Mad city

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'''MAD CITY''', est un film américain de Costa-Gavras, sortie le 4 février 1998 (1h 53min), avec dans les rôles principaux Dustin Hoffman, John Travolta, Mia Kirshner.<br />
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MAD CITY, est un film américain de Costa-Gavras, sortie le 4 février 1998 (1h 53min), avec dans les rôles principaux Dustin Hoffman, John Travolta, Mia Kirshner.
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Le résumé du film<br />
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Le résumé du film
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Une belle carrière s'ouvrait devant Max Bracknett (Dustin Hoffman) avant qu'il ne s'en prenne à l'antenne à son grand rival, le journaliste vedette Kevin Hollander. Depuis relégué dans une petite chaîne de télévision locale, il désespère de connaître à nouveau son heure de gloire jusqu'au jour où, au hasard d'un reportage sans intérêt dans un musée, il se retrouve pris en otage par Sam Baily (John Travolta) un employé licencié. Sûr de détenir un scoop, il joue les éminences grises pour l'ancien gardien, ne pensant qu'à prendre sa revanche sur Hollander. Il s'improvise donc conseiller en communication du preneur d'otage, et orchestre en coulisse sa médiatisation.<br />
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Une belle carrière s'ouvrait devant Max Bracknett (Dustin Hoffman) avant qu'il ne s'en prenne à l'antenne à son grand rival, le journaliste vedette Kevin Hollander. Depuis relégué dans une petite chaîne de télévision locale, il désespère de connaître à nouveau son heure de gloire jusqu'au jour où, au hasard d'un reportage sans intérêt dans un musée, il se retrouve pris en otage par Sam Baily (John Travolta) un employé licencié.  
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Dans cette œuvre, nous tenterons de mettre en évidence quelques techniques et éléments de la médiation, notamment les JTE, tout en dénonçant le cynisme de celui qui s’est présenté comme « médiateur » sans pour autant en développer les qualités.<br />
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Sûr de détenir un scoop, il joue les éminences grises pour l'ancien gardien, ne pensant qu'à prendre sa revanche sur Hollander. Il s'improvise donc conseiller en communication du preneur d'otage, et orchestre en coulisse sa médiatisation.
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'''Les parties en conflit'''<br />
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Dans cette œuvre, nous tenterons de mettre en évidence quelques techniques et éléments dans le déroulé de la Médiation Professionnelle , tout en dénonçantle cynisme de celui qui s’est présenté comme « médiateur » sans pour autant en développer les qualités.
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Mme Banks, qui est la conservatrice d'un muséum dont les budgets ont été restreints et Mr Sam Baily, un agent de sécurité récemment licencié pour raison économique.<br />
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Les parties en conflit
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'''DEGRADATION DE LA QUALITE RELATIONNELLE entre les deux''' <br />
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Mme Banks, qui est la conservatrice d'un muséum dont les budgets ont été restreints et Mr Sam Baily, un agent de sécurité récemment licencié(dimension Juridique du JTE).
