In her shoes

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Maggie, devenue une businesse woman accomplie et ayant acquis de la maturité, prend l’initiative du chemin de la réconciliation avec sa sœur, apportant ainsi à Rose, au oment opportun, une aide psychologique précieuse qui lui permet de retrouver l’équilibre dans son couple&nbsp;: le projet de mariage pour Rose est à nouveau à l’ordre du jour. <br>L’intervention d’un médiateur aurait permis aux 2 sœurs d’arriver à la même issue dans l’altérité grâce à cet aménagement de la relation que nous constatons, mais de façon raisonnée et cohérente, alors que dans ce film c’est le hasard des circonstances et des décisions, un peu à l’emporte-pièce, qui les y amènent.  
Maggie, devenue une businesse woman accomplie et ayant acquis de la maturité, prend l’initiative du chemin de la réconciliation avec sa sœur, apportant ainsi à Rose, au oment opportun, une aide psychologique précieuse qui lui permet de retrouver l’équilibre dans son couple&nbsp;: le projet de mariage pour Rose est à nouveau à l’ordre du jour. <br>L’intervention d’un médiateur aurait permis aux 2 sœurs d’arriver à la même issue dans l’altérité grâce à cet aménagement de la relation que nous constatons, mais de façon raisonnée et cohérente, alors que dans ce film c’est le hasard des circonstances et des décisions, un peu à l’emporte-pièce, qui les y amènent.  
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Version actuelle en date du 2 août 2015 à 00:17


In her shoes est un film américain réalisé par Curtis Hanson d’après le roman de Jennifer Weiner, sorti en 2005 (actrices principales : Cameron DIAZ et Toni COLETTE) par Chrystelle Remy


Sommaire

Synopsis

À Philadelphie, Maggie, proche de la trentaine, sans emploi, dyslexique et persuadée de ne posséder aucune aptitude intellectuelle, compte sur son sex-appeal pour s'en sortir.
Tout le contraire de sa sœur aînée Rose, avocate dans un prestigieux cabinet, qui se réfugie dans le travail pour oublier le vide de sa vie amoureuse.
Cette nuit-là, pour une fois, Rose a un homme dans son lit : son nouveau petit ami. Mais elle doit l'abandonner pour aller récupérer sa sœur Maggie, qui a encore fini une soirée ivre morte.
Comme leur marâtre ne veut plus l'héberger, Rose accepte d’accueillir chez elle sa soeur, le temps qu'elle trouve un travail.
Mais la cohabitation se transforme au fil des semaines en cauchemar, avec des heurts jusqu’à la séparation brutale des deux sœurs, pourtant très liées jusque là et ce dès leur enfance notamment du fait du décès de leur mère.


Analyse sous l'angle de la médiation professionnelle

Un médiateur aurait pu, grâce à son intervention, les aider à renouer le dialogue au cours de la cohabitation ou après le conflit qui se matérialise par la demande de Rose de quitter son domicile, quand elle découvre que Maggie a couché avec son nouveau petit ami.
Un médiateur leur aurait permis de trouver les mots pour :
- exprimer leurs prêts d’intention : entre autres, l’une pense à tort que sa sœur la croit bête, l’autre pense que sa sœur la trouve « coincée » ;
- faire sauter leurs contraintes mutuelles : dans l’appartement sont laissés des petits mots « interdiction de me piquer de l’argent », « … de toucher à mes affaires », « … surtout pas à ce rouge à lèvres » et « … ni à ces chaussures !!! » (chaussures de luxe, que Maggie va s’empresser de porter pendant que sa sœur part travailler).
- leur faire apercevoir les jugements (interprétations) mutuels : Rose à Maggie « tu ne penses à rien ! » « tu es faignante » « tu te laisses vivre » et Maggie à sa sœur : « tu n’a pas de vie », « tu es radine », « tu es grosse »… Ce manque de respect quant à son physique fait beaucoup de peine à Rose car elle est alors très complexée par rapport à sa sœur, qui a une taille de mannequin.
Les deux sœurs matérialisent le conflit en entrant chacune dans la surenchère de leur comportement habituel :
- pour Rose, c’est en imposant sa décision de faire quitter le domicile à sa sœur qu’elle fait de la surenchère de discipline, ce qu’elle a pris l’habitude de faire avec elle ;
- et pour Maggie, il s’agit d’un retrait total car elle part à 1600 km sans prévenir personne.
L’arrêt du conflit à ce moment du film se passe dans l’adversité qui s’illustre par la domination de Rose et par la résignation de Maggie.


