Maison close

De WikiMediation.

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Version du 7 février 2011 à 13:48 par Alexandre GABRIEL (discuter | contributions)

Mécanisme humoristique

Surenchère de faits ouvrant aux interprétations et prêts d’intentions. Inversion métaphorique sur la contrainte, l’atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs, conduisant à une réflexion sur les contradictions de la garde à vue.

Maison Close. Un sketch de Olivier de BENOIST, écrit par Vincent LEROY

L’autre jour, lorsque je rejoignais ma voiture mal garée en double file, il y avait sur le trottoir une femme habillée en bleue. Elle m’a dit ; « pour vous, ce sera 75 € ! ».

Comme j’étais un peu chaud, je lui ai dit oui. Je lui ai proposé de faire cela sur la banquette arrière de ma voiture.

Elle a eu une réaction bizarre, elle a appelé des renforts. Super, un plan à plusieurs ! Du coup, elle a monté le tarif à 175 €. J’ai commencé à me méfier.

Ses collègues sont arrivés. Ils avaient tous un sex toy à la ceinture. Je lui ai dit d’accord pour la grande brune mais que je ne payerai pas pour le petit moustachu.

Je suis monté dans leur fourgonnette. Il y avait là un autre client très excité. Il envisageait même une relation avec le petit moustachu ; il n’arrêtait pas de lui répéter « je vais te défoncer ».

On est arrivé dans une maison close. Partout il y avait des barreaux aux fenêtres ; certainement pour que les clients ne partent pas sans payer.

J’ai été reçu par la taulière. Dans son bureau il y avait la photo d’un petit monsieur devant une bibliothèque. Je lui ai demandé si c’était là leur meilleur client. Elle m’a répondu que c’était celui qui les faisait le plus travailler.

Elle m’a proposé de prévenir ma femme ou mes proches. Je lui ai dit de rester discret !

Je lui ai dit, on commence par quoi ? Elle m’a répondu « on va commencer par un rapport ».

Enfin !

Elle m’a dit que je pouvais garder le silence. Je lui ai dit d’accord, mais si vous voulez crier, allez y, je suis habitué.

On ma conduit dans une chambre ; avec un petit lit contre le mur. Pour gagner du temps, je me suis déshabillé.

La taulière est arrivée. Elle m’a demandé d’écarter les jambes en mettant les mains sur le mur.

Super, une position que je ne connaissais pas !

Elle a enfilé des gants. Elle a commencé à me toucher. Elle était plutôt douée.

A un moment, surpris par l’endroit où elle rentrait son index, je me suis brusquement retourné. Elle s’est mise à hurler ; je venais de lui casser le doigt. J’étais gêné !

Je lui ai proposé les 175 € en dédommagement. Elle a refusé. Elle m’a passé les menottes. Je lui ai dit que ce n’était pas mon truc.

Ce plan « sado maso » a duré 24 h et m’a coûté 1500€.

Alors moi, je vais vous dire, peut être que les maisons closes sont un franc succès, mais les victimes de ce succès, c’est bien nous !

http://www.youtube.com/watch?v=XxSfznAwE-A

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