La façon d'oser dire

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(La clef du tabou)
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S’il y a une clef à définir pour représenter le point de transformation par lequel la médiation renverse les positions et les situations, je choisis la clef du tabou. Considérons par « tabou » tout ce qui est sans droit de cité ni d’être cité ; le clandestin, le Métèque relationnel.
S’il y a une clef à définir pour représenter le point de transformation par lequel la médiation renverse les positions et les situations, je choisis la clef du tabou. Considérons par « tabou » tout ce qui est sans droit de cité ni d’être cité ; le clandestin, le Métèque relationnel.
   
   

Version du 3 avril 2008 à 00:08

Sommaire

La Façon d'Oser Dire

(Une Réflexion)

La clef du tabou

S’il y a une clef à définir pour représenter le point de transformation par lequel la médiation renverse les positions et les situations, je choisis la clef du tabou. Considérons par « tabou » tout ce qui est sans droit de cité ni d’être cité ; le clandestin, le Métèque relationnel.

Restez dans l’approche, appliquez vos méthodes, comprenez tous les noeuds et toutes les résolutions ; Sans casser la muraille des états d’âme rien ne changera. Sans passer au-dessus ou au-dessous du voile des masques, le changement restera l’application d’un maintien superficiel comme les autres ; un nouveau masque, superflu.

Le verrou

Nous nous savons impliqués dans notre rapport à l’autre par notre rapport à l’image, et surtout à notre image. Ce repère est prioritaire. Cette image, ces masques, contiennent toutes nos références personnelles, identitaires.

Ici se situe je crois le point de rupture de la médiation…

Ces références, ces repères, ces attaches de sécurité nous sont peut-être indispensables, et les habitudes, les tendances que nous développons en leurs fonctions nous sont peut-être des garde-fous essentiels.

Permettez un peu de considération psychelquechose ; Demandez à une hystérique d’abandonner ses obsessions, et sa névrose hystérique devient une psychose ; son décalage devient rupture. Parce que son obsession équilibrait son hystérie en donnant le change, en la contredisant. Son équilibre personnel en dépend. Il en va d’ailleurs de même pour les autres tendances, pour les autres « névroses ». (Par exemple, comme étudiées par S.Ginger; Paranoïa - Schizoidie / Manie - Dépression / Domination - Mazochisme)

Et bien le point de rupture de la médiation se trouve en effet peut-être ici ; Entre le changement et l’interruption.
C’est un point de réaction. Donc de choix.

Le point de réaction

Comment provoquer la chute du masque, la perte du point de vue, le changement d’identité, sans provoquer la fermeture, la fuite, l’interruption ? La notion de choix est ce qui fait la différence. Le choix de celui qui change, ou qui casse. Le médiateur doit provoquer le choix, qui lui-même provoque le changement. Si le médiateur provoque directement le changement, il risque peut-être la cassure, l’interruption.

Il s’agit donc de provoquer ou de réveiller la capacité de choisir. Maintenant ; Par quoi la capacité de choisir est-elle contrainte ? Par quel voile est-elle rendue trouble ? Peut-être par le voile du tabou, de l’interdit, du mal, de l’oubli, du dangereux… Ici l’art du Médiateur est de parvenir à une nouvelle position, peut-être sans positionnement, où la personne doit faire un choix ; changer ou casser.

=La façon d’oser dire

Il est souvent plus naturel de choisir ce qui semble nécessaire ou désiré.
La sortie de l’inhibition que représente l’expression d’un tabou se vit souvent comme une libération, la perte d’un poids.
La difficulté n’est donc pas dans l’acceptation du fait accompli, mais bien plutôt dans la provocation de ce fait. Ceci est peut-être du ressort du Médiateur ; Provoquer la libération du tabou ; Exprimer lui-même le tabou pour qu’il n’ai plus qu’à être accueilli, apprécié, considéré.

Oser le dire, mais surtout savoir oser le dire. La façon d’oser le dire faisant toute la différence entre un arracheur de dent et un chirurgien minutieux. Dans un cas la douleur est démultipliée, dans l’autre elle est libérée. C’est peut-être là que le « merci » revient au Médiateur. Alors « Merci Jean-Louis ».

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