LE SOURIRE DES FEMMES

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Version actuelle en date du 6 octobre 2016 à 16:16

SYNTHESE D’UNE ŒUVRE LITTERAIRE « LE SOURIRE DES FEMMES »


Par Marie Jocelyne CURNEY ANGAMAN

« Le sourire des femmes », est une œuvre littéraire de l’auteur franco-allemand Nicolas BARREAU et traduit de l’allemand par Sabine WYCKAERT-FETICK. Elle est parue aux Éditions HELOISE D’ORMESSON
Notre travail portera sur l’ensemble de l’œuvre en ressortant les scènes qui pourraient faire appel au service d’un médiateur professionnel en vue de préserver la qualité relationnelle des personnages.

Résumé de l’œuvre


Ce roman nous parle de la vie d’Amélie Bredin propriétaire d’un restaurant à Paris qui vit une situation douloureuse. En effet, Claude son petit-ami l’a quittée. Suite à cette séparation, elle déprime et afin de se changer les idées, achète un livre qui à son grand étonnement parle d’elle et de son restaurant. Elle décide donc de retrouver l’auteur de ce livre, car elle estime que ce roman lui a sauvé la vie. Et c’est autour de cette intrigue que vont naître les différents conflits que nous allons confronter à l’exercice de la médiation.

LES APPROCHES DE MEDIATION


- PREMIERE SCENE DE MEDIATION
Le premier conflit apparait de la P27 à la P29 lorsque Aurélie BREDIN annonce à son amie Bernadette que son petit-ami, Claude l’a quitté, celle-ci (Bernadette) exprime son approbation face à cette situation. « p. 27 à 29 paragraphe 5 et suivants » « je vais te dire quelque chose, Aurélie, avança-t-elle de sa voix d’institutrice qui ne tolérait aucune contradiction. Je suis heureuse, très heureuse même, que Claude t’ai quittée. Un vrai coup de chance ! (…) il faut fêter ça ». Je raccrochai, inspirai profondément et coupai mon portable.

Aurélie encore engluée dans la douleur fait des reproches violents à son amie et lui raccroche au nez. En considérant que Bernadette sollicite l’intervention d’un médiateur professionnel suite à la réaction d’Aurélie, il n’en demeure pas moins qu’elle s’érige en juge, vue sa position catégorique concernant Claude. Ceci pour dire que le médiateur professionnel n’est pas un juge, il ne tranche pas en faveur d’une partie. Le médiateur aide plutôt les parties en présence à réfléchir et à réorienter la qualité de leur relation. Ainsi, pour l’accomplissement de sa mission, il procédera de la manière suivante : - L’accueil des parties ; - L’attente ; - Le bilan de la relation ; - L’inventaire des issues ; - Le projet d’accord. En considérant que le médiateur entre en scène, il organisera des entretiens séparés avec les deux protagonistes : Aurélie et Bernadette. Ainsi, à l’issue de sa rencontre avec chaque protagoniste, il pourra faire ressortir le bilan de la relation avec chacune d’elle ainsi présenté :

Rencontre avec Aurélie

Aurélie estime que Bernadette n’a jamais accepté, aimé Claude son petit-ami (fait ou prêt d’intention négative). Aurélie considère que le fait pour Bernadette de n’avoir jamais aimé Claude l’emmène à se réjouir du départ de celui-ci (conséquence ou Interprétation négative). Aurélie conclue qu’étant donné que Bernadette se réjouit du départ de Claude, elle n’a aucune compassion pour elle. Elle entre donc en colère par son manque de compassion et lui raccroche au nez (le ressenti ou contrainte).

Rencontre avec Bernadette

Bernadette n’apprécie pas Claude, elle le trouve cinglé et égocentrique (faits ou prêt d’intention négative). Bernadette estime que parce que Claude est cinglé et égocentrique, il ne pourra jamais rendre Aurélie heureuse (Conséquence ou Interprétation négative). Bernadette pense qu’Aurélie fait une mauvaise interprétation de sa pensée, elle veut juste le bonheur d’Aurélie(Le ressenti ou contrainte). Au fond, Aurélie ne veut surtout pas se séparer de son amie Bernadette à l’entendre dire « Il ne manquait plus que ça, je venais de m’embrouiller avec Bernadette !» De sorte que le médiateur aurait contribué à rapprocher les positions des parties, vu qu’en réalité Bernadette veut protéger son amie, elle lui veut que du bien, mais elle s’y prend mal. Aurélie elle-même aurait finit pas admettre que le problème ne vient pas de Bernadette, mais du fait que Claude et elle n’appréhendait pas le monde de la même façon. Aurélie et Bernadette se seraient réconciliées sous l’impulsion du médiateur, car la médiation nous fait prendre conscience de l’importance de l’autre et surtout aide à la préservation de la bonne qualité de la relation.

