Discussion utilisateur:Stagiaire

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Version du 12 septembre 2017 à 11:46 par Stagiaire (discuter | contributions)

LA REUNION EN 10 POINTS

1 / RAPPEL DES ENGAGEMENTS

 Après avoir invité les parties à s’installer et rappelé l’objet de la réunion, faites redire à chacune d’elle ce à quoi elles se sont individuellement engagées, lors de leurs entretiens individuels pour garantir la qualité du dialogue.

- Ne pas interpréter les propos de l’autre

- Ne pas lui prêter de mauvaise intention

- Ne pas chercher à contraindre ou à imposer quoi que ce soit et de quelque manière que ce soit.

Il est très important que toutes les parties se prêtent à l’exercice. Attention ! Il est également très important, dès cette première étape, de veiller à ne pas laisser s’installer de prises de paroles intempestives ou toute autre tentative d’interruption de parole ou de déstabilisation. Si besoin est, n’hésitez pas à intervenir immédiatement pour recadrer mais faites-le avec tact et délicatesse.

2 / FAIRE LA SYNTHESE DE CE PREMIER ACCORD

Faites ensuite remarquer qu’il s’agit là d’un premier accord, faites-en la synthèse en reformulant sur le principe des 3 PICs. Vous insisterez ensuite sur le fait qu’il a été pris séparément, mais identiquement, basé sur le même désir (celui d’avoir la garantie d’un dialogue de qualité, apaisé), le même besoin (celui de trouver une solution qui leur convienne et qui puisse convenir à tous), cela permet de renforcer la pensée que tout n’est pas perdu et qu’il est encore possible qu’elles puissent s’accorder sur certains points.

3 / AVANCER L’IDEE QUE CE N’EST PAS LE PREMIER

En fait, elles en ont déjà partagé un au pare-avant, puissent qu’elles se sont déjà accordés de venir en médiation. C’est donc bel et bien un deuxième accord qui vient d’être obtenu. En soulevant ce fait, vous mettez ainsi en évidence les bienfaits quasi instantanés de leurs implications, renforçant par la même occasion leurs confiances en eux, dans leur capacité à s’entendre mais aussi, dans la confiance en votre capacité à les accompagnés dans leur décision, vers leur solution.

4 / SOULIGNER QU’IL EN EXISTE DÉJÀ UN TROISIEME

Surfez sur cette vague de sensation positive ! Car souvenez-vous, c’est le dernier point sur lequel vous vous êtes accordés en fin d’entretien individuel. Ils se sont également tous engagés, à vous autoriser, à leur rappeler leurs engagements s’ils avaient des difficultés à les respecter. Vous êtes, vous médiateur, le garant du maintien de la qualité relationnelle à leurs yeux et, à ce titre, ils vous ont accordé leur confiance. Voilà donc le troisième accord. Rendez-vous compte de l’impact positif immédiat : la réunion vient seulement de commencer et vous en êtes déjà au troisième accord et ce, uniquement grâce à :

- Leur implication,

- Leurs engagements

- à la confiance qu’ils ont bien voulu vous accordée.

Mettez bien en avant ce constat !

5 / REMERCIER POUR LA CONFIANCE MUTUELLEMENT ACCORDEE

Vous vous êtes, vous aussi, engagé en tant que médiateur lors des entretiens individuelle à être le garant du respect des principes de la qualité relationnelle et, au-delà de la confiance qu’ils vous ont accordée, ils vous ont autorisé à les recadrer si nécessaire.

Remerciez-les sincèrement et conjointement pour cette confiance mutuelle et pour leur implication dans le processus.

Enfin réaffirmez devant eux, votre attachement aux principes de qualité relationnelle. Vous pouvez également renouveler votre engagement.

Voilà, les bases d’une bonne réunion sont en place, les parties sont impliquées et confiantes.

6 / BILAN DE LA SITUATION ACTUELLE DU CONFLIT

Commencez par faire l’état des lieux du conflit. Chaque partie donne son point de vue sur la situation dans laquelle elle se trouve, sa vision du conflit.Les premiers désaccords risquent d'émerger. Tout le monde va dès à présent, mettre à l’épreuve ses engagements. Ne vous laissez pas déborder, n’oublier pas que vous êtes le garant de la qualité relationnelle et, que vous êtes autorisé à signaler, recadrer même toute dérive, tout débordement. Vos clients vous ont accordé leur confiance dans votre capacité à maintenir cette qualité. Interrompez, synthétisez, reformulez en F.C.R., relevez les attitudes négatives, les postures contre-productives, à tout moment, restez maitre de la qualité des échanges.

