Le vétérinaire et le médecin

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Version du 4 mai 2018 à 15:55 par Jean-Louis Lascoux (discuter | contributions)
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Mécanisme : un jugement et un prêt d’intention se traduisent par une contrainte, qui se retourne contre son auteur.

Un vétérinaire de campagne est cloué au lit. De sa vie, il n’a jamais connu l’humiliation de voir un médecin, mais cette fois c’est sérieux. Sa femme fait venir le docteur.

  • Alors, dit le bon docteur, dites-moi ce qui ne va pas.
  • Quand je soigne mes patients, je ne leur demande pas leur avis, moi ! Répond sèchement le vétérinaire.

Le médecin ausculte le vétérinaire, en silence, puis rédige une ordonnance, la tend à la femme et dit :

  • Tenez, donnez-lui ça pendant une semaine. Ça existe aussi en sirop, mais avec des suppositoires, vous ne risquez pas d’être mordue.

Le prêtre voudrait qu'une nouvelle icône qu'il a rapportée de Jérusalem soit accrochée au mur de son église. Il comptait bien sur un miracle, mais celui-ci se fait attendre. Il connait un bricoleur mais répugne à faire appel à lui parce qu'il sait aussi qu'il est peu respectueux des croyances. Néanmoins, il fait les choses gratuitement, alors...

Le ton est goguenard :

  • Comment voulez-vous que je vous fasse cela.
  • Quand je fais la messe, je ne demande pas à mes ouailles le sermon qu'elles voudraient entendre, dit l'homme d'église, agacé.

Le bricoleur regarde les murs, choisit un endroit et fait son travail. Puis il dit au curé :

  • J'aurais pu utiliser du double face, mais je me suis dit qu'ici, avec des clous, ça serait mieux vu.
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