Le bonheur d’être soi

De WikiMediation.

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Le bonheur d’être soi de Moussa Nabati lu par Eliane Pitaud-Quintin

Etre soi-même, clé du bonheur

L’auteur démontre que, bien construire sa maison (soi) permet d’être soi-même pour connaître le bonheur.

Les valeurs d’ataraxie de la médiation se retrouvent dans ce livre :

  • faire naître la conscience des choses, des êtres, du temps,
  • permettre que les individus se connaissent (soi) et se reconnaissent (s’acceptent, s’affirment et s’aiment), pour se différencier, être autonomes.

Etre médiateur c’est permettre à son interlocuteur de prendre conscience de son intériorité, de ses émotions, pour réfléchir et se positionner vers un objectif placé sous le signe du respect de valeurs positives et constructives.

L’empathie dont le médiateur a besoin repose sur la conscience de soi.

Etre en paix et en harmonie avec soi est essentiel pour communiquer avec les autres.

Moussa Nabati pense que la société de consommation est dans la surenchère d’objets. Elle a érigé et réduit l’Etre à son corps, objet de consommation. La société industrialisée a homogénéisé la vie des hommes et chaque étape de la vie est prétexte à la consommation.

Pour l’auteur, la société industrialisée incite les pulsions, facteurs de déséquilibre et de confusion de l’Etre.

Les valeurs morales, le sens du sacré ont disparu au profit des choses matérielles à acheter, à posséder. L’être humain doit s’identifier à ces choses.

Publicité, marketing, tout est bon pour faire illusion, faire croire que le bonheur est dans la consommation : « fièvre acheteuse ». C’est tout le contraire. Cette fièvre entraîne la perte d’autonomie, du pouvoir de réflexion et de création d’idée contraire.

Le bonheur d’être soi, selon Moussa Nabati, c’est être dans la pensée, le présent, s’aimer et s’occuper intérieurement de soi, accepter ses limites.

C’est retrouver le sens du Sacré, de l’En-Vie et notamment respecter le corps humain.

Il faut comprendre que la santé, l’amour, la famille, la réussite sociale et la richesse doivent être vécus avec des limites, des repères et avec la conscience des fragilités personnelles. Ce que Jean-Louis Lascoux qualifie de maladresses humaines.

Le rôle du médiateur dans la recherche d'être soi-même

Ainsi le médiateur doit lui aussi, redonner du sens, de la valeur, du Sacré, du merveilleux pour que la personne ait l’envie de changer, de se responsabiliser, de se réapproprier sa vie.

Grâce au processus de médiation, les parties peuvent retrouver une ataraxie et peut-être le bonheur d’Etre Soi.

Le médiateur permet de différencier soi de l’autre, le désir des besoins, le passé du présent, de maîtriser ses pulsions qui neutralisent et phagocytent toute pensée et raison.

L’altérité est la confrontation de l’interlocuteur à son intériorité pour l’amener à retrouver une harmonie relationnelle (un vœu de bonheur) et surtout la prise de conscience nécessaire afin de lever les obstacles à la communication et au « lâcher prise ».

Désirer autre chose que le modèle proposé, vouloir sa Liberté, s’émanciper des contraintes, combattre les injustices sont facteurs de « lâcher prise » et de distanciation.

Dans le contexte politique actuel de « tyrannie émotionnelle » décrite par NOEL MAMERE, la nécessité de contextualiser les conflits, de prise de conscience de soi, de purge des émotions, est devenue un impératif, pour le bonheur, la liberté de l’Homme, pour la démocratie, pour la survie du monde.

La Médiation concourt à cet Idéal de vie.

Citation

Il est encore possible de rêver :

  • « Quand les Hommes vivront d’ Amour,
  • Il n’y aura plus de misère,
  • Les soldats seront troubadours …. »

Et, je ne veux pas croire que :

  • « Nous serons morts, mon frère…. »

Gilles Vigneault

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