Discussion utilisateur:Stagiaire

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(Différences entre les versions)
(Contribution personnel ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes : nouvelle section)
(Une structure de médiation à l'étranger - le "Centre de Médiation et Droit" de Moscou)
 
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--[[Utilisateur:Stagiaire|Stagiaire]] 2 octobre 2017 à 21:19 (CEST)
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== Contribution personnel ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes  ==
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== Contribution personnelle ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes  ==
Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution.
Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution.
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Sacha GUITRY
Sacha GUITRY
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Aux deux colombes 1948
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Aux deux colombes 1948/1949
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Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine.
Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine.
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(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....
(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....
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== Synthèse d'une œuvre - "Une Famille Heureuse"  ==
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Par Clara Noël
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''Une famille heureuse''
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Un film de Nana Ekvtimishv''ili et Simon Groß (2017)
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L'histoire
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L’action du film se déroule de nos jours, à Tbilissi.
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Manana et Soso sont mariés depuis vingt-cinq ans.
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Ils vivent avec leur deux grands enfants, le mari de leur fille et les parents de Manana.
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Le soir de son anniversaire, Manana leur annonce qu’elle s’apprête à quitter la maison familiale pour emménager seule dans un appartement, dans un autre quartier de la ville.
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Ce qu'elle fait, sans expliquer les raisons de son départ.
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Aux questions de ses proches, elle répond qu’elle voulait vivre seule depuis longtemps.
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La suite du film montre des instants de la vie de Manana dans son appartement et la situation « de crise », la situation conflictuelle qui s’engage au sein de sa famille avec son départ.
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Dans cette analyse, nous repèrerons éléments du conflit, éléments de langage; prêts d’intentions, interprétations, contraintes; exprimés par les personnes, nous verrons que les personnes que le conflit semble opposer et celles qu'il oppose réellement ne sont peut-être pas les mêmes, et pour se faire nous nous arrêterons sur quelques scènes du film.
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Ensuite, nous verrons deux tentatives de médiation, ou plutôt de conciliation, mises en œuvre pour gérer la situation, l’une de la part de Rezo, le frère de Manana, l’autre nous la verrons en nous arrêtant sur la scène du « conseil de famille » qui se tient peu de temps après son départ.
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Composantes et acteurs du conflit
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On repère des éléments de conflit avant l’annonce même du départ de Manana.
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Le jour de son anniversaire, sa mère, son frère, son mari ont organisé un dîner, invité des amis. Manana leur demande d’annuler, disant qu’elle ne veut pas, n'est « pas d’humeur » à fêter son anniversaire.
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Le soir venu, les invités arrivent, le dîner est servi et Manana ne se montre pas à table, elle reste à l’écart.
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Les invités partis, sa mère et son mari expriment leur mécontentement. Se faisant, ils tiennent des propos moralisateurs“ tu nous as fait honte” lui dit sa mère, “mes amis (…)qu’est-ce qu’ils vont penser de moi”, ajoute son mari.
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Chacun a imposé à l’autre sa solution : ils ont organisé le dîner, elle n’en voulait pas, elle n’y a pas assisté. Elle leur annonce qu’elle va vivre ailleurs. Son mari ironise un prêt d’intention et une contrainte “on est tellement méchants qu’elle est obligée de partir”.
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Le jour où Manana fait ses valises et déménage, où ce qui semblait à ses proches être des paroles en l'air, une “menace”, se réalise, une crise éclate.
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Ses enfants et sa mère la pressent de questions. Ils ne comprennent pas son comportement, et à leurs questions, elle ne répond pas, ou seulement qu’elle s’en va. Alors ils interprètent, imaginent des explications.
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Pour sa fille et son fils, “quelqu’un” lui a “fait du mal”. Il leur est difficile d’envisager une autre explication.
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Sa mère lui demande ce que Soso a fait de mal, le comparant à d’autres, qui boivent, se droguent ou battent leur femme, lui disant qu’elle a un bon mari, qu'elle “ne connaî[t] pas [sa] chance”.
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En réponse, Manana, elle aussi, interprète les paroles de sa mère “je suis une adulte arrête de me faire la leçon”, et se sent contrainte, ne cessant de lui répéter “laisse moi tranquille ”.
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Face à l’attitude de Manana, sa mère, déjà en colère, éclate. Elle hurle, juge, interprète son comportement “tu ne respectes pas ta famille”,“tu nous déshonores tous, tu nous déshonores devant les voisins”.
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En plus de lui prêter des mauvaises intentions à son égard, à l’égard de sa  famille, elle tente ensuite de la contraindre physiquement de l’empêcher de partir.
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Cette scène nous montre un conflit entre la mère et la fille,. Entre elles, les prêts d’intentions, les interprétations, les contraintes fusent, et elles ne communiquent plus. Elles ne s’écoutent pas parler, ne se sentent pas reconnues par l’autre, et ne reconnaissent pas l’autre. Pour satisfaire leurs besoins respectifs, chacune impose , ou tente d’imposer sa vision à l’autre. La première pour garder ce qu’elle a; pour que rien ne change, la deuxième pour avoir ce qu’elle n’a pas; pour vivre seule, autrement.
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Dans le discours de ses proches prédomine la morale, ce qui est bien, normal et ce qui ne l’est pas, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.
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Et c’est, comme nous allons le voir au prochain chapitre, ce discours, cette vision qui motivera son frère, sa famille à tenter de solutionner cette situation par la contrainte, en imposant leur solution, celle qui leur semble la meilleure.
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La gestion du conflit
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Suite au départ de Manana, c'est son frère, Rezo, qui endosse le rôle de médiateur, ou de conciliateur. Ils se rencontrent dans un café, seulement tous les deux.
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Aux premiers mots de son frère, Manana se sent jugée par lui “écoute ce que je te dis. Tu comprends? - Rezo je ne suis pas une enfant.”
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D’abord, il argumente, tente de la raisonner, de lui faire comprendre que son comportement n’est pas correct vis-à-vis de son mari “tu as pensé à Soso?”. Il est partial. Il juge le comportement de sa sœur et prend partie pour le reste de la famille selon des critères de la morale. Il n’est pas non plus neutre, car il fait partie de la famille, et parle ensuite de lui “je ne veux pas ça. Je ne veux pas que tout le monde parle de ma sœur.” Or dans sa démarche de conciliateur, en lui prêtant de mauvaises intentions “tu veux que je pète les plombs?”, en la soupçonnant, “peut-être que tu vois quelqu'un”, il commence à perdre la confiance de sa sœur “pourquoi tu me parles comme ça?”, et à devenir lui-même acteur du conflit. Car Manana en vient à lui répéter ce qu'elle avait dit à sa mère, au pluriel cette fois-ci “laissez-moi tranquille”.
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Avant de partir, il parvient à la convaincre de participer le dimanche suivant à une réunion, pour “discuter tous ensemble”, et ce pour des raisons non rationnelles, mais purement émotionnelles “fais le pour moi”, faisant appel à son empathie.
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Plus qu’une simple réunion, c'est un véritable conseil de famille qui l’attendra.
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Ses aînés, oncles, tantes, en plus de ses parents, sont réunis autour d’une table. Le lieu choisi pour cette réunion n’est pas neutre, puisqu’elle se tient dans la maison familiale, que Manana a justement voulu quitter.
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Soso, son mari, est absent de la scène. Les personnes présentes se sont réunies, pour faire “entendre raison” à Manana -or une raison qui sont plutôt leurs raisons- de la mener à entendre et s’accorder à leur point de vue. Une fois encore, il est question de ce qui est bien ou mal, qui plus est, au regard des autres. Plusieurs personnages lui demandent de réfléchir, de “bien” réfléchir, avant que l’un d’entre eux ajoute “réfléchis bien au chemin que tu prends, c’est gênant pour ta famille”. Ils expriment des peurs (peur de la rumeur), des préjugés “le mariage, c’est difficile”. Et ces à ces idées, ces valeurs, ne voient, n’envisagent, ne conçoivent pas d’alternatives. Ils ne prennent pas de distance vis-à-vis de la situation, et interprètent à leur tour, pour trouver réponse à leurs questions “tu es ingrate”, jugent, soupçonnent “je me demande pourquoi elle refait sa vie à son âge, et avec qui”, la menacent même “tu devrais t’occuper de ton mari, un homme poussé à bout est capable de tout”. Le ton monte, les enfants de Manana prennent parti pour leur mère, criant contre leurs oncles et tantes. Le conseil de famille est un échec, ajoutant à la dynamique conflictuelle et tendant à élargir le conflit à d’autres membre de la famille.
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Les parents réunis n’ont pas obtenu ce qu’ils espéreraient.
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== Une structure de médiation à l'étranger - le "Centre de Médiation et Droit" de Moscou ==
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Par Clara Noël
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Centre de Médiation et Droit ( Центр Медиации и Право)
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Adresse du site : mediacia.com
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Nom du dirigeant :
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Directeur : Irina Azizova
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Fondateur et responsable scientifique : Isana Shamlikashvili
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Fondation : 2005
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Type de structure :
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Organisation non commerciale autonome.
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« structure dépourvue de membre constituée par des personnes physiques ou morales qui, en qualité de fondateurs ayant transmis un patrimoine en propriété de l’organisation dans le but qu’elle fournisse des services dans le domaine des biens sociaux, exercent, selon les règles prévues par les documents fondateurs, une surveillance sur son activité. La loi précise que les fondateurs peuvent utiliser les services de l’organisation mais seulement dans les mêmes conditions que les autres personnes » (extrait de Les organisations non commerciales russes M.A. Latournerie)
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Objectifs :
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Œuvrer à la diffusion et au développement des modes alternatifs de résolution des conflits (MARC) et de la médiation.
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Champs d’intervention :
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Service de médiation, école de formation, travaux de diffusion de la profession de médiation.
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Actions réalisées :
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- Services : proposition de médiation pour des conflits en entreprise, conflits commerciaux, familiaux et autres
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Création de systèmes de prévention et de résolution de conflits en entreprises.
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Accompagnement de projets
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-Pédagogie : formation professionnelle à la médiation,
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Travail d’information et d’éducation des représentants juridiques et d’entreprises sur les modes alternatifs de résolution des conflits et sur la médiation, par
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l’organisation de conférences scientifiques, séminaires, master-classes, tables rondes.
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-Diffusion : collaboration avec des associations, organismes de médiation hors de Russie,
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participation à la création de centres basés sur leur méthode scientifique, dans d’autres régions de Russie .
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Participation au « NOM », l’Union nationale des médiateurs.

