Vocabulaire de la médiation professionnelle

De WikiMediation.

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Version du 14 août 2012 à 22:45 par Fabien Eon (discuter | contributions)

Avec le temps, j'ai enrichi la liste des concepts spécifiques à la médiation professionnelle telle que je l'ai initiée. Cette liste a pour but de les présenter. Seuls les intervenants de l'EPMN sont habilités à utiliser professionnellement cette ressource pédagogique, laquelle fait l'objet de protections légales. Cette exclusivité est une garantie de la qualité des interventions et des intervenants. Dans tous les cas, l'origine des ressources doit impérativement être mentionnée.

Il convient également de se reporter à la rubrique : Illusion intellectuelle.

Sommaire

Accompagnement

L'accompagnement est le fait d'un tiers qui apporte son savoir-faire pour aider une personne à aller là où elle se sentira mieux. Le médiateur est un tiers accompagnateur. L'accompagnement se distingue de la manipulation alors que les techniques sont les mêmes. Mais ces techniques sont soit utilisées au bénéfice du manipulateur, soit utilisées à celui de l'accompagné.

Abandon

Cette posture fait partie des trois types de stratégies liées à l'adversité, ADR. L'abandon définit le fait de s'éloigner de la relation conflictuelle, non par raison, mais par un sentiment d'absence de choix en raison d'une force trop importante de l'autre camp. L'abandon s'impose pour une question de survie, mais ne signifie pas une acceptation de la situation de domination de l'autre partie. Au contraire. C'est un abandon chargé de rancœur et de rancune. Cet abandon est une posture d'attente, dans la recherche d'opportunité pour prendre la revanche.

ADR

Lorsqu'une relation est devenue conflictuelle, pour s'en sortir, les réactions d'adversité sont de trois types :

  • Abandon, c'est-à-dire quitter le lieu d'affrontement, se mettre en retrait apparent, fuir mais rester en position d'adversité
  • Domination, c'est-à-dire qu'après l'affrontement, se trouver en posture d'imposer son point de vue
  • Résignation, c'est-à-dire qu'après l'affrontement, la personne se soumet tout en restant dans un état de recherche d'opportunité pour inverser le rapport

Altérité

L'altérité est la reconnaissance de l'autre en tant qu'il est autre et différend. Cette posture implique la conscience qu'il existe des liens avec toute personne que l'on ne connaît pas.

Alternative : un paradoxe

La notion d'alternative en médiation se présente de deux manières. La première est à concevoir selon la définition du terme "alternative" en anglais ; et la seconde, de celle du même terme en français. La version anglo-saxonne est toutefois si répandue qu'en français nous nous corrigeons souvent en rappelant qu'une alternative, ce n'est pas une autre voie, mais deux possibles, deux voies possibles.

Imaginons que nous soyons en train de marcher et soudain, nous nous rendons compte qu'il existe un sentier parallèle. Il n'est pas fréquenté, mais il ne semble pas très loin. Alors nous avons deux possibilités pour l'utiliser, nous prenons en travers ou nous remontons là d'où nous venons pour comprendre ce qui a conduit à un moment à faire ce choix plutôt que l'autre. Et dans les deux cas, ce que nous ferons ne sera pas du tout pareil, quoique l'apparence puisse laisser croire. Dans le premier cas, on aura une approche d'intégration rapide. On bâtira une nouvelle route pour rendre le chemin plus "fréquentable". Cette première version est la traduction de la conception de l'alternative à la manière anglo-saxonne. L'autre possibilité nous fait remonter à la jonction. C'est la version française de l'alternative. Inévitablement, cela nous fait (re)visiter notre chemin initial. Nous le regarderons avec en tête l'idée qu'il en existe un autre. Nous aborderons la réalité avec un autre regard, un autre état d'esprit. Il n'aura plus la force de l'autorité. Une autorité qui se trouvera interpellée dans sa légitimité pour avoir vécue sur l'idée fausse du chemin unique. Nous pouvons arriver là où les choses se font pour conduire les deux réflexions et en tirer de nouveaux enseignements.

