Patrice Bonnet

De WikiMediation.

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Patrice Bonnet

Patrice Bonnet est titulaire du CAP'M.

Parcours professionnel

Sous officier pendant 22 ans dans la Gendarmerie Nationale. Depuis 1999, a tenu divers postes au sein d'un bailleur social à PARIS

Actuellement cadre, en qualité de chargé de prévention sécurité

Formation

2002 IKOS : Création des commandes lotus note : Utilisation de la messagerie interne 2003 Ikos : Consultation gestion financière HR Accès/Gestion des absences des gardiens, contrat, initiation Ikos : Entrée/sortie des locataires 2004 Demande de logement et les attributions Stage bureau Véritas 2004 Installation Electrique dans les habitations 2006 Diagnostique-Technique Risque sanitaire de l'amainate et des peintures au Plomb 2008 Ikos nouvelle version 2008 Inintiation logitiel Sphinx 2009 gestion des bons de commandes 2009 Prise de parole en réunion

2012 Les conflits de voisinage

2012 Stage Médiateur à l'Ecole Professionnelle de la Médiation et de la Négociation " Validé "


                       La médiation en Milieu habitat social

Dans le milieu de l’habitat social, nous constatons depuis une décennie, que l'être humain supporte, ne supporte pas ou ne supporte plus les règles fondamentales de la vie courante en collectivité et en société. Au niveau des locataires des immeubles sociaux, le phénomène du sentiment d’agacement et de contrariété perdure et s’amplifie au fil des ans. Les règles qui sont censées gérer notre quotidien, en nous imposant un savoir-être dans le domaine comportemental au sein d’une famille, de la collectivité et de la société semblent avoir été bannies ou oubliées. Ces règles indispensables prévues et pensées, dont certaines ont été légiférées, pour faciliter l’intégration de tout individu au sein, d’un groupe, d’une communauté, voire d’une nation, ne sont plus respectées par une grande majorité de citoyens. Sans ces bases nécessaires et vitales, factrices de cohésion sociale, il n’est pas surprenant que nous ayons l’impression de vivre ou d’entrer dans l’ère du climat de l’insécurité et du mal être qui anime et gangrène toutes les formes de vie en collectivité de notre société. Même au sein de certaines familles, nous percevons que les règles de base concernant l’éducation des enfants ne sont plus enseignées par les parents. Comment s’y prendre, pour faire admettre et comprendre à une majorité d’individus que les règles qui régissent toutes les formes comportementales de nos sociétés ont été créées pour nous permettre de vivre ensemble, de nous comprendre, de nous apprécier et de nous respecter. Et ce, quelque soit nos origines, nos couleurs de peau, nos religions, notre âge, nos cultures etc. Ce mal être qui engendre souvent des conflits de voisinage a deux origines que je vais vous énoncer. La première origine concerne la quasi absence de règles régissant les comportements des individus pour qu’ils apprennent à se respecter, à vivre ensemble et ce, dès le foyer familial ou l’école ; La deuxième origine se situe au niveau de l’évolution de notre société, dans son ensemble, avec ses progrès technologiques et techniques fulgurant qui n’ont pas pris en compte de l’écart qui s’est creusé tout d’un coup entre deux générations d’individus qui ont grandi et évolué avec des bases et des savoir-faire et savoir être différends.