Version actuelle en date du 10 octobre 2017 à 17:43

Sommaire

LA REUNION EN 10 POINTS

1 / RAPPEL DES ENGAGEMENTS

 Après avoir invité les parties à s’installer et rappelé l’objet de la réunion, faites redire à chacune d’elle ce à quoi elles se sont individuellement engagées, lors de leurs entretiens individuels pour garantir la qualité du dialogue.

- Ne pas interpréter les propos de l’autre

- Ne pas lui prêter de mauvaise intention

- Ne pas chercher à contraindre ou à imposer quoi que ce soit et de quelque manière que ce soit.

Il est très important que toutes les parties se prêtent à l’exercice. Attention ! Il est également très important, dès cette première étape, de veiller à ne pas laisser s’installer de prises de paroles intempestives ou toute autre tentative d’interruption de parole ou de déstabilisation. Si besoin est, n’hésitez pas à intervenir immédiatement pour recadrer mais faites-le avec tact et délicatesse.

2 / FAIRE LA SYNTHESE DE CE PREMIER ACCORD

Faites ensuite remarquer qu’il s’agit là d’un premier accord, faites-en la synthèse en reformulant sur le principe des 3 PICs. Vous insisterez ensuite sur le fait qu’il a été pris séparément, mais identiquement, basé sur le même désir (celui d’avoir la garantie d’un dialogue de qualité, apaisé), le même besoin (celui de trouver une solution qui leur convienne et qui puisse convenir à tous), cela permet de renforcer la pensée que tout n’est pas perdu et qu’il est encore possible qu’elles puissent s’accorder sur certains points.

3 / AVANCER L’IDEE QUE CE N’EST PAS LE PREMIER

En fait, elles en ont déjà partagé un au pare-avant, puissent qu’elles se sont déjà accordés de venir en médiation. C’est donc bel et bien un deuxième accord qui vient d’être obtenu. En soulevant ce fait, vous mettez ainsi en évidence les bienfaits quasi instantanés de leurs implications, renforçant par la même occasion leurs confiances en eux, dans leur capacité à s’entendre mais aussi, dans la confiance en votre capacité à les accompagnés dans leur décision, vers leur solution.

4 / SOULIGNER QU’IL EN EXISTE DÉJÀ UN TROISIEME

Surfez sur cette vague de sensation positive ! Car souvenez-vous, c’est le dernier point sur lequel vous vous êtes accordés en fin d’entretien individuel. Ils se sont également tous engagés, à vous autoriser, à leur rappeler leurs engagements s’ils avaient des difficultés à les respecter. Vous êtes, vous médiateur, le garant du maintien de la qualité relationnelle à leurs yeux et, à ce titre, ils vous ont accordé leur confiance. Voilà donc le troisième accord. Rendez-vous compte de l’impact positif immédiat : la réunion vient seulement de commencer et vous en êtes déjà au troisième accord et ce, uniquement grâce à :

- Leur implication,

- Leurs engagements

- à la confiance qu’ils ont bien voulu vous accordée.

Mettez bien en avant ce constat !

5 / REMERCIER POUR LA CONFIANCE MUTUELLEMENT ACCORDEE

Vous vous êtes, vous aussi, engagé en tant que médiateur lors des entretiens individuelle à être le garant du respect des principes de la qualité relationnelle et, au-delà de la confiance qu’ils vous ont accordée, ils vous ont autorisé à les recadrer si nécessaire.

Remerciez-les sincèrement et conjointement pour cette confiance mutuelle et pour leur implication dans le processus.

Enfin réaffirmez devant eux, votre attachement aux principes de qualité relationnelle. Vous pouvez également renouveler votre engagement.

Voilà, les bases d’une bonne réunion sont en place, les parties sont impliquées et confiantes.

6 / BILAN DE LA SITUATION ACTUELLE DU CONFLIT

Commencez par faire l’état des lieux du conflit. Chaque partie donne son point de vue sur la situation dans laquelle elle se trouve, sa vision du conflit.Les premiers désaccords risquent d'émerger. Tout le monde va dès à présent, mettre à l’épreuve ses engagements. Ne vous laissez pas déborder, n’oublier pas que vous êtes le garant de la qualité relationnelle et, que vous êtes autorisé à signaler, recadrer même toute dérive, tout débordement. Vos clients vous ont accordé leur confiance dans votre capacité à maintenir cette qualité. Interrompez, synthétisez, reformulez en F.C.R., relevez les attitudes négatives, les postures contre-productives, à tout moment, restez maitre de la qualité des échanges.

Ensuite, lorsque tous s’accordent à penser qu’ils ont fait le tour de la question, que tout l’émotionnel semble purgé, que personne n’a plus rien à ajouter, faites la synthèse de la situation et obtenez en l’approbation.

Remerciez-les pour l’implication et la sincérité de chacun.

7 / DETERMINATION ET ANALYSE DES PISTES DE SORTIE DU CONFLIT

Dans cette situation de conflit à présent pleinement clarifiée, quelles sont réellement les possibilités de sortie ? Seules trois options sont possibles :

- la reprise de la relation comme elle existait avant de se dégrader

- l’aménagement de celle-ci

- la rupture consensuelle.

Or, à cette étape, il est bon de faire tomber une de ces 3 solutions (si elle ne s’est pas déjà exclue d’elle-même, évidemment). Sauf bien-sûr si seule la première option est retenue, faire maintenant l’inventaire de ce qu’il subsiste de la relation :

- Enfant(s)

- Biens matériels mobiliers et/ou immobiliers

- Investissement(s)

- Projet(s).

Bien souvent, là aussi, une deuxième des 3 options tombe également et alors l’option de sortie du conflit se dessine.

8 / RECHERCHE ET FORMALISATION D’UN PROJET

C’est le moment où l’imaginaire, l’esprit créatif de chacun va pouvoir s’exprimer. Votre rôle à présent n’est plus simplement de diriger ni d’orienter les débats, mais c’est aussi maintenant celui d’éclaircir le chemin, ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et laissez libre-court aux idées, aidez les partis à trouver les mots juste, à préciser leurs pensées, explorez avec eux les possibles et accompagnez les dans le ou les choix qu’ils devront faire entre toutes ces pistes.

Mais soyez vigilant si l’on vous demande votre avis, veillez bien à conserver votre Neutralité et votre Impartialité dans vos réponses. Vous n’êtes pas là pour valider quoique ce soit et à la question « qu’en pensez-vous ? », jouez plutôt de la distanciation et répondez « vous en doutez ? ». Vous favoriserez alors la réflexion, sinon pourquoi douter ? En les amenant dans ce questionnement, vous renforcerez encore un peu plus l’implication dans leurs choix.

Enfin. Aidez-les à formaliser un projet commun.

9 / TROUVEZ UN ACCORD CONSENSUEL

 Là, 2 solutions s’offrent à vous :

- L’accord consensuel demeure verbal, il se cèle alors généralement par une solide poignée de mains. (Voir plus, si affinité retrouvée)

- Les partis pourront demander que l’accord soit écrit.

Il devra alors être rédigé en 2 exemplaires et sur papier libre, sans entête, sans logos, ni pied de page. Vous pourrez éventuellement, à leur demande, offrir en service la transcription de celui-ci sur informatique mais en aucun cas, vous ne serez le rédacteur et encore moins cosignataire du dit accord (Conformément au Codéome).

Et si toutefois il demeurait chez les parties un doute sur la validité du document, libre à elles de le faire

- valider par un conseil,

- enregistrer chez un notaire

- homologuer par un juge qui lui donnera alors, une force exécutoire.

10 / CLAUSE DE MEDIATION

Dans tous cas, quel que soit l’issue de la médiation, dans l’accord mais aussi au-delà de l’accord, assurez-vous d’obtenir pour le futur, l’engagement des parties d’être vigilantes au maintien de qualité relationnelle nouvellement rétablie, ainsi que l’assurance d‘un retour à la médiation dans le cas contraire.

Faites ajouter une clause de médiation dans ce sens en fin de rédaction si l’accord est écrit. Celle-ci devra être rédigée en conformité avec le Codéome. Vous trouverez les détails de son contenu ainsi que des exemples dans l’article correspondant dans le code de la médiation (2 ème Edition), en pages 403 à 405 du Livre II.


Contribution sur le Wikimédiation : Article de présentation d'une structure de médiation, société, organisme, association :

Structure : "Le Centre de Recherche et de Médiation" (2 rue Escoussières Montgaillard 31000 Toulouse" qui est une antenne de l'Association "MEDIATION TOULOUSE-PYRENEES". Le Président est Maître Jean-Henry FANE, ancien Bâtonnier. L'objectif de la structure est d'avoir le monopole de la Médiation sur Toulouse et, au-delà la METROPOLE. Au-delà d'avoir une structure opérationnelle avec des avocats (tous les médiateurs de l'association sont avocats), à côté du TGI de Toulouse, l'association s'est dotée d'une antenne de "Recherche" (contributions de juristes, jurisprudences, analyse des textes, doctrine etc...... L'Association dispose d'un site internet, qui permet de poster un message de demande d'intervention du médiateur, vous laissez vos coordonnées et, un membre de l'asso vous contacte par téléphone. Vous expliquez votre problématique et donnez les coordonnées de la personne ou de la structure avec laquelle vous souhaitez initier une médiation, et, elle est contactée à son tour, par téléphone. Si elle accepte, elle est conviée à un entretien de médiation, ainsi que vous-même, entretien séparé. Cet entretien peut être réalisé au téléphone pour toutes raisons d'éloignement. Puis vient le temps de la réunion des parties avec le médiateur. Il n'y a pas de processus structuré de médiation, les médiateurs sont tous avocats, le but est la rédaction d'une convention de résolution amiable (un sous-seing). Le coût global est d'environ 300 Euros, libre aux parties de savoir comment elles paient, on les encourage à partager à 50-50 les frais de la médiation. Il est possible que l'association fasse des demandes de subventions, même, très certainement, je ne sais pas quel montant elle peut éventuellement recevoir. Dans le cadre d'une liquidation successorale, deux de nos clients ont fait appel au médiateurs de l'association, c'était en 2015, nous avons pu suivre le process de l'association à travers eux. Le site ne mentionne pas de tarifs précis, la question du financement de la médiation est évoquée par téléphone. "MEDIATION TOULOUSE PYRENNEES" a un véritable leadership sur la MEDIATION de la Métropole Toulousaine. L'UT1 DROIT de Toulouse Université du CAPITOLE ouvre aussi dés à présent sa "CLINIQUE DU DROIT" qui prévoit des consultations gratuites pour tous les citoyens, réalisées par des juristes confirmés, des profs, ou des étudiants ayant au moins un Master1, il est question que des médiateurs puissent y être sollicités (ceux qui sont titulaires du DU Médiation Droit): Stéphanie BERGEZ LIMA (Stagiaire) Contribution sur le Wikimédiation dans le cadre du rapport de fin de formation du CAP'M.

