Stress

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Le stress est identifié par de nombreux théoriciens de la communication, qui en extraient  une et plusieurs méthodologie  de besoin, de fonctionnement et de libération. Il est difficile de s’en tenir là, et chacune possède sa justesse et ses erreurs.<br/>
Le stress est identifié par de nombreux théoriciens de la communication, qui en extraient  une et plusieurs méthodologie  de besoin, de fonctionnement et de libération. Il est difficile de s’en tenir là, et chacune possède sa justesse et ses erreurs.<br/>
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Le point de vue médical reste peut-être celui qui, en dehors des considérations sociologiques, psychologiques, philosophiques ou spirituelles, détient la vision la plus fonctionnelle et pratique, grâce à son aspect pratique.<br/>
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Nous allons essayer d’en extraire un point de vue qui intéresse le Médiateur, et qui de toute nécessité sera indépendant, impartial et neutre. Pour la confidentialité nous considèrerons qu’elle s’applique aux points de vues de toutes ces différentes parties citées plus haut, et qu’il convient de n’en dire mot…
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Nous allons essayer d’en extraire un point de vue qui intéresse le Médiateur, et qui de toute nécessité sera indépendant, impartial et neutre. Pour la confidentialité nous considèrerons ludiquement qu’elle s’applique aux points de vues des parties citées plus haut, et qu’il convient de n’en dire mot…
====Une conscience culturelle du stress====
====Une conscience culturelle du stress====

Version du 11 mars 2013 à 22:01

Sommaire

Une étude des causes du stress vis à vis d'un point de vue médical

Raisonnement du stress



Une place discutable

Le stress est identifié par de nombreux théoriciens de la communication, qui en extraient une et plusieurs méthodologie de besoin, de fonctionnement et de libération. Il est difficile de s’en tenir là, et chacune possède sa justesse et ses erreurs.
Le point de vue médical reste peut-être celui qui, en dehors des considérations sociologiques, psychologiques, philosophiques ou spirituelles, détient la vision la plus fonctionnelle et pratique, par son aspect scientifique.
Nous allons essayer d’en extraire un point de vue qui intéresse le Médiateur, et qui de toute nécessité sera indépendant, impartial et neutre. Pour la confidentialité nous considèrerons ludiquement qu’elle s’applique aux points de vues des parties citées plus haut, et qu’il convient de n’en dire mot…

Une conscience culturelle du stress

Le stress est peut-être le visage du phénomène d’homéostasie, car il s’est dévoilé au cours des interprétations comme un phénomène d’adaptation aux différentes situations de la vie, autant dire au changement, et ce constamment. Voici déjà un point qui nous parle. On y reviendra.

Considérant brièvement « l’histoire du stress », ou disons mieux : Le développement de la conscience du stress, on observe que les considérations sont passées d’une vision négative (Hans Ceylie en 1936 parlait de la combinaison d’une agression et la réaction de l’organisme pour définir le stress), à une vision positive (Aujourd’hui la science identifie les le plaisir et la joie comme les causes d’un stress positif : « l’eustress »), en passant par la version neutre des années 70 où l’on considérait le stress comme la réponse de l’organisme à n’importe quelle demande qui lui soit faite.

On observe que les versions se sont adaptées délicatement aux périodes selon leur tendance culturelle, comme pour ne rien vexer. Mais ces exemples ne concernent que l’occident. En orient la conscience du stress existait avant qu’en occident on ne sache se brosser les dents.
Mais qu’en est – il indépendamment de ces influences qui contraignent le jugement ?

Un choix toujours présent...

Pourrait – on par exemple accepter le fait que le point de vue scientifique soit libre d’interprétation ou de croyance ? En quoi l’hypothèse scientifique, se différencie – t – elle d’une croyance, avec ces termes hermétiques, ses dogmes définis et ses dévotionnelles suppositions sans réponses ? Ceci fera peut-être l’affaire d’une réflexion à venir.

