange)<br />
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- Secrétaire : Guillaume Richard (SFR)<br />
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- Trésorier : Lionel Guerin (Bouygues Télécom)<br />
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Il insiste ainsi sur l’importance de différencier le besoin de la stratégie de résolution du conflit. Ainsi, pour l’auteur, le besoin ne fait jamais référence à une action particulière à effectuer par une personne en particulier alors que les stratégies font référence à des actions concrètes. Le rôle du médiateur est donc ici de traduire chaque message émis en besoin et à vérifier que l’autre partie a bien entendu ce besoin.
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L’association est également composée :<br />
 +
- D’un Directeur Général : Monsieur Henri Dolivier<br />
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- D’une assistante de direction<br />
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- De 16 juristes<br />
-
Les étapes d’entretien de la médiation professionnelle sont largement différentes et suivent un schéma plus précis et semblent par ailleurs plus cadrées. Ainsi, en CNV, il n’est pas fait référence à un quelconque engagement des parties ou à la définition préalable d’obstacles à la qualité relationnelle. C’est au médiateur de réguler les réunions et de repérer et traiter ces obstacles.  
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La mission de l’AMCE est de résoudre les litiges de l’ensemble des dossiers ouverts par les consommateurs de services des opérateurs Télécoms. Elle se charge de mettre à la disposition du Médiateur l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice de sa mission.<br />
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Le médiateur rend un avis sur l’ensemble des litiges qui lui sont soumis, litiges de la téléphonie fixe, mobile et internet. Il est soumis à une obligation de confidentialité, qui permet aux parties de s'exprimer librement. En contrepartie, les avis rendus par le Médiateur sont confidentiels et ne peuvent être utilisés en justice, sauf accord exprès des deux parties.<br />
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Enfin, les issues possibles de la médiation (retour à 0, aménagement de la relation ou rupture de la relation) ne sont pas posées clairement dans cet ouvrage. La majorité des exemples pris débouchent sur des aménagements de relation et des prises de conscience individuelle visant à un changement d’attitude personnelle.
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'''Comment le consommateur peut-il saisir le Médiateur ?'''<br />
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Depuis 2008, le consommateur peut saisir le Médiateur des Télécoms en ligne sur le site de l’association :<br />
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[http://www.mediateur-telecom.fr/index.php/home/]<br />
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Pour créer son dossier, il doit répondre à certains critères qui sont des pré-requis, notamment :<br />
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- Que la demande soit fondée et non manifestement abusive<br />
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- Avoir épuisé tous les recours de l’opérateur (service clients, service consommateurs)<br />
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- Ne pas avoir eu recours à la justice ou à un autre Médiateur<br />
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'''Comment le dossier d’un consommateur est-il traité ?'''<br />
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 La recevabilité du dossier est vérifiée par l’équipe de juristes de l’association<br />
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 Les éléments transmis par le consommateur et sa demande sont soumises à l’opérateur qui<br />
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• Accepte la demande => dossier classé « allégé » : l’AMCE contacte le consommateur pour l’en informer et un courrier confirme l’accord. FIN DU LITIGE<br />
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• Refuse la demande => dossier classé « classique »<br />
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 L’opérateur a l’obligation de fournir, dans un délai d’un mois, tous les éléments du dossier (récapitulatif des faits et des éléments administratifs) permettant au Médiateur de donner son avis.<br />
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 Un juriste en charge du dossier rend un avis en droit sur la demande du consommateur.<br />
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 Cet avis est soumis au Médiateur qui accepte/ajuste l’avis. Le Médiateur rend un avis en droit et en équité.<br />
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Compte-tenu du volume de dossiers, il n’y a pas de confrontation entre le professionnel et le consommateur.<br />
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L’avis du Médiateur est suivi à 98% par les Opérateurs et à 97% par les consommateurs : ceci est un indicateur de satisfaction du système par les deux parties.<br />
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'''Quels sont les principes de la Médiation de l’AMCE ?'''<br />
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1 - Le consommateur est libre d'avoir recours au Médiateur. Le processus de médiation suspend les délais de prescription.<br />
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2 - Le service de médiation est gratuit pour le consommateur<br />
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3 - Le Médiateur est indépendant<br />
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4 - Le délai de médiation est relativement court<br />
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5 - La médiation obéit à des règles de confidentialité<br />
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'''Qui est le Médiateur de l’AMCE ?'''<br />
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Mme Claire Mialaret a été choisie en 2016 par les adhérents de l’AMCE, choix validé par la DGCCRF, les associations de consommateurs et l’ARCEP. Elle est mandatée pour trois ans minimum. Elle a fait une carrière dans le juridique dans le domaine des Télécoms notamment.<br />
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Afin de garantir son indépendance, elle n’est pas salariée de l’AMCE (aucun lien hiérarchique) et est rémunérée forfaitairement à l’année.
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Ses missions sont les suivantes :<br />
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 Rendre un avis en droit et en équité, dans un délai de trois mois, sur tous les dossiers dits « classiques » qui lui sont soumis<br />
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 Rédiger un rapport annuel complet de ses missions (types de litiges ; domaines de litiges ; nombres de litiges/opérateur ; taux d’acceptation)<br />
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 Faire part de ses recommandations auprès des opérateurs<br />
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Le rapport 2016 du Médiateur est disponible ici<br />
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[http://www.mediateur-telecom.fr/index.php/information/chiffres_cles/]<br />
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'''Quel est le modèle économique de l’AMCE ?'''<br />
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L’association est financée principalement par les prestations de services facturées aux membres adhérents selon leur consommation. En effet, la facturation des prestations représente 97 % du financement, le reste correspond aux cotisations des membres opérateurs.<br />
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Le choix de facturer les opérateurs selon leur consommation incite les opérateurs à mener des actions permettant de limiter les litiges avec leurs clients.<br />
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Les tarifs facturés dépendent du type de dossier :<br />
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• Allégé : environ 100€<br />
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• Classique : environ 300€<br />
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Le volume de dossiers traités en 2016 était d’environ 12 000 (10 000 en 2015) dont 5 500 pour lesquels un avis a été rendu (juristes ou Médiateur si classique).<br />
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80% des dossiers touchent le droit à la consommation, 10% le droit des Télécoms et 10% droit autres (succession, famille, etc..)<br />
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L’augmentation du nombre de demandes de médiation s’explique par le fait que la médiation est de mieux en mieux connue des consommateurs et c’est également le fait de certains opérateurs qui génèrent plus d’insatisfaction clients.<br />
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Le volume de dossiers reste imprévisible chaque année car il dépend beaucoup des offres et des comportements des opérateurs en termes de communication commerciale vis-à-vis de leurs consommateurs.<br />
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Isabelle Grolleau<br /><br />
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--[[Utilisateur:Stagiaire|Stagiaire]] 2 octobre 2017 à 21:19 (CEST)
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== Contribution personnelle ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes  ==
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Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution.
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Aussi, je vous invite à voir la piece de théâtre, ou surtout à voir le film de 1948 qui à mon gout, n'a pas pris une ride, en tout cas pas en noir et blanc
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comme mise en bouche, cette phrase se suffit à elle meme, pour expliquer à des personnes un aspect cruel du manque de qualité relationnelle :
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....." elles vous diront qu'elles se sont dites des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre....."
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Synthèse d'une oeuvre
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4) Conclusion
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Sacha GUITRY
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Aux deux colombes 1948/1949
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Communication non Violente et médiation professionnelle sont deux processus pouvant être utilisés pour résoudre des conflits. Les bases théoriques des deux approches restent très proches en plaçant le volet émotionnel au centre de la relation et en positionnant le médiateur comme un acteur de la reconnaissance des parties.
 
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Cependant, des différences importantes dans le déroulé pratique de ces processus existent. À la lecture du livre de Marshall. B. ROSENBERG, il apparait que la médiation en CNV se déroule en réunion collective sans forcément de rencontres préalables. De même, les réunions se basent sur les quatre composantes de la CNV décrites dans les paragraphes précédents et sont donc très différentes des entretiens et réunions réalisés en médiation professionnelle. En outre, la rigueur dans le suivi du processus de médiation professionnelle est beaucoup plus présente que pour la CNV.
+
Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine.
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Synopsis
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Maître Jean-Pierre Walter (JPW) reçoit un mystérieux coup de téléphone émanant d'une femme l'informant qu'il va avoir une grosse surprise dans la journée, sans autre précision. Cette communication va déclencher quelques échanges aigres-doux avec son épouse Marie-Thérèse (MT). Cette dernière sortie, la "surprise" entre dans l'appartement : il s'agit de Marie-Jeanne (MJ) , sa première femme, sœur de Marie-Thérèse, que l'on croyait disparue depuis plusieurs années dans l’incendie d'un cinéma en Amérique du sud.
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Détail de la scène étudiée :
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La 2nde différence importante entre les deux processus réside dans la posture même du médiateur, altérocentré d’un côté, empathique de l’autre qui rend une dimension parfois un peu mystique au concept de CNV.
 
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Pour conclure, je terminerai par une chanson de Ruth BEBERMEYER qui a donné le titre au livre et repris en introduction du livre de Marshall. B. ROSENBERG et qui décrit la force que peut avoir les mots utilisés dans un conflit :
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Jean-Pierre Walter seul
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"Je me sens tellement jugée et repoussée,
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« …… Où elles sont ? Oh elles sont là toute les deux seulement pas ensemble, non…
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Avant de partir, j'aimerais savoir,
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Est-ce cela que tu voulais dire ?
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Avant que je ne me lève pour ma défense,
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Avant que je ne parle poussée par ma souffrance
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ou par la peur
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Avant que je ne construise un mur de mots,
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Dis-moi, ai-je bien entendu ?
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Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs.
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Ils nous condamnent ou nous libèrent.
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Lorsque je parle et lorsque j'écoute,
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Puisse la lumière de l'amour rayonner à travers moi.
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Il y a des choses qui signifient tant pour moi,
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Si mes mots ne rendent pas mon message limpide,
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M'aideras-tu à me sentir libre ?
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Si j'ai paru te rabaisser,
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Si tu m'as crue indifférente,
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Essaie d'écouter par-delà mes mots
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Les sentiments que nous partageons."
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Et ou nous en sommes je vais vous le dire. Tout à l'heure, vous vous souvenez, elles  s’étaient évanouies là toute les deux et bien aussitôt revenues à elles, elles se sont mises à hurler et à hurler pendant, faut pas mentir, c’est très laid le mensonge, pendant 20 bonnes minutes.
-
Franck DAL PAN
+
De temps à autre elle s'asseyait chacune dans un fauteuil et là alors elle se mettait à sangloter puis de nouveau toutes les deux ensemble, hop, elles se mettaient à hurler encore.
-
== The lost city of Z ==
+
Elles, elles vous diront qu'elles se sont dit des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre. En vérité je devrais dire aucun des trois car je n’écoutais pas non plus, formellement décider que j'étais à ne pas intervenir
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Je me suis manifesté seulement lorsque je les ai vu absolument épuisé toutes les deux alors là je les obligé à prendre leur repas de midi car il était deux heures
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Pour simplifier le service j’ai fait trois parts du déjeuner Marie-Thérèse a eu le turbo dans sa chambre, Marie-Jeanne dans la salle à manger avec tout le poulet pour elle et moi dans mon bureau j'ai dévoré la tarte.
-
'''Le film'''
+
Et nous devons nous retrouver tous les trois ici à trois heures c'est-à-dire dans 10 minutes pour le second round. »
-
Avec son dernier film, James Gray ouvre un champ nouveau, quittant l’univers urbain et new yorkais pour s’attaquer à 20 ans de la vie de l’explorateur britannique  Percy Fawcett.
+
…….........................................
-
Le film retrace les étapes fondamentales de ces 20 ans en commençant par une mise en perspective du héros, jeune officier, audacieux et capable mais souffrant de sa relégation et de l’absence de toute reconnaissance. Son nom, marqué par un père joueur et alcoolique, exclue la reconnaissance de  ses exploits et l’écarte de promotions comme toute reconnaissance sociale. Le récit se centre après sur ses 3 expéditions,entrecoupées par les combats de la première guerre mondiale, dans la forêt amazonienne.
+
-
The lost city of Z est bien plus qu’un film d’aventure, il aborde de multiples thèmes et notamment les préjugés et la liberté. Nombre de scènes portent sur  la prévention ou la résolution de conflit.
+
-
'''Un regard sur les préjugés'''
 
-
Le film est irrigué par trois préjugés dont Fawcett, victime, contempteur ou conscient mais porteur, est le vecteur de la  mise en exergue. En creux sont esquissées les pertes que cela implique pour  une société qui ne sait pas regarder autrement.
+
Scène à 5 personnages.... , Jean Pierre Walter, ses deux femmes, la gouvernante (G) et l’avocate adverse, la grande duchesse (sa prochaine femme / GD).
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Le premier est celui de la naissance. Fawcett, mal né d’un père dont on devine qu’il était noble mais dont le comportement à tâché le nom, se voit refuser toute reconnaissance de ses qualités et aptitudes, frein absolu à sa carrière. C’est parce qu’on lui fait miroiter la reconnaissance de ses mérites  qu’il accepte sa première mission en Amazonie.  
+
-
Le second préjugé qui conduira à la seconde mission de Fawcett, est celui de la suprématie la civilisation occidentale. Les indiens ne peuvent être que des sauvages, écartés de manière sous entendue et subliminale, d’une certaine notion d’humanité, et en tout cas de capacité à la civilisation. L’affirmation de l’existence d’une ville engloutie dans la jungle, antérieure à la civilisation européenne sera l’occasion d’une violente dispute devant la Société nationale géographique, une telle assertion étant inconcevable. Fawcett est tout au long du film le porteur d’une opposition à ce préjugé et d’une capacité à affirmer la richesse des autres, dans le temps et dans l’espace.
+
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Un troisième préjugé est celui de la place des femmes, résumée à celle d’épouse et de mère, reléguées aux bancs de la société. Une scène le montre physiquement, où l’on voit l’épouse du héros, debout au poulailler de la salle de conférence de la Société nationale de géographie, seul espace où les femmes sont acceptées, quand bien même elles auraient contribuées, comme elle,  aux avancées de la science. Devant l’indignation de cette dernière, quelqu’un lui rappelle que c’est bien là sa place, nul espace pour un regard différent, chacun est enfermé dans sa « caverne ».  Cette relégation de la femme réapparait en filigrane à de multiples reprises. L’épouse de Fawcett, femme libre, comme elle le revendique est tenue voire remise à sa place : porter et éduquer les enfants, attendre son époux. Même son mari, esprit ouvert et éclairé, reconnaissant l’égalité des sexes, lui refusera de l’accompagner dans une expédition, au nom de sa faiblesse physique.
+
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'''Un regard sur la liberté'''
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JPW « En effet la situation actuellement paraît inextricable. En ce moment c’est l’impasse, j’irais même plus loin c'est le cul-de-sac.... (GD) de qui ? (JPW) De sac….  un vieux jurisconsulte.
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Le second thème qui irrigue le film est celui de la liberté. Un explorateur en est par essence un symbole. Fawcett en se rendant à  3 reprises en Amazonie témoigne de plusieurs récits de la liberté, liberté réservée aux mâles, comme on l’a vu plus haut. Chaque fois, paradoxalement, la décision de partir  n’est pas le fruit de sa volonté explicite.  Il est poussé par d’autres à se révéler à lui-même. La première expédition n’est acceptée par Fawcett que pour reconquérir son honneur. La seconde est poussée par un défi à relever : découvrir la cité perdue de Z, dont l’existence reste à démontrer après les premiers éléments identifiés lors de la première expédition. Pour la dernière, c’est le fils de Fawcett qui le convaincra, sans peine, de partir à nouveau, cette fois pour réaliser son rêve. En effet,  partir est le rêve, au sens littéral, de Fawcett, sa liberté, mais à chaque fois ce besoin doit lui être révélé par un tiers. Ce besoin de liberté, il le revendique d’autant plus facilement que le départ lui est dicté, l’aidant à surmonter ses chaines, familiales. Elle lui est reconnue par son épouse, et de manière plus inattendue par son fils devenu majeur, lui qui l’avait accusé de l’avoir abandonné et d’avoir préféré l’appel de la forêt à sa famille.
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Mais d'abord prenons connaissance de l'article 139 du Code civil, le seul qui nous concerne, le seul qui nous intéresse : « L’époux absent dont le conjoint aura contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer le nouveau mariage sous réserve des effets légaux que peut produire un mariage contracté de bonne foi. »
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'''Conflit, arbitrage, « médiation »'''
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Et c'est ça le procès. Le procès c’est le scandale, et tout le ridule, Mesdames,  sera sur vous….. (MJ et MT) Sur nous ….  (JPW) Mais oui !
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Deux femmes pour un homme c'est flatteur tandis que pour deux femmes, un seul homme, c'est une famine......
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Plusieurs scènes du film sont porteuses de résolution des conflits.
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Supposons le gagner par elle qu'est-ce que tu fais ? (MJ) Je me suicide ! (JPW) Tu te suicide, parfait, parfait, je comprends.
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La première mission de Fawcett est le fruit d’une forme d’arbitrage : Bolivie et Brésil s’opposent sur le tracé de leur frontière, avec de forts enjeux économiques en cette période de boom du caoutchouc. Pour éviter une guerre, ils donnent mission à un tiers neutre,  la Grande Bretagne, de l’établir.
+
   