Synthèse de l'oeuvre : "Rire et châtiment" Film de 2003

Œuvre " Rire et châtiment" Film comédie de 2003 avec José Garcia Synopsis : Vincent est un ostéopathe comblé, marié, il amuse tout le monde et a de l'énergie à revendre. Tout le monde l'adore, ses amis, ses patients, il ne cesse de plaisanter et d'en faire des tonnes. En revanche, sa compagne Camille n'en peut plus, elle est épuisée par la vie à ses cotés. Lasse de vivre au rythme effréné d'un bouffon qui ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête, elle décide de le quitter en invoquant son égocentrisme prononcé. Lors d'un diner d'anniversaire, un ami de Vincent meurt d'une crise de rire. Vincent se remet alors en question et remarque qu'il existe que dans son statut de "déconneur". C'est le portrait bien senti d'un égoïste, qui a fait de sa vie un spectacle et de fait se trouve en perpétuelle représentation. Il va devoir dompter son humour pour gagner son bonheur. Vincent va beaucoup souffrir du rejet de Camille et va se remettre en question. Avec ardeur, il prend des cours de secourisme. Il va jusqu'à apprendre quelques mots de russe, s'initier à la danse tsigane et pour parfaire le tout, l'invite dans un restaurant russe pour mettre en application ses nouvelles connaissances. Bien qu'interpellée, Camille n'est pas dupe. Il va même faire une superbe oraison funèbre pour un inconnu, mort sous ses yeux et cela sans réussir à retrouver la confiance de sa bien-aimée Camille. Le joyeux drille se réveille à la fête d'anniversaire : ce n'était qu'un rêve. Prenant fait de ce terrible songe, Vincent va savoir se réconcilier avec Camille, en lui disant combien elle compte pour lui...

Regard du médiateur

Vincent Roméro fait rire tout le monde, aussi bien ses patients que ses amis. Le conflit avec sa compagne est né de l'agacement de Camille, à supporter ses pitreries ininterrompues, ca ne l'amuse plus, et le quitte. L'escalade du conflit Mode de communication : Les trois registres de la persuasion Ethos/Pathos/Logos

(0.54) Dans la voiture avec Camille, en rentrant d'une sortie de boite.

Vincent : C'était de la bonne grosse teuf de macaque Camille : Oh ! Tiens, j'ai un truc à te dire. Vincent : J'ai la grosse, grosse, patate, ce soir fallait pas me chercher. Camille : Jean va avoir un petit garçon Vincent : Glandouille, toi et ta voiture là Camille : Ralenti.... Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il parle de la prochaine soirée) Camille : Bon ben ralenti pas, mais Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il continue à parler de la prochaine soirée) Camille : Ben, quand même c'est ton pote d'enfance Vincent : Qu'est ce que t'en pense d'un hippodrome ? (comme lieu de la prochaine soirée) Camille : Tu m'écoutes jamais. Vincent : Je vais louer un bon gros hippodrome pour faire une party.

(0.10) A l'hôpital, quand Vincent va voir sa femme : la rupture

Vincent : J'ai droit à une explication, c'est à cause d'hier soi  ? Camille : Hier soir, et d'avant avant hier... Vincent : Bon bonne prise de shoot, tu rentres à la maison, on parlera un autre jour. Camille : Tu peux te gratter Vincent : Hey... (Ils sont dans la chambre d'un patient qui mange) Vincent : Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux. Camille : Je m'en fous de ton fric, tu ne le sais pas depuis le temps. (ils sortent de la chambre du patient) Vincent : Enfin merde Camille, on est bien quand même tout les deux. (Camille lui demande de faire moins de bruit, il est dans un hôpital) Vincent : On se marre bien oui ou non. Camille : On se marre bien, on ne fait même que ça. Tu es le mec le plus drôle de la terre, mais il te manque tout le reste. Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI. Vincent : Bon ben je suis d'accord, on se sépare. Après tout je me vois très bien célibataire, je l'ai déjà été, ca allait. Mais attention, parce que dans 2 jours au max, tu vas mesurer douloureusement ce que tu perds. Camille . Hum.. Vincent : Je vais te manquer et faudra pas pleurer parce que je te reprendrai pas. Je te préviens Camille si ce soir tu n'es pas revenue, c'est fini. T'as compris, fini... Là il l'embrasse en souriant... Vincent : A ce soir ma puce, t'es vraiment... (et il part..)

Camille (PATHOS) (0.10) Camille dans cet échange, est plutôt dans le registre du Pathos : Elle reproche à Vincent son manque d'écoute, son manque d'attention, et n'a plus envie de poursuivre sa relation avec Vincent. Quand elle dit : "Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI." La charge émotionnelle est présente. (passage à 0.10) Vincent (ETHOS) Vincent quant à lui, serait d'avantage sur un mode de communication de l'Ethos. Il cherche à légitimer, à convaincre Camille en se décrivant comme un mec fun, limite un prix Nobel. Avec ses patients et amis, Il sollicite la sympathie. Au delà de l'émotionnel, car Vincent est un "mec" sympa, c'est un "mec" que l'on ressent. Vincent est un manipulateur, quand il dit à Camille " Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux." Il se voit en trophée, en sauveur, en génie. Mais Camille ne rentre plus dans son jeu. Malgré tout, Vincent tente de ramener Camille à sa raison. Dans la manipulation de Vincent, la rhétorique prend toute sa dimension, puisqu'elle ne repose que sur son argumentation orale. (1.02) Son associé et ami Jacques (LOGOS) : Son meilleur ami Jacques, acupuncteur, tente de le sortir de la déprime. Jacques :Non, non me dit rien. Tu as encore fait ton numéro, un truc énorme qui fait plein de bruit, qui en met plein la vue. Oh ! la la la.... c'est plus fort que toi. Au lieu d'être sincère, il faut que tu flambes, tout çà parce que MONSIEUR Vincent veut toujours être leuuuu... Vincent : Ca va Jacques ! Jacques : Tu veux que je te dise. Moi, je passe inaperçu, je rase les murs, je ne fais pas de vague pour pas que l'on me regarde. Ben toi, tu t'agites dans tous les sens pour pas qu'on te voit ! Dans cet échange, Jacques est clair, logique, il s'adresse à l'esprit rationnel de Jacques. Son mode de communication est de type "Logos"

Le conflit et son mécanisme, PIC : (Passage 0.61) En rentrant chez eux, Vincent et Camille

Camille : J'essaye de te dire quelque chose, tu m'entends pas. Tu m'écoutes jamais Vincent : Mais si je t'écoutes Camille : J'ai l'impression de vivre avec une batterie qui se vide pas. Même la nuit tu bouges, tu ries. Tu ne peux pas te calmer un peu Vincent ?

(Sonnerie du téléphone)

Camille : Pour partir en vrille, je suis la première, mais on n'a jamais un moment tranquille pour discuter.... Vincent : Allo (il a décroché le téléphone) (Camille continue à lui parler, mais il ne l'écoute plus...il est dans sa discussion téléphonique)


Prêt d'intention : Camille dit à Vincent qu'il ne l'entend pas, qu'il ne l'écoute jamais. Elle lui prête l'intention de ne jamais l'écouter. Au passage 0.10, Camille dit à Vincent qu'elle a la sensation de ne pas exister dans sa vie, d'être invisible. Contrainte : La contrainte qui apparaît, c'est qu'ils n'ont jamais un moment à eux pour discuter. Au passage 0.10, la contrainte qui parait évidente, c'est que Vincent prend trop de place en public et ne lui permet pas d'exister en tant que compagne. Interprétation et jugement : Camille interprète que Vincent ne l'entend pas, car il est comme une batterie qui ne se vide pas. Elle lui demande de se calmer un peu. Elle juge son comportement inapproprié et lui en suggère un autre. Au passage 0.10, Camille interprète en disant à Vincent, qu'à deux, seul lui existe.

Pour conclure, je dirai que même si Camille fait le choix de sortir de cette relation conflictuelle par l'adversité, en se résignant à partir. A la fin du film (1.20), dès que Vincent sort de son rêve, il décide de changer, d'aménager sa relation, de la faire évoluer de manière à réduire, voir supprimer les éléments conflictuels. Il se repositionne dans la relation et devient enfin le mari attentif dont Camille rêve.

Par Annabelle MARAT

Synthèse de l'oeuvre : "Rire et châtiment" Film de 2003

Synthèse d'une œuvre par Annabelle MARAT. Œuvre " Rire et châtiment" Film comédie de 2003 Synopsis : Vincent est un ostéopathe comblé, marié, il amuse tout le monde et a de l'énergie à revendre. Tout le monde l'adore, ses amis, ses patients, il ne cesse de plaisanter et d'en faire des tonnes. En revanche, sa compagne Camille n'en peut plus, elle est épuisée par la vie à ses cotés. Lasse de vivre au rythme effréné d'un bouffon qui ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête, elle décide de le quitter en invoquant son égocentrisme prononcé. Lors d'un diner d'anniversaire, un ami de Vincent meurt d'une crise de rire. Vincent se remet alors en question et remarque qu'il existe que dans son statut de "déconneur". C'est le portrait bien senti d'un égoïste, qui a fait de sa vie un spectacle et de fait se trouve en perpétuelle représentation. Il va devoir dompter son humour pour gagner son bonheur. Vincent va beaucoup souffrir du rejet de Camille et va se remettre en question. Avec ardeur, il prend des cours de secourisme. Il va jusqu'à apprendre quelques mots de russe, s'initier à la danse tsigane et pour parfaire le tout, l'invite dans un restaurant russe pour mettre en application ses nouvelles connaissances. Bien qu'interpellée, Camille n'est pas dupe. Il va même faire une superbe oraison funèbre pour un inconnu, mort sous ses yeux et cela sans réussir à retrouver la confiance de sa bien-aimée Camille. Le joyeux drille se réveille à la fête d'anniversaire : ce n'était qu'un rêve. Prenant fait de ce terrible songe, Vincent va savoir se réconcilier avec Camille, en lui disant combien elle compte pour lui...

