Jean-Marie Brun

De WikiMediation.

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Jean-Maris Brun vit à Roybon (1h de Grenoble, Lyon, Valence) /en Isère (38) au milieu de ses chevaux.

Parcours professionnel

Depuis treize ans, responsable du Centre de Relation Homme/Cheval "Autrement" que j’ai crée. Accompagnateur équestre et Thérapeute, j’anime des stages adultes d’équitation et de développement personnel en me servant du cheval comme assistant. Travail sur la communication avec l’animal et sur ce qu’elle peut nous révéler de nous-mêmes.

25 ans d’expérience professionnelle à France Telecom : cadre supérieur, encadrement d’équipes de production et de conception de réseau en établissement, puis Contrôleur de gestion et Auditeur Interne à la Direction Générale. Expérience à l’export en Chine et à l’île Maurice.

Formation

  • Baccalauréat série C.
  • Ingénieur de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon.
  • Stages de développement personnel et de Communication Non Violente (CNV).
  • Accompagnateur Tourisme Equestre (ATE).
  • Diplôme de Psychothérapeute de l’EEPSSA (Ecole Européenne Psycho Socio et Somato Analytique

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La Conscience Non Violente : synthèse de la conférence de Thomas d’Ansembourg du 27 Novembre 2009 à Lyon


Le conférencier :

Thomas d’Ansembourg, ancien juriste, s’est orienté vers l’accompagnement des personnes et notamment des jeunes en difficulté. Il s’appuie sur le processus de la Communication Non Violente (CNV) dont le pionnier est Marshall Rosenberg, auteur notamment du livre « les mots sont des fenêtres ou des murs ». La conférence reprend les thèmes abordés dans son ouvrage « Cessez d’être gentil, soyez vrais ».


La conférence :

« Que de mal-entendus sont à l’origine des mal-écoutés, qui proviennent eux-mêmes de mal-exprimés ; et pour bien s’exprimer encore faut-il bien s’écouter »

Clé n°1 : L’écoute de soi :

Tous les sentiments sont les bienvenus : Les sentiments (ce que je ressens), sont tous des signaux de notre état intérieur. S’ils sont agréables, nos besoins sont satisfaits, s’ils sont désagréables nos besoins ne le sont pas. Or, les sentiments sont souvent accueillis comme positifs ou négatifs. Et rapidement dans notre enfance, nous avons appris à refouler les sentiments négatifs : la colère, la tristesse…. « Ne sois pas triste, tu vois tout ce que tu as» . Phrase anodine mais qui laisse des traces. A partir de là, les sentiments désagréables s’entassent et la pression monte. Et quand c’est trop la « Cocotte » explose vers l’extérieur, ou implose dans la déprime, ou la somatisation. Une première clé est de réapprendre à écouter tous les sentiments qui vivent en nous. « Si je refoule ce que je devrais exprimer, je déprime »

Les besoins peuvent être paradoxaux : L’accès à ses besoins dépend déjà de la capacité à se poser et à être à l’écoute de soi. Deux minutes parfois suffisent. L’écoute est authentique dès lors que l’on accède à tous nos besoins. Des besoins qui semblent en opposition peuvent co-exister en nous. En voici un exemple, cité par Thomas d’Ansembourg : «  je rentre à la maison après une journée de travail stressante. En même temps je suis heureux de retrouver ma compagne et de pouvoir partager un moment de tendresse et d’écoute, et en même temps j’ai besoin d’un temps de solitude pour souffler. Est-ce que je peux accueillir ces deux besoins sans culpabilité, est-ce que je peux exprimer ces deux besoins ? Est-ce qu’ils peuvent être reçus et entendus ? » C’est une clé importante de prendre conscience que des besoins multiples peuvent nous habiter et que ces besoins différents doivent déjà être mis en conscience et exprimés, pour éviter d’agresser l’autre ou/et de prendre sur soi.