2 - DEUXIEME SCENE DE MEDIATION

Mise en évidence du R.A.R

L’HISTOIRE.

Aurélie décide de retrouver l’auteur du Roman, « ROBERT MILLERS ». Elle lui envoie un courrier, puis impatiente de le voir elle se rend chez l’éditeur pour rencontrer M. CHABANAIS, l’attaché de presse qui la trouve très déterminée. De cette rencontre va naître une histoire rocambolesque avec l’attaché de presse « ANDRE CHABANAIS » car CHABANAIS et MILLERS sont une même et unique personne. Dans sa quête de rencontre avec « ROBERT MILLERS » elle se retrouve emmêler dans une histoire d’amour avec « chabanais » qui est basée sur le mensonge. Elle découvre la mascarade, au lendemain d’une soirée mémorable qu’ils passent ensembles :

« Je ramassai en souriant les vêtements, éparpilles un peu partout dans la pièce, et les posai sur une chaise, à côté du lit (...)p. 254 paragraphe 2 et suivants à p. 259 paragraphe 5. Je me bouchai les oreilles, avant de crier : -Dehors ! Disparait de ma vie, André Chabanais, je te déteste ! ».

Après avoir été démasqué, son patron à qui il avoue tout, lui donne l’occasion de raconter la véritable histoire p. 268 paragraphe 6 à p. 269 alinéa 1. « Taratata ! m’interrompit Monsieur MONSIGNAC. Qu’est-ce que vous me racontez, André ? À croire la façon dont l’histoire s’est déroulée jusqu’à présent, rien n’est encore perdu. (….) « Dans votre cas, mon cher ami, il faut vous raccrocher à une seule chose : la vérité. Toute la vérité. (…) qu’elle soit la première à le lire ».

Au regard de ce qui précède, il y a un conflit entre Aurélie Bredin et André Chabanais. Aurélie a opté pour la rupture car elle juge inadmissibles les mensonges et autres tromperies de André. M. MONSIGNAC endosse le rôle de médiateur vu qu’il enjoint André d’écrire un livre pour rétablir la vérité des faits. De tout ce qui précède, Monsieur MONSIGNAC pourrait s’improviser comme médiateur professionnel En cette qualité, dans le souci de rétablir des relations de qualité entre ANDRE CHABANAIS et AURELIE BREDIN, il procédera ainsi :

L’entretien avec AURELIE

Pour AURELIE, Monsieur ANDRE CHABANAIS est un menteur (Faits ou Prêt d’intention négative). Du fait de tous les mensonges fabriqués par ANDRE CHABANAIS, AURELIE se sent trahie (conséquence ou interprétation négative). AURELIE n’a pas confiance en ANDRE CHABANAIS, car rien ne lui prouve que celui-ci ne soit pas en train de mentir dans ses explications (ressentie ou contrainte).


L’entretien avec ANDRE CHABANAIS

La supercherie d’ANDRE CHABANAIS est découverte (Faits ou Prêt d’intention négative). Cette découverte entraîne la perte de l’être aimé (AURELIE), car celle-ci le rejette à partir de ce moment (Conséquence ou interprétation négative). Il ressent une grande peine, de la douleur face à la rupture qu’AURELIE lui impose car elle ne veut plus le voir (Ressentie ou contrainte).

Tout ceci constitue le BILAN de la relation, en d’autres termes, ce qui s’est passé entre les parties et qui a conduit au conflit. Afin d’établir le RAR, monsieur MONSIGNAC va chercher à faire l’inventaire de la relation existante entre Aurélie et André. Pour ce faire il dira à André « Suivez mon conseil et écrivez toute cette histoire telle qu’elle s’est déroulée – depuis l’instant où vous l’avez aperçue à travers la vitre de ce restaurant, jusqu’à notre discussion. Ensuite, faites parvenir le manuscrit à votre Aurélie en lui indiquant que son auteur préféré a écrit un nouveau roman et qu’il tient beaucoup à ce qu’elle soit la première à le lire » André écrira donc toute l’histoire, la vraie et l’enverra à Aurélie. Suite à cette action, Mr. MONSIGNAC le médiateur constate la volonté de REPRISE de la relation de la part de chacun. En effet, après avoir lu le manuscrit d’André, Aurélie se rend aux Éditions Opale, présence que Mr. MONSIGNAC annonce à André. S’ensuit une réconciliation entre les deux protagonistes donc REPRISE de la relation sur la base de la vérité.

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