Regard du médiateur

Vincent Roméro fait rire tout le monde, aussi bien ses patients que ses amis. Le conflit avec sa compagne est né de l'agacement de Camille, à supporter ses pitreries ininterrompues, ca ne l'amuse plus, et le quitte. L'escalade du conflit Mode de communication : Les trois registres de la persuasion Ethos/Pathos/Logos

(0.54) Dans la voiture avec Camille, en rentrant d'une sortie de boite.

Vincent : C'était de la bonne grosse teuf de macaque Camille : Oh ! Tiens, j'ai un truc à te dire. Vincent : J'ai la grosse, grosse, patate, ce soir fallait pas me chercher. Camille : Jean va avoir un petit garçon Vincent : Glandouille, toi et ta voiture là Camille : Ralenti.... Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il parle de la prochaine soirée) Camille : Bon ben ralenti pas, mais Jean va avoir un petit garçon. Vincent : (il continue à parler de la prochaine soirée) Camille : Ben, quand même c'est ton pote d'enfance Vincent : Qu'est ce que t'en pense d'un hippodrome ? (comme lieu de la prochaine soirée) Camille : Tu m'écoutes jamais. Vincent : Je vais louer un bon gros hippodrome pour faire une party.

(0.10) A l'hôpital, quand Vincent va voir sa femme : la rupture

Vincent : J'ai droit à une explication, c'est à cause d'hier soi  ? Camille : Hier soir, et d'avant avant hier... Vincent : Bon bonne prise de shoot, tu rentres à la maison, on parlera un autre jour. Camille : Tu peux te gratter Vincent : Hey... (Ils sont dans la chambre d'un patient qui mange) Vincent : Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux. Camille : Je m'en fous de ton fric, tu ne le sais pas depuis le temps. (ils sortent de la chambre du patient) Vincent : Enfin merde Camille, on est bien quand même tout les deux. (Camille lui demande de faire moins de bruit, il est dans un hôpital) Vincent : On se marre bien oui ou non. Camille : On se marre bien, on ne fait même que ça. Tu es le mec le plus drôle de la terre, mais il te manque tout le reste. Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI. Vincent : Bon ben je suis d'accord, on se sépare. Après tout je me vois très bien célibataire, je l'ai déjà été, ca allait. Mais attention, parce que dans 2 jours au max, tu vas mesurer douloureusement ce que tu perds. Camille . Hum.. Vincent : Je vais te manquer et faudra pas pleurer parce que je te reprendrai pas. Je te préviens Camille si ce soir tu n'es pas revenue, c'est fini. T'as compris, fini... Là il l'embrasse en souriant... Vincent : A ce soir ma puce, t'es vraiment... (et il part..)

Camille (PATHOS) (0.10) Camille dans cet échange, est plutôt dans le registre du Pathos : Elle reproche à Vincent son manque d'écoute, son manque d'attention, et n'a plus envie de poursuivre sa relation avec Vincent. Quand elle dit : "Je n'existe pas dans ta vie, en public oui, mais en privé c'est comme si j'étais invisible. Quand il y a toi et moi, il n'y a que TOI." La charge émotionnelle est présente. (passage à 0.10) Vincent (ETHOS) Vincent quant à lui, serait d'avantage sur un mode de communication de l'Ethos. Il cherche à légitimer, à convaincre Camille en se décrivant comme un mec fun, limite un prix Nobel. Avec ses patients et amis, Il sollicite la sympathie. Au delà de l'émotionnel, car Vincent est un "mec" sympa, c'est un "mec" que l'on ressent. Vincent est un manipulateur, quand il dit à Camille " Camille, j'essaye de comprendre. T'es avec un mec fun, très fun, conviviale, envié de tout le monde, brillant, athlète de haut niveau...limite prix Nobel. Enfin merde, un mec qui a les moyens de t'offrir ce que tu veux." Il se voit en trophée, en sauveur, en génie. Mais Camille ne rentre plus dans son jeu. Malgré tout, Vincent tente de ramener Camille à sa raison. Dans la manipulation de Vincent, la rhétorique prend toute sa dimension, puisqu'elle ne repose que sur son argumentation orale. (1.02) Son associé et ami Jacques (LOGOS) : Son meilleur ami Jacques, acupuncteur, tente de le sortir de la déprime. Jacques :Non, non me dit rien. Tu as encore fait ton numéro, un truc énorme qui fait plein de bruit, qui en met plein la vue. Oh ! la la la.... c'est plus fort que toi. Au lieu d'être sincère, il faut que tu flambes, tout çà parce que MONSIEUR Vincent veut toujours être leuuuu... Vincent : Ca va Jacques ! Jacques : Tu veux que je te dise. Moi, je passe inaperçu, je rase les murs, je ne fais pas de vague pour pas que l'on me regarde. Ben toi, tu t'agites dans tous les sens pour pas qu'on te voit ! Dans cet échange, Jacques est clair, logique, il s'adresse à l'esprit rationnel de Jacques. Son mode de communication est de type "Logos"

Le conflit et son mécanisme, PIC : (Passage 0.61) En rentrant chez eux, Vincent et Camille

Camille : J'essaye de te dire quelque chose, tu m'entends pas. Tu m'écoutes jamais Vincent : Mais si je t'écoutes Camille : J'ai l'impression de vivre avec une batterie qui se vide pas. Même la nuit tu bouges, tu ries. Tu ne peux pas te calmer un peu Vincent ?

(Sonnerie du téléphone)

Camille : Pour partir en vrille, je suis la première, mais on n'a jamais un moment tranquille pour discuter.... Vincent : Allo (il a décroché le téléphone) (Camille continue à lui parler, mais il ne l'écoute plus...il est dans sa discussion téléphonique)


Prêt d'intention : Camille dit à Vincent qu'il ne l'entend pas, qu'il ne l'écoute jamais. Elle lui prête l'intention de ne jamais l'écouter. Au passage 0.10, Camille dit à Vincent qu'elle a la sensation de ne pas exister dans sa vie, d'être invisible. Contrainte : La contrainte qui apparaît, c'est qu'ils n'ont jamais un moment à eux pour discuter. Au passage 0.10, la contrainte qui parait évidente, c'est que Vincent prend trop de place en public et ne lui permet pas d'exister en tant que compagne. Interprétation et jugement : Camille interprète que Vincent ne l'entend pas, car il est comme une batterie qui ne se vide pas. Elle lui demande de se calmer un peu. Elle juge son comportement inapproprié et lui en suggère un autre. Au passage 0.10, Camille interprète en disant à Vincent, qu'à deux, seul lui existe.

Pour conclure, je dirai que même si Camille fait le choix de sortir de cette relation conflictuelle par l'adversité, en se résignant à partir. A la fin du film (1.20), dès que Vincent sort de son rêve, il décide de changer, d'aménager sa relation, de la faire évoluer de manière à réduire, voir supprimer les éléments conflictuels. Il se repositionne dans la relation et devient enfin le mari attentif dont Camille rêve.

Analyse du film Corporate

Raison du choix : l’importance de la prise en compte de la composante émotionnelle en milieu professionnel

L’œuvre choisie est le film Corporate. Le film met en exergue des méthodes de management sources de contentieux, de litiges mais aussi de conflits car peu orientées sur l’altérité. Les relations sont gérées dans l’adversité. L’absence de prise en compte de la composante émotionnelle entraîne un drame : le suicide d’un salarié. Pour autant, les mécanismes liés à la légitimité de point de vue ainsi que la bonne intention centrée sur soi apparaissent clairement au cours du film.

Contexte Une responsable RH a pour mission de faire partir de son entreprise, un groupe agro-alimentaire, les salariés dont le management estime qu’ils n’y ont plus leur place. Ces départs doivent se faire par le biais d’une démission et non pas d’un licenciement. Un cadre d’une quarantaine d’année veut rencontrer la responsable RH mais la jeune femme ne cesse de repousser le rendez-vous. Il finit par se suicider dans l'enceinte de l'entreprise. La responsable RH est tout de suite pointée du doigt. Cet évènement dramatique ainsi que ces conséquences mettront la responsable RH face à ses propres contradictions et entrainera une profonde remise en cause.

L’évitement : l’adversité plutôt que l’altérité Au début du film, nous constatons que la responsable RH refuse délibérément de recevoir un salarié, monsieur Dalmat. Son assistante répond aux appels de monsieur Dalmat, le reçoit mais fait systématiquement barrage sur les ordres de sa responsable : • L’assistante : « Et quand est-ce que tu vois Dalmat ? » • E.T. : «Pas maintenant, je n’ai pas le temps, pas avant la fin du mois. » • L’assistante : « C’est ton mail, il ne comprend pas ». • E.T. : « Te laisse pas mettre la pression ». Nous constatons à ce stade que la responsable RH pose une issue au conflit dans l’adversité. L’option choisie est la fuite ainsi que le refus de l’échange en dépit des demandes réitérées du salarié.

La confrontation : un échange contraint, toujours dans l’adversité La responsable RH, Emilie Tesson, part déjeuner avec un collègue. Au cours du repas, elle constate que monsieur Dalmat l’attend devant le restaurant. Ce constat provoque chez elle un malaise. A l’issue du repas, elle décide de gérer seule la situation et de se séparer de son collègue : • E.T. : « Vas-y, je vais marcher un peu. » • Collègue : « T’as peur qu’on nous voit marcher ensemble, c’est ça ? » Le collègue d’Emilie Tesson émet un prêt d’intention. En revanche, il n’est accompagné ni de contrainte, ni de jugement. Cet évènement ne dégrade pas la relation mais fait sourire Emilie Tesson.

Une fois seule, Emilie Tesson se trouve face à monsieur Dalmat. Elle le regarde fixement puis l’évite et reprend son chemin. Monsieur Dalmat la suit. Elle accélère le pas mais ne parvient pas à le distancer. Elle se retourne et la confrontation démarre : • E.T. :« Qu’est-ce qu’il vous prend monsieur Dalmat ? Vous êtes en train de me suivre dans la rue. Vous êtes devenu fou ? » Emilie Tesson énonce un fait en disant que monsieur Dalmat la suit dans la rue et ajoute une interprétation. Dans cette situation, les deux parties ont posé une contrainte forte : celle de ne pas communiquer pour la responsable RH et celle d’imposer l’échange pour le salarié, y compris dans un contexte extra-professionnel.

• M. D. : « C’est quoi ce mail, c’est exactement le même que la dernière fois. Vous n’avez pas changé une formule. J’ai pas le profil ? J’ai le profil pour quoi, je pourrai savoir ? » Monsieur Dalmat expose les raisons de son opposition. Il souhaite des explications plus précises sur les raisons d’un refus de la direction. Si la demande reste factuelle, elle est également très chargée émotionnellement.