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Confrontés à des tribus amazoniennes, les explorateurs, pour certains tentés en première réaction, par le recours aux armes, déploient, sous l’influence du héros, des messages de prévention de l’usage de la violence : bras levés, mouchoir déployé en signe de bienveillance, plus original, musique (des explorateurs  dépenaillés émergeant des eaux troubles du fleuve sur un chant britannique). La relation avec les indiens est marquée par  la reconnaissance de la légitimité des attitudes, Fawcett accepte les coutumes locales, même anthropophages, dont il nous rappelle au passage les fondements.
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Supposant le gagner par elle, qu'est-ce que tu fais ? (PJ) Je perds en appel, je vais en cassation, (JPW) tu en prends pour cinq ans.
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Enfin et surtout, une scène relate une tentative, échouée, de conciliation.
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De retour de sa seconde expédition, où il s’est séparé de Murray, de son équipe,  Fawcett est invité par la Société nationale de géographie qui veut jouer la conciliation entre un Murray qui accuse Fawcett de l’avoir abandonné en mettant sa vie en péril et ce dernier qui estime avoir fait son devoir et donné à Murray sa seule chance de survie.
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Fawcett, peu  informé de la conciliation, entame les échanges par  des propos élogieux sur la prouesse remarquable de Murray d’être revenu sain et sauf, illustration d’une démarche de reconnaissance.
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Mais l’échange se poursuit sur un ton différent. Murray accuse Fawcett de l’avoir abandonné, prêt d’intention. Fawcett lui répond qu’il en allait de la survie de l’équipe, qu’il lui a laissé cheval, hommes, plus de nourriture qu’à eux, et enfin  que Murray a volontairement saccagé ses vivres, ce que ce dernier dément, tout en indiquant qu’il a saisi un avocat pour avoir été abandonné. Il précise toutefois qu’il est prêt à renoncer si Fawcett lui adresse ses excuses sous certaines conditions, illustration d’une contrainte.
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Ce dernier en accepte le principe  dans « l’intérêt  collectif » mais souhaite connaitre ces conditions : des excuses publiques devant son épouse. Fawcett est prêt à les formuler devant ses hommes, plus lui parait inacceptable, il s’emporte, quitte la salle tout en démissionnant de la Société nationale de géographie. Les protagonistes sont entrés dans une logique de surenchère.
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Cette « médiation » est illustrative à plus d’un titre d’un conflit et des erreurs à éviter.
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Elle est publique, menée devant la Société nationale de géographie, donc sous le regarde de pairs, ce  qui exacerbe les postures.
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Le médiateur est ambivalent et transparent. En effet, la  Société nationale de géographie n’est pas  très claire sur ses intentions et sa neutralité et se montre absente  dans les échanges qui s’enflamment vite sous les yeux un peu atterrés de ses membres. De fait, la conciliation semble ressembler plus au début d’un procès destiné à éviter une action en justice au risque médiatique qu’à une réelle conciliation. La scène commence en effet plutôt comme une mise en accusation que comme une conciliation.
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A tout le moins, la Société nationale de géographie pèche par impréparation. Aucune préparation n’a précédé les échanges pour permettre moins d’établir les griefs que d’éclairer les attentes respectives  et de préparer l’équilibre des attitudes. Ceci a pour conséquence l’absence de recherche de parallélisme  dans les attitudes, voire simplement dans la régulation des prises de parole.
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En découle, alors que l’on semble partir d’une possibilité d’accord simple : la présentation d’excuses, demande acceptée dans son principe à une rapide escalade verbale qui aura vite raison de la tentative de conciliation.
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Les excuses acceptées par Fawcett, le sont non parce qu’elles seraient fondées sur un défaut d’interprétation mas au nom du bien commun et de l’intérêt de tous, nulle reconnaissance de la légitimité du point de vue de Murray ou de maladresse. Les conditions mises à la présentation des excuses par Murray, une fois détaillées s’avèrent inacceptables pour  Fawcett. Une inversion et une déclinaison conceptuelle eut sans doute fait apparaitre à Murray, le caractère  sensible de sa demande et l’eut fait réfléchir sur ce qui lui serait à lui acceptable.
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Dès lors point de surprise à l’issue violente de la tentative amiable.
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On retrouve par ailleurs autour du même fait- l’impossibilité de Murray, malade, de poursuivre l’expédition, conduisant à la séparation du groupe et le raccompagnement de Murray vers la base de départ-  deux ressentis opposés avec leur lot de prêts d’intention et d’interprétations contradictoires. D’un côté Murray porte un prêt d’intention : on l’a sciemment abandonné  sans chance de survie,  lui qui s’est toujours senti  (ou s’est placé) en dehors du groupe ; de l’autre Fawcett estime avoir choisi la seule voie possible : donner à Murray une chance de survie en lui permettant avec des moyens en hommes, chevaux et vivres largement comptés  de retourner vers une zone habitée par des blancs.
+
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The lost city of Z est donc un film philosophique, social, aux nombreuses facettes et aussi d’une grande richesse visuelle (il faut voir la dernière scène avec la tribu qui va accueillir Fawcett et son fils.
+
Oui,  donc nous avons le choix entre un suicide sur la conscience ou cinq années d'emmerdements, d'ennui. (GD) Donc pas de procès, mon cher confrère.
-
Dominique Ganiage
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(DG) Dans ces conditions il faut donc recourir à une solution aimable.
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Qu'est-ce qu'elles ont à rigoler.
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(MJ) Je crois que l'on peut dire aussi amiable.
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== AVOCAT EN MUTATION… Comment introduire l’altérité dans les prétoires…  1 En chambre de la famille ? « Easy » ! ==
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(JPW) Dans ces conditions, toutes les idées qui vont maintenant nous venir, les plus insensées, les plus imprévus, nous allons les accueillir, toutes ces idées, nous allons les discuter.
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Hier matin, j’avais une audience en conciliation divorce et j’assistais une jeune sénégalaise qui dix ans auparavant, avait rencontré dans son pays, un instituteur français ! ils se sont plus immédiatement, mariés très vite et Madame a suivi son époux en France. Deux ans après, un petit Marcus naissait !
+
(G) J'ai l'impression que les choses pourraient très bien s'arranger si tout le monde disait ici disait tout simplement la vérité
 +
ah ah ah ah (rires…)
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Aujourd’hui rien ne va plus ! Monsieur a pris l’initiative de la procédure de divorce.
+
Est-ce que cette solution vous paraît séduisante Mesdames ? (MJ et MT) Je la trouve originale,  inattendue, extraordinaire
-
De peur que son épouse reparte vivre auprès des siens avec l’enfant, il n’hésita pas à porter plainte contre elle, l’empêchant de passer la frontière, puis lui imposa avec l’aide de ses propres parents, une résidence alternée de l’enfant âgé aujourd’hui de 5 ans et demi.
+
(JPW) Alors disons la vérité ! Nous venons de faire un pas de géant, trois femmes qui s’engagent à dire la vérité c'est émouvant.
 +
(GD) Si mon cher confrère veut bien se dispenser de se foutre de nous….
-
Madame m’explique qu’elle se sent, de par l’attitude de son époux, contrainte dans ses faits et gestes. Elle souhaiterait exprimer ses ressentis librement et avoir « droit à la parole », ne plus se sentir contrainte par son époux. Elle souhaiterait que son époux ne le juge plus d’incompétente dans l’éducation de l’enfant commun et reconnaisse au contraire ses qualités de mère – lui rappelant qu’ils ont vécu ensemble depuis 10 ans ! Elle souhaiterait qu’il ne lui prête plus de mauvaises intentions du genre « partir dans son pays et le couper de tous liens avec l’enfant ».
+
…………
-
Elle voudrait que l’on reconnaisse qu’à ce jour, elle suit des cours de français et va passer en fin d’année un CAP de coiffure afin de pouvoir exercer une activité professionnelle en France.
+
(MT) Je demande la parole, je repense à ce procès….  
-
Dans le cadre de la procédure initiée, Monsieur souhaite la résidence alternée de l’enfant. Madame de son côté a souhaité la résidence fixée chez elle, indiquant que l’enfant était perturbé.
+
(MJ) Elle n'a qu'une idée elle n'a qu'un but c'est d'obtenir notre divorce ! (MT) Exactement ! (MJ)  Mais pourquoi ne demande-t-il pas le tiens mais pourquoi le mien ? (MT) Ton divorce à toi pourquoi ne le demandes-tu pas ?
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(MT) Une seule chose compte, c'est ma fidélité. (MJ) Oui et bien et la mienne !! (MT)  Et la tienne parlons-en à vous n’avez guère été marié Jean-Pierre et toi que pendant six années ! Ton mérite n'est pas très gros tandis que moi, moi ça fait 20 ans que je suis fidèle à mon mariage, ça doit peser dans la balance, 20 années de fidélité. Voilà pourquoi le procès ne me fait pas peur du tout.
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Comment s’est passée l’audience ?
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Au téléphone (JPW) bien bien, Monsieur. Marie-Thérèse pour la troisième fois depuis ce matin Monsieur Martin Dupuis veut prendre de tes nouvelles....... (MT) Ah oui oui merci Jean-Pierre
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(JPW) Voilà. Je ne pense pas que le procès soit faisable
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Ma cliente avait entièrement confiance en moi et a accepté certes que je maintienne ses demandes initiales mais que j’évoque l’ensemble de son mal-être.
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(MT) Il n'est pas faisable.
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Le conseil de Monsieur plaida pour sa part classiquement, en adversité allant même jusqu’à évoquer le fait que Madame ne savait pas écrire le français, lâchant un nouveau prêt d’intention mal vécue par ma cliente.
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(Discussion en aparté GD et MJ) (MJ) Pourquoi n'avez-vous pas protesté tout à l'heure quand elle a osé mettre en doute ma fidélité ? (GD) Parce que c'est un sujet sur lequel il vaut mieux précisément ne pas s'étendre et si vous croyez en Dieu, ne prêter aucun serment à cet égard ! (MJ) Mais pour quelle raison ? (GD) Parce que pendant 22 ans vous avez été la maîtresse du professeur Rosario sans le savoir pendant toute votre amnésie .... (MJ)Mais c'est une infamie !!! (GD) Il faisait ça pour votre bien, ça vous calmait ....
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................................
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Troisième scène
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(JPW) « Vous voulez que je les rapproche ? Je vous demande une minute je vais faire pour cela un peu de prestidigitation
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Je tentais de contrer cette adversité par de l’altérité :
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Je pense tout à coup à une chose. Marie-Jeanne chérie, est-ce que tu as pensé à dire à ta sœur que tu avais recueillie la part de son héritage ?
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J’ai avant tout déploré le fait que par une peur irraisonnée, Monsieur avait développé une dynamique conflictuelle de surenchère ; la relation entre les époux s’était dégradée et ne cesserait de se dégrader tant que l’on resterait dans cette dynamique.
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(MJ) Papa nous a laissé chacune 20 millions …… 20 millions ? (MT) Tu les as ? (MJ) Ils sont dans une banque ? (MT) et aussi un grand immeuble à Rio de Janeiro et tu as la moitié de l'immeuble aussi.... (MJ) Et il est beau ? (MT) C’est une affaire fantastique ; (MJ)  je ne savais pas papa si riche.....
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.....
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(JPW) Où en étions-nous ? Nous en étions l'historique d'un mariage qui comptait en lui les germes de discorde
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Monsieur interrogatif me fixait… je fis donc de la reconnaissance en lui indiquant que je ne me positionnais nullement en terme de fautes mais que je considérais qu’il a agi par simple maladresse, parce qu’il ne savait pas faire autrement et qu’il ne pensait pas disposer d’autres moyens pour se rassurer que de porter plainte puis d’entamer cette procédure.
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(MT) Dans quelle banque et l'argent ?
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J’insistais cependant sur le fait que sa maladresse avait été et est ressentie durement par Madame qui se sent jugée du fait d’interprétations erronées, souffre des mauvaises intentions qu’on lui prête et se sent contrainte par les agissements et propos de Monsieur.
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(MJ) Et en France il avait une villa dans le Midi à Saint-Raphaël ….
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Plus encore, au milieu de ce conflit, il y a un petit gars âgé de 5 ans qui aujourd’hui est perturbé.
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(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....
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Je précise que si Madame s’est opposée à cette résidence alternée, en revendiquant la résidence chez elle c’est du fait de toutes ces raisons ; en définitive elle ne cherche, tout comme le père, que le bien-être de son enfant…
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== Contribution personnel ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes  ==
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Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution.
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Aussi, je vous invite à voir la piece de théâtre, ou surtout à voir le film de 1948 qui à mon gout, n'a pas pris une ride, en tout cas pas en noir et blanc
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Une réaction inattendue du Juge aux affaires familiales :
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comme mise en bouche, cette phrase se suffit à elle meme, pour expliquer à des personnes un aspect cruel du manque de qualité relationnelle :
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....." elles vous diront qu'elles se sont dites des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre....."
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Synthèse d'une oeuvre
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Il avait été particulièrement attentif car les mots qu’il venait d’entendre étaient bien différents de ceux qu’ils avaient jusque-là l’habitude d’entendre ; il s’est montrée particulièrement sensible à ce que je venais de dire puisqu’en m’interrompant, il indiqua « Maître, je suis entièrement d’accord avec votre analyse... » il s’adressa ensuite aux deux parents en insistant sur leurs attitudes passées et leur demandant de réfléchir utilement sur leur avenir et le réel intérêt qu’ils portaient à leur enfant. J’avoue que c’était sur le ton inapproprié de la morale mais un juge ne peut changer du tout au tout …
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Sacha GUITRY
 +
Aux deux colombes 1948
-
Le magistrat indiqua par ailleurs que la résidence alternée est peut-être une bonne chose mais exercée comme elle l’est à ce jour n’est sans doute pas le mieux pour l’enfant qui s’il est perturbé, doit inévitablement ressentir qu’il est un véritable enjeu dans le conflit opposant ses parents.
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Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine.
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Synopsis
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Maître Jean-Pierre Walter (JPW) reçoit un mystérieux coup de téléphone émanant d'une femme l'informant qu'il va avoir une grosse surprise dans la journée, sans autre précision. Cette communication va déclencher quelques échanges aigres-doux avec son épouse Marie-Thérèse (MT). Cette dernière sortie, la "surprise" entre dans l'appartement : il s'agit de Marie-Jeanne (MJ) , sa première femme, sœur de Marie-Thérèse, que l'on croyait disparue depuis plusieurs années dans l’incendie d'un cinéma en Amérique du sud.
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Détail de la scène étudiée :
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A sa façon il les a invités -pour ne pas dire ordonner- à réfléchir plus en avant…
 