La résolution du conflit

Au lieu d’une intervention du médiateur, qui aurait pu exercer son sens de l’observation et son œil averti pour aider à trouver une issue immédiate dans l’altérité (par la rupture amiable, l’aménagement de la relation ou la reprise de la relation comme avant), c’est la Vie qui va leur donner l’occasion de les faire réfléchir et finalement de sortir de leur conflit.
1/ la sortie du conflit pour Maggie :
Quelques dollars (volés) en poche, Maggie prend le train en direction de Miami, pour rejoindre sa grand-mère maternelle, dont elle vient de découvrir l’existence … et qui ignore sa venue.
Une nouvelle vie s’offre alors à Maggie : la grand-mère, surprise mais heureuse de pouvoir enfin renouer avec une petite-fille sur les deux, la prend sous son aile et lui met le pied à l’étrier en lui imposant, de façon habilement suggérée, de travailler à la maison de retraite où elle assure elle-même des prestations et qui lui fournit aussi le logement sur place.
Avec ce travail Maggie reprend le sens des responsabilités, des autres et d’elle-même. Le médiateur aurait pu agir aussi en ce sens, en lui redonnant confiance en elle.
Se liant d’amitié avec ses clients, Maggie bénéficie de cours de lecture gratuits : son problème de dyslexie est surmonté, son complexe d’infériorité du fait de son sentiment d’inutilité et d’être une idiote comparée à sa sœur disparaît. En effet Maggie ne se compare plus à sa sœur, car elle existe par elle-même : elle assure des prestations à des clients qui tiennent à elle.
Ses clients lui témoignent ainsi de la reconnaissance, comme aurait pu le faire aussi le médiateur, dont le travail de reconnaissance est différent mais très important dans le processus de médiation (ici la reconnaissance de la légitimité du point de vue de Maggie dans le conflit qui l’oppose alors à sa sœur, la reconnaissance de sa bonne intention pour elle-même et enfin, de sa maladresse).
Forte de cela, Maggie créé sa « petite entreprise » de personal shopper auprès des personnes âgées, sous la houlette de sa grand-mère qui fait office de business manager.
La vie et les actes entrepris par Maggie ont eu le même résultat qu’aurait pu avoir une médiation (traiter l’émotionnel) : Maggie est réparée dans son self-estime et n’est plus en lutte contre ses propres tares et ses carences. Maggie est concentrée sur les services qu’elle apporte à ses clients et est sortie à ce moment du film, seule, de son conflit avec sa sœur.
2/ la sortie du conflit pour Rose :
Pendant ce temps, Rose rompt avec son nouvel amoureux qui est par ailleurs son manager au cabinet d’avocats où elle exerce. Elle démissionne puis sombre dans la déprime, affectée par la perte de son petit-ami, de son prestigieux emploi et la rupture de sa relation avec sa sœur.
Malgré tout, Rose est amenée à balader le chien que sa sœur a recueilli, sans lui demander son avis (voici une contrainte imposée par Maggie, qui a contribué à amplifier le conflit) et elle se fait accoster dans la rue par des propriétaires d’autres chiens qui trouvent qu’elle prend soin de « son » animal et lui proposent de lui confier leur chien.
Rapidement, Rose fonde sa propre activité de gardienne et promeneuse de chiens. Elle passe d’un métier sédentaire dans un bureau derrière un écran d’ordinateur à une activité où on la voit courir dans la rue sous le soleil avec les différents chiens et il s’avère que cela lui convient mieux. Rose accepte par là-même de renoncer à une profession gratifiante et bien rémunérée (à un certain statut social) pour exercer une activité qui lui plaît. Ce trait de caractère montre une nouvelle souplesse d’esprit qu’aurait pu aussi faire naître un médiateur, en lui faisant également apercevoir les fortes contraintes qu’elle imposait à sa sœur et en lui proposant d’y renoncer.
À ce moment du film, de plus en plus libérée, décomplexée, Rose accepte la proposition d’un ancien collègue qui concrétise enfin son vœu de dîner avec elle, après plusieurs refus essuyés. Rose accepte ainsi de donner la chance à cet homme qui se révèle aimant et tolérant, eu égard à la précédente relation qu’elle a eue avec leur manager.
Rose a lâché son travail et elle a donc accepté :
- de ne plus se définir qu’avec son intelligence et sa culture ;
- de faire un métier qui la rend heureuse, même s’il est moins prestigieux ;
- d’entamer une relation amoureuse avec un ancien collègue, alors que cela a été source d’humiliation et de souffrance pour elle par le passé.
Nous constatons ainsi que Rose fait preuve de tolérance et d’humilité et donc accepte de lâcher prise, qualités que le Médiateur Professionnel peut susciter dans le cadre de la médiation, en aidant à mieux réfléchir.
La nouvelle vie de Rose la rend heureuse. Le film montre aussi qu’elle se met alors à réfléchir sur le comportement de sa sœur et sur le sien : à ce sujet l’action du médiateur aurait pu aussi avoir cet effet, puisqu’elle consiste avant tout à sortir les interlocuteurs de leur « caverne » où ils projettent en boucle leur propre film du conflit qu’ils ont créé, pour les aider à réfléchir sur les raisons de la dégradation de la relation, puis à en sortir en suscitant de faire un BIP (Bilan/Inventaire/Projets), leur proposant ainsi de trouver une issue qui ouvre le « champ des possibles ».


Conclusion

Maggie, devenue une businesse woman accomplie et ayant acquis de la maturité, prend l’initiative du chemin de la réconciliation avec sa sœur, apportant ainsi à Rose, au oment opportun, une aide psychologique précieuse qui lui permet de retrouver l’équilibre dans son couple : le projet de mariage pour Rose est à nouveau à l’ordre du jour.
L’intervention d’un médiateur aurait permis aux 2 sœurs d’arriver à la même issue dans l’altérité grâce à cet aménagement de la relation que nous constatons, mais de façon raisonnée et cohérente, alors que dans ce film c’est le hasard des circonstances et des décisions, un peu à l’emporte-pièce, qui les y amènent.


--Chrystèle REMY 29 juillet 2015 à 18:31 (CEST)

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