• E.T. : « Calmez-vous. On va prendre rendez-vous pour en parler. D’accord ? » Pour la première fois, Emilie Tesson prend en compte l’aspect émotionnel. Elle propose une solution mais dans un contexte de méfiance forte. Cette solution peut même apparaître comme paradoxale puisque c’est justement ce que souhaitait monsieur Dalmat et ce que lui refusait Emilie Tesson.

• M.D. : « Rendez-vous, vous vous foutez de moi ? Vous évitez de me voir. Pourquoi vous vous acharnez comme ça sur moi ? Qu’est-ce que je vous ai fait ? » Et il la saisit par le bras. Monsieur Dalmat fait une succession de prêts d’intentions et renforce la contrainte puisqu’il attrape la DRH par le bras.

• « Lâchez-moi. Lâchez moi. Vous ne comprenez pas ? On veut se débarrasser de vous, Dalmat. On ne veut plus de vous. On ne vous proposera rien d’autre. Alors démissionnez. » Elle s’en va. La position de la responsable RH quant à l’issue du conflit est dévoilée. En revanche, le bilan n’est pas fait. Monsieur Dalmat ne sait pas ce qui lui est reproché. Par ailleurs, la solution lui est imposée : à aucun moment la liste des autres issues possibles est abordée afin d’identifier celle qui serait acceptée de manière concertée. L’aspect émotionnel n’a que très peu été abordé. La charge émotionnelle émanant de la situation mais aussi de la relation interpersonnelle est maximale à l’issue de la discussion. Monsieur Dalmat se suicide.

Une légitimité de point de vue et une bonne intention centrée sur sois Suite au suicide de monsieur Dalmat, Emilie Tesson fait l’objet de fortes critiques de la part des autres salariés de l’entreprise, de l’inspection du travail mais aussi de sa direction. Pour autant, nous constatons qu’Emilie Tesson estime être légitime de son point de vue et avait une bonne intention centrée sur soi : • E.T. à son manager : « Stéphane, j’ai fait mon travail. Il n’est pas question que je paie pour tout le monde. » • Son manager : « Et c’est quoi ton travail exactement, c’est de pousser le gens à se foutre en l’air ? » • E.T. : « On sait pourquoi tu m’as recrutée. » Emilie Tesson estime avoir fait le travail qui lui était confié. Comme nous le voyons par la suite, le fait de pousser les gens à la démission est pour elle reconnu comme une compétence : elle estime qu’elle a un courage que d’autres n’ont pas et qu’ainsi, elle est une professionnelle performante.

L’émergence du doute rationnel

Le courant de pensée de la médiation rationnelle attache de l’importance à la reconnaissance de la bonne intention centrée sur soi, la légitimité de point de vue ainsi qu’à la reconnaissance de la maladresse. Cela permet d’introduire un doute rationnel chez les personnes et ainsi de faire émerger des solutions créatives. Le suicide de monsieur Dalmat, les critiques des salariés ainsi que l’enquête de l’inspection du travail vont ébranler les convictions d’Emilie Tesson. Le doute rationnel qui est créé chez cette responsable RH va venir modifier se principes d’homéostasie : harmonie, équilibre relationnel et satisfaction des besoins. La remise en cause n’a pas été amenée dans un contexte de médiation. Néanmoins, nous observerons dans la suite du film qu’elle a lieu et qu’elle induit une évolution des comportements d’Emilie Tesson. Au milieu du film, Emilie Tesson fait passer une simulation d’entretien de recrutement à son mari : • E.T. : « Nous cherchons quelqu’un qui n’ait pas peur de faire le sale boulot, mais qui le fasse proprement. Est-ce que vous voyez le profil ? » • Son mari : « Je crois que oui » • E.T. : « Nous cherchons quelqu’un qui réussisse à nous débarrasser des salariés sans les licencier. Vous savez faire ça ? Il faut être sûr de vous parce que vous n’avez pas droit à l’erreur. Alors, est-ce que vous êtes taillé pour le job ? ». Dans cette séquence, Emilie Tesson utilise l’inversion pour faire comprendre à son mari ce qui l’a poussée à agir de la sorte. Ces propos faussement durs sont accompagnés de larmes. Les remords sont visibles.

Marine Hamon

PRESENTATION D’UNE STRUCTURE DE MEDIATION : AMCE
L’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) a été créée en juillet 2003 dans le but de résoudre les litiges des principaux opérateurs Télécoms de l’époque avant même que la loi les y oblige puisqu’il s’agit de médiation de consommation.
Les opérateurs sont partis des souhaits suivants à l’époque :
- Assainir le secteur : mauvaise image auprès des consommateurs
- Résoudre les nombreux litiges avec les consommateurs
Ils décident donc de se regrouper afin de prendre un Médiateur sectoriel unique.
Les opérateurs de l’époque sont : Bouygues Telecom, France Telecom, Neuf Cegetel, Orange, SFR et Télé 2. Aujourd’hui, l’AMCE est une association (loi 1901) qui regroupe la quasi-totalité des fournisseurs français de services de communications électroniques.
Les membres du bureau de l’association sont nommés pour 3 ans maximum et sont des collaborateurs des membres d’origine en alternance.
Actuellement :
- Président : Mathieu Belloir (Orange)
- Secrétaire : Guillaume Richard (SFR)
- Trésorier : Lionel Guerin (Bouygues Télécom)

L’association est également composée :
- D’un Directeur Général : Monsieur Henri Dolivier
- D’une assistante de direction
- De 16 juristes

La mission de l’AMCE est de résoudre les litiges de l’ensemble des dossiers ouverts par les consommateurs de services des opérateurs Télécoms. Elle se charge de mettre à la disposition du Médiateur l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice de sa mission.
Le médiateur rend un avis sur l’ensemble des litiges qui lui sont soumis, litiges de la téléphonie fixe, mobile et internet. Il est soumis à une obligation de confidentialité, qui permet aux parties de s'exprimer librement. En contrepartie, les avis rendus par le Médiateur sont confidentiels et ne peuvent être utilisés en justice, sauf accord exprès des deux parties.

Comment le consommateur peut-il saisir le Médiateur ?
Depuis 2008, le consommateur peut saisir le Médiateur des Télécoms en ligne sur le site de l’association :
[1]
Pour créer son dossier, il doit répondre à certains critères qui sont des pré-requis, notamment :
- Que la demande soit fondée et non manifestement abusive
- Avoir épuisé tous les recours de l’opérateur (service clients, service consommateurs)
- Ne pas avoir eu recours à la justice ou à un autre Médiateur

Comment le dossier d’un consommateur est-il traité ?
 La recevabilité du dossier est vérifiée par l’équipe de juristes de l’association
 Les éléments transmis par le consommateur et sa demande sont soumises à l’opérateur qui
• Accepte la demande => dossier classé « allégé » : l’AMCE contacte le consommateur pour l’en informer et un courrier confirme l’accord. FIN DU LITIGE
• Refuse la demande => dossier classé « classique »
 L’opérateur a l’obligation de fournir, dans un délai d’un mois, tous les éléments du dossier (récapitulatif des faits et des éléments administratifs) permettant au Médiateur de donner son avis.
 Un juriste en charge du dossier rend un avis en droit sur la demande du consommateur.
 Cet avis est soumis au Médiateur qui accepte/ajuste l’avis. Le Médiateur rend un avis en droit et en équité.
Compte-tenu du volume de dossiers, il n’y a pas de confrontation entre le professionnel et le consommateur.
L’avis du Médiateur est suivi à 98% par les Opérateurs et à 97% par les consommateurs : ceci est un indicateur de satisfaction du système par les deux parties.

Quels sont les principes de la Médiation de l’AMCE ?
1 - Le consommateur est libre d'avoir recours au Médiateur. Le processus de médiation suspend les délais de prescription.
2 - Le service de médiation est gratuit pour le consommateur
3 - Le Médiateur est indépendant
4 - Le délai de médiation est relativement court
5 - La médiation obéit à des règles de confidentialité

Qui est le Médiateur de l’AMCE ?

Mme Claire Mialaret a été choisie en 2016 par les adhérents de l’AMCE, choix validé par la DGCCRF, les associations de consommateurs et l’ARCEP. Elle est mandatée pour trois ans minimum. Elle a fait une carrière dans le juridique dans le domaine des Télécoms notamment.
Afin de garantir son indépendance, elle n’est pas salariée de l’AMCE (aucun lien hiérarchique) et est rémunérée forfaitairement à l’année. Ses missions sont les suivantes :
 Rendre un avis en droit et en équité, dans un délai de trois mois, sur tous les dossiers dits « classiques » qui lui sont soumis
 Rédiger un rapport annuel complet de ses missions (types de litiges ; domaines de litiges ; nombres de litiges/opérateur ; taux d’acceptation)
 Faire part de ses recommandations auprès des opérateurs
Le rapport 2016 du Médiateur est disponible ici
[2]

Quel est le modèle économique de l’AMCE ?
L’association est financée principalement par les prestations de services facturées aux membres adhérents selon leur consommation. En effet, la facturation des prestations représente 97 % du financement, le reste correspond aux cotisations des membres opérateurs.
Le choix de facturer les opérateurs selon leur consommation incite les opérateurs à mener des actions permettant de limiter les litiges avec leurs clients.
Les tarifs facturés dépendent du type de dossier :
• Allégé : environ 100€
• Classique : environ 300€
Le volume de dossiers traités en 2016 était d’environ 12 000 (10 000 en 2015) dont 5 500 pour lesquels un avis a été rendu (juristes ou Médiateur si classique).
80% des dossiers touchent le droit à la consommation, 10% le droit des Télécoms et 10% droit autres (succession, famille, etc..)
L’augmentation du nombre de demandes de médiation s’explique par le fait que la médiation est de mieux en mieux connue des consommateurs et c’est également le fait de certains opérateurs qui génèrent plus d’insatisfaction clients.
Le volume de dossiers reste imprévisible chaque année car il dépend beaucoup des offres et des comportements des opérateurs en termes de communication commerciale vis-à-vis de leurs consommateurs.
--Stagiaire 2 octobre 2017 à 21:17 (CEST)