-
Profitant que l’on me redonna la parole, je remerciais le magistrat d’avoir abondé dans mon raisonnement et insistait sur le fait qu’il est nécessaire de rétablir un dialogue constructif entre les époux en définissant des principes de qualité relationnelle par le biais d’une médiation.
+
Jean-Pierre Walter seul
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Le Juge mit ce dossier en délibéré mais avant tout demanda aux parties, comme je l’avais proposé, si elles étaient d’accord sur le principe d’une médiation. Sans aucune hésitation, cette proposition fut acceptée – ma cliente me faisant part sans plus attendre sa satisfaction car elle avait en définitive été écoutée…
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« …… Où elles sont ? Oh elles sont là toute les deux seulement pas ensemble, non…
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En complément, le magistrat indiqua qu’il allait parallèlement ordonner une enquête sociale et pour l’heure, sauf meilleur accord, une résidence alternée était maintenue mais avec une coupure en milieu de semaine pour éviter qu’une semaine pleine ne soit pas ressentie par l’enfant comme étant trop longue.
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Et ou nous en sommes je vais vous le dire. Tout à l'heure, vous vous souvenez, elles  s’étaient évanouies là toute les deux et bien aussitôt revenues à elles, elles se sont mises à hurler et à hurler pendant, faut pas mentir, c’est très laid le mensonge, pendant 20 bonnes minutes.
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De temps à autre elle s'asseyait chacune dans un fauteuil et là alors elle se mettait à sangloter puis de nouveau toutes les deux ensemble, hop, elles se mettaient à hurler encore.
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Une réaction également inhabituelle de la partie dite « adverse » :
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Elles, elles vous diront qu'elles se sont dit des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre. En vérité je devrais dire aucun des trois car je n’écoutais pas non plus, formellement décider que j'étais à ne pas intervenir
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En sortant, l’époux et son conseil surpris, m’ont remercié !
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Je me suis manifesté seulement lorsque je les ai vu absolument épuisé toutes les deux alors là je les obligé à prendre leur repas de midi car il était deux heures
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Ne pas s’en remettre au juge pour des décisions concernant leur enfant ; les parents savent mieux que quiconque ce qui est de mieux pour ce dernier… il faut donc mieux communiquer…
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Pour simplifier le service j’ai fait trois parts du déjeuner Marie-Thérèse a eu le turbo dans sa chambre, Marie-Jeanne dans la salle à manger avec tout le poulet pour elle et moi dans mon bureau j'ai dévoré la tarte.
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Notre mission fondamentale, même si l’on assiste qu’une seule des parties, est donc d’éclairer les parties vers cette voie…
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Et nous devons nous retrouver tous les trois ici à trois heures c'est-à-dire dans 10 minutes pour le second round. »
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Ils ne savaient pas – maintenant ils savent et peuvent accéder à la « connaissance » et se responsabiliser…
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== AVOCAT EN MUTATION… Comment introduire de l’altérité dans les prétoires  2  Et comment cela peut-il se passer devant une juridiction pénale ? ==
 
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J’avais eu une discussion fort intéressante, à l’occasion du Symposium intervenue les 19 et 20 octobre 2016, avec Gérard THIEL qui m’avait invitée, et Gaétane CATALANO tous deux médiateurs professionnels depuis une année environ.
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Scène à 5 personnages.... , Jean Pierre Walter, ses deux femmes, la gouvernante (G) et l’avocate adverse, la grande duchesse (sa prochaine femme / GD).
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Cette discussion portait sur la posture d’un médiateur face à un auteur de violences conjugales.
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JPW « En effet la situation actuellement paraît inextricable. En ce moment c’est l’impasse, j’irais même plus loin c'est le cul-de-sac.... (GD) de qui ? (JPW) De sac….  un vieux jurisconsulte.
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L’avocate féministe engagée que j’étais depuis plus de 28 ans avait fièrement déclaré que vu les spécimens qu’elle avait rencontrés à l’occasion d’affaires particulièrement sordides, il n’était pas possible de reconnaître une quelconque légitimité à un homme qui osait battre femme et enfants et qui n’avait en cours de procédure de divorce, qu’un seul objectif, atteindre encore et davantage son épouse quitte à prendre pour otages les enfants…
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Mais d'abord prenons connaissance de l'article 139 du Code civil, le seul qui nous concerne, le seul qui nous intéresse : « L’époux absent dont le conjoint aura contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer le nouveau mariage sous réserve des effets légaux que peut produire un mariage contracté de bonne foi. »
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Et c'est ça le procès. Le procès c’est le scandale, et tout le ridule, Mesdames,  sera sur vous….. (MJ et MT) Sur nous ….  (JPW) Mais oui !
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Deux femmes pour un homme c'est flatteur tandis que pour deux femmes, un seul homme, c'est une famine......
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Supposons le gagner par elle qu'est-ce que tu fais ? (MJ)  Je me suicide ! (JPW) Tu te suicide, parfait, parfait, je comprends.
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Supposant le gagner par elle, qu'est-ce que tu fais ? (PJ) Je perds en appel, je vais en cassation, (JPW) tu en prends pour cinq ans.
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Gaétane m’avait doucement glissé « nous en reparlerons une fois ta formation au sein de l’EPMN achevée… » J’avais été interpellée car je me considérais au surcroit médiateur, ayant passé un diplôme trois ans auparavant…
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Oui, donc nous avons le choix entre un suicide sur la conscience ou cinq années d'emmerdements, d'ennui. (GD) Donc pas de procès, mon cher confrère.
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Enthousiasmée par cette nouvelle approche de la médiation développée par la CPMN, je m’inscrivis immédiatement à l’EPMN et là, ce fut la révélation… je trouvais enfin des véritables outils. Permettez-moi de m’expliquer…
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(DG) Dans ces conditions il faut donc recourir à une solution aimable.
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Qu'est-ce qu'elles ont à rigoler.
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(MJ) Je crois que l'on peut dire aussi amiable.
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Réaliser que le droit n’a pas réponse à tout et constater qu’à l’issue d’un contentieux, toutes les parties en sortaient épuisées et insatisfaites, avaient été pour moi depuis quelques années, un véritable déclencheur…
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(JPW) Dans ces conditions, toutes les idées qui vont maintenant nous venir, les plus insensées, les plus imprévus, nous allons les accueillir, toutes ces idées, nous allons les discuter.
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J’avais tenté par tous moyens dans l’intérêt de mes clients, d’éviter les procédures longues, onéreuses, de plus en plus aléatoires, en anticipant par la rédaction de contrats, conditions générales de vente, guides de poses etc… œuvrant tout particulièrement dans le milieu du bâtiment. Cela ne suffisait pas…
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(G) J'ai l'impression que les choses pourraient très bien s'arranger si tout le monde disait ici disait tout simplement la vérité
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ah ah ah ah (rires…)
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Je me suis donc tournée vers la Médiation depuis 2014. La première formation que j’ai eue était à connotation juridique.
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Est-ce que cette solution vous paraît séduisante Mesdames ? (MJ et MT) Je la trouve originale,  inattendue, extraordinaire
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Durant tout ce temps, et je comprends aujourd’hui ce qui me limitait au fond de moi-même, j’étais et je réfléchissais toujours dans l’adversité et non dans l’altérité.  
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(JPW) Alors disons la vérité ! Nous venons de faire un pas de géant, trois femmes qui s’engagent à dire la vérité c'est émouvant.
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(GD) Si mon cher confrère veut bien se dispenser de se foutre de nous….
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…………
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(MT) Je demande la parole, je repense à ce procès….
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(MJ) Elle n'a qu'une idée elle n'a qu'un but c'est d'obtenir notre divorce ! (MT) Exactement ! (MJ)  Mais pourquoi ne demande-t-il pas le tiens mais pourquoi le mien ? (MT) Ton divorce à toi pourquoi ne le demandes-tu pas ?
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(MT) Une seule chose compte, c'est ma fidélité. (MJ) Oui et bien et la mienne !! (MT)  Et la tienne parlons-en à vous n’avez guère été marié Jean-Pierre et toi que pendant six années ! Ton mérite n'est pas très gros tandis que moi, moi ça fait 20 ans que je suis fidèle à mon mariage, ça doit peser dans la balance, 20 années de fidélité. Voilà pourquoi le procès ne me fait pas peur du tout.
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Au téléphone (JPW) bien bien, Monsieur. Marie-Thérèse pour la troisième fois depuis ce matin Monsieur Martin Dupuis veut prendre de tes nouvelles....... (MT) Ah oui oui merci Jean-Pierre
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(JPW) Voilà. Je ne pense pas que le procès soit faisable
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(MT) Il n'est pas faisable.
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Même quand j’ai eu mon diplôme de médiateur, je n’avais pas réellement de processus structuré et plus encore, nous étions axés toujours sur le juridique ; il était impossible de réfléchir différemment et impossible surtout d’aider une personne quelle qu’elle soit à se libérer de ses émotions, au cœur de toute relation…
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(Discussion en aparté GD et MJ) (MJ) Pourquoi n'avez-vous pas protesté tout à l'heure quand elle a osé mettre en doute ma fidélité ? (GD) Parce que c'est un sujet sur lequel il vaut mieux précisément ne pas s'étendre et si vous croyez en Dieu, ne prêter aucun serment à cet égard ! (MJ) Mais pour quelle raison ? (GD) Parce que pendant 22 ans vous avez été la maîtresse du professeur Rosario sans le savoir pendant toute votre amnésie .... (MJ)Mais c'est une infamie !!! (GD) Il faisait ça pour votre bien, ça vous calmait ....
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L’enseignement suivi au sein de l’EPMN m’a permis littéralement de me structurer et m’affirmer et … çà marche ! même dans les prétoires…
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Troisième scène
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Récemment, j’ai assisté par-devant le tribunal correctionnel d’Avignon, une cliente victime de violences de la part de son concubin et cette nouvelle affaire m’a permis de me « sonder ».
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(JPW) « Vous voulez que je les rapproche ? Je vous demande une minute je vais faire pour cela un peu de prestidigitation
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La Juge unique qui siégeait était une personne qui anciennement juge aux affaires familiales, me connaissait de part les convictions que j’ai toujours défendues dans ce domaine.
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Je pense tout à coup à une chose. Marie-Jeanne chérie, est-ce que tu as pensé à dire à ta sœur que tu avais recueillie la part de son héritage ?
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Elle s’attendait donc à ce que je sois déterminée en tant que défenseur de la partie civile à solliciter les peines maximales. Elle entama l’instruction de ce dossier très sévèrement vis-à-vis du prévenu.
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(MJ) Papa nous a laissé chacune 20 millions …… 20 millions ? (MT) Tu les as ? (MJ) Ils sont dans une banque ? (MT) et aussi un grand immeuble à Rio de Janeiro et tu as la moitié de l'immeuble aussi.... (MJ) Et il est beau ? (MT) C’est une affaire fantastique ; (MJ)  je ne savais pas papa si riche.....
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.....
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(JPW) Où en étions-nous ? Nous en étions l'historique d'un mariage qui comptait en lui les germes de discorde
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(MT) Dans quelle banque et l'argent ?
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Lorsque vint mon tour de plaider, j’ai avant tout donné la parole à ma cliente que l’on avait jusque-là quasiment ignoré. Celle-ci a pu exprimer toutes les souffrances qu’elles avaient subies et qui ne figuraient pas dans le dossier pénal.
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(MJ) Et en France il avait une villa dans le Midi à Saint-Raphaël ….
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Ensuite, j’ai pris la parole et me suis surprise de ne pas être dure et tranchante voire sarcastique comme je l’aurais été dans le passé.
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(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....
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Mes propos furent principalement de dire que :
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== Synthèse d'une œuvre - "Une Famille Heureuse"  ==
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Par Clara Noël
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- Ce type de dossier est pour nous tous une grande souffrance, qui que nous soyons, certes les victimes directes mais aussi avocats, magistrats et auteur. Il doit nous permettre de réfléchir sur notre société en général…
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''Une famille heureuse''
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- Pour le cas présent, les faits sont établis, même reconnus pour certains d’entre eux. Il y a des textes de loi, il conviendra d’en faire application.
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Un film de Nana Ekvtimishv''ili et Simon Groß (2017)
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- Cependant, il conviendra de faire en sorte que la peine prononcée soit efficace : la victime doit avec ses enfants, être protégée et surtout l’auteur doit se responsabiliser et se soigner – le fait de « se prendre en main » ne dépendant que de lui-même. Il a des antécédents, mais j’ai considéré sa seule maladresse.
 
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L'histoire
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L’action du film se déroule de nos jours, à Tbilissi.
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Manana et Soso sont mariés depuis vingt-cinq ans.
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Ils vivent avec leur deux grands enfants, le mari de leur fille et les parents de Manana.
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Le soir de son anniversaire, Manana leur annonce qu’elle s’apprête à quitter la maison familiale pour emménager seule dans un appartement, dans un autre quartier de la ville.
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Ce qu'elle fait, sans expliquer les raisons de son départ.
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Aux questions de ses proches, elle répond qu’elle voulait vivre seule depuis longtemps.
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La suite du film montre des instants de la vie de Manana dans son appartement et la situation « de crise », la situation conflictuelle qui s’engage au sein de sa famille avec son départ.
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Dans cette analyse, nous repèrerons éléments du conflit, éléments de langage; prêts d’intentions, interprétations, contraintes; exprimés par les personnes, nous verrons que les personnes que le conflit semble opposer et celles qu'il oppose réellement ne sont peut-être pas les mêmes, et pour se faire nous nous arrêterons sur quelques scènes du film.
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Ensuite, nous verrons deux tentatives de médiation, ou plutôt de conciliation, mises en œuvre pour gérer la situation, l’une de la part de Rezo, le frère de Manana, l’autre nous la verrons en nous arrêtant sur la scène du « conseil de famille » qui se tient peu de temps après son départ.
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Composantes et acteurs du conflit
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On repère des éléments de conflit avant l’annonce même du départ de Manana.
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Le jour de son anniversaire, sa mère, son frère, son mari ont organisé un dîner, invité des amis. Manana leur demande d’annuler, disant qu’elle ne veut pas, n'est « pas d’humeur » à fêter son anniversaire.
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Le soir venu, les invités arrivent, le dîner est servi et Manana ne se montre pas à table, elle reste à l’écart.
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Les invités partis, sa mère et son mari expriment leur mécontentement. Se faisant, ils tiennent des propos moralisateurs“ tu nous as fait honte” lui dit sa mère, “mes amis (…)qu’est-ce qu’ils vont penser de moi”, ajoute son mari.
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Chacun a imposé à l’autre sa solution : ils ont organisé le dîner, elle n’en voulait pas, elle n’y a pas assisté. Elle leur annonce qu’elle va vivre ailleurs. Son mari ironise un prêt d’intention et une contrainte “on est tellement méchants qu’elle est obligée de partir”.
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Le jour où Manana fait ses valises et déménage, où ce qui semblait à ses proches être des paroles en l'air, une “menace”, se réalise, une crise éclate.
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Ses enfants et sa mère la pressent de questions. Ils ne comprennent pas son comportement, et à leurs questions, elle ne répond pas, ou seulement qu’elle s’en va. Alors ils interprètent, imaginent des explications.
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Pour sa fille et son fils, “quelqu’un” lui a “fait du mal”. Il leur est difficile d’envisager une autre explication.
-
- Dans la mesure où ma cliente et ses enfants vivaient pour l’instant dans l’ancien domicile conjugal mais qui était un bien propre à Monsieur, j’avais à travers son avocat, obtenu son acceptation de maintien dans les lieux jusqu’à la fin de la scolarité des enfants – j’ai donc tenu à donner cette information au tribunal et remercier publiquement Monsieur pour cet engagement.
 