Pour l’heure laissons à l’axe hypothalamo - hypophysaire (ACTH) le soin de transmettre le message stress par le sang au médullo surrénale et cortico surrénale, pour ne pas déranger nos sécrétions respectivement d’adrénaline et de cortisol qui vont nous contraindre à une réponse d’alarme immédiate ou tardive, lente et continue.
Que le phénomène de choix se présente à la conscience, ni qu’il soit préalable ou conséquent à cette explication scientifique, n’apparaît pas dans l’analyse. Quoi qu’il en soit il y a bien lieu d’une liberté de choix à un moment ou à un autre, ce qui nous sauve d’être végétal. Même si l’on considère que nous subissons irrémédiablement les deux effets de l’adrénaline et du cortisol (le cortisol prenant le relais de l’adrénaline pour renouveler les réserves de sucre dans le foie), c’est encore le libre choix qui nous permet ultérieurement de choisir entre un comportement « adrénalitique » et un comportement « cortisolique ».

Notons que cette réponse physiologique ne se modère pas selon la qualité de « l’agression », ce qui implique la dépendance du stress à la fréquence, mais son INdépendance face à l’intensité. En d’autres termes, le stress use mais n’agresse pas.
Par voie de conséquence, (considérant le stress comme une cause d’agressivité), plus nous percevons d’événement agressifs, plus nous devenons agressifs. C’est donc de notre liberté de perception, de conscience, d’interprétation, dont dépend la cause de notre stress, car ce qui est agressif pour l’un ne l’est cependant pas pour l’autre ; Un simple regard peut déclencher une colère chez l’un, quand une bourrade provoquerait un sourire chez l’autre.

... Pour l'homme - système responsable

Là où la biologie identifie un « niveau optimal de stress », qui réduit l’humain à un réservoir devant être rempli mais pas trop, d’ « évènements » stressants, la conscience indépendante, elle, observe que c’est de la façon de recevoir, de la RÉCEPTION de l’événement dont dépend le niveau de stress, agissant conséquemment sur la qualité de RÉFLEXION et d’EXPRESSION de ce même humain.
En effet, là encore, les freins et les nœuds sont constitués dans la réception d’un phénomène par l’interprétation, le jugement et le prêt d’intention, et les contraintes qui s’en suivent jouent leur rôle systématique. C’est donc la notion de choix qui revient se présenter comme libératrice, ce qui implique parallèlement son rôle de castratrice, dés – lors qu’elle agit sans discipline.

Ce petit écart nous indique la potentialité décisionnelle fondamentale de la conscience dans l’existence du stress ; Ici la cause du stress est identifiée comme étant le choix. Conscient pour certains.
Car en effet on peut vouloir et aimer être porté par le stress. D’ailleurs pourquoi buvons – nous de ce café qui procure étonnamment les même effets que le stress ? (Accélération du débit cardiaque, hyper oxygénation du cerveau, anxiété, sécrétions gastriques acides, etc…)

Il apparaît décidément que les sources du stress soient d’avantage situées à l’intérieur de soi qu’ailleurs. Les médecins conseillent pour combattre le stress d’expérimenter le moins de contradiction possible avec ses valeurs, et de développer la capacité de choisir pour éviter les incompatibilités intérieures. Ils conseillent également de reconnaître ses limites. Retrouvez – vous là les responsabilités du Médiateur dans la finesse indispensable à l’accompagnement qu’il professe ?


Le médiateur et la libération du stress



L'impermanence

Revenons maintenant à notre idée de départ qui considère le stress comme effet du changement. La préparation au changement est avancée pour être une très bonne manière de sortir de l’emprise du stress. Là encore le travail du Médiateur revient à l’avant. C’est d’ailleurs peut-être pour défaire les conséquences du stress (que sont les modifications perturbantes de la réception), que nous avons identifiées plus haut, que le Médiateur accompagne dans le changement pour éviter et peut-être défaire le stress de la personne.