AMCE

PRESENTATION D’UNE STRUCTURE DE MEDIATION : AMCE
L’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) a été créée en juillet 2003 dans le but de résoudre les litiges des principaux opérateurs Télécoms de l’époque avant même que la loi les y oblige puisqu’il s’agit de médiation de consommation.
Les opérateurs sont partis des souhaits suivants à l’époque :
- Assainir le secteur : mauvaise image auprès des consommateurs
- Résoudre les nombreux litiges avec les consommateurs
Ils décident donc de se regrouper afin de prendre un Médiateur sectoriel unique.
Les opérateurs de l’époque sont : Bouygues Telecom, France Telecom, Neuf Cegetel, Orange, SFR et Télé 2. Aujourd’hui, l’AMCE est une association (loi 1901) qui regroupe la quasi-totalité des fournisseurs français de services de communications électroniques.
Les membres du bureau de l’association sont nommés pour 3 ans maximum et sont des collaborateurs des membres d’origine en alternance.
Actuellement :
- Président : Mathieu Belloir (Orange)
- Secrétaire : Guillaume Richard (SFR)
- Trésorier : Lionel Guerin (Bouygues Télécom)

L’association est également composée :
- D’un Directeur Général : Monsieur Henri Dolivier
- D’une assistante de direction
- De 16 juristes

La mission de l’AMCE est de résoudre les litiges de l’ensemble des dossiers ouverts par les consommateurs de services des opérateurs Télécoms. Elle se charge de mettre à la disposition du Médiateur l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice de sa mission.
Le médiateur rend un avis sur l’ensemble des litiges qui lui sont soumis, litiges de la téléphonie fixe, mobile et internet. Il est soumis à une obligation de confidentialité, qui permet aux parties de s'exprimer librement. En contrepartie, les avis rendus par le Médiateur sont confidentiels et ne peuvent être utilisés en justice, sauf accord exprès des deux parties.

Comment le consommateur peut-il saisir le Médiateur ?
Depuis 2008, le consommateur peut saisir le Médiateur des Télécoms en ligne sur le site de l’association :
[3]
Pour créer son dossier, il doit répondre à certains critères qui sont des pré-requis, notamment :
- Que la demande soit fondée et non manifestement abusive
- Avoir épuisé tous les recours de l’opérateur (service clients, service consommateurs)
- Ne pas avoir eu recours à la justice ou à un autre Médiateur

Comment le dossier d’un consommateur est-il traité ?
 La recevabilité du dossier est vérifiée par l’équipe de juristes de l’association
 Les éléments transmis par le consommateur et sa demande sont soumises à l’opérateur qui
• Accepte la demande => dossier classé « allégé » : l’AMCE contacte le consommateur pour l’en informer et un courrier confirme l’accord. FIN DU LITIGE
• Refuse la demande => dossier classé « classique »
 L’opérateur a l’obligation de fournir, dans un délai d’un mois, tous les éléments du dossier (récapitulatif des faits et des éléments administratifs) permettant au Médiateur de donner son avis.
 Un juriste en charge du dossier rend un avis en droit sur la demande du consommateur.
 Cet avis est soumis au Médiateur qui accepte/ajuste l’avis. Le Médiateur rend un avis en droit et en équité.
Compte-tenu du volume de dossiers, il n’y a pas de confrontation entre le professionnel et le consommateur.
L’avis du Médiateur est suivi à 98% par les Opérateurs et à 97% par les consommateurs : ceci est un indicateur de satisfaction du système par les deux parties.

Quels sont les principes de la Médiation de l’AMCE ?
1 - Le consommateur est libre d'avoir recours au Médiateur. Le processus de médiation suspend les délais de prescription.
2 - Le service de médiation est gratuit pour le consommateur
3 - Le Médiateur est indépendant
4 - Le délai de médiation est relativement court
5 - La médiation obéit à des règles de confidentialité

Qui est le Médiateur de l’AMCE ?

Mme Claire Mialaret a été choisie en 2016 par les adhérents de l’AMCE, choix validé par la DGCCRF, les associations de consommateurs et l’ARCEP. Elle est mandatée pour trois ans minimum. Elle a fait une carrière dans le juridique dans le domaine des Télécoms notamment.
Afin de garantir son indépendance, elle n’est pas salariée de l’AMCE (aucun lien hiérarchique) et est rémunérée forfaitairement à l’année. Ses missions sont les suivantes :
 Rendre un avis en droit et en équité, dans un délai de trois mois, sur tous les dossiers dits « classiques » qui lui sont soumis
 Rédiger un rapport annuel complet de ses missions (types de litiges ; domaines de litiges ; nombres de litiges/opérateur ; taux d’acceptation)
 Faire part de ses recommandations auprès des opérateurs
Le rapport 2016 du Médiateur est disponible ici
[4]

Quel est le modèle économique de l’AMCE ?
L’association est financée principalement par les prestations de services facturées aux membres adhérents selon leur consommation. En effet, la facturation des prestations représente 97 % du financement, le reste correspond aux cotisations des membres opérateurs.
Le choix de facturer les opérateurs selon leur consommation incite les opérateurs à mener des actions permettant de limiter les litiges avec leurs clients.
Les tarifs facturés dépendent du type de dossier :
• Allégé : environ 100€
• Classique : environ 300€
Le volume de dossiers traités en 2016 était d’environ 12 000 (10 000 en 2015) dont 5 500 pour lesquels un avis a été rendu (juristes ou Médiateur si classique).
80% des dossiers touchent le droit à la consommation, 10% le droit des Télécoms et 10% droit autres (succession, famille, etc..)
L’augmentation du nombre de demandes de médiation s’explique par le fait que la médiation est de mieux en mieux connue des consommateurs et c’est également le fait de certains opérateurs qui génèrent plus d’insatisfaction clients.
Le volume de dossiers reste imprévisible chaque année car il dépend beaucoup des offres et des comportements des opérateurs en termes de communication commerciale vis-à-vis de leurs consommateurs.

Isabelle Grolleau

--Stagiaire 2 octobre 2017 à 21:19 (CEST)

Contribution personnelle ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes

Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution. Aussi, je vous invite à voir la piece de théâtre, ou surtout à voir le film de 1948 qui à mon gout, n'a pas pris une ride, en tout cas pas en noir et blanc

comme mise en bouche, cette phrase se suffit à elle meme, pour expliquer à des personnes un aspect cruel du manque de qualité relationnelle :

....." elles vous diront qu'elles se sont dites des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre....."

Synthèse d'une oeuvre

Sacha GUITRY Aux deux colombes 1948/1949


Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine. Synopsis Maître Jean-Pierre Walter (JPW) reçoit un mystérieux coup de téléphone émanant d'une femme l'informant qu'il va avoir une grosse surprise dans la journée, sans autre précision. Cette communication va déclencher quelques échanges aigres-doux avec son épouse Marie-Thérèse (MT). Cette dernière sortie, la "surprise" entre dans l'appartement : il s'agit de Marie-Jeanne (MJ) , sa première femme, sœur de Marie-Thérèse, que l'on croyait disparue depuis plusieurs années dans l’incendie d'un cinéma en Amérique du sud. Détail de la scène étudiée :


Jean-Pierre Walter seul

« …… Où elles sont ? Oh elles sont là toute les deux seulement pas ensemble, non…

Et ou nous en sommes je vais vous le dire. Tout à l'heure, vous vous souvenez, elles s’étaient évanouies là toute les deux et bien aussitôt revenues à elles, elles se sont mises à hurler et à hurler pendant, faut pas mentir, c’est très laid le mensonge, pendant 20 bonnes minutes.

De temps à autre elle s'asseyait chacune dans un fauteuil et là alors elle se mettait à sangloter puis de nouveau toutes les deux ensemble, hop, elles se mettaient à hurler encore.

Elles, elles vous diront qu'elles se sont dit des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre. En vérité je devrais dire aucun des trois car je n’écoutais pas non plus, formellement décider que j'étais à ne pas intervenir

Je me suis manifesté seulement lorsque je les ai vu absolument épuisé toutes les deux alors là je les obligé à prendre leur repas de midi car il était deux heures

Pour simplifier le service j’ai fait trois parts du déjeuner Marie-Thérèse a eu le turbo dans sa chambre, Marie-Jeanne dans la salle à manger avec tout le poulet pour elle et moi dans mon bureau j'ai dévoré la tarte.

Et nous devons nous retrouver tous les trois ici à trois heures c'est-à-dire dans 10 minutes pour le second round. »

…….........................................


Scène à 5 personnages.... , Jean Pierre Walter, ses deux femmes, la gouvernante (G) et l’avocate adverse, la grande duchesse (sa prochaine femme / GD).

JPW « En effet la situation actuellement paraît inextricable. En ce moment c’est l’impasse, j’irais même plus loin c'est le cul-de-sac.... (GD) de qui ? (JPW) De sac…. un vieux jurisconsulte.

Mais d'abord prenons connaissance de l'article 139 du Code civil, le seul qui nous concerne, le seul qui nous intéresse : « L’époux absent dont le conjoint aura contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer le nouveau mariage sous réserve des effets légaux que peut produire un mariage contracté de bonne foi. »

Et c'est ça le procès. Le procès c’est le scandale, et tout le ridule, Mesdames, sera sur vous….. (MJ et MT) Sur nous …. (JPW) Mais oui ! Deux femmes pour un homme c'est flatteur tandis que pour deux femmes, un seul homme, c'est une famine......

Supposons le gagner par elle qu'est-ce que tu fais ? (MJ) Je me suicide ! (JPW) Tu te suicide, parfait, parfait, je comprends.

Supposant le gagner par elle, qu'est-ce que tu fais ? (PJ) Je perds en appel, je vais en cassation, (JPW) tu en prends pour cinq ans.

Oui, donc nous avons le choix entre un suicide sur la conscience ou cinq années d'emmerdements, d'ennui. (GD) Donc pas de procès, mon cher confrère.

(DG) Dans ces conditions il faut donc recourir à une solution aimable. Qu'est-ce qu'elles ont à rigoler. (MJ) Je crois que l'on peut dire aussi amiable.

(JPW) Dans ces conditions, toutes les idées qui vont maintenant nous venir, les plus insensées, les plus imprévus, nous allons les accueillir, toutes ces idées, nous allons les discuter.

(G) J'ai l'impression que les choses pourraient très bien s'arranger si tout le monde disait ici disait tout simplement la vérité ah ah ah ah (rires…)

Est-ce que cette solution vous paraît séduisante Mesdames ? (MJ et MT) Je la trouve originale, inattendue, extraordinaire

(JPW) Alors disons la vérité ! Nous venons de faire un pas de géant, trois femmes qui s’engagent à dire la vérité c'est émouvant. (GD) Si mon cher confrère veut bien se dispenser de se foutre de nous….