 +
Sa mère lui demande ce que Soso a fait de mal, le comparant à d’autres, qui boivent, se droguent ou battent leur femme, lui disant qu’elle a un bon mari, qu'elle “ne connaî[t] pas [sa] chance”.
 +
En réponse, Manana, elle aussi, interprète les paroles de sa mère “je suis une adulte arrête de me faire la leçon”, et se sent contrainte, ne cessant de lui répéter “laisse moi tranquille ”.
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Face à l’attitude de Manana, sa mère, déjà en colère, éclate. Elle hurle, juge, interprète son comportement “tu ne respectes pas ta famille”,“tu nous déshonores tous, tu nous déshonores devant les voisins”.
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En plus de lui prêter des mauvaises intentions à son égard, à l’égard de sa  famille, elle tente ensuite de la contraindre physiquement de l’empêcher de partir.
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Cette scène nous montre un conflit entre la mère et la fille,. Entre elles, les prêts d’intentions, les interprétations, les contraintes fusent, et elles ne communiquent plus. Elles ne s’écoutent pas parler, ne se sentent pas reconnues par l’autre, et ne reconnaissent pas l’autre. Pour satisfaire leurs besoins respectifs, chacune impose , ou tente d’imposer sa vision à l’autre. La première pour garder ce qu’elle a; pour que rien ne change, la deuxième pour avoir ce qu’elle n’a pas; pour vivre seule, autrement.
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Dans le discours de ses proches prédomine la morale, ce qui est bien, normal et ce qui ne l’est pas, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.
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Et c’est, comme nous allons le voir au prochain chapitre, ce discours, cette vision qui motivera son frère, sa famille à tenter de solutionner cette situation par la contrainte, en imposant leur solution, celle qui leur semble la meilleure.
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A ce moment précis, le procès qui avait commencé dans un véritable climat d’adversité glissa quelque peu dans une dimension plus humaine…
 
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Le procureur de la république fit une plaidoirie « soft » qui n’accablait pas l’auteur – il resta ferme mais ne fut pas virulent comme j’avais pu le voir auparavant dans des dossiers similaires Nonobstant la gravité des violences (agressions et menaces avec arme), il semblait comprendre le désarroi de l’auteur et de la victime ; il requiert une peine d’emprisonnement avec sursis avec mise à l’épreuve – dans le droit fil de ce que je demandais- à savoir interdiction d’approcher la victime et ses enfants et obligation de soin.
+
La gestion du conflit
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L’avocat du prévenu plaida non sur les faits mais sur la personnalité de son client, indiquant avoir apprécié mes remerciements.
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Suite au départ de Manana, c'est son frère, Rezo, qui endosse le rôle de médiateur, ou de conciliateur. Ils se rencontrent dans un café, seulement tous les deux.
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Aux premiers mots de son frère, Manana se sent jugée par lui “écoute ce que je te dis. Tu comprends? - Rezo je ne suis pas une enfant.”
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D’abord, il argumente, tente de la raisonner, de lui faire comprendre que son comportement n’est pas correct vis-à-vis de son mari “tu as pensé à Soso?”. Il est partial. Il juge le comportement de sa sœur et prend partie pour le reste de la famille selon des critères de la morale. Il n’est pas non plus neutre, car il fait partie de la famille, et parle ensuite de lui “je ne veux pas ça. Je ne veux pas que tout le monde parle de ma sœur.” Or dans sa démarche de conciliateur, en lui prêtant de mauvaises intentions “tu veux que je pète les plombs?”, en la soupçonnant, “peut-être que tu vois quelqu'un”, il commence à perdre la confiance de sa sœur “pourquoi tu me parles comme ça?”, et à devenir lui-même acteur du conflit. Car Manana en vient à lui répéter ce qu'elle avait dit à sa mère, au pluriel cette fois-ci “laissez-moi tranquille”.
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Avant de partir, il parvient à la convaincre de participer le dimanche suivant à une réunion, pour “discuter tous ensemble”, et ce pour des raisons non rationnelles, mais purement émotionnelles “fais le pour moi”, faisant appel à son empathie.
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Plus qu’une simple réunion, c'est un véritable conseil de famille qui l’attendra.
 +
Ses aînés, oncles, tantes, en plus de ses parents, sont réunis autour d’une table. Le lieu choisi pour cette réunion n’est pas neutre, puisqu’elle se tient dans la maison familiale, que Manana a justement voulu quitter.
 +
Soso, son mari, est absent de la scène. Les personnes présentes se sont réunies, pour faire “entendre raison” à Manana -or une raison qui sont plutôt leurs raisons- de la mener à entendre et s’accorder à leur point de vue. Une fois encore, il est question de ce qui est bien ou mal, qui plus est, au regard des autres. Plusieurs personnages lui demandent de réfléchir, de “bien” réfléchir, avant que l’un d’entre eux ajoute “réfléchis bien au chemin que tu prends, c’est gênant pour ta famille”. Ils expriment des peurs (peur de la rumeur), des préjugés “le mariage, c’est difficile”. Et ces à ces idées, ces valeurs, ne voient, n’envisagent, ne conçoivent pas d’alternatives. Ils ne prennent pas de distance vis-à-vis de la situation, et interprètent à leur tour, pour trouver réponse à leurs questions “tu es ingrate”, jugent, soupçonnent “je me demande pourquoi elle refait sa vie à son âge, et avec qui”, la menacent même “tu devrais t’occuper de ton mari, un homme poussé à bout est capable de tout”. Le ton monte, les enfants de Manana prennent parti pour leur mère, criant contre leurs oncles et tantes. Le conseil de famille est un échec, ajoutant à la dynamique conflictuelle et tendant à élargir le conflit à d’autres membre de la famille.
 +
Les parents réunis n’ont pas obtenu ce qu’ils espéreraient.
-
La Juge délibéra sur le siège, et très calme, déclara coupable Monsieur des violences commises, le condamna à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis avec mise à l’épreuve durant 2 ans avec obligation de soin, interdiction d’approcher la victime et ses enfants et obligation d’indemniser la victime (3000 € de dommages et intérêts et 800 € d’article 475-1 du Code Pénal – au titre des frais d’avocat).
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== Une structure de médiation à l'étranger - le "Centre de Médiation et Droit" de Moscou ==
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Au-delà d’une audience qui s’est déroulée dans un climat plus apaisé que la normale, les parties sont sorties sereines.
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Par Clara Noël
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L’auteur semblait apaisé et avait accepté la décision rendue.
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Centre de Médiation et Droit ( Центр Медиации и Право)
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Ma cliente était elle aussi apaisée et n’était plus dans la colère exprimée jusque-là ; elle avait été entendue, reconnue ; elle ne voulait pas que son ex-concubin subisse une lourde peine et était inquiète à ce propos.  
+
Adresse du site : mediacia.com
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Sortie de l’audience, elle était en accord avec ce qu’elle ressentait au fond d’elle-même car la décision rendue, ce qu’il s’était passé ce matin-là, avait rétabli en elle, équilibre et harmonie.
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Nom du dirigeant :
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Directeur : Irina Azizova
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Fondateur et responsable scientifique : Isana Shamlikashvili
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Fondation : 2005
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Type de structure :
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Organisation non commerciale autonome.
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« structure dépourvue de membre constituée par des personnes physiques ou morales qui, en qualité de fondateurs ayant transmis un patrimoine en propriété de l’organisation dans le but qu’elle fournisse des services dans le domaine des biens sociaux, exercent, selon les règles prévues par les documents fondateurs, une surveillance sur son activité. La loi précise que les fondateurs peuvent utiliser les services de l’organisation mais seulement dans les mêmes conditions que les autres personnes » (extrait de Les organisations non commerciales russes M.A. Latournerie)
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Objectifs :
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Œuvrer à la diffusion et au développement des modes alternatifs de résolution des conflits (MARC) et de la médiation.
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Champs d’intervention :
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Service de médiation, école de formation, travaux de diffusion de la profession de médiation.
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Actions réalisées :
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- Services : proposition de médiation pour des conflits en entreprise, conflits commerciaux, familiaux et autres
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Création de systèmes de prévention et de résolution de conflits en entreprises.
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Pour ma part, je suis sortie profondément heureuse et un déclic en moi s’était opéré… Me remémorant mes réflexions d’avant ma plaidoirie… je reconnais l’auteur dans la légitimité de son point de vue, sa bonne intention pour lui-même et sa maladresse car il ne savait pas s’exprimer et faire autrement que comme il l’a fait…
+
Accompagnement de projets
-
Plus encore, je me suis moi-même sentie en harmonie et de là ma réflexion : Nous les avocats, ne subissons-nous pas le déséquilibre et la disharmonie de nos clients ? à tout le moins, étant dans le conflit en permanence, ne ressentons-nous pas ces besoins d’équilibre et d’harmonie car nous vivons les histoires de nos clients, nonobstant le recul que nous pouvons avoir…
+
-Pédagogie : formation professionnelle à la médiation,
-
La pleine satisfaction des besoins du client, telle doit être notre engagement… et cet engagement passe avant tout par une écoute attentive totalement altéro-centrée et la voie judiciaire n’est sans doute pas la solution…
+
Travail d’information et d’éducation des représentants juridiques et d’entreprises sur les modes alternatifs de résolution des conflits et sur la médiation, par
 +
l’organisation de conférences scientifiques, séminaires, master-classes, tables rondes.
-
Une belle aventure… la magie du travail sur la qualité relationnelle fonctionne même dans les prétoires ! c’est voir et exercer notre profession initiale différemment…
+
-Diffusion : collaboration avec des associations, organismes de médiation hors de Russie,
 +
participation à la création de centres basés sur leur méthode scientifique, dans d’autres régions de Russie .
-
Edith DELBREIL
+
Participation au « NOM », l’Union nationale des médiateurs.
-
Stagiaire EPMN
+

Version actuelle en date du 10 octobre 2017 à 17:43

Sommaire

LA REUNION EN 10 POINTS

1 / RAPPEL DES ENGAGEMENTS

 Après avoir invité les parties à s’installer et rappelé l’objet de la réunion, faites redire à chacune d’elle ce à quoi elles se sont individuellement engagées, lors de leurs entretiens individuels pour garantir la qualité du dialogue.

- Ne pas interpréter les propos de l’autre

- Ne pas lui prêter de mauvaise intention

- Ne pas chercher à contraindre ou à imposer quoi que ce soit et de quelque manière que ce soit.

Il est très important que toutes les parties se prêtent à l’exercice. Attention ! Il est également très important, dès cette première étape, de veiller à ne pas laisser s’installer de prises de paroles intempestives ou toute autre tentative d’interruption de parole ou de déstabilisation. Si besoin est, n’hésitez pas à intervenir immédiatement pour recadrer mais faites-le avec tact et délicatesse.

2 / FAIRE LA SYNTHESE DE CE PREMIER ACCORD

Faites ensuite remarquer qu’il s’agit là d’un premier accord, faites-en la synthèse en reformulant sur le principe des 3 PICs. Vous insisterez ensuite sur le fait qu’il a été pris séparément, mais identiquement, basé sur le même désir (celui d’avoir la garantie d’un dialogue de qualité, apaisé), le même besoin (celui de trouver une solution qui leur convienne et qui puisse convenir à tous), cela permet de renforcer la pensée que tout n’est pas perdu et qu’il est encore possible qu’elles puissent s’accorder sur certains points.

3 / AVANCER L’IDEE QUE CE N’EST PAS LE PREMIER

En fait, elles en ont déjà partagé un au pare-avant, puissent qu’elles se sont déjà accordés de venir en médiation. C’est donc bel et bien un deuxième accord qui vient d’être obtenu. En soulevant ce fait, vous mettez ainsi en évidence les bienfaits quasi instantanés de leurs implications, renforçant par la même occasion leurs confiances en eux, dans leur capacité à s’entendre mais aussi, dans la confiance en votre capacité à les accompagnés dans leur décision, vers leur solution.

4 / SOULIGNER QU’IL EN EXISTE DÉJÀ UN TROISIEME

Surfez sur cette vague de sensation positive ! Car souvenez-vous, c’est le dernier point sur lequel vous vous êtes accordés en fin d’entretien individuel. Ils se sont également tous engagés, à vous autoriser, à leur rappeler leurs engagements s’ils avaient des difficultés à les respecter. Vous êtes, vous médiateur, le garant du maintien de la qualité relationnelle à leurs yeux et, à ce titre, ils vous ont accordé leur confiance. Voilà donc le troisième accord. Rendez-vous compte de l’impact positif immédiat : la réunion vient seulement de commencer et vous en êtes déjà au troisième accord et ce, uniquement grâce à :

- Leur implication,

- Leurs engagements

- à la confiance qu’ils ont bien voulu vous accordée.

Mettez bien en avant ce constat !

5 / REMERCIER POUR LA CONFIANCE MUTUELLEMENT ACCORDEE

Vous vous êtes, vous aussi, engagé en tant que médiateur lors des entretiens individuelle à être le garant du respect des principes de la qualité relationnelle et, au-delà de la confiance qu’ils vous ont accordée, ils vous ont autorisé à les recadrer si nécessaire.

Remerciez-les sincèrement et conjointement pour cette confiance mutuelle et pour leur implication dans le processus.

Enfin réaffirmez devant eux, votre attachement aux principes de qualité relationnelle. Vous pouvez également renouveler votre engagement.

Voilà, les bases d’une bonne réunion sont en place, les parties sont impliquées et confiantes.

6 / BILAN DE LA SITUATION ACTUELLE DU CONFLIT

Commencez par faire l’état des lieux du conflit. Chaque partie donne son point de vue sur la situation dans laquelle elle se trouve, sa vision du conflit.Les premiers désaccords risquent d'émerger. Tout le monde va dès à présent, mettre à l’épreuve ses engagements. Ne vous laissez pas déborder, n’oublier pas que vous êtes le garant de la qualité relationnelle et, que vous êtes autorisé à signaler, recadrer même toute dérive, tout débordement. Vos clients vous ont accordé leur confiance dans votre capacité à maintenir cette qualité. Interrompez, synthétisez, reformulez en F.C.R., relevez les attitudes négatives, les postures contre-productives, à tout moment, restez maitre de la qualité des échanges.

Ensuite, lorsque tous s’accordent à penser qu’ils ont fait le tour de la question, que tout l’émotionnel semble purgé, que personne n’a plus rien à ajouter, faites la synthèse de la situation et obtenez en l’approbation.

Remerciez-les pour l’implication et la sincérité de chacun.

7 / DETERMINATION ET ANALYSE DES PISTES DE SORTIE DU CONFLIT

Dans cette situation de conflit à présent pleinement clarifiée, quelles sont réellement les possibilités de sortie ? Seules trois options sont possibles :

- la reprise de la relation comme elle existait avant de se dégrader

- l’aménagement de celle-ci

- la rupture consensuelle.

Or, à cette étape, il est bon de faire tomber une de ces 3 solutions (si elle ne s’est pas déjà exclue d’elle-même, évidemment). Sauf bien-sûr si seule la première option est retenue, faire maintenant l’inventaire de ce qu’il subsiste de la relation :

- Enfant(s)

- Biens matériels mobiliers et/ou immobiliers

- Investissement(s)

- Projet(s).

Bien souvent, là aussi, une deuxième des 3 options tombe également et alors l’option de sortie du conflit se dessine.

8 / RECHERCHE ET FORMALISATION D’UN PROJET

C’est le moment où l’imaginaire, l’esprit créatif de chacun va pouvoir s’exprimer. Votre rôle à présent n’est plus simplement de diriger ni d’orienter les débats, mais c’est aussi maintenant celui d’éclaircir le chemin, ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et laissez libre-court aux idées, aidez les partis à trouver les mots juste, à préciser leurs pensées, explorez avec eux les possibles et accompagnez les dans le ou les choix qu’ils devront faire entre toutes ces pistes.

Mais soyez vigilant si l’on vous demande votre avis, veillez bien à conserver votre Neutralité et votre Impartialité dans vos réponses. Vous n’êtes pas là pour valider quoique ce soit et à la question « qu’en pensez-vous ? », jouez plutôt de la distanciation et répondez « vous en doutez ? ». Vous favoriserez alors la réflexion, sinon pourquoi douter ? En les amenant dans ce questionnement, vous renforcerez encore un peu plus l’implication dans leurs choix.

Enfin. Aidez-les à formaliser un projet commun.

9 / TROUVEZ UN ACCORD CONSENSUEL

 Là, 2 solutions s’offrent à vous :

- L’accord consensuel demeure verbal, il se cèle alors généralement par une solide poignée de mains. (Voir plus, si affinité retrouvée)

- Les partis pourront demander que l’accord soit écrit.

