La médiation et la responsabilité des organisations

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Médiation et la responsabilité sociale (sociétale) des organisations

Le développement durable est « tendance ». Il sera peut être un des moteurs pour sortir des crises qui s’installent dans le monde en ce début 2009 ;
En assistant à une conférence des Assises Nationales du Développement Durable qui se sont déroulées à LYON des 19 au 21 janvier 2009, une idée a surgi, une presque évidence. La médiation est un outil de la responsabilité sociale des organisations qui est une ligne de force de développement durable.
Rappelons que le développement durable (substainable development en anglais) vise conjointement trois objectifs :
- efficacité économique,
- équité sociale élargie à sa dimension sociétale
- préservation de l’environnement et des ressources ;
Tout cela mis en œuvre par le management et la gouvernance néologisme pour gouvernement des organisations.

La vie sociale par la divergence des intérêts et la liberté des acteurs génère des conflits.
Ces conflits entraînent des dommages économiques, polluent la qualité des relations humaines, créent du stress, des souffrances ; ils sont contraires au développement durable.

La médiation en apaisant les relations des personnes actrices au conflit, contribue à la responsabilité sociale des organisations au sens le plus large.
Ainsi en recourant à la médiation, les organisations (entreprises, associations, administrations, structures étatiques) font concrètement du développement durable.

Essayons d’en explorer les différents leviers :

Un résultat constructif : Si la médiation aboutit, le résultat est une construction nouvelle choisie par les parties et qui arrête les effets destructeurs du conflit. C’est donc une création de richesse avec ses conséquences matérielles et immatérielles.
L’exercice de la liberté des parties : Ce sont effectivement les parties qui choisissent la solution qui les fait sortir de leur conflit. Le médiateur ne fait que les accompagner, les soutenir éventuellement dans l’exploration, la recherche de solutions tolérables, acceptables par chacun.
L’expression de la responsabilité des personnes : La sortie du conflit est construite progressivement, laborieusement peut être, mais par les parties, le médiateur facilitant l’expression, l’accouchement des voies de sortie qui engagent les parties dans ces avancées et leurs conséquences.
L’ouverture des esprits : Le médiateur en amenant à faire prendre conscience du point de vue de l’autre rend possible la sortie de l’enfermement psychique, moral que le temps entretient chez chaque protagoniste au conflit. Le processus de médiation tend à introduire un esprit de tolérance et d’acceptation que les choses peuvent être différentes pour l’autre que pour moi.
Le maintien de relations futures : Dans les conflits étroitement économiques, (d’affaires) la médiation en dégonflant des « égo » individuels permet de poursuivre des relations commerciales bénéficiaires aux intérêts bien compris de chacun.
La pérennité de la solution : La solution, mûrie et construite par les parties, est librement acceptée. Par l’engagement des parties à la respecter, à la faire vivre, cette solution a plus de chance (moins de risque) d’être assumée et mise en œuvre. Une solution contrainte, imposée (suite à un jugement, un arbitrage) n’éteint pas nécessairement le virus du conflit qui peut perdurer par la mauvaise volonté ou l’obstruction du perdant, la poursuite des procédures etc…


René SWIATHOWSKI

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