…………

(MT) Je demande la parole, je repense à ce procès….

(MJ) Elle n'a qu'une idée elle n'a qu'un but c'est d'obtenir notre divorce ! (MT) Exactement ! (MJ) Mais pourquoi ne demande-t-il pas le tiens mais pourquoi le mien ? (MT) Ton divorce à toi pourquoi ne le demandes-tu pas ?

(MT) Une seule chose compte, c'est ma fidélité. (MJ) Oui et bien et la mienne !! (MT) Et la tienne parlons-en à vous n’avez guère été marié Jean-Pierre et toi que pendant six années ! Ton mérite n'est pas très gros tandis que moi, moi ça fait 20 ans que je suis fidèle à mon mariage, ça doit peser dans la balance, 20 années de fidélité. Voilà pourquoi le procès ne me fait pas peur du tout.

Au téléphone (JPW) bien bien, Monsieur. Marie-Thérèse pour la troisième fois depuis ce matin Monsieur Martin Dupuis veut prendre de tes nouvelles....... (MT) Ah oui oui merci Jean-Pierre

(JPW) Voilà. Je ne pense pas que le procès soit faisable

(MT) Il n'est pas faisable.

(Discussion en aparté GD et MJ) (MJ) Pourquoi n'avez-vous pas protesté tout à l'heure quand elle a osé mettre en doute ma fidélité ? (GD) Parce que c'est un sujet sur lequel il vaut mieux précisément ne pas s'étendre et si vous croyez en Dieu, ne prêter aucun serment à cet égard ! (MJ) Mais pour quelle raison ? (GD) Parce que pendant 22 ans vous avez été la maîtresse du professeur Rosario sans le savoir pendant toute votre amnésie .... (MJ)Mais c'est une infamie !!! (GD) Il faisait ça pour votre bien, ça vous calmait ....

................................

Troisième scène

(JPW) « Vous voulez que je les rapproche ? Je vous demande une minute je vais faire pour cela un peu de prestidigitation

Je pense tout à coup à une chose. Marie-Jeanne chérie, est-ce que tu as pensé à dire à ta sœur que tu avais recueillie la part de son héritage ?

(MJ) Papa nous a laissé chacune 20 millions …… 20 millions ? (MT) Tu les as ? (MJ) Ils sont dans une banque ? (MT) et aussi un grand immeuble à Rio de Janeiro et tu as la moitié de l'immeuble aussi.... (MJ) Et il est beau ? (MT) C’est une affaire fantastique ; (MJ) je ne savais pas papa si riche..... ..... (JPW) Où en étions-nous ? Nous en étions l'historique d'un mariage qui comptait en lui les germes de discorde

(MT) Dans quelle banque et l'argent ?

(MJ) Et en France il avait une villa dans le Midi à Saint-Raphaël ….

(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....

Contribution personnel ( Mickael Lecomte). Oeuvre de Sacha Guitry, Aux deux Colombes

Sacha Guitry ; tout un programme, aimé ou détesté et au de la des procès d'intention ou procès tout court qu'il eut dans sa vie, la richesse de la structure et du phrasé vaut à elle seule, une petite contribution. Aussi, je vous invite à voir la piece de théâtre, ou surtout à voir le film de 1948 qui à mon gout, n'a pas pris une ride, en tout cas pas en noir et blanc

comme mise en bouche, cette phrase se suffit à elle meme, pour expliquer à des personnes un aspect cruel du manque de qualité relationnelle :

....." elles vous diront qu'elles se sont dites des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre....."

Synthèse d'une oeuvre

Sacha GUITRY Aux deux colombes 1948

Aux deux colombes est un film français en noir et blanc, écrit et réalisé en 1949 par Sacha Guitry d'après sa pièce éponyme Aux deux colombes, et porté à l'écran dans sa distribution d'origine. Synopsis Maître Jean-Pierre Walter (JPW) reçoit un mystérieux coup de téléphone émanant d'une femme l'informant qu'il va avoir une grosse surprise dans la journée, sans autre précision. Cette communication va déclencher quelques échanges aigres-doux avec son épouse Marie-Thérèse (MT). Cette dernière sortie, la "surprise" entre dans l'appartement : il s'agit de Marie-Jeanne (MJ) , sa première femme, sœur de Marie-Thérèse, que l'on croyait disparue depuis plusieurs années dans l’incendie d'un cinéma en Amérique du sud. Détail de la scène étudiée :


Jean-Pierre Walter seul

« …… Où elles sont ? Oh elles sont là toute les deux seulement pas ensemble, non…

Et ou nous en sommes je vais vous le dire. Tout à l'heure, vous vous souvenez, elles s’étaient évanouies là toute les deux et bien aussitôt revenues à elles, elles se sont mises à hurler et à hurler pendant, faut pas mentir, c’est très laid le mensonge, pendant 20 bonnes minutes.

De temps à autre elle s'asseyait chacune dans un fauteuil et là alors elle se mettait à sangloter puis de nouveau toutes les deux ensemble, hop, elles se mettaient à hurler encore.

Elles, elles vous diront qu'elles se sont dit des choses et je n'en disconviens pas et je puis vous jurer en tout cas que ce qu'elles se sont dites est en tout cas a jamais perdu, car aucune des deux n'écoutait ce que disait l'autre. En vérité je devrais dire aucun des trois car je n’écoutais pas non plus, formellement décider que j'étais à ne pas intervenir

Je me suis manifesté seulement lorsque je les ai vu absolument épuisé toutes les deux alors là je les obligé à prendre leur repas de midi car il était deux heures

Pour simplifier le service j’ai fait trois parts du déjeuner Marie-Thérèse a eu le turbo dans sa chambre, Marie-Jeanne dans la salle à manger avec tout le poulet pour elle et moi dans mon bureau j'ai dévoré la tarte.

Et nous devons nous retrouver tous les trois ici à trois heures c'est-à-dire dans 10 minutes pour le second round. »

…….........................................


Scène à 5 personnages.... , Jean Pierre Walter, ses deux femmes, la gouvernante (G) et l’avocate adverse, la grande duchesse (sa prochaine femme / GD).

JPW « En effet la situation actuellement paraît inextricable. En ce moment c’est l’impasse, j’irais même plus loin c'est le cul-de-sac.... (GD) de qui ? (JPW) De sac…. un vieux jurisconsulte.

Mais d'abord prenons connaissance de l'article 139 du Code civil, le seul qui nous concerne, le seul qui nous intéresse : « L’époux absent dont le conjoint aura contracté une nouvelle union sera seul recevable à attaquer le nouveau mariage sous réserve des effets légaux que peut produire un mariage contracté de bonne foi. »

Et c'est ça le procès. Le procès c’est le scandale, et tout le ridule, Mesdames, sera sur vous….. (MJ et MT) Sur nous …. (JPW) Mais oui ! Deux femmes pour un homme c'est flatteur tandis que pour deux femmes, un seul homme, c'est une famine......

Supposons le gagner par elle qu'est-ce que tu fais ? (MJ) Je me suicide ! (JPW) Tu te suicide, parfait, parfait, je comprends.

Supposant le gagner par elle, qu'est-ce que tu fais ? (PJ) Je perds en appel, je vais en cassation, (JPW) tu en prends pour cinq ans.

Oui, donc nous avons le choix entre un suicide sur la conscience ou cinq années d'emmerdements, d'ennui. (GD) Donc pas de procès, mon cher confrère.

(DG) Dans ces conditions il faut donc recourir à une solution aimable. Qu'est-ce qu'elles ont à rigoler. (MJ) Je crois que l'on peut dire aussi amiable.

(JPW) Dans ces conditions, toutes les idées qui vont maintenant nous venir, les plus insensées, les plus imprévus, nous allons les accueillir, toutes ces idées, nous allons les discuter.

(G) J'ai l'impression que les choses pourraient très bien s'arranger si tout le monde disait ici disait tout simplement la vérité ah ah ah ah (rires…)

Est-ce que cette solution vous paraît séduisante Mesdames ? (MJ et MT) Je la trouve originale, inattendue, extraordinaire

(JPW) Alors disons la vérité ! Nous venons de faire un pas de géant, trois femmes qui s’engagent à dire la vérité c'est émouvant. (GD) Si mon cher confrère veut bien se dispenser de se foutre de nous….

…………

(MT) Je demande la parole, je repense à ce procès….

(MJ) Elle n'a qu'une idée elle n'a qu'un but c'est d'obtenir notre divorce ! (MT) Exactement ! (MJ) Mais pourquoi ne demande-t-il pas le tiens mais pourquoi le mien ? (MT) Ton divorce à toi pourquoi ne le demandes-tu pas ?

(MT) Une seule chose compte, c'est ma fidélité. (MJ) Oui et bien et la mienne !! (MT) Et la tienne parlons-en à vous n’avez guère été marié Jean-Pierre et toi que pendant six années ! Ton mérite n'est pas très gros tandis que moi, moi ça fait 20 ans que je suis fidèle à mon mariage, ça doit peser dans la balance, 20 années de fidélité. Voilà pourquoi le procès ne me fait pas peur du tout.

Au téléphone (JPW) bien bien, Monsieur. Marie-Thérèse pour la troisième fois depuis ce matin Monsieur Martin Dupuis veut prendre de tes nouvelles....... (MT) Ah oui oui merci Jean-Pierre

(JPW) Voilà. Je ne pense pas que le procès soit faisable

(MT) Il n'est pas faisable.

(Discussion en aparté GD et MJ) (MJ) Pourquoi n'avez-vous pas protesté tout à l'heure quand elle a osé mettre en doute ma fidélité ? (GD) Parce que c'est un sujet sur lequel il vaut mieux précisément ne pas s'étendre et si vous croyez en Dieu, ne prêter aucun serment à cet égard ! (MJ) Mais pour quelle raison ? (GD) Parce que pendant 22 ans vous avez été la maîtresse du professeur Rosario sans le savoir pendant toute votre amnésie .... (MJ)Mais c'est une infamie !!! (GD) Il faisait ça pour votre bien, ça vous calmait ....

................................

Troisième scène

(JPW) « Vous voulez que je les rapproche ? Je vous demande une minute je vais faire pour cela un peu de prestidigitation

Je pense tout à coup à une chose. Marie-Jeanne chérie, est-ce que tu as pensé à dire à ta sœur que tu avais recueillie la part de son héritage ?