Les différences sont importantes et nombreuses. En empruntant le nouveau chemin dès la jonction, nous ne pouvons pas voir les choses sans le parcours que nous avons fait. Nous avons en tête ce qui existait sur l'autre chemin et nous ne pouvons que constater les différences et les possibles. Nous constatons alors qu'il existe vraiment une alternative dès l'amont. Lorsque nous arrivons au niveau de la découverte, les idées ne sont pas du tout les mêmes et en conséquence la réalité non plus. C'est exactement ce qui se passe dans la proposition que je fais avec la proposition de concevoir la médiation non pas comme une alternative à la justice (version anglo-saxonne), mais comme issue d'une alternative de réflexion dans l'approche des conflits (version française). Soit on se situe sur une conception parallèle du "rendu de justice" soit on se situe dans une démarche d'aide à la réflexion et à la décision pour se sortir d'une ornière relationnelle.

La définition du terme alternative à l'anglo-saxonne implique de partir de l'existant, c'est-à-dire du fait qu'il existe déjà un système de règlement des différends. La version à la française implique de remonter à un point d'origine, c'est-à-dire de ne pas considérer l'existant comme une contrainte, mais de réfléchir en amont. En version anglaise, l'idée d'alternative se limite à désigner une autre voie, en considérant comme établi et incontestable ce qui existe déjà. L'incontestable ici est le système institutionnel. La Justice est la première voie et il existerait des mode alternatifs de résolution des conflits, soit des manières privées, parmi lesquels la médiation. Cette conception entraîne un raisonnement sur la prise en charge financière : système public = prise en charge par l’État, système privé = prise en charge par les personnes => économie pour l’État. La médiation se trouve ainsi, comme l'arbitrage, sur le chemin de la privatisation.

L'alternative est ainsi définie : système financé sur des fonds publics et système financé par des fonds privés. L'alternative à l'anglaise est une conception qui repose sur des données institutionnelles et financières. C'est au titre de cette répartition que la médiation se retrouve au côté du système arbitral, lequel repose sur les mêmes principes que le système judiciaire pour ce qui est de rendre une décision. La confusion est mise en place. Par extension, l'arbitre et le médiateur peuvent échanger leur rôle et remplir les mêmes missions, c'est au choix des parties. Les deux processus peuvent alors être conduit conjointement, voire simultanément. Dans cette conception de l'alternative, la médiation reste enfermée dans les représentations habituelles. C'est une discussion organisée avec des objectifs assignés. On doit essayer de faire mieux qu'une décision de justice pour ce qui est de l'amélioration de la relation, et sur la créativité, mais elle est tenue au reste : respect des règles morales institutionnelles et des règles de droit, et emmener les personnes vers une conception de l'équité partagée par le médiateur. Cette alternative à la justice institutionnelle est un conception du "juste milieu" entre la morale et le droit. Elle se marie avec la recherche de la compréhension synonyme du pardon. Elle s'inscrit dans l'idée de la réconciliation salvatrice. Les parties doivent être passées par une étape de compréhension réciproque. C'est, comme le disent certains auteurs, une "justice douce". Dans ce modèle, on apprend qu'il faut gérer les conflits. Un ensemble de process sont ainsi élaborés qui tendent tous à considérer que l'homme est un loup pour l'homme et que si l'on veut la paix il vaut mieux préparer la guerre. Le principe est la méfiance ou pour le moins la défiance. Ces conceptions retombent partout dans les types de management, les relations humaines dans les organisations et l'enseignement à l'école.