Il est cependant des sources extérieures de stress ; La séparation, la perte, la rupture, le deuil, qui sont évidemment des causes avec lesquelles nous devons savoir travailler en tant que Médiateurs, comme il nous est nécessaire de savoir gérer les incohérences et les contradictions relationnelles qui sont aussi sources de stress. On sait que tout ce qui touche au conflit est source de stress. Mais pourquoi ?

Le vent médial dans les voiles du stress

Les émotions sont les réalisateurs du film incessant que se fait la conscience en conflit, la conscience stressée. D’où l’importance de savoir manipuler ses émotions.
Installer et préserver la confiance permet également de défaire les nœuds que le stress construit, tant dans le corps que dans l’esprit, que dans la parole.
Le Médiateur décidément lutte contre le stress. Est - il un libérateur du stress ?

Encore un point : l’estime, dont Descartes fait l’apologie dans "Les passions de l'âme"/152 (voir: Libre arbitre et estime de soi), en lui donnant le critérium de « l’usage de notre libre arbitre et l’empire que nous avons sur nos volontés », cette estime avec son libre arbitre et son usage de volonté), si chère aux fondements de la conduite d’une médiation, se révèle être d’une efficacité remarquable contre le stress, puisqu’elle replace au mode du réalisme la dévalorisation et la généralisation (Identifiés par le Médiateur comme obstacles à la qualité relationnelle et sources de conflit).
L’estime de soi (et d’autrui) combat aussi le manque de repères, l’absence de but, d’objectif, qui permettent de donner du sens à ce que l’on fait et de discriminer dans nos actions. Ici on se souviendra du recadrage constant en médiation, du recentrage et de la reformulation.
L’estime permet encore de faire le deuil de ce à quoi on s‘attachait, de changer d’objectif et d’intérêt. Ici c’est bien sûr de la purge du passé et de la déstabilisation dont il est question en terme de médiation.

Un stress optimal ?

Il est édifiant de constater à quel point ces explications (de l’ordre des conceptions de santé et de soin) correspondent, encore et toujours, à notre travail ; Poussant plus loin on constaterait que tout ce dont la personne à besoin pour « optimiser son niveau de stress » comme il est dit dans le contexte médical (et comme il pourrait être énoncé dans celui managérial), est soit apporté, soit conduit, soit provoqué par le Médiateur. Je vous épargne cette rédaction supplémentaire, mais pourrais en quelques mots vous livrer certaines images de ces libérations, en liste de choses conseillées pour un « stress optimal », volées telles quelles dans un bréviaire médical :

« Être à l’écoute sans interrompre ; Accueillir sans se justifier ni culpabiliser ; Ne pas accuser ni exagérer ; Chercher les explications concrètes ; Accuser réception et compréhension, même d’une critique ; Développer la clarté de la communication ; Eviter la moindre omission et les généralités ; Vérifier les hypothèses ; Rester dans le sujet de la discussion… » - Inimaginable… sans Médiateur !

Citoyen et Médiateur

La présence du Médiateur est – elle sous entendue dans ces conseils ? Comment faire sans lui ? Il semblerait que la médiation soit une chose entendue, que chacun puisse faire l’office du nécessaire, et qu’il suffise d’en nommer les fonctions pour que le travail soit réalisé.
Le citoyen a depuis bien longtemps compris la nécessité fondamentale du Médiateur, et pourtant, s’improvisant maladroitement au travers d’échecs sans suite, il n’est qu’à peine parvenu à l’évidence d’un besoin de connaissance, d’étude et de professionnalisation en la matière de ce besoin que depuis toujours il identifie sans jamais oser le nommer, prêtant plutôt son nom à des semblants de fonctions.

Ce besoin que nous pouvons désormais lui satisfaire, c’est le métier, c’est la formation, c’est la reconnaissance d’une fonction, d’une discipline, d’un art ; La médiation.



Ivan Martin

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