Il devra alors être rédigé en 2 exemplaires et sur papier libre, sans entête, sans logos, ni pied de page. Vous pourrez éventuellement, à leur demande, offrir en service la transcription de celui-ci sur informatique mais en aucun cas, vous ne serez le rédacteur et encore moins cosignataire du dit accord (Conformément au Codéome).

Et si toutefois il demeurait chez les parties un doute sur la validité du document, libre à elles de le faire

- valider par un conseil,

- enregistrer chez un notaire

- homologuer par un juge qui lui donnera alors, une force exécutoire.

10 / CLAUSE DE MEDIATION

Dans tous cas, quel que soit l’issue de la médiation, dans l’accord mais aussi au-delà de l’accord, assurez-vous d’obtenir pour le futur, l’engagement des parties d’être vigilantes au maintien de qualité relationnelle nouvellement rétablie, ainsi que l’assurance d‘un retour à la médiation dans le cas contraire.

Faites ajouter une clause de médiation dans ce sens en fin de rédaction si l’accord est écrit. Celle-ci devra être rédigée en conformité avec le Codéome. Vous trouverez les détails de son contenu ainsi que des exemples dans l’article correspondant dans le code de la médiation (2 ème Edition), en pages 403 à 405 du Livre II.


Contribution sur le Wikimédiation : Article de présentation d'une structure de médiation, société, organisme, association :

Structure : "Le Centre de Recherche et de Médiation" (2 rue Escoussières Montgaillard 31000 Toulouse" qui est une antenne de l'Association "MEDIATION TOULOUSE-PYRENEES". Le Président est Maître Jean-Henry FANE, ancien Bâtonnier. L'objectif de la structure est d'avoir le monopole de la Médiation sur Toulouse et, au-delà la METROPOLE. Au-delà d'avoir une structure opérationnelle avec des avocats (tous les médiateurs de l'association sont avocats), à côté du TGI de Toulouse, l'association s'est dotée d'une antenne de "Recherche" (contributions de juristes, jurisprudences, analyse des textes, doctrine etc...... L'Association dispose d'un site internet, qui permet de poster un message de demande d'intervention du médiateur, vous laissez vos coordonnées et, un membre de l'asso vous contacte par téléphone. Vous expliquez votre problématique et donnez les coordonnées de la personne ou de la structure avec laquelle vous souhaitez initier une médiation, et, elle est contactée à son tour, par téléphone. Si elle accepte, elle est conviée à un entretien de médiation, ainsi que vous-même, entretien séparé. Cet entretien peut être réalisé au téléphone pour toutes raisons d'éloignement. Puis vient le temps de la réunion des parties avec le médiateur. Il n'y a pas de processus structuré de médiation, les médiateurs sont tous avocats, le but est la rédaction d'une convention de résolution amiable (un sous-seing). Le coût global est d'environ 300 Euros, libre aux parties de savoir comment elles paient, on les encourage à partager à 50-50 les frais de la médiation. Il est possible que l'association fasse des demandes de subventions, même, très certainement, je ne sais pas quel montant elle peut éventuellement recevoir. Dans le cadre d'une liquidation successorale, deux de nos clients ont fait appel au médiateurs de l'association, c'était en 2015, nous avons pu suivre le process de l'association à travers eux. Le site ne mentionne pas de tarifs précis, la question du financement de la médiation est évoquée par téléphone. "MEDIATION TOULOUSE PYRENNEES" a un véritable leadership sur la MEDIATION de la Métropole Toulousaine. L'UT1 DROIT de Toulouse Université du CAPITOLE ouvre aussi dés à présent sa "CLINIQUE DU DROIT" qui prévoit des consultations gratuites pour tous les citoyens, réalisées par des juristes confirmés, des profs, ou des étudiants ayant au moins un Master1, il est question que des médiateurs puissent y être sollicités (ceux qui sont titulaires du DU Médiation Droit): Stéphanie BERGEZ LIMA (Stagiaire) Contribution sur le Wikimédiation dans le cadre du rapport de fin de formation du CAP'M.

Synthèse de l'oeuvre : "Rire et châtiment" Film de 2003

Œuvre " Rire et châtiment" Film comédie de 2003 avec José Garcia Synopsis : Vincent est un ostéopathe comblé, marié, il amuse tout le monde et a de l'énergie à revendre. Tout le monde l'adore, ses amis, ses patients, il ne cesse de plaisanter et d'en faire des tonnes. En revanche, sa compagne Camille n'en peut plus, elle est épuisée par la vie à ses cotés. Lasse de vivre au rythme effréné d'un bouffon qui ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête, elle décide de le quitter en invoquant son égocentrisme prononcé. Lors d'un diner d'anniversaire, un ami de Vincent meurt d'une crise de rire. Vincent se remet alors en question et remarque qu'il existe que dans son statut de "déconneur". C'est le portrait bien senti d'un égoïste, qui a fait de sa vie un spectacle et de fait se trouve en perpétuelle représentation. Il va devoir dompter son humour pour gagner son bonheur. Vincent va beaucoup souffrir du rejet de Camille et va se remettre en question. Avec ardeur, il prend des cours de secourisme. Il va jusqu'à apprendre quelques mots de russe, s'initier à la danse tsigane et pour parfaire le tout, l'invite dans un restaurant russe pour mettre en application ses nouvelles connaissances. Bien qu'interpellée, Camille n'est pas dupe. Il va même faire une superbe oraison funèbre pour un inconnu, mort sous ses yeux et cela sans réussir à retrouver la confiance de sa bien-aimée Camille. Le joyeux drille se réveille à la fête d'anniversaire : ce n'était qu'un rêve. Prenant fait de ce terrible songe, Vincent va savoir se réconcilier avec Camille, en lui disant combien elle compte pour lui...

Regard du médiateur

Vincent Roméro fait rire tout le monde, aussi bien ses patients que ses amis. Le conflit avec sa compagne est né de l'agacement de Camille, à supporter ses pitreries ininterrompues, ca ne l'amuse plus, et le quitte. L'escalade du conflit Mode de communication : Les trois registres de la persuasion Ethos/Pathos/Logos

(0.54) Dans la voiture avec Camille, en rentrant d'une sortie de boite.

Vincent : C'était de la bonne grosse teuf de macaque Camille : Oh ! Tiens, j'ai un truc à te dire. Vincent : J'ai la grosse, grosse, patate, ce soir fallait pas me chercher. Camille : Jean va avoir un petit garçon Vincent : Glandouille, toi et ta voiture là Camille : Ralenti.... Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il parle de la prochaine soirée) Camille : Bon ben ralenti pas, mais Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il continue à parler de la prochaine soirée) Camille : Ben, quand même c'est ton pote d'enfance Vincent : Qu'est ce que t'en pense d'un hippodrome ? (comme lieu de la prochaine soirée) Camille : Tu m'écoutes jamais. Vincent : Je vais louer un bon gros hippodrome pour faire une party.

(0.10) A l'hôpital, quand Vincent va voir sa femme : la rupture

Vincent : J'ai droit à une explication, c'est à cause d'hier soi  ? Camille : Hier soir, et d'avant avant hier... Vincent : Bon bonne prise de shoot, tu rentres à la maison, on parlera un autre jour. Camille : Tu peux te gratter Vincent : Hey... (Ils sont dans la chambre d'un patient qui mange) Vincent : Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux. Camille : Je m'en fous de ton fric, tu ne le sais pas depuis le temps. (ils sortent de la chambre du patient) Vincent : Enfin merde Camille, on est bien quand même tout les deux. (Camille lui demande de faire moins de bruit, il est dans un hôpital) Vincent : On se marre bien oui ou non. Camille : On se marre bien, on ne fait même que ça. Tu es le mec le plus drôle de la terre, mais il te manque tout le reste. Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI. Vincent : Bon ben je suis d'accord, on se sépare. Après tout je me vois très bien célibataire, je l'ai déjà été, ca allait. Mais attention, parce que dans 2 jours au max, tu vas mesurer douloureusement ce que tu perds. Camille . Hum.. Vincent : Je vais te manquer et faudra pas pleurer parce que je te reprendrai pas. Je te préviens Camille si ce soir tu n'es pas revenue, c'est fini. T'as compris, fini... Là il l'embrasse en souriant... Vincent : A ce soir ma puce, t'es vraiment... (et il part..)

Camille (PATHOS) (0.10) Camille dans cet échange, est plutôt dans le registre du Pathos : Elle reproche à Vincent son manque d'écoute, son manque d'attention, et n'a plus envie de poursuivre sa relation avec Vincent. Quand elle dit : "Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI." La charge émotionnelle est présente. (passage à 0.10) Vincent (ETHOS) Vincent quant à lui, serait d'avantage sur un mode de communication de l'Ethos. Il cherche à légitimer, à convaincre Camille en se décrivant comme un mec fun, limite un prix Nobel. Avec ses patients et amis, Il sollicite la sympathie. Au delà de l'émotionnel, car Vincent est un "mec" sympa, c'est un "mec" que l'on ressent. Vincent est un manipulateur, quand il dit à Camille " Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux." Il se voit en trophée, en sauveur, en génie. Mais Camille ne rentre plus dans son jeu. Malgré tout, Vincent tente de ramener Camille à sa raison. Dans la manipulation de Vincent, la rhétorique prend toute sa dimension, puisqu'elle ne repose que sur son argumentation orale. (1.02) Son associé et ami Jacques (LOGOS) : Son meilleur ami Jacques, acupuncteur, tente de le sortir de la déprime. Jacques :Non, non me dit rien. Tu as encore fait ton numéro, un truc énorme qui fait plein de bruit, qui en met plein la vue. Oh ! la la la.... c'est plus fort que toi. Au lieu d'être sincère, il faut que tu flambes, tout çà parce que MONSIEUR Vincent veut toujours être leuuuu... Vincent : Ca va Jacques ! Jacques : Tu veux que je te dise. Moi, je passe inaperçu, je rase les murs, je ne fais pas de vague pour pas que l'on me regarde. Ben toi, tu t'agites dans tous les sens pour pas qu'on te voit ! Dans cet échange, Jacques est clair, logique, il s'adresse à l'esprit rationnel de Jacques. Son mode de communication est de type "Logos"

Le conflit et son mécanisme, PIC : (Passage 0.61) En rentrant chez eux, Vincent et Camille

Camille : J'essaye de te dire quelque chose, tu m'entends pas. Tu m'écoutes jamais Vincent : Mais si je t'écoutes Camille : J'ai l'impression de vivre avec une batterie qui se vide pas. Même la nuit tu bouges, tu ries. Tu ne peux pas te calmer un peu Vincent ?

(Sonnerie du téléphone)

Camille : Pour partir en vrille, je suis la première, mais on n'a jamais un moment tranquille pour discuter.... Vincent : Allo (il a décroché le téléphone) (Camille continue à lui parler, mais il ne l'écoute plus...il est dans sa discussion téléphonique)


Prêt d'intention : Camille dit à Vincent qu'il ne l'entend pas, qu'il ne l'écoute jamais. Elle lui prête l'intention de ne jamais l'écouter. Au passage 0.10, Camille dit à Vincent qu'elle a la sensation de ne pas exister dans sa vie, d'être invisible. Contrainte : La contrainte qui apparaît, c'est qu'ils n'ont jamais un moment à eux pour discuter. Au passage 0.10, la contrainte qui parait évidente, c'est que Vincent prend trop de place en public et ne lui permet pas d'exister en tant que compagne. Interprétation et jugement : Camille interprète que Vincent ne l'entend pas, car il est comme une batterie qui ne se vide pas. Elle lui demande de se calmer un peu. Elle juge son comportement inapproprié et lui en suggère un autre. Au passage 0.10, Camille interprète en disant à Vincent, qu'à deux, seul lui existe.

Pour conclure, je dirai que même si Camille fait le choix de sortir de cette relation conflictuelle par l'adversité, en se résignant à partir. A la fin du film (1.20), dès que Vincent sort de son rêve, il décide de changer, d'aménager sa relation, de la faire évoluer de manière à réduire, voir supprimer les éléments conflictuels. Il se repositionne dans la relation et devient enfin le mari attentif dont Camille rêve.

Par Annabelle MARAT

Synthèse de l'oeuvre : "Rire et châtiment" Film de 2003

Synthèse d'une œuvre par Annabelle MARAT. Œuvre " Rire et châtiment" Film comédie de 2003 Synopsis : Vincent est un ostéopathe comblé, marié, il amuse tout le monde et a de l'énergie à revendre. Tout le monde l'adore, ses amis, ses patients, il ne cesse de plaisanter et d'en faire des tonnes. En revanche, sa compagne Camille n'en peut plus, elle est épuisée par la vie à ses cotés. Lasse de vivre au rythme effréné d'un bouffon qui ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête, elle décide de le quitter en invoquant son égocentrisme prononcé. Lors d'un diner d'anniversaire, un ami de Vincent meurt d'une crise de rire. Vincent se remet alors en question et remarque qu'il existe que dans son statut de "déconneur". C'est le portrait bien senti d'un égoïste, qui a fait de sa vie un spectacle et de fait se trouve en perpétuelle représentation. Il va devoir dompter son humour pour gagner son bonheur. Vincent va beaucoup souffrir du rejet de Camille et va se remettre en question. Avec ardeur, il prend des cours de secourisme. Il va jusqu'à apprendre quelques mots de russe, s'initier à la danse tsigane et pour parfaire le tout, l'invite dans un restaurant russe pour mettre en application ses nouvelles connaissances. Bien qu'interpellée, Camille n'est pas dupe. Il va même faire une superbe oraison funèbre pour un inconnu, mort sous ses yeux et cela sans réussir à retrouver la confiance de sa bien-aimée Camille. Le joyeux drille se réveille à la fête d'anniversaire : ce n'était qu'un rêve. Prenant fait de ce terrible songe, Vincent va savoir se réconcilier avec Camille, en lui disant combien elle compte pour lui...

Regard du médiateur

Vincent Roméro fait rire tout le monde, aussi bien ses patients que ses amis. Le conflit avec sa compagne est né de l'agacement de Camille, à supporter ses pitreries ininterrompues, ca ne l'amuse plus, et le quitte. L'escalade du conflit Mode de communication : Les trois registres de la persuasion Ethos/Pathos/Logos

(0.54) Dans la voiture avec Camille, en rentrant d'une sortie de boite.

Vincent : C'était de la bonne grosse teuf de macaque Camille : Oh ! Tiens, j'ai un truc à te dire. Vincent : J'ai la grosse, grosse, patate, ce soir fallait pas me chercher. Camille : Jean va avoir un petit garçon Vincent : Glandouille, toi et ta voiture là Camille : Ralenti.... Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il parle de la prochaine soirée) Camille : Bon ben ralenti pas, mais Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il continue à parler de la prochaine soirée) Camille : Ben, quand même c'est ton pote d'enfance Vincent : Qu'est ce que t'en pense d'un hippodrome ? (comme lieu de la prochaine soirée) Camille : Tu m'écoutes jamais. Vincent : Je vais louer un bon gros hippodrome pour faire une party.

(0.10) A l'hôpital, quand Vincent va voir sa femme : la rupture

Vincent : J'ai droit à une explication, c'est à cause d'hier soi  ? Camille : Hier soir, et d'avant avant hier... Vincent : Bon bonne prise de shoot, tu rentres à la maison, on parlera un autre jour. Camille : Tu peux te gratter Vincent : Hey... (Ils sont dans la chambre d'un patient qui mange) Vincent : Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux. Camille : Je m'en fous de ton fric, tu ne le sais pas depuis le temps. (ils sortent de la chambre du patient) Vincent : Enfin merde Camille, on est bien quand même tout les deux. (Camille lui demande de faire moins de bruit, il est dans un hôpital) Vincent : On se marre bien oui ou non. Camille : On se marre bien, on ne fait même que ça. Tu es le mec le plus drôle de la terre, mais il te manque tout le reste. Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI. Vincent : Bon ben je suis d'accord, on se sépare. Après tout je me vois très bien célibataire, je l'ai déjà été, ca allait. Mais attention, parce que dans 2 jours au max, tu vas mesurer douloureusement ce que tu perds. Camille . Hum.. Vincent : Je vais te manquer et faudra pas pleurer parce que je te reprendrai pas. Je te préviens Camille si ce soir tu n'es pas revenue, c'est fini. T'as compris, fini... Là il l'embrasse en souriant... Vincent : A ce soir ma puce, t'es vraiment... (et il part..)