La deuxième définition de l'alternative nous entraîne sur une toute autre conception. En remontant au point d'origine de ce qui produit le conflit, nous en venons à la relation. Il s'agit d'une toute autre approche de la médiation. Au préalable, il convient d'observer que trois connotations émotionnelles s'alignent pour caractériser une relation : la méfiance, la défiance, la confiance. Elles consistent dans la contestation ou l'activation ou non de la reconnaissance de nos interlocuteurs. A partir de là, on peut observer que la confiance est une garantie contre le conflit, tandis que la défiance en est annonciatrice. Avec la méfiance, l'émotion l'emporte sur la raison et la relation se délite si vite qu'une dynamique conflictuelle se met en place. Lorsque la méfiance est là, le conflit l'est aussi. Nous disposons de deux types de réflexion pour approcher la dynamique conflictuelle. Et c'est là que se situe l'alternative dans l'approche des conflits. L'alternative qui nous intéresse. Si la raison prédomine sur l'émotion, alors la raison permettra d'alerter le "raisonnable" sur les risques de surenchères comportementales. Mais si l'émotion prédomine, alors elle laissera se produire les effets des mécontentements, des frustrations et des colères. Elle provoquera la dénaturation des liens et générera l'affrontement. Ainsi, soit les parties peuvent dialoguer, se centrer sur l'autre, réfléchir ensemble et le conflit s'éteint, soit elles se laissent emporter, et le conflit s'épanouit. C'est dans cette construction interne que deux voies s'ouvrent lorsqu'une relation est en train de se dégrader. Nous en faisons tous l'expérience. Nous cherchons tous à comprendre l'autre qui entre dans une dynamique conflictuelle. Pourquoi ces comportements agressifs ? Comment arrêter ce qui se prépare ? Il en ressort une alternative de réflexion, avec deux modes : la réflexion en altérité, qui consiste à se centrer sur l'autre dans l'affirmation de soi, et la réflexion en adversité, qui consiste à envisager tous les possibles pour affronter l'autre pour lui imposer la raison du plus fort, qui nous semble évidente, logique, raisonnable, voire respectueuse. Chacune de ses stratégies réflexives conduit à des issues prévisibles. L'altérité permet aux parties d'envisager la résolution de leur différend en rétablissant les conditions de la confiance. Ainsi, l'altérité permet de se situer dans trois issues : la Reprise de la relation telle qu'avant ; l'aménagement de la relation ou la rupture de la relation. Et la deuxième voie, l'adversité, consiste à voir l'autre comme un adversaire, un loup ou un renard. Cette deuxième voie de l'alternative offre trois types d'issues : l'abandon dans une posture stratégique conflictuelle, la domination contraignante, la résignation d'attente de revanche. Avec cette conception de l'alternative, qui permet d'envisager qu'une relation qui se délite, nous sortons de la "gestion des conflits" pour aller vers une approche résolument orientée vers la "résolution des conflits".

Deux conceptions tendent ainsi à se développer dans la médiation. C'est le paradoxe de l'alternative. Une médiation institutionnalisée, placée sous l'égide d'un système d'autorité qui fait la démonstration permanente de ses limites et de rejets à mesure que l'Homme évolue, et la médiation professionnelle, laquelle promeut une conception rationnelle, méthodologique, plus scientifique de la résolution des conflits, en mettant en perspective non pas une représentation de la morale, mais une recherche constante de la qualité des relations humaines, en amont, comme une forme d'éducation permanente qui pourrait s'amorcer dès l'école si les enseignants y étaient eux-même formés pour en être les garants.

Altérocentrage

L'Altérocentrage est une technique qui regroupe un ensemble de savoirs-faire qui consiste à aider une personne dans la clarification de sa réflexion et de son expression. L'altérocentrage permet de maintenir une posture d'altérité, témoignant de reconnaissance (R3) à l'égard d'une personne en relation conflictuelle.

Altérocentré

Posture d'un professionnel pratiquant l'altérocentrage.

Bilan

Élément du BIP, le bilan commence généralement lors de l'entretien individuel, où il est nécessairement annoncé. Il se fait lors de la réunion, à la deuxième phase, lorsque le médiateur permet aux parties d'énoncer ce qui les a amené à adopter la posture avec laquelle elles sont venues en médiation.

Le Bilan porte sur l'histoire de la relation. Il fait le tour du passé. Le médiateur fait un travail de clarification. Il fait en sorte que les parties cessent d'être dans l'interprétation et le jugement pour en rester aux faits ; il aide les parties à mettre un terme à leur dynamique d'attribution de volonté de nuire, d'analyse sur la préméditation, de prêt d'intentions négatives pour leur permettre d'énoncer les états émotionnels provoqués par ce qui s'est passé, sans en attribuer la cause à l'autre. Enfin, le médiateur professionnel, dans cette étape de Bilan, met en évidence que ce que les parties ont considéré comme des obligations ou des contraintes dues à l'autre sont pour la plupart imaginaires. Il les ramène à leur réalité de conséquences vécues comme des contraintes.

