La communication non violente au quotidien

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La communication non violente au quotidien de Marshall B Rosenberg lu par Audrey Serpero

Sommaire

L'auteur

Marshall B.Rosenberg, docteur en psychologie appliquée, a travaillé au côté du Professeur Carl Rogers (1902-1987), psychologue humaniste, connu notamment pour ses travaux sur la relation d’aide. Il intervient en tant que médiateur dans les conflits et œuvre pour la promotion de la paix dans le monde.

De la communication aliénante à la communication non violente

Dans cet ouvrage synthétique l’auteur reprend l’essentiel de ce qu’il avait développé dans son livre paru quelques années auparavant intitulé « Les mots sont des fenêtres (ou bien des murs) ». Dans ce petit manuel du « bien communiqué », Rosenberg déploie un processus de communication spécifique, la « communication non violente » qui vise à améliorer notre relation à autrui et à soi même mais aussi à résoudre les différends dans un esprit de bienveillance. Il oppose la communication non violente à la communication aliénante. Cette dernière a pour forme la critique, les jugements moralisateurs, la comparaison, le déni de responsabilité, les exigences, le système récompense ou punition… La thèse de Rosenberg est que ce langage est celui de la soumission, de la domination, par opposition à celui de la liberté et de l’égalité. Ce mode de pensée permet d’accuser, de juger, de culpabiliser et de faire la guerre. La communication aliénante est « le terreau d’une violence passive qui alimente le feu de la violence physique ». Communiquer autrement serait une façon de « couper la source de la flamme qui alimente l’incendie ». Partant du postulat que notre nature profonde nous porte à aimer, donner et recevoir dans un esprit de bienveillance, il élabore sa théorie en définissant quatre points d’attention : ce qui se passe en moi, ce que je demande, ce qui se passe en l’autre, ce qu’il demande. Il s’agit de reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous écoutons l’autre.

Les composantes de la communication non violente

Selon Rosenberg les composantes de la CNV sont :

  • 1.L’observation précise, sans jugement ni évaluation, de ce qui augmente ou diminue notre bien être. La CNV est un langage dynamique qui évite les généralisations figées au profit d’observations circonstanciées.
  • 2.L’expression de nos sentiments sans y mêler pensées, jugements, interprétations, mais en développant un langage affectif diversifié et nuancé dont l’auteur dresse une liste très complète.
  • 3.La prise de conscience et la verbalisation des besoins dont découlent nos sentiments, étant posé que les actes et paroles des autres peuvent être des facteurs déclenchant mais jamais la cause de nos sentiments.
  • 4.Demander sans exigence ce que l’on souhaite recevoir en utilisant un langage clair et précis.
  • 5.L’accueil de ce qui se passe en l’autre et de ce qu’il demande sans jugement, ni conseil, mais faisant acte de présence par une écoute active et par la technique de la reformulation.


La communication non violente et la médiation

L’outil que nous présente l’auteur est simple dans son principe mais très puissant pour transformer un conflit potentiel en un dialogue paisible. Ainsi, au delà du processus, la CNV comme la médiation, est un chemin de conscience, de libération et d’ouverture. Son intérêt pour un médiateur est d’être une possible source d’inspiration lui permettant d’asseoir sa position de médiateur et son partie pris pour la médiation. Mais c’est aussi un référentiel technique approprié qui lui permet d’approfondir, de préciser et de compléter les procédés de sa rhétorique. La CNV cadre avec la philosophie qui anime son état d’esprit, son mode et sa technique d’accompagnement dans la résolution des conflits.

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