Camille (PATHOS) (0.10) Camille dans cet échange, est plutôt dans le registre du Pathos : Elle reproche à Vincent son manque d'écoute, son manque d'attention, et n'a plus envie de poursuivre sa relation avec Vincent. Quand elle dit : "Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI." La charge émotionnelle est présente. (passage à 0.10) Vincent (ETHOS) Vincent quant à lui, serait d'avantage sur un mode de communication de l'Ethos. Il cherche à légitimer, à convaincre Camille en se décrivant comme un mec fun, limite un prix Nobel. Avec ses patients et amis, Il sollicite la sympathie. Au delà de l'émotionnel, car Vincent est un "mec" sympa, c'est un "mec" que l'on ressent. Vincent est un manipulateur, quand il dit à Camille " Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux." Il se voit en trophée, en sauveur, en génie. Mais Camille ne rentre plus dans son jeu. Malgré tout, Vincent tente de ramener Camille à sa raison. Dans la manipulation de Vincent, la rhétorique prend toute sa dimension, puisqu'elle ne repose que sur son argumentation orale. (1.02) Son associé et ami Jacques (LOGOS) : Son meilleur ami Jacques, acupuncteur, tente de le sortir de la déprime. Jacques :Non, non me dit rien. Tu as encore fait ton numéro, un truc énorme qui fait plein de bruit, qui en met plein la vue. Oh ! la la la.... c'est plus fort que toi. Au lieu d'être sincère, il faut que tu flambes, tout çà parce que MONSIEUR Vincent veut toujours être leuuuu... Vincent : Ca va Jacques ! Jacques : Tu veux que je te dise. Moi, je passe inaperçu, je rase les murs, je ne fais pas de vague pour pas que l'on me regarde. Ben toi, tu t'agites dans tous les sens pour pas qu'on te voit ! Dans cet échange, Jacques est clair, logique, il s'adresse à l'esprit rationnel de Jacques. Son mode de communication est de type "Logos"

Le conflit et son mécanisme, PIC : (Passage 0.61) En rentrant chez eux, Vincent et Camille

Camille : J'essaye de te dire quelque chose, tu m'entends pas. Tu m'écoutes jamais Vincent : Mais si je t'écoutes Camille : J'ai l'impression de vivre avec une batterie qui se vide pas. Même la nuit tu bouges, tu ries. Tu ne peux pas te calmer un peu Vincent ?

(Sonnerie du téléphone)

Camille : Pour partir en vrille, je suis la première, mais on n'a jamais un moment tranquille pour discuter.... Vincent : Allo (il a décroché le téléphone) (Camille continue à lui parler, mais il ne l'écoute plus...il est dans sa discussion téléphonique)


Prêt d'intention : Camille dit à Vincent qu'il ne l'entend pas, qu'il ne l'écoute jamais. Elle lui prête l'intention de ne jamais l'écouter. Au passage 0.10, Camille dit à Vincent qu'elle a la sensation de ne pas exister dans sa vie, d'être invisible. Contrainte : La contrainte qui apparaît, c'est qu'ils n'ont jamais un moment à eux pour discuter. Au passage 0.10, la contrainte qui parait évidente, c'est que Vincent prend trop de place en public et ne lui permet pas d'exister en tant que compagne. Interprétation et jugement : Camille interprète que Vincent ne l'entend pas, car il est comme une batterie qui ne se vide pas. Elle lui demande de se calmer un peu. Elle juge son comportement inapproprié et lui en suggère un autre. Au passage 0.10, Camille interprète en disant à Vincent, qu'à deux, seul lui existe.

Pour conclure, je dirai que même si Camille fait le choix de sortir de cette relation conflictuelle par l'adversité, en se résignant à partir. A la fin du film (1.20), dès que Vincent sort de son rêve, il décide de changer, d'aménager sa relation, de la faire évoluer de manière à réduire, voir supprimer les éléments conflictuels. Il se repositionne dans la relation et devient enfin le mari attentif dont Camille rêve.

Analyse du film Corporate

Raison du choix : l’importance de la prise en compte de la composante émotionnelle en milieu professionnel

L’œuvre choisie est le film Corporate. Le film met en exergue des méthodes de management sources de contentieux, de litiges mais aussi de conflits car peu orientées sur l’altérité. Les relations sont gérées dans l’adversité. L’absence de prise en compte de la composante émotionnelle entraîne un drame : le suicide d’un salarié. Pour autant, les mécanismes liés à la légitimité de point de vue ainsi que la bonne intention centrée sur soi apparaissent clairement au cours du film.

Contexte Une responsable RH a pour mission de faire partir de son entreprise, un groupe agro-alimentaire, les salariés dont le management estime qu’ils n’y ont plus leur place. Ces départs doivent se faire par le biais d’une démission et non pas d’un licenciement. Un cadre d’une quarantaine d’année veut rencontrer la responsable RH mais la jeune femme ne cesse de repousser le rendez-vous. Il finit par se suicider dans l'enceinte de l'entreprise. La responsable RH est tout de suite pointée du doigt. Cet évènement dramatique ainsi que ces conséquences mettront la responsable RH face à ses propres contradictions et entrainera une profonde remise en cause.

L’évitement : l’adversité plutôt que l’altérité Au début du film, nous constatons que la responsable RH refuse délibérément de recevoir un salarié, monsieur Dalmat. Son assistante répond aux appels de monsieur Dalmat, le reçoit mais fait systématiquement barrage sur les ordres de sa responsable : • L’assistante : « Et quand est-ce que tu vois Dalmat ? » • E.T. : «Pas maintenant, je n’ai pas le temps, pas avant la fin du mois. » • L’assistante : « C’est ton mail, il ne comprend pas ». • E.T. : « Te laisse pas mettre la pression ». Nous constatons à ce stade que la responsable RH pose une issue au conflit dans l’adversité. L’option choisie est la fuite ainsi que le refus de l’échange en dépit des demandes réitérées du salarié.

La confrontation : un échange contraint, toujours dans l’adversité La responsable RH, Emilie Tesson, part déjeuner avec un collègue. Au cours du repas, elle constate que monsieur Dalmat l’attend devant le restaurant. Ce constat provoque chez elle un malaise. A l’issue du repas, elle décide de gérer seule la situation et de se séparer de son collègue : • E.T. : « Vas-y, je vais marcher un peu. » • Collègue : « T’as peur qu’on nous voit marcher ensemble, c’est ça ? » Le collègue d’Emilie Tesson émet un prêt d’intention. En revanche, il n’est accompagné ni de contrainte, ni de jugement. Cet évènement ne dégrade pas la relation mais fait sourire Emilie Tesson.

Une fois seule, Emilie Tesson se trouve face à monsieur Dalmat. Elle le regarde fixement puis l’évite et reprend son chemin. Monsieur Dalmat la suit. Elle accélère le pas mais ne parvient pas à le distancer. Elle se retourne et la confrontation démarre : • E.T. :« Qu’est-ce qu’il vous prend monsieur Dalmat ? Vous êtes en train de me suivre dans la rue. Vous êtes devenu fou ? » Emilie Tesson énonce un fait en disant que monsieur Dalmat la suit dans la rue et ajoute une interprétation. Dans cette situation, les deux parties ont posé une contrainte forte : celle de ne pas communiquer pour la responsable RH et celle d’imposer l’échange pour le salarié, y compris dans un contexte extra-professionnel.

• M. D. : « C’est quoi ce mail, c’est exactement le même que la dernière fois. Vous n’avez pas changé une formule. J’ai pas le profil ? J’ai le profil pour quoi, je pourrai savoir ? » Monsieur Dalmat expose les raisons de son opposition. Il souhaite des explications plus précises sur les raisons d’un refus de la direction. Si la demande reste factuelle, elle est également très chargée émotionnellement.

• E.T. : « Calmez-vous. On va prendre rendez-vous pour en parler. D’accord ? » Pour la première fois, Emilie Tesson prend en compte l’aspect émotionnel. Elle propose une solution mais dans un contexte de méfiance forte. Cette solution peut même apparaître comme paradoxale puisque c’est justement ce que souhaitait monsieur Dalmat et ce que lui refusait Emilie Tesson.

• M.D. : « Rendez-vous, vous vous foutez de moi ? Vous évitez de me voir. Pourquoi vous vous acharnez comme ça sur moi ? Qu’est-ce que je vous ai fait ? » Et il la saisit par le bras. Monsieur Dalmat fait une succession de prêts d’intentions et renforce la contrainte puisqu’il attrape la DRH par le bras.

• « Lâchez-moi. Lâchez moi. Vous ne comprenez pas ? On veut se débarrasser de vous, Dalmat. On ne veut plus de vous. On ne vous proposera rien d’autre. Alors démissionnez. » Elle s’en va. La position de la responsable RH quant à l’issue du conflit est dévoilée. En revanche, le bilan n’est pas fait. Monsieur Dalmat ne sait pas ce qui lui est reproché. Par ailleurs, la solution lui est imposée : à aucun moment la liste des autres issues possibles est abordée afin d’identifier celle qui serait acceptée de manière concertée. L’aspect émotionnel n’a que très peu été abordé. La charge émotionnelle émanant de la situation mais aussi de la relation interpersonnelle est maximale à l’issue de la discussion. Monsieur Dalmat se suicide.

Une légitimité de point de vue et une bonne intention centrée sur sois Suite au suicide de monsieur Dalmat, Emilie Tesson fait l’objet de fortes critiques de la part des autres salariés de l’entreprise, de l’inspection du travail mais aussi de sa direction. Pour autant, nous constatons qu’Emilie Tesson estime être légitime de son point de vue et avait une bonne intention centrée sur soi : • E.T. à son manager : « Stéphane, j’ai fait mon travail. Il n’est pas question que je paie pour tout le monde. » • Son manager : « Et c’est quoi ton travail exactement, c’est de pousser le gens à se foutre en l’air ? » • E.T. : « On sait pourquoi tu m’as recrutée. » Emilie Tesson estime avoir fait le travail qui lui était confié. Comme nous le voyons par la suite, le fait de pousser les gens à la démission est pour elle reconnu comme une compétence : elle estime qu’elle a un courage que d’autres n’ont pas et qu’ainsi, elle est une professionnelle performante.

L’émergence du doute rationnel

Le courant de pensée de la médiation rationnelle attache de l’importance à la reconnaissance de la bonne intention centrée sur soi, la légitimité de point de vue ainsi qu’à la reconnaissance de la maladresse. Cela permet d’introduire un doute rationnel chez les personnes et ainsi de faire émerger des solutions créatives. Le suicide de monsieur Dalmat, les critiques des salariés ainsi que l’enquête de l’inspection du travail vont ébranler les convictions d’Emilie Tesson. Le doute rationnel qui est créé chez cette responsable RH va venir modifier se principes d’homéostasie : harmonie, équilibre relationnel et satisfaction des besoins. La remise en cause n’a pas été amenée dans un contexte de médiation. Néanmoins, nous observerons dans la suite du film qu’elle a lieu et qu’elle induit une évolution des comportements d’Emilie Tesson. Au milieu du film, Emilie Tesson fait passer une simulation d’entretien de recrutement à son mari : • E.T. : « Nous cherchons quelqu’un qui n’ait pas peur de faire le sale boulot, mais qui le fasse proprement. Est-ce que vous voyez le profil ? » • Son mari : « Je crois que oui » • E.T. : « Nous cherchons quelqu’un qui réussisse à nous débarrasser des salariés sans les licencier. Vous savez faire ça ? Il faut être sûr de vous parce que vous n’avez pas droit à l’erreur. Alors, est-ce que vous êtes taillé pour le job ? ». Dans cette séquence, Emilie Tesson utilise l’inversion pour faire comprendre à son mari ce qui l’a poussée à agir de la sorte. Ces propos faussement durs sont accompagnés de larmes. Les remords sont visibles.

Marine Hamon

PRESENTATION D’UNE STRUCTURE DE MEDIATION : AMCE
L’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) a été créée en juillet 2003 dans le but de résoudre les litiges des principaux opérateurs Télécoms de l’époque avant même que la loi les y oblige puisqu’il s’agit de médiation de consommation.
Les opérateurs sont partis des souhaits suivants à l’époque :
- Assainir le secteur : mauvaise image auprès des consommateurs
- Résoudre les nombreux litiges avec les consommateurs
Ils décident donc de se regrouper afin de prendre un Médiateur sectoriel unique.
Les opérateurs de l’époque sont : Bouygues Telecom, France Telecom, Neuf Cegetel, Orange, SFR et Télé 2. Aujourd’hui, l’AMCE est une association (loi 1901) qui regroupe la quasi-totalité des fournisseurs français de services de communications électroniques.
Les membres du bureau de l’association sont nommés pour 3 ans maximum et sont des collaborateurs des membres d’origine en alternance.
Actuellement :
- Président : Mathieu Belloir (Orange)
- Secrétaire : Guillaume Richard (SFR)
- Trésorier : Lionel Guerin (Bouygues Télécom)

L’association est également composée :
- D’un Directeur Général : Monsieur Henri Dolivier
- D’une assistante de direction
- De 16 juristes

La mission de l’AMCE est de résoudre les litiges de l’ensemble des dossiers ouverts par les consommateurs de services des opérateurs Télécoms. Elle se charge de mettre à la disposition du Médiateur l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice de sa mission.
Le médiateur rend un avis sur l’ensemble des litiges qui lui sont soumis, litiges de la téléphonie fixe, mobile et internet. Il est soumis à une obligation de confidentialité, qui permet aux parties de s'exprimer librement. En contrepartie, les avis rendus par le Médiateur sont confidentiels et ne peuvent être utilisés en justice, sauf accord exprès des deux parties.

Comment le consommateur peut-il saisir le Médiateur ?
Depuis 2008, le consommateur peut saisir le Médiateur des Télécoms en ligne sur le site de l’association :
[1]
Pour créer son dossier, il doit répondre à certains critères qui sont des pré-requis, notamment :
- Que la demande soit fondée et non manifestement abusive
- Avoir épuisé tous les recours de l’opérateur (service clients, service consommateurs)
- Ne pas avoir eu recours à la justice ou à un autre Médiateur

Comment le dossier d’un consommateur est-il traité ?
 La recevabilité du dossier est vérifiée par l’équipe de juristes de l’association
 Les éléments transmis par le consommateur et sa demande sont soumises à l’opérateur qui
• Accepte la demande => dossier classé « allégé » : l’AMCE contacte le consommateur pour l’en informer et un courrier confirme l’accord. FIN DU LITIGE
• Refuse la demande => dossier classé « classique »
 L’opérateur a l’obligation de fournir, dans un délai d’un mois, tous les éléments du dossier (récapitulatif des faits et des éléments administratifs) permettant au Médiateur de donner son avis.
 Un juriste en charge du dossier rend un avis en droit sur la demande du consommateur.
 Cet avis est soumis au Médiateur qui accepte/ajuste l’avis. Le Médiateur rend un avis en droit et en équité.
Compte-tenu du volume de dossiers, il n’y a pas de confrontation entre le professionnel et le consommateur.
L’avis du Médiateur est suivi à 98% par les Opérateurs et à 97% par les consommateurs : ceci est un indicateur de satisfaction du système par les deux parties.

Quels sont les principes de la Médiation de l’AMCE ?
1 - Le consommateur est libre d'avoir recours au Médiateur. Le processus de médiation suspend les délais de prescription.
2 - Le service de médiation est gratuit pour le consommateur
3 - Le Médiateur est indépendant
4 - Le délai de médiation est relativement court
5 - La médiation obéit à des règles de confidentialité

Qui est le Médiateur de l’AMCE ?