CES

Le Conflit En Soi est dès le départ l'élément indissociable de la dynamique conflictuelle. Pas de conflit avec autrui sans un conflit en soi. C'est la prise du conflit. Pas de prise, pas d'implication, pas de surenchère, pas conflit.

Il existe plusieurs types de Conflits en soi, mais il repose sur le même ressort : le regret.

Le conflit en soi se compose de trois type d'invariants, dans le registre des regrets :

  • Rancune : ce que je regrette que quelqu'un m'ait fait ou pas fait, qui m'incite à la revanche, voire à la vengeance. Le ressentiment est une déclinaison de la rancune.
  • Remord : ce que je regrette d'avoir fait ou pas fait à quelqu'un, et qui marine dans l'attente que je me décide à présenter le dire à l'intéressé(e)
  • Rancœur : ce que je trouve injuste que quelqu'un ait fait ou pas à quelqu'un d'autre, tandis que je m'identifie aux protagonistes victime. L'amertume est fortement liée à la rancœur.

CODEOME

Code d'éthique et de déontologie des médiateurs. Ce code de bonne conduite a été élaboré par les médiateurs professionnels dans le cadre de la Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation. Il est composé d'une partie traitant de l'éthique, c'est-à-dire des comportements du médiateurs dans la société et d'une partie déontologique, c'est-à-dire des comportements du médiateur dans l'exercice de sa profession. Cette deuxième partie comporte plusieurs thématiques : le médiateur avec ses clients, le médiateur avec ses confrères, le médiateur avec les professions connexes, et la communication du médiateur.

Le CODEOME est une garantie d'engagement du médiateur professionnel pour les trois fondamentaux :

  • indépendance
  • neutralité
  • impartialité

et qu'il interviendra en respectant la confidentialité des propos et des échanges.

Confiance

La confiance fait partie des trois postures émotionnelles d'une relation :

  • Confiance
  • Défiance
  • Méfiance

La confiance est caractérisée par :

  • des PIC positifs :
  • interprétations, points de vue considérés avec bienveillance
  • prêts d'intentions positifs
  • dynamique contraignante vécue comme contributive
  • des reconnaissances (R3)
  • légitimité de points de vue
  • bonnes intentions
  • maladresses

Conflit

Tout conflit est destiné à s'éteindre. Il n'est pas un conflit qui dure, pas plus qu'une épidémie. La disparition des protagonistes et de leurs héritiers en est une issue possible, la disparition d'une seule peut aussi suffire, la cessation totale de la relation le peut également. Quoiqu'il en soit, tout conflit cesse un jour. Deux possibilités peuvent guider la relation à un conflit : l'adversité ou l'altérité. La première constitue une soumission au "fatalisme fonctionnel, soit à une émotionnalité débordante. La seconde témoigne de la prédominance de la raison.

On peut constater ainsi qu'on conflit s'arrête :

  • par la disparition des protagoniste
  • par la cessation de la relation
  • par la mise en œuvre de la raison non soumise aux états émotionnels

Relativement au conflit, la médiation professionnelle permet aux protagonistes de ne pas laisser aux générations futures le soin de régler un différend. Elle permet à chacun de mettre son intelligence à son service, pour l'extinction du différend.

Un conflit se compose de trois invariants plus ou moins activé, JTE. Dès lors qu'une relation s'établit, ces trois invariants s'imposent avec une intensité variable :

  • juridique : qui concerne le lien de droit qui existe entre des parties en conflit, lien contractuel (qu’il s’agisse d’un accord écrit ou non) ou délictuel.
  • technique : qui recouvre les aspects plus complexes du conflit, pour lesquels l’avis d’un expert est utile, ainsi que les aspects « pratiques », organisationnels ou financiers
  • émotionnel : une dimension émotionnelle existe dans toute les relations. Cette dimension peut être appréciée sur une échelle de la sympathie et de l'antipathie. L'appréciation ne conditionne en rien l'expression de cette dimension émotionnelle. Celle-ci est l'animatrice principale du conflit. Sans elle, notamment, pas d'action judiciaire entre des parties directement impliquée.