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Après son licenciement, Sam accepte difficilement la situation et revient au muséum un autre jour pour essayer de convaincre Mme Banks de le réintégrer, même si pour cela il doit se retrouver avec un salaire réduit ; elle refuse purement et simplement de l’écouter rétorquant qu’il n’a rien à y faire et qu’elle ne peut absolument rien pour lui.<br />
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CONTEXTUALISATION : BIP (entretiens individuels, mais absence de réunion )
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N’ayant plus aucun recours pour se faire entendre, selon lui, Sam passe à son plan B et sort une arme avec laquelle il menace Mme Banks en lui disant : « …et maintenant, vous allez m’écouter ?...j’ai besoin de vous parler 5mn… ». Dans la foulée, des enfants venus faire une visite au muséum avec leur institutrice, débarquent, une chose que Sam n’avait visiblement pas prévue. Paniquant, Sam bloque toutes les issues, interdisant la sortie à quelques enfants et leur institutrice venus en visite. <br />
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Après son licenciement, Sam accepte difficilement la situation et revient au muséum un autre jour pour essayer de convaincre Mme Banks de le réintégrer, même si pour cela il doit se retrouver avec un salaire réduit (dimensionsTechnique et Emotionnelle du JTE):
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'''CYNISME de celui qui va s’improviser plus tard « médiateur, très partial »'''<br />
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« Mme Banks vous devez m'écouter d'accord?... je sais mais, ...j'accepte une réduction »
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Des toilettes où il se trouvait, dans le muséum, Max suit toute la scène et y voit là un scoop susceptible de relancer sa carrière et refuse que son assistante Laurie Callahan, caméraman débutante, appelle la police ; Avec son aide donc, il passe en direct aux actualités.<br />
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Elle refuse purement et simplement de l’écouter rétorquant :
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Dans la suite de ces évènements, face à l’intransigeance de Mme Banks, et dans le but de l’intimider pour qu’elle accepte enfin de l’écouter, un coup de fusil part et Sam blesse accidentellement son collègue noir Cliff Williams (le 2è gardien) qui se trouvait à l'entrée et qui ignorait tout ce qui se passait à l’intérieur du muséum. Laurie porte secours au gardien, qui est rapidement emmené à l'hôpital.<br />
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« …Sam, vous n'avez rien à faire ici, …, je ne vous dois rien du tout...sortez d'ici!, …, Sam, je vous ai déjà dit que je ne peux rien faire pour vous, …, vous nous faites perdre notre temps à tous les deux… ».CONTRAINTE,JURIDIQUE    (rupture du lien contractuel), PIC NEGATIF
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Repérant un véhicule de liaison d’une chaine de télévision à l’extérieur, il a le réflexe d’allumer la téléviseur et se rend aussitôt compte qu’il y a un journalisme dans le bâtiment, qu’il va très rapidement dénicher.<br />
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N’ayant plus aucun recours pour se faire entendre, selon lui, Sam passe à son plan B et sort une arme avec laquelle il menace Mme Banks en lui disant :
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Nous avons à partir de cet instant notre JTE, la dimension Juridique (rupture du lien contractuel avec le muséum), Technique (Sam n’accepte pas sa nouvelle situation sociale et met tout en œuvre pour le faire savoir à Mme Banks) et Emotionnelle (il est beaucoup affecté surtout avec le tir accidentel qui blesse son collègue).<br />
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« Bon! Et maintenant? Vous allez écouter?..., j'ai besoin de 5mn avec vous, c'est tout ok?...». CONTRAINTE
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'''Les négociations'''<br />
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Dans la foulée, des enfants venus faire une visite au muséum avec leur institutrice, débarquent, une chose que Sam n’avait visiblement pas prévue. Il leurs dit : « …Eh arrêtez! Maintenant vous restez là où vous êtes ok? Et vous vous taisez...et il ne faut pas avoir peur du fusil, il faut que je lui parle (parlant de Mme Banks)… ».
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Après avoir été découvert par Sam et obsédé par son envie d’être remis en selle, Max voit en cette affaire le scoop qui lui permettra d’atteindre cet objectif ; Il fait alors tout pour gagner la confiance de Sam, naïf et désespéré père de famille. Notre « journaliste-médiateur » perd alors son IMPARTIALITE, une des qualités qui devait faire de lui un bon médiateur.<br />
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Paniquant, Sam bloque toutes les issues, interdisant la sortie à quelques enfants et leur institutrice venus en visite.-CONTRAINTE et aspect EMOTIONNEL-
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Sous prétexte de l'aider donc, il lui prodigue des conseils transformant ce malheureux incident en véritable prise d'otages, qui attire une foule de badauds et de journalistes – NON-INDEPENDANCE du « journaliste-médiateur ». Dans les négociations avec Sam, Brackett obtient la libération de deux enfants – tous bien traités – en échange d’une une interview exclusive, que le chef de la police chargé de l'affaire, Alvin Lemke, accepte après quelques flatteries. <br />
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CYNISME de celui qui va s’improviser plus tard « médiateur, très partial »
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La prodigieuse sympathie du public qui en découle à l'égard de Sam Baily motive Kevin Hollander (présentateur rival de Brackett), le présentateur vedette de la chaîne nationale CTN, à se déplacer pour couvrir l'événement. <br />
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Des toilettes où il se trouvait, dans le muséum, Max suit toute la scène et y voit là un scoop susceptible de relancer sa carrière et demande à son assistante Laurie, de passer en direct aux actualités.