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Ce qui m’amène et me pousse à dire cela, c’est mon parcours professionnel et mon vécu depuis quelques années, en tant que Conseiller sûreté au sein d’une entité, où je suis quotidiennement en relation avec des locataires dans le domaine de troubles et conflits de voisinage. Ma mission étant de parvenir à gérer ces conflits et à réapprendre à ces locataires à vivre ensemble. Le fait d’avoir pu évoluer et m’être entretenu avec un grand nombre de locataires, de toutes origines et de différentes conditions sociales au sein de l'habitat social m’a permis de mieux comprendre et analyser certains comportements. C’est ainsi, que j’ai compris, en prenant un peu de recul, qu’il fallait remonter le temps et prendre conscience que les familles qui étaient présentes dans les logements sociaux, il y a vingt et quarante ans, étaient composées d'un couple avec deux, voire trois enfants. Ensuite, il faut admettre et prendre en compte que ces mêmes familles, avec le temps et une génération plus tard, se sont réduites au couple et même à une seule personne pour occuper un logement de trois à quatre pièces. Mais, par la suite, la demande de logement ayant accrue de façon exponentielle, il a fallu, au fur et à mesure des départs, repeupler par des familles d’une « autre génération », n’ayant pas le même vécu, ni la même éducation et le même attachement à certaines valeurs. C’est le début du « conflit des générations » et du choc des cultures qui engendrera une grande partie des troubles de voisinage au sein des résidences, avec pour dénominateurs communs l’intolérance, le manque de volonté de part et d’autre de vouloir se comprendre ou communiquer. --oooooo— L’évolution de la société avec ses progrès technologiques a aussi contribué, sans le prévoir ou le vouloir à amplifier le « mal être » d’un grand nombre de locataires. C’est ainsi que les modifications du bâtit, notamment l'installation du double vitrage et de l'isolation phonique pour un souci d’économie d’énergie, ont fait leur preuve et ont aussi participées à la naissance d’une autre forme de nuisance à la tranquillité résidentielle. En effet, les bruits de la vie courante, à l'intérieur des logements, qui demeuraient imperceptibles du fait des anciennes constructions ; car ils étaient couverts par les bruits extérieurs, se sont amplifiés et transformés en « nuisances sonores » dans les appartements comme dans des « caisses de résonance ».

Les nouvelles conditions d’attribution des logements sont aussi des facteurs de mécontentement des locataires. En effet, la nouvelle charte d’attribution des logements implique et impose qu'un couple avec deux enfants se voit attribuer un appartement de type trois pièces, alors qu’auparavant il était attribué à une personne vivant seule ou à un couple sans enfant. De ce fait, certaines familles habituées au calme de leur résidence de puis le départ de leurs propres enfants, ne supportent plus, l’âge aidant, la promiscuité avec des familles ayant des enfants qui font un peu de bruit.

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Je tiens à préciser que nous pouvons remarquer deux formes principales d’agacement et de mécontentement des locataires dont les centres d’intérêts divergent suivant la localisation de leurs logements. En effet, les locataires qui se trouvent dans des résidences où les principaux soucis sont la fréquentation des consommateurs de produits stupéfiants avec les dégradations et toutes les nuisances que cela occasionnent, les troubles de voisinage sont pratiquement inexistants. Mais, dans les résidences qui sont peu ou pas touchées par les phénomènes liés à la consommation de drogues illicites, les locataires sont devenus intolérant à toute forme de bruits de la vie courante. Et tous les prétextes leurs sont bons pour se plaindre de leurs voisins et d’impliquer la responsabilité de leur bailleur qui leur doit « la jouissance paisible des lieux » et la « Tranquillité résidentielle ».

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C’est pour cela, en prenant en considération toutes ces constations, que nous devons lorsqu'un conflit de voisinage, dû aux nuisances sonores, naît entre deux familles de locataires, savoir l’analyser et dire si cela doit demeurer ou non dans le domaine privé. Si le conflit ne concerne pas que deux familles, mais un ensemble de locataires, il convient d’aider le voisinage de l’auteur (ou des auteurs) à retrouver la sérénité et la tranquillité résidentielle que nous leur devons. Pour ce faire, il y a lieu d'engager des démarches. - Dans un premiers temps, les personnes à l'origine du désordre sont rappelés poliment et courtoisement à l'ordre par courrier. Le règlement intérieur des immeubles, leur est adressé. Le bailleur devant à chaque locataire la jouissance paisible des lieux. - Dans un second temps, si aucune amélioration n'est constatée, une médiation entre les deux parties doit être mise en place. A titre d'expérimentation, les offices HLM ont déjà fait appel à "des services extérieurs de médiation" pour traiter des dossiers qui étaient extrêmement délicats. Mais cette expérience n'a pas été concluante ; les différents conflits traités ayant perdurés. Par respect pour les locataires, qui subissent directement ou indirectement toutes les forment de nuisances que peuvent engendre les troubles de voisinage, il appert que nous nous devons de faire appel à des médiateurs diplômés par la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation. Ces personnels, qui ont fait leurs preuves, sont reconnus comme étant des professionnels motivés et volontaires. Ils ont reçu une formation spécifique dans ce domaine qui leur confère un solide savoir-faire et savoir être qui leur permet de pouvoir traiter toutes les formes de conflits de voisinage ; et ce, quelque soit l'avancement ou le niveau du différend.

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