Parents-Enfants-Médiation

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Sommaire

Historique

Sous le vocable "S.O.S. Enfants du divorce", le mouvement a débuté en 1981, dans l'évolution de la Fédération des Mouvements de la Condition Paternelle, d'une prise de conscience des difficultés vécues par des parents et leurs enfants dans les situations de désunions familiales conflictuelles.

Soucieuse du devenir des enfants de parents séparés et désireuse de faire évoluer positivement les mentalités et les lois, l'association intervient tout d'abord pour la législation de 1987 en faveur de la loi Malhuret qui rétablit l'autorité parentale conjointe en après divorce.

Il convient de rappeler que la première pétition de SOS Enfants du divorce, en accord avec les demandes de nombreuses associations en France, revendique l'établissement de l'autorité parentale conjointe au bénéfice de tous les enfants, quel que soit le statut matrimonial des parents. Elle propose notamment dès 1988, qu'une étude soit effectuée en faveur de l'élargissement des recours à la médiation familiale sur tous les territoires de la Communauté européenne.

Regroupant des bénévoles, parents et professionnels, l'association ouvre le Centre PEM à Montpellier en début de l'année 1989, qui se spécialise dans la recherche et la pratique de la médiation familiale conventionnelle.

Proposant des changements dans les pratiques socio-juridiques et une évolution des mœurs en matière d'autorité parentale et d'exercice de l'autorité parentale par les deux parents quel que soit leur statut matrimonial, l'association se concentre sur la formation et organise en 1996 une unité de recherche auprès de l'université Paul Valéry de Montpellier et Béziers.

"Le maintien du couple parental, pour l'enfant, au-delà même de la rupture du couple conjugal", est une phrase-école de l'association.

Elle se consacre depuis au développement et à la promotion de la déjudiciarisation des conflits parentaux pour la responsabilisation des parents à égalité. (Extrait du site de l'Association PEM Médiation familiale).

Objets

Accueil et aide des parents et familles avec ou sans mandat judiciaire dans un processus de médiation parentale globale et de médiation à la famille, selon la charte et les engagements portés par pétition au Parlement Européen en 1988 et déposés à l'enregistrement en février 1989.

Regroupement des personnes reconnaissant à l'enfant le droit inaliénable de bénéficier des apports affectifs, psychologiques, éducatifs, de ses deux parents.

Animation de groupes de recherche et de réflexion entre parents et professionnels concernés par l'enfant et ses parents, la justice familiale, les lois et les pratiques en évolution.

Promotion de la médiation familiale, en oeuvrant bénévolement avec des organisations nationales, européennes et internationales.

Organisation d'actions de formation-information, rédaction d'articles, animation de stages universitaires, réunions, colloques, conférences, manifestations, rencontres, auprès des publics de parents et professionnels concernés par la recherche d'une meilleure prévention des besoins des enfants dans la famille et dans la société.

Positionnement

Proche mais se voulant distincte des organisations nationales et fédérales, l'association organise son propre réseau de communication impliquant et questionnant la parentalité, formant des demandes spécifiques auprès des pouvoirs publics, pour que soit associée au développement de la pratique de la médiation familiale en Europe, une prise en compte des réalités dites de terrain.

Des universités agréées ont mis en place des formations initiales et des formations continues, D.U. de médiation, Master, soit généralistes soit spécialisées en matière familiale.

L'association considère que les aptitudes et la qualification des médiateurs nécessitent une approche philosophique, analytique et comportementaliste des personnes physiques et morales.

Les formations généralistes sur la médiation et les formations spécialisées en médiation familiale intègrent des stages pratiques, en contact avec les familles en demande et au côtés des médiateurs en exercice, mais l'actuel diplôme d'État les a réduits à des durées qui permettent difficilement d'apporter au stagiaire des bases d'expérience solides, notamment :

  • Connaître la démarche du ou des parents, avant tout volontaire, et inciter les participants à poser un accord de confiance sur le processus qui les implique dans la recherche d'un dialogue positif excluant toute stratégie gagnant-perdant.
  • Assurer la neutralité et l'impartialité de la médiation familiale et être garant du cadre protecteur de la médiation familiale pour les médiés, le médiateur familial s'engageant auprès des demandeurs à respecter une éthique de confidentialité totale, d'écoute de l'autre, de respect des demandes, avec travail de décryptage des positions et tenue du processus de médiation jusqu'à son aboutissement, lequel peut être soit l'accord des parties, soit leur désintérêt pour la médiation, soit l'arrêt de la médiation décidée par le médiateur.

Le conflit en Médiation Familiale

Le conflit est généralement ce qui amène les personnes en Médiation Familiale. Il est le reflet de l'émergence de nouveaux intérêts que les personnes expriment à travers des positions qui cachent des craintes, des besoins et désirs sous-jacents, difficiles à exprimer. Il peut être très douloureux pour les parties de constater que les stagiaires de médiation privilégiant les cours et les sessions théoriques, ne se consacrent plus au processus de médiation en fin de leur stage et nombre de lieux de stage ont déploré les absences de leurs stagiaires avant la fin du processus.

Les avantages du recours au tiers en médiation familiale

La médiation familiale sans que ceci soit limitatif, s’appuie sur les principes d’autonomie, de responsabilité et d’autodétermination qui répondent à des besoins fondamentaux, comme par exemple :

Choisir un espace de dialogue en présence d'un tiers. Mieux communiquer entre êtres humains. Préserver les solidarités familiales. Rester des parents responsables. Equilibrer les prérogatives des parents et protéger les droits des enfants.

Oeuvrer à l’élaboration d’accords adaptés aux besoins exprimés de chacun. Favoriser une collaboration parentale pour l’avenir des enfants  : la coparentalité. Prévenir les dysfonctionnements familiaux et les discordes parentales. Faciliter la concertation concernant l'éducation des enfants.

La pratique de médiation familiale se fonde sur :

La demande et le consentement des participants. La loyauté des personnes l'une envers l'autre et la qualité des informations échangées. La participation libre dans un esprit de respect mutuel sans violence ni coercition. L'objectif d'interrompre les procédures contentieuses ou poursuites conflictuelles judiciaires.

La médiation familiale est un recours légal qui permet aux membres d’une famille de prendre ensemble les décisions qui les concernent. Elle aide à maintenir, pour l’enfant, ses liens naturels et bénéfiques avec ses deux parents et ses deux familles. Elle renforce des principes d’autonomie, de responsabilité, d’autodétermination, et de citoyenneté.

La médiation familiale est une prévention des problématiques des enfants du divorce . Elle s'inscrit dans une logique de non violence et de déjudiciarisation.

Publications et sources externes

- Hérault du jour - Magazine Maxi La notion de tiers

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