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Mme Banks et certains dans la foule (journalistes y compris) soupçonnent l’opportunisme de Max dans cette affaire en lui demandant : « …de quel côté êtes-vous Mr Max ?... ».<br />
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Dans la suite de ces évènements, face à l’intransigeance– CONTRAINTE- de Mme Banks,
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Entre temps le FBI avec l'agent spécial Dobbins débarque lui aussi et place des snipers en attendant que le « criminel » commette une faute. Pour cela, il incite Jenny Baily (la femme de Sam) à communiquer avec son mari, qui réagit mal en tirant au-dessus de la foule. <br />
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« …je ne vous écouterais pas tant que vous pointerez cette chose grotesque (le fusil) sur moi…,Et pourquoi je vous écouterais ? C’est absurde cette histoire, c’est ridicule…, écartez ce fusil stupidedevant moi… »,-PICS NEGATIFS-
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Cet acte discréditant Sam, Max envoie son assistante faire quelques interviews favorables afin de redorer l’image de Sam. <br />
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Et dans le but de l’intimider– CONTRAINTE - pour qu’elle accepte enfin de l’écouter, un coup de fusil part et Sam blesse accidentellement son collègue noir Cliff Williams (le 2è gardien) qui se trouvait à l'entrée et qui ignorait tout ce qui se passait à l’intérieur du muséum. –MALADRESSE-
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Laurie porte secours au gardien, qui est rapidement emmené à l'hôpital. Sam est complètement déboussolé par ce qui vient de se passer – EMOTIONNEL -
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Repérant un véhicule de liaison d’une chaine de télévision à l’extérieur, il a le réflexe d’allumer la télévision et se rend aussitôt compte qu’il y a un journaliste dans le bâtiment, qu’il va très rapidement dénicher.
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« …c’était un accident, je veux qu’on me rende mon boulot c’est tout ! …, regardez-moi ça, je n’aurai plus jamais mon boulot maintenant ; tout le monde sait qui je suis et où je suis…, c’est votre faute (s’adressant au journaliste)… » - R3 -
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Nous avons à partir de cet instant notre JTE, la dimensionJuridique (rupture du lien contractuel avec le muséum), Technique(Sam n’accepte pas sa nouvelle situation sociale et met tout en œuvre pour le faire savoir à Mme Banks) et Emotionnelle (il est beaucoup affecté surtout avec le tir accidentel qui blesse son collègue).
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En conclusion, nous sommes en présence d’un conflit (DEGRADATION DE LA QUALITÉ RELATIONNELLE par la prédominance du « E »).
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La posture du journaliste et de la police
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Après avoir été découvert– IDENTITE RECONNUE - par Sam et obsédé par son envie– MANQUE DE NEUTRALITE - d’être remis en selle, Max voit en cette affaire le scoop qui lui permettra d’atteindre cet objectif ;  
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Il fait alors tout pour gagner la confiance de Sam, naïf et désespéré père de famille, en lui disant :
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« …vous avez vraiment fait ça (parlant de la situation qui s’apparente maintenant à une prise d’otages) pour votre boulot ?..., vous vous rappelez la prise d’otages d’il y a 2 ans ? J’y étais car c’est moi qui ait couvert l’évènement… ».
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Le téléphone sonne, et Max, prenant les devants de la situation, demande à Sam de décrocher et lui dicte presque tout ce qu’il doit dire :
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« …si vous établissez le contact dites-leur que tout le monde va bien ici, ça vous permettra de gagner un peu de temps… ».– MANQUE DE NEUTRALITE -
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Sam dira au Shérif Alvin :
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« …comment vas Cliff (son collègue blessé)?..., écoutez !je ne voulais pas lui tirer dessus c’était un accident…».