(MJ) Papa nous a laissé chacune 20 millions …… 20 millions ? (MT) Tu les as ? (MJ) Ils sont dans une banque ? (MT) et aussi un grand immeuble à Rio de Janeiro et tu as la moitié de l'immeuble aussi.... (MJ) Et il est beau ? (MT) C’est une affaire fantastique ; (MJ) je ne savais pas papa si riche..... ..... (JPW) Où en étions-nous ? Nous en étions l'historique d'un mariage qui comptait en lui les germes de discorde

(MT) Dans quelle banque et l'argent ?

(MJ) Et en France il avait une villa dans le Midi à Saint-Raphaël ….

(JPW) Voulez-vous que nous remettions cette discussion a un peu plus tard ? Voulez-vous prendre un peu de temps pour être ensemble ? Cela vous fera du bien de vous délasser un peu et de parler un peu de votre héritage avec une tasse de thé et des petits gâteaux.....

Synthèse d'une œuvre - "Une Famille Heureuse"

Par Clara Noël

Une famille heureuse

Un film de Nana Ekvtimishvili et Simon Groß (2017)


L'histoire

L’action du film se déroule de nos jours, à Tbilissi. Manana et Soso sont mariés depuis vingt-cinq ans. Ils vivent avec leur deux grands enfants, le mari de leur fille et les parents de Manana. Le soir de son anniversaire, Manana leur annonce qu’elle s’apprête à quitter la maison familiale pour emménager seule dans un appartement, dans un autre quartier de la ville. Ce qu'elle fait, sans expliquer les raisons de son départ. Aux questions de ses proches, elle répond qu’elle voulait vivre seule depuis longtemps. La suite du film montre des instants de la vie de Manana dans son appartement et la situation « de crise », la situation conflictuelle qui s’engage au sein de sa famille avec son départ. Dans cette analyse, nous repèrerons éléments du conflit, éléments de langage; prêts d’intentions, interprétations, contraintes; exprimés par les personnes, nous verrons que les personnes que le conflit semble opposer et celles qu'il oppose réellement ne sont peut-être pas les mêmes, et pour se faire nous nous arrêterons sur quelques scènes du film. Ensuite, nous verrons deux tentatives de médiation, ou plutôt de conciliation, mises en œuvre pour gérer la situation, l’une de la part de Rezo, le frère de Manana, l’autre nous la verrons en nous arrêtant sur la scène du « conseil de famille » qui se tient peu de temps après son départ.


Composantes et acteurs du conflit

On repère des éléments de conflit avant l’annonce même du départ de Manana. Le jour de son anniversaire, sa mère, son frère, son mari ont organisé un dîner, invité des amis. Manana leur demande d’annuler, disant qu’elle ne veut pas, n'est « pas d’humeur » à fêter son anniversaire. Le soir venu, les invités arrivent, le dîner est servi et Manana ne se montre pas à table, elle reste à l’écart. Les invités partis, sa mère et son mari expriment leur mécontentement. Se faisant, ils tiennent des propos moralisateurs“ tu nous as fait honte” lui dit sa mère, “mes amis (…)qu’est-ce qu’ils vont penser de moi”, ajoute son mari. Chacun a imposé à l’autre sa solution : ils ont organisé le dîner, elle n’en voulait pas, elle n’y a pas assisté. Elle leur annonce qu’elle va vivre ailleurs. Son mari ironise un prêt d’intention et une contrainte “on est tellement méchants qu’elle est obligée de partir”. Le jour où Manana fait ses valises et déménage, où ce qui semblait à ses proches être des paroles en l'air, une “menace”, se réalise, une crise éclate. Ses enfants et sa mère la pressent de questions. Ils ne comprennent pas son comportement, et à leurs questions, elle ne répond pas, ou seulement qu’elle s’en va. Alors ils interprètent, imaginent des explications. Pour sa fille et son fils, “quelqu’un” lui a “fait du mal”. Il leur est difficile d’envisager une autre explication.


Sa mère lui demande ce que Soso a fait de mal, le comparant à d’autres, qui boivent, se droguent ou battent leur femme, lui disant qu’elle a un bon mari, qu'elle “ne connaî[t] pas [sa] chance”. En réponse, Manana, elle aussi, interprète les paroles de sa mère “je suis une adulte arrête de me faire la leçon”, et se sent contrainte, ne cessant de lui répéter “laisse moi tranquille ”. Face à l’attitude de Manana, sa mère, déjà en colère, éclate. Elle hurle, juge, interprète son comportement “tu ne respectes pas ta famille”,“tu nous déshonores tous, tu nous déshonores devant les voisins”. En plus de lui prêter des mauvaises intentions à son égard, à l’égard de sa famille, elle tente ensuite de la contraindre physiquement de l’empêcher de partir. Cette scène nous montre un conflit entre la mère et la fille,. Entre elles, les prêts d’intentions, les interprétations, les contraintes fusent, et elles ne communiquent plus. Elles ne s’écoutent pas parler, ne se sentent pas reconnues par l’autre, et ne reconnaissent pas l’autre. Pour satisfaire leurs besoins respectifs, chacune impose , ou tente d’imposer sa vision à l’autre. La première pour garder ce qu’elle a; pour que rien ne change, la deuxième pour avoir ce qu’elle n’a pas; pour vivre seule, autrement. Dans le discours de ses proches prédomine la morale, ce qui est bien, normal et ce qui ne l’est pas, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Et c’est, comme nous allons le voir au prochain chapitre, ce discours, cette vision qui motivera son frère, sa famille à tenter de solutionner cette situation par la contrainte, en imposant leur solution, celle qui leur semble la meilleure.


La gestion du conflit

Suite au départ de Manana, c'est son frère, Rezo, qui endosse le rôle de médiateur, ou de conciliateur. Ils se rencontrent dans un café, seulement tous les deux. Aux premiers mots de son frère, Manana se sent jugée par lui “écoute ce que je te dis. Tu comprends? - Rezo je ne suis pas une enfant.” D’abord, il argumente, tente de la raisonner, de lui faire comprendre que son comportement n’est pas correct vis-à-vis de son mari “tu as pensé à Soso?”. Il est partial. Il juge le comportement de sa sœur et prend partie pour le reste de la famille selon des critères de la morale. Il n’est pas non plus neutre, car il fait partie de la famille, et parle ensuite de lui “je ne veux pas ça. Je ne veux pas que tout le monde parle de ma sœur.” Or dans sa démarche de conciliateur, en lui prêtant de mauvaises intentions “tu veux que je pète les plombs?”, en la soupçonnant, “peut-être que tu vois quelqu'un”, il commence à perdre la confiance de sa sœur “pourquoi tu me parles comme ça?”, et à devenir lui-même acteur du conflit. Car Manana en vient à lui répéter ce qu'elle avait dit à sa mère, au pluriel cette fois-ci “laissez-moi tranquille”. Avant de partir, il parvient à la convaincre de participer le dimanche suivant à une réunion, pour “discuter tous ensemble”, et ce pour des raisons non rationnelles, mais purement émotionnelles “fais le pour moi”, faisant appel à son empathie. Plus qu’une simple réunion, c'est un véritable conseil de famille qui l’attendra. Ses aînés, oncles, tantes, en plus de ses parents, sont réunis autour d’une table. Le lieu choisi pour cette réunion n’est pas neutre, puisqu’elle se tient dans la maison familiale, que Manana a justement voulu quitter. Soso, son mari, est absent de la scène. Les personnes présentes se sont réunies, pour faire “entendre raison” à Manana -or une raison qui sont plutôt leurs raisons- de la mener à entendre et s’accorder à leur point de vue. Une fois encore, il est question de ce qui est bien ou mal, qui plus est, au regard des autres. Plusieurs personnages lui demandent de réfléchir, de “bien” réfléchir, avant que l’un d’entre eux ajoute “réfléchis bien au chemin que tu prends, c’est gênant pour ta famille”. Ils expriment des peurs (peur de la rumeur), des préjugés “le mariage, c’est difficile”. Et ces à ces idées, ces valeurs, ne voient, n’envisagent, ne conçoivent pas d’alternatives. Ils ne prennent pas de distance vis-à-vis de la situation, et interprètent à leur tour, pour trouver réponse à leurs questions “tu es ingrate”, jugent, soupçonnent “je me demande pourquoi elle refait sa vie à son âge, et avec qui”, la menacent même “tu devrais t’occuper de ton mari, un homme poussé à bout est capable de tout”. Le ton monte, les enfants de Manana prennent parti pour leur mère, criant contre leurs oncles et tantes. Le conseil de famille est un échec, ajoutant à la dynamique conflictuelle et tendant à élargir le conflit à d’autres membre de la famille. Les parents réunis n’ont pas obtenu ce qu’ils espéreraient.

Une structure de médiation à l'étranger - le "Centre de Médiation et Droit" de Moscou

Par Clara Noël

Centre de Médiation et Droit ( Центр Медиации и Право)

Adresse du site : mediacia.com

Nom du dirigeant :

Directeur : Irina Azizova

Fondateur et responsable scientifique : Isana Shamlikashvili

Fondation : 2005

Type de structure : Organisation non commerciale autonome. « structure dépourvue de membre constituée par des personnes physiques ou morales qui, en qualité de fondateurs ayant transmis un patrimoine en propriété de l’organisation dans le but qu’elle fournisse des services dans le domaine des biens sociaux, exercent, selon les règles prévues par les documents fondateurs, une surveillance sur son activité. La loi précise que les fondateurs peuvent utiliser les services de l’organisation mais seulement dans les mêmes conditions que les autres personnes » (extrait de Les organisations non commerciales russes M.A. Latournerie)

Objectifs : Œuvrer à la diffusion et au développement des modes alternatifs de résolution des conflits (MARC) et de la médiation.

Champs d’intervention : Service de médiation, école de formation, travaux de diffusion de la profession de médiation.

Actions réalisées :

- Services : proposition de médiation pour des conflits en entreprise, conflits commerciaux, familiaux et autres

Création de systèmes de prévention et de résolution de conflits en entreprises.

Accompagnement de projets

-Pédagogie : formation professionnelle à la médiation,

Travail d’information et d’éducation des représentants juridiques et d’entreprises sur les modes alternatifs de résolution des conflits et sur la médiation, par

l’organisation de conférences scientifiques, séminaires, master-classes, tables rondes.

-Diffusion : collaboration avec des associations, organismes de médiation hors de Russie,

participation à la création de centres basés sur leur méthode scientifique, dans d’autres régions de Russie .

Participation au « NOM », l’Union nationale des médiateurs.

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