Parfois, le conflit est devenu le seul moyen qu'une personne ait trouvé pour mettre un terme à une relation.

BIP

Il s'agit de trois étapes qui permettent aux parties de faire le point sur leur relation conflictuelle et de définir une nouvelle forme de relation :

  • Bilan
  • Inventaire
  • Projet.

Conscience

La conscience humaine est de deux natures :

  • passive
  • active

Conscience active

La conscience active peut être observée lorsqu'une personne prend une décision et la met en application. Elle se constate notamment dans la cohérence d'une personne. La conscience active est faite essentiellement de raison. Par exemple, une personne décide d'arrêter de se nuire et elle met tout en place pour atteindre son objectif dont elle ne dévie pas. La conscience active suit la prise de conscience.

Conscience passive

La plupart du temps, la conscience est de nature passive. C'est-à-dire que l'humain n'a pas à décider en permanence pour s'agir. La notion de conscience passive s'observe dans le manque de cohérence d'une personne. Par exemple, une personne dit qu'elle va faire quelque chose et elle ne le fait pas ou elle fait autre chose qui de plus va dans un autre sens que ce qu'elle avait décidé. Plus concrètement, une personne sait qu'elle ne doit pas continuer à manger en dehors des repas, mais elle continue... La conscience passive s'arrête à la prise de conscience. Les énoncés courants de la conscience passive sont de types :

  • Je sais ce que je fais - tandis que la personne développe une stratégie contraire à sa décision initiale
  • Je suis comme je suis
  • Je suis comme ça, c'est ma nature
  • C'est ma personnalité
  • C'est ma manière de penser
  • C'est ma manière d'agir

Contrainte

La contrainte fait partie des trois PIC. Elle est plus précisément une dynamique. Dès lors qu'il s'agit d'une relation visant à imposer un point de vue, la stratégie contraignante est assimilée à la contrainte. La menace fait ainsi plus partie de la contrainte que du prêt d'intention, tandis que le mensonge est plus ambigüe et doit faire l'objet d'une attention particulière dans les échanges altérocentrés.

Contrat Cadre Éthique et Médiation

Le Contrat Cadre Éthique et Médiation® – CCEM, est le plus abouti des engagements éthique conçu pour les organisations. Il a été élaboré pour les dirigeants qui souhaitent concrétiser leur volonté d’impliquer leur organisation dans une démarche éthique et citoyenne.

Le Contrat Cadre Éthique et Médiation® – CCEM consiste dans un ensemble d’engagements que les organisations prennent, soutenues par les médiateurs professionnels, pour la mise en œuvre d’une culture d’entreprise fondée sur le dialogue et la qualité relationnelle.

L’obtention du label « Éthique & Médiation® » est un gage de réussite d’une démarche d’amélioration continue des relations humaines et peut être associé de manière efficace et performante aux normes ISO 9000 et plus particulièrement aux normes ISO 26000.

Défiance

La défiance fait partie des postures émotionnelles qui caractérisent une relation :

  • Confiance
  • Défiance
  • Méfiance

La défiance est marquée par une absence de reconnaissance. Un aspect de manque de reconnaissance peut suffire.

Distanciation

La distanciation est une attitude du médiateur professionnel relativement à ses interlocuteurs et les thématiques évoquées. Elle s'appuie sur l'idée de l'identification de ce qui fait chacun et donc lui-même : Ne pas prendre pour soi ce qui n'est pas soi. Elle s'exerce simultanément et s'affirme grâce à la pratique de l'altérocentrage.

Domination

Cette posture fait partie des trois types de stratégies liées à l'adversité, ADR. La domination est la posture du gagnant dans le rapport de force. Elle est un résultat systématiquement temporaire.

Émotion

Les émotions sont de différentes natures. Certaines sont associées à des états agréables, telles que la joie, l'admiration, d'autres sont associées à des états désagréables, telles que le dégoût, la tristesse, tandis que d'autres peuvent être ambiguës comme la peur.