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Le Shérif répond :
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« …bon, c’est bien c’est une bonne chose, on prendra ça en considération si vous acceptez de vous rendre immédiatement…».- PIC POSITIF (contribution), CONTRAINTE -
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Sam : « …euh…bah ! Non, je crois que je ne peux pas faire ça…».
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Le Shérif : « …d’accord, qu’est-ce que vous voulez ? Quelles sont vos exigences ?…».
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S’adressant à huis clos à Max (le journaliste) :
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Sam : « …je n’ai pas d’exigences moi, je n’avais pas prévu que ça allait se passer comme…».
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Max lui conseillera alorsde direau Shérif :
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« …ok vous leur répondez que vous leur parlerez quand vous serez prêt ; et oubliez les cadavres devant la porte d’entrée…».– MANQUE DE NEUTRALITE et d’IMPARTIALITÉ -
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Visiblement ravi par les ‘’conseils’’ de Max, il va s’exécuter…
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Max réalise à partir de cet instant qu’il peut contrôler et manipuler Sam à sa guise…
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« …Ecoutez, je ne pense pas que vous soyez dingue, je sais que vous n’êtes pas un terroriste, je sais que vous êtes juste un type ordinaire qui a pété les plombs, mais vous devez communiquer avec l’opinion publique qui est dehors (lui montrant la foule),…, vous croyez qu’ils ne savent ce que c’est que perdre son boulot ? Ils vous comprendront si vous leur en donnez l’occasion, …, vous voyez, la chose que vous devez faire avant de vous rendre à la police, c’est faire savoir à tous ces gens quelles sont vos intentions, c’est vos jurés là dehors …».
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Notre« journaliste-médiateur » perd alors son IMPARTIALITE, une des qualités qui aurait fait de lui un bon médiateur, se comportant plus comme un négociateur.
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Sous prétexte de l'aiderdonc,– PRET D’INTENTION - il lui prodigue des conseils transformant ce malheureux incident en véritable prise d'otages, qui attire une foule de badauds et de journalistes – NON-INDEPENDANCE-.
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Dans les négociations avec Sam, Max Brackett obtient la libération de deux enfants – tous bien traités – en échange d’une une interview exclusive, ce que le chef de la police Alvin, accepte après quelques flatteries, car Max fera croire au Shérif que cette libération est conditionnée par l’interview– INTERPRETATION et PRET D’INTENTION, CONTRAINTE
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Mme Banks et certains dans la foule (journalistes y compris) soupçonnent l’opportunisme de Max dans cette affaire en lui demandant :  
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« …de quel côté êtes-vous Mr Max ?... ». – PRET D’INTENTION
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Entre temps le FBI avec l'agent spécial Dobbinsarrive au muséum et place des snipers– CONTRAINTE - en attendant que Sam commette une autre faute. Pour cela, l’agent du FBI incite Jenny Baily(la femme de Sam) à s’entretenir avec son mari ; cela va déclencher en lui unefrustration – EMOTIONNEL - et il réagit mal en tirant au-dessus de la foule.  
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Cet acte discréditant Sam, Max envoie son assistante faire quelques interviews favorables afin de redorer l’image de Sam. – DECLINAISON CONCEPTUELLE
Dans le même temps, promettant à Max de le reprendre sur la chaîne nationale en effaçant leur différend datant de deux ans, Hollander s'approprie tout le reportage.  
Dans le même temps, promettant à Max de le reprendre sur la chaîne nationale en effaçant leur différend datant de deux ans, Hollander s'approprie tout le reportage.  
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Avec l'aide de Laurie qui l'admire, il monte des images qui terminent de décrédibiliser le gardien au chômage, tout en dénonçant l'attitude opportuniste et manipulatrice de son rival(Max Brackett).  
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Avec l'aide de Laurie qui l'admire, il monte des images qui terminent de décrédibiliser le gardien au chômage, tout en dénonçant l'attitude opportuniste et manipulatrice de son rival (Max Brackett).  