Mme Claire Mialaret a été choisie en 2016 par les adhérents de l’AMCE, choix validé par la DGCCRF, les associations de consommateurs et l’ARCEP. Elle est mandatée pour trois ans minimum. Elle a fait une carrière dans le juridique dans le domaine des Télécoms notamment.
Afin de garantir son indépendance, elle n’est pas salariée de l’AMCE (aucun lien hiérarchique) et est rémunérée forfaitairement à l’année. Ses missions sont les suivantes :
 Rendre un avis en droit et en équité, dans un délai de trois mois, sur tous les dossiers dits « classiques » qui lui sont soumis
 Rédiger un rapport annuel complet de ses missions (types de litiges ; domaines de litiges ; nombres de litiges/opérateur ; taux d’acceptation)
 Faire part de ses recommandations auprès des opérateurs
Le rapport 2016 du Médiateur est disponible ici
[2]

Quel est le modèle économique de l’AMCE ?
L’association est financée principalement par les prestations de services facturées aux membres adhérents selon leur consommation. En effet, la facturation des prestations représente 97 % du financement, le reste correspond aux cotisations des membres opérateurs.
Le choix de facturer les opérateurs selon leur consommation incite les opérateurs à mener des actions permettant de limiter les litiges avec leurs clients.
Les tarifs facturés dépendent du type de dossier :
• Allégé : environ 100€
• Classique : environ 300€
Le volume de dossiers traités en 2016 était d’environ 12 000 (10 000 en 2015) dont 5 500 pour lesquels un avis a été rendu (juristes ou Médiateur si classique).
80% des dossiers touchent le droit à la consommation, 10% le droit des Télécoms et 10% droit autres (succession, famille, etc..)
L’augmentation du nombre de demandes de médiation s’explique par le fait que la médiation est de mieux en mieux connue des consommateurs et c’est également le fait de certains opérateurs qui génèrent plus d’insatisfaction clients.
Le volume de dossiers reste imprévisible chaque année car il dépend beaucoup des offres et des comportements des opérateurs en termes de communication commerciale vis-à-vis de leurs consommateurs.
--Stagiaire 2 octobre 2017 à 21:17 (CEST)

AMCE

PRESENTATION D’UNE STRUCTURE DE MEDIATION : AMCE
L’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) a été créée en juillet 2003 dans le but de résoudre les litiges des principaux opérateurs Télécoms de l’époque avant même que la loi les y oblige puisqu’il s’agit de médiation de consommation.
Les opérateurs sont partis des souhaits suivants à l’époque :
- Assainir le secteur : mauvaise image auprès des consommateurs
- Résoudre les nombreux litiges avec les consommateurs
Ils décident donc de se regrouper afin de prendre un Médiateur sectoriel unique.
Les opérateurs de l’époque sont : Bouygues Telecom, France Telecom, Neuf Cegetel, Orange, SFR et Télé 2. Aujourd’hui, l’AMCE est une association (loi 1901) qui regroupe la quasi-totalité des fournisseurs français de services de communications électroniques.
Les membres du bureau de l’association sont nommés pour 3 ans maximum et sont des collaborateurs des membres d’origine en alternance.
Actuellement :
- Président : Mathieu Belloir (Orange)
- Secrétaire : Guillaume Richard (SFR)
- Trésorier : Lionel Guerin (Bouygues Télécom)

L’association est également composée :
- D’un Directeur Général : Monsieur Henri Dolivier
- D’une assistante de direction
- De 16 juristes

La mission de l’AMCE est de résoudre les litiges de l’ensemble des dossiers ouverts par les consommateurs de services des opérateurs Télécoms. Elle se charge de mettre à la disposition du Médiateur l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice de sa mission.
Le médiateur rend un avis sur l’ensemble des litiges qui lui sont soumis, litiges de la téléphonie fixe, mobile et internet. Il est soumis à une obligation de confidentialité, qui permet aux parties de s'exprimer librement. En contrepartie, les avis rendus par le Médiateur sont confidentiels et ne peuvent être utilisés en justice, sauf accord exprès des deux parties.

Comment le consommateur peut-il saisir le Médiateur ?
Depuis 2008, le consommateur peut saisir le Médiateur des Télécoms en ligne sur le site de l’association :
[3]
Pour créer son dossier, il doit répondre à certains critères qui sont des pré-requis, notamment :
- Que la demande soit fondée et non manifestement abusive
- Avoir épuisé tous les recours de l’opérateur (service clients, service consommateurs)
- Ne pas avoir eu recours à la justice ou à un autre Médiateur

Comment le dossier d’un consommateur est-il traité ?
 La recevabilité du dossier est vérifiée par l’équipe de juristes de l’association
 Les éléments transmis par le consommateur et sa demande sont soumises à l’opérateur qui
• Accepte la demande => dossier classé « allégé » : l’AMCE contacte le consommateur pour l’en informer et un courrier confirme l’accord. FIN DU LITIGE
• Refuse la demande => dossier classé « classique »
 L’opérateur a l’obligation de fournir, dans un délai d’un mois, tous les éléments du dossier (récapitulatif des faits et des éléments administratifs) permettant au Médiateur de donner son avis.
 Un juriste en charge du dossier rend un avis en droit sur la demande du consommateur.
 Cet avis est soumis au Médiateur qui accepte/ajuste l’avis. Le Médiateur rend un avis en droit et en équité.
Compte-tenu du volume de dossiers, il n’y a pas de confrontation entre le professionnel et le consommateur.
L’avis du Médiateur est suivi à 98% par les Opérateurs et à 97% par les consommateurs : ceci est un indicateur de satisfaction du système par les deux parties.

Quels sont les principes de la Médiation de l’AMCE ?
1 - Le consommateur est libre d'avoir recours au Médiateur. Le processus de médiation suspend les délais de prescription.
2 - Le service de médiation est gratuit pour le consommateur
3 - Le Médiateur est indépendant
4 - Le délai de médiation est relativement court
5 - La médiation obéit à des règles de confidentialité

Qui est le Médiateur de l’AMCE ?

Mme Claire Mialaret a été choisie en 2016 par les adhérents de l’AMCE, choix validé par la DGCCRF, les associations de consommateurs et l’ARCEP. Elle est mandatée pour trois ans minimum. Elle a fait une carrière dans le juridique dans le domaine des Télécoms notamment.
Afin de garantir son indépendance, elle n’est pas salariée de l’AMCE (aucun lien hiérarchique) et est rémunérée forfaitairement à l’année. Ses missions sont les suivantes :
 Rendre un avis en droit et en équité, dans un délai de trois mois, sur tous les dossiers dits « classiques » qui lui sont soumis
 Rédiger un rapport annuel complet de ses missions (types de litiges ; domaines de litiges ; nombres de litiges/opérateur ; taux d’acceptation)
 Faire part de ses recommandations auprès des opérateurs
Le rapport 2016 du Médiateur est disponible ici
[4]

Quel est le modèle économique de l’AMCE ?
L’association est financée principalement par les prestations de services facturées aux membres adhérents selon leur consommation. En effet, la facturation des prestations représente 97 % du financement, le reste correspond aux cotisations des membres opérateurs.
Le choix de facturer les opérateurs selon leur consommation incite les opérateurs à mener des actions permettant de limiter les litiges avec leurs clients.
Les tarifs facturés dépendent du type de dossier :
• Allégé : environ 100€
• Classique : environ 300€
Le volume de dossiers traités en 2016 était d’environ 12 000 (10 000 en 2015) dont 5 500 pour lesquels un avis a été rendu (juristes ou Médiateur si classique).
80% des dossiers touchent le droit à la consommation, 10% le droit des Télécoms et 10% droit autres (succession, famille, etc..)
L’augmentation du nombre de demandes de médiation s’explique par le fait que la médiation est de mieux en mieux connue des consommateurs et c’est également le fait de certains opérateurs qui génèrent plus d’insatisfaction clients.
Le volume de dossiers reste imprévisible chaque année car il dépend beaucoup des offres et des comportements des opérateurs en termes de communication commerciale vis-à-vis de leurs consommateurs.

Isabelle Grolleau

--Stagiaire 2 octobre 2017 à 21:19 (CEST)

Contribution personnelle ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes

Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution. Aussi, je vous invite à voir la piece de théâtre, ou surtout à voir le film de 1948 qui à mon gout, n'a pas pris une ride, en tout cas pas en noir et blanc

comme mise en bouche, cette phrase se suffit à elle meme, pour expliquer à des personnes un aspect cruel du manque de qualité relationnelle :

....." elles vous diront qu'elles se sont dites des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre....."

Synthèse d'une oeuvre

Sacha GUITRY Aux deux colombes 1948/1949


Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine. Synopsis Maître Jean-Pierre Walter (JPW) reçoit un mystérieux coup de téléphone émanant d'une femme l'informant qu'il va avoir une grosse surprise dans la journée, sans autre précision. Cette communication va déclencher quelques échanges aigres-doux avec son épouse Marie-Thérèse (MT). Cette dernière sortie, la "surprise" entre dans l'appartement : il s'agit de Marie-Jeanne (MJ) , sa première femme, sœur de Marie-Thérèse, que l'on croyait disparue depuis plusieurs années dans l’incendie d'un cinéma en Amérique du sud. Détail de la scène étudiée :


Jean-Pierre Walter seul

« …… Où elles sont ? Oh elles sont là toute les deux seulement pas ensemble, non…

Et ou nous en sommes je vais vous le dire. Tout à l'heure, vous vous souvenez, elles s’étaient évanouies là toute les deux et bien aussitôt revenues à elles, elles se sont mises à hurler et à hurler pendant, faut pas mentir, c’est très laid le mensonge, pendant 20 bonnes minutes.

De temps à autre elle s'asseyait chacune dans un fauteuil et là alors elle se mettait à sangloter puis de nouveau toutes les deux ensemble, hop, elles se mettaient à hurler encore.

Elles, elles vous diront qu'elles se sont dit des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre. En vérité je devrais dire aucun des trois car je n’écoutais pas non plus, formellement décider que j'étais à ne pas intervenir

Je me suis manifesté seulement lorsque je les ai vu absolument épuisé toutes les deux alors là je les obligé à prendre leur repas de midi car il était deux heures

Pour simplifier le service j’ai fait trois parts du déjeuner Marie-Thérèse a eu le turbo dans sa chambre, Marie-Jeanne dans la salle à manger avec tout le poulet pour elle et moi dans mon bureau j'ai dévoré la tarte.

Et nous devons nous retrouver tous les trois ici à trois heures c'est-à-dire dans 10 minutes pour le second round. »

…….........................................


Scène à 5 personnages.... , Jean Pierre Walter, ses deux femmes, la gouvernante (G) et l’avocate adverse, la grande duchesse (sa prochaine femme / GD).

JPW « En effet la situation actuellement paraît inextricable. En ce moment c’est l’impasse, j’irais même plus loin c'est le cul-de-sac.... (GD) de qui ? (JPW) De sac…. un vieux jurisconsulte.

Mais d'abord prenons connaissance de l'article 139 du Code civil, le seul qui nous concerne, le seul qui nous intéresse : « L’époux absent dont le conjoint aura contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer le nouveau mariage sous réserve des effets légaux que peut produire un mariage contracté de bonne foi. »

Et c'est ça le procès. Le procès c’est le scandale, et tout le ridule, Mesdames, sera sur vous….. (MJ et MT) Sur nous …. (JPW) Mais oui ! Deux femmes pour un homme c'est flatteur tandis que pour deux femmes, un seul homme, c'est une famine......

Supposons le gagner par elle qu'est-ce que tu fais ? (MJ) Je me suicide ! (JPW) Tu te suicide, parfait, parfait, je comprends.

Supposant le gagner par elle, qu'est-ce que tu fais ? (PJ) Je perds en appel, je vais en cassation, (JPW) tu en prends pour cinq ans.

Oui, donc nous avons le choix entre un suicide sur la conscience ou cinq années d'emmerdements, d'ennui. (GD) Donc pas de procès, mon cher confrère.

(DG) Dans ces conditions il faut donc recourir à une solution aimable. Qu'est-ce qu'elles ont à rigoler. (MJ) Je crois que l'on peut dire aussi amiable.

(JPW) Dans ces conditions, toutes les idées qui vont maintenant nous venir, les plus insensées, les plus imprévus, nous allons les accueillir, toutes ces idées, nous allons les discuter.

(G) J'ai l'impression que les choses pourraient très bien s'arranger si tout le monde disait ici disait tout simplement la vérité ah ah ah ah (rires…)

Est-ce que cette solution vous paraît séduisante Mesdames ? (MJ et MT) Je la trouve originale, inattendue, extraordinaire

(JPW) Alors disons la vérité ! Nous venons de faire un pas de géant, trois femmes qui s’engagent à dire la vérité c'est émouvant. (GD) Si mon cher confrère veut bien se dispenser de se foutre de nous….

…………

(MT) Je demande la parole, je repense à ce procès….

(MJ) Elle n'a qu'une idée elle n'a qu'un but c'est d'obtenir notre divorce ! (MT) Exactement ! (MJ) Mais pourquoi ne demande-t-il pas le tiens mais pourquoi le mien ? (MT) Ton divorce à toi pourquoi ne le demandes-tu pas ?

(MT) Une seule chose compte, c'est ma fidélité. (MJ) Oui et bien et la mienne !! (MT) Et la tienne parlons-en à vous n’avez guère été marié Jean-Pierre et toi que pendant six années ! Ton mérite n'est pas très gros tandis que moi, moi ça fait 20 ans que je suis fidèle à mon mariage, ça doit peser dans la balance, 20 années de fidélité. Voilà pourquoi le procès ne me fait pas peur du tout.

Au téléphone (JPW) bien bien, Monsieur. Marie-Thérèse pour la troisième fois depuis ce matin Monsieur Martin Dupuis veut prendre de tes nouvelles....... (MT) Ah oui oui merci Jean-Pierre

(JPW) Voilà. Je ne pense pas que le procès soit faisable

(MT) Il n'est pas faisable.

(Discussion en aparté GD et MJ) (MJ) Pourquoi n'avez-vous pas protesté tout à l'heure quand elle a osé mettre en doute ma fidélité ? (GD) Parce que c'est un sujet sur lequel il vaut mieux précisément ne pas s'étendre et si vous croyez en Dieu, ne prêter aucun serment à cet égard ! (MJ) Mais pour quelle raison ? (GD) Parce que pendant 22 ans vous avez été la maîtresse du professeur Rosario sans le savoir pendant toute votre amnésie .... (MJ)Mais c'est une infamie !!! (GD) Il faisait ça pour votre bien, ça vous calmait ....

................................

Troisième scène

(JPW) « Vous voulez que je les rapproche ? Je vous demande une minute je vais faire pour cela un peu de prestidigitation

Je pense tout à coup à une chose. Marie-Jeanne chérie, est-ce que tu as pensé à dire à ta sœur que tu avais recueillie la part de son héritage ?

(MJ) Papa nous a laissé chacune 20 millions …… 20 millions ? (MT) Tu les as ? (MJ) Ils sont dans une banque ? (MT) et aussi un grand immeuble à Rio de Janeiro et tu as la moitié de l'immeuble aussi.... (MJ) Et il est beau ? (MT) C’est une affaire fantastique ; (MJ) je ne savais pas papa si riche..... ..... (JPW) Où en étions-nous ? Nous en étions l'historique d'un mariage qui comptait en lui les germes de discorde

(MT) Dans quelle banque et l'argent ?

(MJ) Et en France il avait une villa dans le Midi à Saint-Raphaël ….

(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....

Contribution personnel ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes

Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution. Aussi, je vous invite à voir la piece de théâtre, ou surtout à voir le film de 1948 qui à mon gout, n'a pas pris une ride, en tout cas pas en noir et blanc

comme mise en bouche, cette phrase se suffit à elle meme, pour expliquer à des personnes un aspect cruel du manque de qualité relationnelle :

....." elles vous diront qu'elles se sont dites des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre....."