Ensuite, lorsque tous s’accordent à penser qu’ils ont fait le tour de la question, que tout l’émotionnel semble purgé, que personne n’a plus rien à ajouter, faites la synthèse de la situation et obtenez en l’approbation.

Remerciez-les pour l’implication et la sincérité de chacun.

7 / DETERMINATION ET ANALYSE DES PISTES DE SORTIE DU CONFLIT

Dans cette situation de conflit à présent pleinement clarifiée, quelles sont réellement les possibilités de sortie ? Seules trois options sont possibles :

- la reprise de la relation comme elle existait avant de se dégrader

- l’aménagement de celle-ci

- la rupture consensuelle.

Or, à cette étape, il est bon de faire tomber une de ces 3 solutions (si elle ne s’est pas déjà exclue d’elle-même, évidemment). Sauf bien-sûr si seule la première option est retenue, faire maintenant l’inventaire de ce qu’il subsiste de la relation :

- Enfant(s)

- Biens matériels mobiliers et/ou immobiliers

- Investissement(s)

- Projet(s).

Bien souvent, là aussi, une deuxième des 3 options tombe également et alors l’option de sortie du conflit se dessine.

8 / RECHERCHE ET FORMALISATION D’UN PROJET

C’est le moment où l’imaginaire, l’esprit créatif de chacun va pouvoir s’exprimer. Votre rôle à présent n’est plus simplement de diriger ni d’orienter les débats, mais c’est aussi maintenant celui d’éclaircir le chemin, ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et laissez libre-court aux idées, aidez les partis à trouver les mots juste, à préciser leurs pensées, explorez avec eux les possibles et accompagnez les dans le ou les choix qu’ils devront faire entre toutes ces pistes.

Mais soyez vigilant si l’on vous demande votre avis, veillez bien à conserver votre Neutralité et votre Impartialité dans vos réponses. Vous n’êtes pas là pour valider quoique ce soit et à la question « qu’en pensez-vous ? », jouez plutôt de la distanciation et répondez « vous en doutez ? ». Vous favoriserez alors la réflexion, sinon pourquoi douter ? En les amenant dans ce questionnement, vous renforcerez encore un peu plus l’implication dans leurs choix.

Enfin. Aidez-les à formaliser un projet commun.

9 / TROUVEZ UN ACCORD CONSENSUEL

 Là, 2 solutions s’offrent à vous :

- L’accord consensuel demeure verbal, il se cèle alors généralement par une solide poignée de mains. (Voir plus, si affinité retrouvée)

- Les partis pourront demander que l’accord soit écrit.

Il devra alors être rédigé en 2 exemplaires et sur papier libre, sans entête, sans logos, ni pied de page. Vous pourrez éventuellement, à leur demande, offrir en service la transcription de celui-ci sur informatique mais en aucun cas, vous ne serez le rédacteur et encore moins cosignataire du dit accord (Conformément au Codéome).

Et si toutefois il demeurait chez les parties un doute sur la validité du document, libre à elles de le faire

- valider par un conseil,

- enregistrer chez un notaire

- homologuer par un juge qui lui donnera alors, une force exécutoire.

10 / CLAUSE DE MEDIATION

Dans tous cas, quel que soit l’issue de la médiation, dans l’accord mais aussi au-delà de l’accord, assurez-vous d’obtenir pour le futur, l’engagement des parties d’être vigilantes au maintien de qualité relationnelle nouvellement rétablie, ainsi que l’assurance d‘un retour à la médiation dans le cas contraire.

Faites ajouter une clause de médiation dans ce sens en fin de rédaction si l’accord est écrit. Celle-ci devra être rédigée en conformité avec le Codéome. Vous trouverez les détails de son contenu ainsi que des exemples dans l’article correspondant dans le code de la médiation (2 ème Edition), en pages 403 à 405 du Livre II.

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