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Les options de solutions<br />
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Après une DEGRADATION TOTALE DE LA QUALITE RELATIONNELLE avec tous et se sentant trahi, Sam Baily décide de libérer les enfants, au moment-même où Dobbins profite de l'opinion défavorable pour l'inciter à déposer les armes, et où on apprend dans les médias la mort des suites de sa blessure de Cliff par la voie de sa femme Diane Williams. <br />
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Les options de solutions
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SOLUTION DE RUPTURE, après échec de LA REPRISE ou de l’AMENAGEMENT de la situation conflictuelle
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Après une DEGRADATION TOTALE DE LA QUALITE RELATIONNELLE avec tous et se sentant trahi, Sam Baily décide de libérer les enfants, au moment-même où Dobbins profite de l'opinion défavorable pour l'inciter à déposer les armes, et où on apprend dans les médias la mort des suites de sa blessure de Cliff par la voie de sa femme Diane Williams.  
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Les conditions d’un assaut étant réunis, et alors que Max implorait les forces de l'ordre de baisser leurs armes, Sam, resté seul à l'intérieur, se fait exploser. Désemparé et trahi, le journaliste Brackett clame la responsabilité des médias dans cette tragédie.<br />
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Les conditions d’un assaut étant réunis, et alors que Max implorait les forces de l'ordre de baisser leurs armes, Sam, resté seul à l'intérieur du muséum, se fait exploser, faisant ainsi le choix du règlement de son problème dans l’adversité .
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SOLUTION D’ECHEC(absence de RAR) du « médiateur-journaliste » du fait de son manque de neutralité et d’expérience de médiateur improvisé

Version actuelle en date du 13 octobre 2016 à 21:37

MAD CITY, est un film américain de Costa-Gavras, sortie le 4 février 1998 (1h 53min), avec dans les rôles principaux Dustin Hoffman, John Travolta, Mia Kirshner.

Le résumé du film Une belle carrière s'ouvrait devant Max Bracknett (Dustin Hoffman) avant qu'il ne s'en prenne à l'antenne à son grand rival, le journaliste vedette Kevin Hollander. Depuis relégué dans une petite chaîne de télévision locale, il désespère de connaître à nouveau son heure de gloire jusqu'au jour où, au hasard d'un reportage sans intérêt dans un musée, il se retrouve pris en otage par Sam Baily (John Travolta) un employé licencié. Sûr de détenir un scoop, il joue les éminences grises pour l'ancien gardien, ne pensant qu'à prendre sa revanche sur Hollander. Il s'improvise donc conseiller en communication du preneur d'otage, et orchestre en coulisse sa médiatisation. Dans cette œuvre, nous tenterons de mettre en évidence quelques techniques et éléments dans le déroulé de la Médiation Professionnelle , tout en dénonçantle cynisme de celui qui s’est présenté comme « médiateur » sans pour autant en développer les qualités. Les parties en conflit Mme Banks, qui est la conservatrice d'un muséum dont les budgets ont été restreints et Mr Sam Baily, un agent de sécurité récemment licencié(dimension Juridique du JTE). CONTEXTUALISATION : BIP (entretiens individuels, mais absence de réunion ) Après son licenciement, Sam accepte difficilement la situation et revient au muséum un autre jour pour essayer de convaincre Mme Banks de le réintégrer, même si pour cela il doit se retrouver avec un salaire réduit (dimensionsTechnique et Emotionnelle du JTE): « Mme Banks vous devez m'écouter d'accord?... je sais mais, ...j'accepte une réduction » Elle refuse purement et simplement de l’écouter rétorquant : « …Sam, vous n'avez rien à faire ici, …, je ne vous dois rien du tout...sortez d'ici!, …, Sam, je vous ai déjà dit que je ne peux rien faire