Synthèse d'une oeuvre

Sacha GUITRY Aux deux colombes 1948

Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine. Synopsis Maître Jean-Pierre Walter (JPW) reçoit un mystérieux coup de téléphone émanant d'une femme l'informant qu'il va avoir une grosse surprise dans la journée, sans autre précision. Cette communication va déclencher quelques échanges aigres-doux avec son épouse Marie-Thérèse (MT). Cette dernière sortie, la "surprise" entre dans l'appartement : il s'agit de Marie-Jeanne (MJ) , sa première femme, sœur de Marie-Thérèse, que l'on croyait disparue depuis plusieurs années dans l’incendie d'un cinéma en Amérique du sud. Détail de la scène étudiée :


Jean-Pierre Walter seul

« …… Où elles sont ? Oh elles sont là toute les deux seulement pas ensemble, non…

Et ou nous en sommes je vais vous le dire. Tout à l'heure, vous vous souvenez, elles s’étaient évanouies là toute les deux et bien aussitôt revenues à elles, elles se sont mises à hurler et à hurler pendant, faut pas mentir, c’est très laid le mensonge, pendant 20 bonnes minutes.

De temps à autre elle s'asseyait chacune dans un fauteuil et là alors elle se mettait à sangloter puis de nouveau toutes les deux ensemble, hop, elles se mettaient à hurler encore.

Elles, elles vous diront qu'elles se sont dit des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre. En vérité je devrais dire aucun des trois car je n’écoutais pas non plus, formellement décider que j'étais à ne pas intervenir

Je me suis manifesté seulement lorsque je les ai vu absolument épuisé toutes les deux alors là je les obligé à prendre leur repas de midi car il était deux heures

Pour simplifier le service j’ai fait trois parts du déjeuner Marie-Thérèse a eu le turbo dans sa chambre, Marie-Jeanne dans la salle à manger avec tout le poulet pour elle et moi dans mon bureau j'ai dévoré la tarte.

Et nous devons nous retrouver tous les trois ici à trois heures c'est-à-dire dans 10 minutes pour le second round. »

…….........................................


Scène à 5 personnages.... , Jean Pierre Walter, ses deux femmes, la gouvernante (G) et l’avocate adverse, la grande duchesse (sa prochaine femme / GD).

JPW « En effet la situation actuellement paraît inextricable. En ce moment c’est l’impasse, j’irais même plus loin c'est le cul-de-sac.... (GD) de qui ? (JPW) De sac…. un vieux jurisconsulte.

Mais d'abord prenons connaissance de l'article 139 du Code civil, le seul qui nous concerne, le seul qui nous intéresse : « L’époux absent dont le conjoint aura contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer le nouveau mariage sous réserve des effets légaux que peut produire un mariage contracté de bonne foi. »

Et c'est ça le procès. Le procès c’est le scandale, et tout le ridule, Mesdames, sera sur vous….. (MJ et MT) Sur nous …. (JPW) Mais oui ! Deux femmes pour un homme c'est flatteur tandis que pour deux femmes, un seul homme, c'est une famine......

Supposons le gagner par elle qu'est-ce que tu fais ? (MJ) Je me suicide ! (JPW) Tu te suicide, parfait, parfait, je comprends.

Supposant le gagner par elle, qu'est-ce que tu fais ? (PJ) Je perds en appel, je vais en cassation, (JPW) tu en prends pour cinq ans.

Oui, donc nous avons le choix entre un suicide sur la conscience ou cinq années d'emmerdements, d'ennui. (GD) Donc pas de procès, mon cher confrère.

(DG) Dans ces conditions il faut donc recourir à une solution aimable. Qu'est-ce qu'elles ont à rigoler. (MJ) Je crois que l'on peut dire aussi amiable.

(JPW) Dans ces conditions, toutes les idées qui vont maintenant nous venir, les plus insensées, les plus imprévus, nous allons les accueillir, toutes ces idées, nous allons les discuter.

(G) J'ai l'impression que les choses pourraient très bien s'arranger si tout le monde disait ici disait tout simplement la vérité ah ah ah ah (rires…)

Est-ce que cette solution vous paraît séduisante Mesdames ? (MJ et MT) Je la trouve originale, inattendue, extraordinaire

(JPW) Alors disons la vérité ! Nous venons de faire un pas de géant, trois femmes qui s’engagent à dire la vérité c'est émouvant. (GD) Si mon cher confrère veut bien se dispenser de se foutre de nous….

…………

(MT) Je demande la parole, je repense à ce procès….

(MJ) Elle n'a qu'une idée elle n'a qu'un but c'est d'obtenir notre divorce ! (MT) Exactement ! (MJ) Mais pourquoi ne demande-t-il pas le tiens mais pourquoi le mien ? (MT) Ton divorce à toi pourquoi ne le demandes-tu pas ?

(MT) Une seule chose compte, c'est ma fidélité. (MJ) Oui et bien et la mienne !! (MT) Et la tienne parlons-en à vous n’avez guère été marié Jean-Pierre et toi que pendant six années ! Ton mérite n'est pas très gros tandis que moi, moi ça fait 20 ans que je suis fidèle à mon mariage, ça doit peser dans la balance, 20 années de fidélité. Voilà pourquoi le procès ne me fait pas peur du tout.

Au téléphone (JPW) bien bien, Monsieur. Marie-Thérèse pour la troisième fois depuis ce matin Monsieur Martin Dupuis veut prendre de tes nouvelles....... (MT) Ah oui oui merci Jean-Pierre

(JPW) Voilà. Je ne pense pas que le procès soit faisable

(MT) Il n'est pas faisable.

(Discussion en aparté GD et MJ) (MJ) Pourquoi n'avez-vous pas protesté tout à l'heure quand elle a osé mettre en doute ma fidélité ? (GD) Parce que c'est un sujet sur lequel il vaut mieux précisément ne pas s'étendre et si vous croyez en Dieu, ne prêter aucun serment à cet égard ! (MJ) Mais pour quelle raison ? (GD) Parce que pendant 22 ans vous avez été la maîtresse du professeur Rosario sans le savoir pendant toute votre amnésie .... (MJ)Mais c'est une infamie !!! (GD) Il faisait ça pour votre bien, ça vous calmait ....

................................

Troisième scène

(JPW) « Vous voulez que je les rapproche ? Je vous demande une minute je vais faire pour cela un peu de prestidigitation

Je pense tout à coup à une chose. Marie-Jeanne chérie, est-ce que tu as pensé à dire à ta sœur que tu avais recueillie la part de son héritage ?

(MJ) Papa nous a laissé chacune 20 millions …… 20 millions ? (MT) Tu les as ? (MJ) Ils sont dans une banque ? (MT) et aussi un grand immeuble à Rio de Janeiro et tu as la moitié de l'immeuble aussi.... (MJ) Et il est beau ? (MT) C’est une affaire fantastique ; (MJ) je ne savais pas papa si riche..... ..... (JPW) Où en étions-nous ? Nous en étions l'historique d'un mariage qui comptait en lui les germes de discorde

(MT) Dans quelle banque et l'argent ?

(MJ) Et en France il avait une villa dans le Midi à Saint-Raphaël ….

(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....

Synthèse d'une œuvre - "Une Famille Heureuse"

Par Clara Noël

Une famille heureuse

Un film de Nana Ekvtimishvili et Simon Groß (2017)


L'histoire

L’action du film se déroule de nos jours, à Tbilissi. Manana et Soso sont mariés depuis vingt-cinq ans. Ils vivent avec leur deux grands enfants, le mari de leur fille et les parents de Manana. Le soir de son anniversaire, Manana leur annonce qu’elle s’apprête à quitter la maison familiale pour emménager seule dans un appartement, dans un autre quartier de la ville. Ce qu'elle fait, sans expliquer les raisons de son départ. Aux questions de ses proches, elle répond qu’elle voulait vivre seule depuis longtemps. La suite du film montre des instants de la vie de Manana dans son appartement et la situation « de crise », la situation conflictuelle qui s’engage au sein de sa famille avec son départ. Dans cette analyse, nous repèrerons éléments du conflit, éléments de langage; prêts d’intentions, interprétations, contraintes; exprimés par les personnes, nous verrons que les personnes que le conflit semble opposer et celles qu'il oppose réellement ne sont peut-être pas les mêmes, et pour se faire nous nous arrêterons sur quelques scènes du film. Ensuite, nous verrons deux tentatives de médiation, ou plutôt de conciliation, mises en œuvre pour gérer la situation, l’une de la part de Rezo, le frère de Manana, l’autre nous la verrons en nous arrêtant sur la scène du « conseil de famille » qui se tient peu de temps après son départ.


Composantes et acteurs du conflit

On repère des éléments de conflit avant l’annonce même du départ de Manana. Le jour de son anniversaire, sa mère, son frère, son mari ont organisé un dîner, invité des amis. Manana leur demande d’annuler, disant qu’elle ne veut pas, n'est « pas d’humeur » à fêter son anniversaire. Le soir venu, les invités arrivent, le dîner est servi et Manana ne se montre pas à table, elle reste à l’écart. Les invités partis, sa mère et son mari expriment leur mécontentement. Se faisant, ils tiennent des propos moralisateurs“ tu nous as fait honte” lui dit sa mère, “mes amis (…)qu’est-ce qu’ils vont penser de moi”, ajoute son mari. Chacun a imposé à l’autre sa solution : ils ont organisé le dîner, elle n’en voulait pas, elle n’y a pas assisté. Elle leur annonce qu’elle va vivre ailleurs. Son mari ironise un prêt d’intention et une contrainte “on est tellement méchants qu’elle est obligée de partir”. Le jour où Manana fait ses valises et déménage, où ce qui semblait à ses proches être des paroles en l'air, une “menace”, se réalise, une crise éclate. Ses enfants et sa mère la pressent de questions. Ils ne comprennent pas son comportement, et à leurs questions, elle ne répond pas, ou seulement qu’elle s’en va. Alors ils interprètent, imaginent des explications. Pour sa fille et son fils, “quelqu’un” lui a “fait du mal”. Il leur est difficile d’envisager une autre explication.


Sa mère lui demande ce que Soso a fait de mal, le comparant à d’autres, qui boivent, se droguent ou battent leur femme, lui disant qu’elle a un bon mari, qu'elle “ne connaî[t] pas [sa] chance”. En réponse, Manana, elle aussi, interprète les paroles de sa mère “je suis une adulte arrête de me faire la leçon”, et se sent contrainte, ne cessant de lui répéter “laisse moi tranquille ”. Face à l’attitude de Manana, sa mère, déjà en colère, éclate. Elle hurle, juge, interprète son comportement “tu ne respectes pas ta famille”,“tu nous déshonores tous, tu nous déshonores devant les voisins”. En plus de lui prêter des mauvaises intentions à son égard, à l’égard de sa famille, elle tente ensuite de la contraindre physiquement de l’empêcher de partir. Cette scène nous montre un conflit entre la mère et la fille,. Entre elles, les prêts d’intentions, les interprétations, les contraintes fusent, et elles ne communiquent plus. Elles ne s’écoutent pas parler, ne se sentent pas reconnues par l’autre, et ne reconnaissent pas l’autre. Pour satisfaire leurs besoins respectifs, chacune impose , ou tente d’imposer sa vision à l’autre. La première pour garder ce qu’elle a; pour que rien ne change, la deuxième pour avoir ce qu’elle n’a pas; pour vivre seule, autrement. Dans le discours de ses proches prédomine la morale, ce qui est bien, normal et ce qui ne l’est pas, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Et c’est, comme nous allons le voir au prochain chapitre, ce discours, cette vision qui motivera son frère, sa famille à tenter de solutionner cette situation par la contrainte, en imposant leur solution, celle qui leur semble la meilleure.


La gestion du conflit

Suite au départ de Manana, c'est son frère, Rezo, qui endosse le rôle de médiateur, ou de conciliateur. Ils se rencontrent dans un café, seulement tous les deux. Aux premiers mots de son frère, Manana se sent jugée par lui “écoute ce que je te dis. Tu comprends? - Rezo je ne suis pas une enfant.” D’abord, il argumente, tente de la raisonner, de lui faire comprendre que son comportement n’est pas correct vis-à-vis de son mari “tu as pensé à Soso?”. Il est partial. Il juge le comportement de sa sœur et prend partie pour le reste de la famille selon des critères de la morale. Il n’est pas non plus neutre, car il fait partie de la famille, et parle ensuite de lui “je ne veux pas ça. Je ne veux pas que tout le monde parle de ma sœur.” Or dans sa démarche de conciliateur, en lui prêtant de mauvaises intentions “tu veux que je pète les plombs?”, en la soupçonnant, “peut-être que tu vois quelqu'un”, il commence à perdre la confiance de sa sœur “pourquoi tu me parles comme ça?”, et à devenir lui-même acteur du conflit. Car Manana en vient à lui répéter ce qu'elle avait dit à sa mère, au pluriel cette fois-ci “laissez-moi tranquille”. Avant de partir, il parvient à la convaincre de participer le dimanche suivant à une réunion, pour “discuter tous ensemble”, et ce pour des raisons non rationnelles, mais purement émotionnelles “fais le pour moi”, faisant appel à son empathie. Plus qu’une simple réunion, c'est un véritable conseil de famille qui l’attendra. Ses aînés, oncles, tantes, en plus de ses parents, sont réunis autour d’une table. Le lieu choisi pour cette réunion n’est pas neutre, puisqu’elle se tient dans la maison familiale, que Manana a justement voulu quitter. Soso, son mari, est absent de la scène. Les personnes présentes se sont réunies, pour faire “entendre raison” à Manana -or une raison qui sont plutôt leurs raisons- de la mener à entendre et s’accorder à leur point de vue. Une fois encore, il est question de ce qui est bien ou mal, qui plus est, au regard des autres. Plusieurs personnages lui demandent de réfléchir, de “bien” réfléchir, avant que l’un d’entre eux ajoute “réfléchis bien au chemin que tu prends, c’est gênant pour ta famille”. Ils expriment des peurs (peur de la rumeur), des préjugés “le mariage, c’est difficile”. Et ces à ces idées, ces valeurs, ne voient, n’envisagent, ne conçoivent pas d’alternatives. Ils ne prennent pas de distance vis-à-vis de la situation, et interprètent à leur tour, pour trouver réponse à leurs questions “tu es ingrate”, jugent, soupçonnent “je me demande pourquoi elle refait sa vie à son âge, et avec qui”, la menacent même “tu devrais t’occuper de ton mari, un homme poussé à bout est capable de tout”. Le ton monte, les enfants de Manana prennent parti pour leur mère, criant contre leurs oncles et tantes. Le conseil de famille est un échec, ajoutant à la dynamique conflictuelle et tendant à élargir le conflit à d’autres membre de la famille. Les parents réunis n’ont pas obtenu ce qu’ils espéreraient.

Une structure de médiation à l'étranger - le "Centre de Médiation et Droit" de Moscou

Par Clara Noël

Centre de Médiation et Droit ( Центр Медиации и Право)

Adresse du site : mediacia.com

Nom du dirigeant :

Directeur : Irina Azizova

Fondateur et responsable scientifique : Isana Shamlikashvili

Fondation : 2005

Type de structure : Organisation non commerciale autonome. « structure dépourvue de membre constituée par des personnes physiques ou morales qui, en qualité de fondateurs ayant transmis un patrimoine en propriété de l’organisation dans le but qu’elle fournisse des services dans le domaine des biens sociaux, exercent, selon les règles prévues par les documents fondateurs, une surveillance sur son activité. La loi précise que les fondateurs peuvent utiliser les services de l’organisation mais seulement dans les mêmes conditions que les autres personnes » (extrait de Les organisations non commerciales russes M.A. Latournerie)

Objectifs : Œuvrer à la diffusion et au développement des modes alternatifs de résolution des conflits (MARC) et de la médiation.

Champs d’intervention : Service de médiation, école de formation, travaux de diffusion de la profession de médiation.

Actions réalisées :

- Services : proposition de médiation pour des conflits en entreprise, conflits commerciaux, familiaux et autres

Création de systèmes de prévention et de résolution de conflits en entreprises.

Accompagnement de projets

-Pédagogie : formation professionnelle à la médiation,

Travail d’information et d’éducation des représentants juridiques et d’entreprises sur les modes alternatifs de résolution des conflits et sur la médiation, par

l’organisation de conférences scientifiques, séminaires, master-classes, tables rondes.

-Diffusion : collaboration avec des associations, organismes de médiation hors de Russie,

participation à la création de centres basés sur leur méthode scientifique, dans d’autres régions de Russie .

Participation au « NOM », l’Union nationale des médiateurs.

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