L’éducation formate à être gentil : « Cessez d’être gentil, soyez vrais ». Mais qu’est-ce qui a inscrit dans notre cerveau cette difficulté à dire ce que l’on vit ? Il semble qu’une des sources vienne de l’enfance. Nos parents et nous-mêmes sans doute quand nous devenons parents, et ce malgré notre bonne volonté de bien éduquer, n’avons-nous jamais dit des phrases de ce type « Tu serais gentil de ranger ta chambre », « Tu nous ferais plaisir si tu avais de bonnes notes à l’école » ? Et l’enfant transforme les « tu serais gentil » en des « tu seras aimé » et constitue, programme ses comportements, en fonction des demandes des autres. « Je suis aimé, si je me conforme à ce que l’autre attend de moi ». Et de là, s’inscrit en lui, l’amour conditionnel, l’amour qui dépend des attentes des autres. Faire pour ne pas perdre l’amour, plutôt que donner par joie. Comment se connecter à soi, quand l’amour dépend de la manière dont je satisfais les attentes des autres ? Une clé importante est d’avancer dans l’estime de soi afin de ne pas attendre son bonheur de l’autre, et aussi de travailler son amour de l’autre même s’il a des avis différents qui ne correspondent pas, pour un temps, à ses attentes. Le « faire » est un piège. L’enfant a appris à faire pour être aimé, pas à simplement être lui, ceci entraînant une grande insécurité affective.

Clé N° 2 : l’écoute bienveillante et non jugeante de l’autre

Quand j’écoute l’autre, est-ce que je peux accueillir sa détresse, ses doutes, ses peurs, sans tout de suite me sentir chargé de trouver des pistes, des solutions, sans avoir besoin de faire quelque chose, tant sa détresse m’est inconfortable ? Or ce qui est attendu de l’autre, c’est simplement d’être entendu, rejoins dans ce qu’il vit, pour qu’il fasse lui-même son chemin. Comment puis-je écouter l’autre dans ses zones d’ombres, si je n’ai pu accueillir les miennes ? Une des pistes de la « Conscience Non Violente » est l’écoute empathique, celle qui n’est pas polluée par le « Faire » pour « Bienfaire ». Le besoin d’écoute est un des besoins fondamentaux de l’homme.

Clé N° 3 : les besoins sont universels

Cheminer en explorant les sentiments agréables ou désagréables qui nous habitent, nous permet d’accéder à nos besoins. Besoin de reconnaissance, besoin d’identité, besoin de soutien, besoin de partage etc… Comme les poupées russes, ils s’emboîtent pour finalement, au bout du compte, se concentrer sur le besoin d’exister, le besoin d’être. Écouter l’autre, c’est se re-lier à son besoin d’être, c’est lui donner conscience qu’il existe. Dans la rencontre de nos besoins et des besoins de l’autre, nous constatons que nous ne sommes pas si différents. Nous créons du lien. L’universalité des besoins rassemble. C’est cette conscience qui fonde ce qu’est, un humain.

Clé N° 4 : l’accueil de la différence

Le formatage précoce à « être gentil », lorsqu’enfant nous nous conformons aux attentes des autres, et « à ne pas être aimé, accepté, entendu » lorsque nous nous comportons autrement, entraîne une difficulté à accepter la différence. Si je suis différent, je ne suis pas aimé, donc comment puis-je accueillir l’autre dans ses différences, puisque moi je ne le suis pas ? Développer l’estime de soi permet de voir les différences autrement que dans un système binaire, qui ne comporte que deux cases : le «bien» et le «mal ».

Dans le système binaire : « si je suis avec toi, je me coupe de moi » « si je suis avec moi, je me coupe de toi »

Dans le discernement et l’acceptation de la différence : « Je suis avec toi tout en restant moi » Je peux voir nos désaccords, les mettre en conscience et rencontrer l’autre en étant d’accord au moins sur le fait que l’on n’est pas d’accord. Je ne confonds pas désaccord et désamour.

Clé 5 : la responsabilité de l’accomplissement de mes besoins

Tant que je place l’accomplissement de mes besoins au niveau de ce que l’autre dit ou fait, je me mets en situation de dépendance. Je ne suis pas acteur de ma vie. Je peux m’enfermer dans la plainte « Tu n’es jamais là », « J’ai tout fait pour toi (j’étouffais pour toi) ». L’apprentissage de la Conscience Non Violente redonne à l’individu la responsabilité de son mieux être.


« Mieux s’écouter pour mieux s’exprimer et être mieux entendu, et mieux écouter à son tour, pour construire du lien en conscience. Pas moi ou l’autre, mais moi et l’autre »

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