pour vous, …, vous nous faites perdre notre temps à tous les deux… ».CONTRAINTE,JURIDIQUE (rupture du lien contractuel), PIC NEGATIF N’ayant plus aucun recours pour se faire entendre, selon lui, Sam passe à son plan B et sort une arme avec laquelle il menace Mme Banks en lui disant : « Bon! Et maintenant? Vous allez écouter?..., j'ai besoin de 5mn avec vous, c'est tout ok?...». CONTRAINTE Dans la foulée, des enfants venus faire une visite au muséum avec leur institutrice, débarquent, une chose que Sam n’avait visiblement pas prévue. Il leurs dit : « …Eh arrêtez! Maintenant vous restez là où vous êtes ok? Et vous vous taisez...et il ne faut pas avoir peur du fusil, il faut que je lui parle (parlant de Mme Banks)… ». Paniquant, Sam bloque toutes les issues, interdisant la sortie à quelques enfants et leur institutrice venus en visite.-CONTRAINTE et aspect EMOTIONNEL- CYNISME de celui qui va s’improviser plus tard « médiateur, très partial » Des toilettes où il se trouvait, dans le muséum, Max suit toute la scène et y voit là un scoop susceptible de relancer sa carrière et demande à son assistante Laurie, de passer en direct aux actualités. Dans la suite de ces évènements, face à l’intransigeance– CONTRAINTE- de Mme Banks, « …je ne vous écouterais pas tant que vous pointerez cette chose grotesque (le fusil) sur moi…,Et pourquoi je vous écouterais ? C’est absurde cette histoire, c’est ridicule…, écartez ce fusil stupidedevant moi… »,-PICS NEGATIFS- Et dans le but de l’intimider– CONTRAINTE - pour qu’elle accepte enfin de l’écouter, un coup de fusil part et Sam blesse accidentellement son collègue noir Cliff Williams (le 2è gardien) qui se trouvait à l'entrée et qui ignorait tout ce qui se passait à l’intérieur du muséum. –MALADRESSE- Laurie porte secours au gardien, qui est rapidement emmené à l'hôpital. Sam est complètement déboussolé par ce qui vient de se passer – EMOTIONNEL - Repérant un véhicule de liaison d’une chaine de télévision à l’extérieur, il a le réflexe d’allumer la télévision et se rend aussitôt compte qu’il y a un journaliste dans le bâtiment, qu’il va très rapidement dénicher. « …c’était un accident, je veux qu’on me rende mon boulot c’est tout ! …, regardez-moi ça, je n’aurai plus jamais mon boulot maintenant ; tout le monde sait qui je suis et où je suis…, c’est votre faute (s’adressant au journaliste)… » - R3 - Nous avons à partir de cet instant notre JTE, la dimensionJuridique (rupture du lien contractuel avec le muséum), Technique(Sam n’accepte pas sa nouvelle situation sociale et met tout en œuvre pour le faire savoir à Mme Banks) et Emotionnelle (il est beaucoup affecté surtout avec le tir accidentel qui blesse son collègue). En conclusion, nous sommes en présence d’un conflit (DEGRADATION DE LA QUALITÉ RELATIONNELLE par la prédominance du « E »). La posture du journaliste et de la police Après avoir été découvert– IDENTITE RECONNUE - par Sam et obsédé par son envie– MANQUE DE NEUTRALITE - d’être remis en selle, Max voit en cette affaire le scoop qui lui permettra d’atteindre cet objectif ; Il fait alors tout pour gagner la confiance de Sam, naïf et désespéré père de famille, en lui disant : « …vous avez vraiment fait ça (parlant de la situation qui s’apparente maintenant à une prise d’otages) pour votre boulot ?..., vous vous rappelez la prise d’otages d’il y a 2 ans ? J’y étais car c’est moi qui ait couvert l’évènement… ». Le téléphone sonne, et Max, prenant les devants de la situation, demande à Sam de décrocher et lui dicte presque tout ce qu’il doit dire : « …si vous établissez le contact dites-leur que tout le monde va bien ici, ça vous permettra de gagner un peu de temps… ».– MANQUE DE NEUTRALITE - Sam dira au Shérif Alvin : « …comment vas Cliff (son collègue blessé)?..., écoutez !je ne voulais pas lui tirer dessus c’était un accident…». Le Shérif répond : « …bon, c’est bien c’est une bonne chose, on prendra ça en considération si vous acceptez de vous rendre immédiatement…».