Prévention du stress

De WikiMediation.

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Cet article n'est pas conçu selon la théorie générale de la médiation professionnelle.

Sommaire

Précision de l’objectif

D’où vient le stress ?

Le travail sur le stress peut se réaliser soit en considérant les causes à l’extérieur de soi, soit en considérant les sources en nous-même. Dans ce cas les causes du stress ne dépendent plus d’autrui ni des conditions de travail, face auxquelles il nous faudrait développer une certaine « résistance », une dureté d’attitude et de comportement. C’est au contraire précisément dans la souplesse de ces deux domaines de l’attitude et du comportement, (l’intérieur et l’extérieur), qu’il est peut-être utile de développer une nouvelle forme de liberté face au stress.

Cette liberté n’est pas exactement une indépendance, bien qu’elle nous libère de son autorité. Position à la fois autonome et interdépendante, ce mouvement, cette « émotion » pourrait s’appeler Force, ou encore Vecteur, car elle transforme la contrainte du stress en élan constructif et apaisant. Il s’agit d’inverser la tendance du stress, d’en transformer les effets.

Premier besoin

Pour intégrer ce choix en douceur et progressivement, choix à la fois étrange et naturel, je vous invite à la réflexion sur un thème fondamental :

la considération et l’appréciation des points communs existant entre les personnes. Et plus avant si on le souhaite ; Entre les êtres et les phénomènes.

Il est utile à cet endroit de reconnaître qu’en termes ordinaires c’est la conception opposée qui est conseillée et qu’elle prédomine jusque dans les méthodes originales de consulting comme celle de l ‘ « Appreciative Inquiry », qui réussit pourtant à inverser la plupart des considérations ordinaires. Il semble ainsi que l’attachement aux différences demeure un noyau fondamental du concept de fonctionnement et de qualité relationnels.

Lourde erreur quant à la considération des interactions et des résolutions en communication ; thésauriser ce noyau étend et nourrit le terreau de la mésentente, irrigué par un stress empoisonné.

Je refuse de préserver ce soi-disant noyau car je constate qu’il maintient non seulement chacun dans une position imperméable au changement, mais aussi très naturellement conflictuelle.

La nécessité d’une qualité relationnelle ouverte au changement, au bien être, ainsi que la pacification des conflits sont désormais des notions largement entendues et reconnues dans le domaine de l’entreprise comme étant essentielles. Ce premier besoin de considération des points communs en est peut-être le noyau.

"Il me semble important en tant que consultante en "Appreciative Inquiry", c'est-à-dire en "Investigation Appréciative", de préciser que, contrairement à ce qui est un peu rapidement exposé plus haut, cet outil pédagogique "orienté positif" mis au service des organisations dans leurs politiques de changement ne conseille absolument pas la conception opposée à "la considération et l'appréciation des points communs". Cet outil, qui s'appuie sur "l'Intelligence Collective", est basé sur l'identification des talents, des réussites,des expériences les plus performantes de tous et de chacun et sur une réflexion collective permettant de capitaliser, en les réunissant, tous les atouts ainsi répertoriés. L'Investigation Appréciative implique une attitude ouverte vers les autres, un échange, une écoute constructive et empathique avec pleine acceptation et valorisation des idées et talents d'autrui, aussi bien dans leurs différences que leurs similitudes."

Ce point de vue est certes appréciable, il recale pourtant l'atout d'une position experte, concentrée sur l'effort d'une reconnaissance particulière afin d'en déployer les vertus (celle des points communs), à la confusion bien pensante d'une égalité floue et sans caractère pratique, laquelle retient l'accompagnement dans la production d'une "bonne conscience" inhibée.

Mon stress et moi

Vient ensuite la notion de responsabilité et de choix.
Persiste t – on à accuser l’autre et les conditions extérieures, que l’on éloigne aussitôt les solutions du problème. Nous le savons depuis l’age de réflexion ; « ce n’est pas toujours la faute des autres… » Passons à l’age adulte dans le domaine du stress. Observons – nous. Que trouvons – nous ? Quelles réactions, quelles attentes, quels espoirs, quelles peurs, quels doutes, quelles exigences, quelles intentions ?

Deuxième étape donc ; Comprendre ma propre structure interne face aux évènements et à leur potentialité stressante : mon attitude stressée, et stressante.

Mon stress et vous

Puis vient l’autre en face, derrière, autour, ailleurs, existant ou inexistant, ainsi que mon rapport à sa présence, ou à son absence.
Il est ici question de mon comportement et de ma gestion personnelle, en situation.
Les qualités relationnelles et de communication deviennent ici dignes d’être considérées et maniées avec conscience et application.

Pour ce faire, les principes fonctionnels de la médiation sont des outils exceptionnels.

Espace - Temps du changement

Une fondamentale de cette approche demeure dans la considération de trois points :

  • Le temps
  • L’espace
  • Le changement

Chacune de ces notions est inséparable de l’autre. L’espace et le temps qui fondent la relativité se définissent mutuellement, comme la lumière et l’ombre. Le changement constitue leur « matière » et concrétise leurs « fonctions ».

Les trois se rapportent aussi directement à l’expérience du stress; En travaillant sur l’une, nous agissons sur l’autre et inversement.

Au-delà de la considération du sujet stress, l’espace, le temps et le changement sont concrètement les trois piliers de l’expérience, de la relativité, et de la créativité.

N’y-a-t-il pas ici une source de réflexion sur la nature de notre conscience ? Ces trois notions n’en seraient-elles pas les fondements ?

Compréhension

Quoi qu’il en soit, et par définition, nous avons accès à ces trois points, à leur « compréhension » et sommes donc en pouvoir de les saisir, les modifier, et de les mettre à notre mesure, à la mesure de nos besoins.

Ainsi, ces trois « contraintes » sont aussi trois vecteurs, trois forces, trois supports, dés – lors qu’elles sont considérées de manière concrète et fonctionnelle.

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