Les émotions sont moteur dans une relation conflictuelle. Dès lors que l'émotion prend le pas sur la raison, elle conduit la personne à la surenchère, S3, et plus va plus le conflit risque de se développer.

Toutefois, pour que l'émotion engendre un conflit, il faut nécessairement qu'elle ait un écho interne chez chacun des protagonistes, soit que l'émotion s'appuie sur un conflit en soi, CES.

Expressivité

L'expressivité fait partie des trois catégories d'énoncés des stratégies et interactions en communication (SIC). Elle concerne la communication émise :

  • Verbale
  • Active et démonstrative
  • Émotionnelle

Fatalisme fonctionnel

Le fatalisme fonctionnel désigne le fait d'énoncer la conviction, la certitude ou la croyance que l'on ne peut pas penser, faire, dire ou penser les choses autrement que ce que l'on fait. Le fatalisme fonctionnel est une soumission à un système en lui attribuant la force d'un déterminisme :

  • C'est ma nature
  • C'est ma personnalité
  • C'est ma manière de penser
  • C'est comme cela que je conçois les choses, et pas autrement
  • Ce sont mes valeurs ...
  • C'est la logique des choses

Illusion intellectuelle

Interprétation

L'interprétation fait partie des trois PIC. L'interprétation consiste a qualifier et juger. L'insulte en est l'une des expressions.

Interruption

Les interventions du médiateur ne doivent pas être des interruptions. Elles consistent à accompagner la réflexion de ses interlocuteurs. Une interruption se caractérise par le fait d'arrêter la parole d'une personne en lui posant une question, en lui faisant une injonction ou en faisant une référence à soi ou à quelqu'un d'autre. Pour ne pas interrompre, le médiateur professionnel utilise l'altérocentrage.

"Aujourd'hui on ne sait plus parler, parce qu'on ne sait plus écouter. Rien ne sert de parler bien : il faut parler vite, afin d'arriver avant la réponse, on n'arrive jamais. On peut dire n'importe quoi n'importe comment: c'est comme coupé. La conversation est comme un jeu de sécateur, où chacun taille la voix du voisin aussitôt qu'elle pousse. (Jules Renard – Journal - 1893 - 29 janvier) ;

JE

Un "Je", soit un sujet, est un ensemble d'énoncés en terme de réception d'informations, de traitement (réflexion) d'informations et d'expression d'information, ce qui conduit à la formule : JE = Rc + Rf + Ex

Il est animé par :

  • la recherche de satisfaction de ses besoins, de ses envies, de ses désirs, voire de ses ambitions et de ses phantasmes,
  • la recherche d'harmonie interne, soit la mise en cohérence des informations qu'il a à sa disposition
  • la recherche d'équilibre relationnel

Il est attiré par deux pôles : celui de l'émotion et celui de la raison.

La plupart du temps, il est conduit par ses modes de fonctionnement, sans que la dimension qui fait du sujet un humain n'ait à s'exprimer. Cette dimension spécifique tend à prévaloir lorsqu'elle est sollicitée ou mise en alerte. Il s'agit de la conscience.

JTE

  • Juridique : le lien sociétal en est un aspect.
  • Technique : enjeux et intérêts
  • Émotionnel : dimension affective qui crée la relation

Cette identification des composantes d’un conflit facilite la compréhension du rôle des tiers dans l’approche des conflits :

  • l’avocat et le juge interviennent sur les aspects juridiques, voire sur certains aspects techniques ne nécessitant pas l’intervention d’un expert ;
    • → la décision du juge s’impose aux parties
  • l’expert (agricole, financier, comptable, géomètre, etc.) intervient en tant que consultant sur les aspects techniques d’un différend et peut être amené à préconiser, en raison de sa connaissance du sujet, une ou plusieurs

solutions qui ne prendra pas nécessairement en considération la nature du contrat ou les éventuels préjudices de type affectif. L’expert rend un avis.