- PIC POSITIF (contribution), CONTRAINTE - Sam : « …euh…bah ! Non, je crois que je ne peux pas faire ça…». Le Shérif : « …d’accord, qu’est-ce que vous voulez ? Quelles sont vos exigences ?…». S’adressant à huis clos à Max (le journaliste) : Sam : « …je n’ai pas d’exigences moi, je n’avais pas prévu que ça allait se passer comme…». Max lui conseillera alorsde direau Shérif : « …ok vous leur répondez que vous leur parlerez quand vous serez prêt ; et oubliez les cadavres devant la porte d’entrée…».– MANQUE DE NEUTRALITE et d’IMPARTIALITÉ - Visiblement ravi par les ‘’conseils’’ de Max, il va s’exécuter… Max réalise à partir de cet instant qu’il peut contrôler et manipuler Sam à sa guise… « …Ecoutez, je ne pense pas que vous soyez dingue, je sais que vous n’êtes pas un terroriste, je sais que vous êtes juste un type ordinaire qui a pété les plombs, mais vous devez communiquer avec l’opinion publique qui est dehors (lui montrant la foule),…, vous croyez qu’ils ne savent ce que c’est que perdre son boulot ? Ils vous comprendront si vous leur en donnez l’occasion, …, vous voyez, la chose que vous devez faire avant de vous rendre à la police, c’est faire savoir à tous ces gens quelles sont vos intentions, c’est vos jurés là dehors …». Notre« journaliste-médiateur » perd alors son IMPARTIALITE, une des qualités qui aurait fait de lui un bon médiateur, se comportant plus comme un négociateur. Sous prétexte de l'aiderdonc,– PRET D’INTENTION - il lui prodigue des conseils transformant ce malheureux incident en véritable prise d'otages, qui attire une foule de badauds et de journalistes – NON-INDEPENDANCE-. Dans les négociations avec Sam, Max Brackett obtient la libération de deux enfants – tous bien traités – en échange d’une une interview exclusive, ce que le chef de la police Alvin, accepte après quelques flatteries, car Max fera croire au Shérif que cette libération est conditionnée par l’interview– INTERPRETATION et PRET D’INTENTION, CONTRAINTE Mme Banks et certains dans la foule (journalistes y compris) soupçonnent l’opportunisme de Max dans cette affaire en lui demandant : « …de quel côté êtes-vous Mr Max ?... ». – PRET D’INTENTION Entre temps le FBI avec l'agent spécial Dobbinsarrive au muséum et place des snipers– CONTRAINTE - en attendant que Sam commette une autre faute. Pour cela, l’agent du FBI incite Jenny Baily(la femme de Sam) à s’entretenir avec son mari ; cela va déclencher en lui unefrustration – EMOTIONNEL - et il réagit mal en tirant au-dessus de la foule. Cet acte discréditant Sam, Max envoie son assistante faire quelques interviews favorables afin de redorer l’image de Sam. – DECLINAISON CONCEPTUELLE Dans le même temps, promettant à Max de le reprendre sur la chaîne nationale en effaçant leur différend datant de deux ans, Hollander s'approprie tout le reportage. Avec l'aide de Laurie qui l'admire, il monte des images qui terminent de décrédibiliser le gardien au chômage, tout en dénonçant l'attitude opportuniste et manipulatrice de son rival (Max Brackett).

Les options de solutions Après une DEGRADATION TOTALE DE LA QUALITE RELATIONNELLE avec tous et se sentant trahi, Sam Baily décide de libérer les enfants, au moment-même où Dobbins profite de l'opinion défavorable pour l'inciter à déposer les armes, et où on apprend dans les médias la mort des suites de sa blessure de Cliff par la voie de sa femme Diane Williams. Les conditions d’un assaut étant réunis, et alors que Max implorait les forces de l'ordre de baisser leurs armes, Sam, resté seul à l'intérieur du muséum, se fait exploser, faisant ainsi le choix du règlement de son problème dans l’adversité . SOLUTION D’ECHEC(absence de RAR) du « médiateur-journaliste » du fait de son manque de neutralité et d’expérience de médiateur improvisé

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