    • → l’avis de l’expert vient éclairer le juriste ;
  • le conciliateur intervient pour permettre aux parties de se concerter devant lui et va leur préconiser une solution. Son intervention porte en réalité sur les aspects techniques et juridiques d’un différend;
    • → la préconisation du conciliateur est une proposition de décision suggérée aux parties
  • l’arbitre est un tiers privé qui intervient principalement en matière commerciale. Son champ est celui des négociations difficiles, dans une ambiance conflictuelle. Il a l’adhésion des parties pour rendre une décision

à laquelle elles ont accepté préalablement de se soumettre.

    • → la décision de l’arbitre s’impose aux parties, lesquelles ont choisi le compromissoire
  • le médiateur est un tiers indépendant, neutre et impartial. Il garantit une intervention qu’il tiendra confidentielle.
    • → La décision issue de la médiation émerge de la discussion animée par le médiateur.

La médiation professionnelle propose un processus inversé par rapport à l’approche juridique d’un conflit. Le médiateur professionnel commence par vérifier et apurer la dimension émotionnelle du différend, accompagne la recherche de solution technique puis permet d’examiner la nature du lien juridique qui persistera éventuellement entre les parties ou renverra éventuellement le technique à l’avis d’un expert et le juridique devant les juristes…

Manipulation

Une manipulation est le fait d'amener une personne à faire quelque chose dans l'intérêt du manipulateur. Elle se distingue de l'accompagnement précisément sur ce point. Les techniques sont les mêmes mais le résultats est soit centré sur le praticien soit sur l'autre personne.

Méfiance

La méfiance fait partie des trois postures émotionnelles de la relation :

  • Confiance
  • Défiance
  • Méfiance

La méfiance consiste non pas en l'absence des éléments de reconnaissance, mais dans la contestation de leur légitimité, voire de leur droit

  • les points de vue, interprétations, conceptions sont considérés comme illégitimes, voire de mauvaise foi
  • les pensées sont considérées comme nuisibles
  • les comportements, actions sont vues comme contraignants

La méfiance fait le lit du conflit. Dès lors que les trois contestations sont réunies, elles se combinent avec les PIC conflictuels et la surenchère (S3) pour développer la dynamique conflictuelle.

Médiation professionnelle

La médiation professionnelle est la discipline de la relation accompagnée. Elle consiste dans l'élaboration et la mise en oeuvre de stratégies de réflexion visant à aider des personnes à bien conduire leur pensée. Elle propose des processus structurés visant la qualité relationnelle et la résolution des différends.

Mensonge

Le mensonge est une stratégie réflexive qui se traduit par le seul type d'attitude qu'une personne ait trouvé pour faire face à une situation.

Personne

«Car Je est un autre.... Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute»

Arthur Rimbaud — Correspondance - Lettre du Voyant, à Paul Demeny, 15 mai 1871[1]

Les Médiateurs professionnels identifient quatre conceptions de la personne qui interfèrent dans l'ensemble des relations qu'une personne peut avoir avec elle-même et une autre personne, avec les choses et les idées, qui ont chacune des conséquences sur la manière d'envisager le changement, l'adaptation, la résolution des conflits et, par corolaire la conception même de la Médiation. En fait, trois conceptions sont étroitement liées par un consensus sur l'idée qu'une personne est définie au travers d'une unicité idiosyncrasique qui expliquerait que lorsqu'on tente de définir une personne humaine, celle-ci échapperait à une définition d'ensemble. La quatrième conception repose sur l'observation du fonctionnement humain et tire ses lois de l'expérimentation qui en est faite. Cette quatrième conception en vient à proposer un nouveau paradigme applicable dans l'accompagnement individuel et des groupes, quel que soit le contexte de la réflexion.

Origine du mot personne

Le mot personne trouve son origine dans l'étrusque. Persona y aurait désigné le masque qu'un comédien portait au théâtre. Ce masque présentait une expression qui caractérisait le "personnage" joué.

Persona désigne en latin le masque de la tragédie: le masque pour faire oublier le visage et la singularité d'une sensibilité particulière, pour ainsi dire à fleur de peau: le masque présente le sentiment figé, grimace de la passion comme souffrance de ne pouvoir changer ce qui est écrit dans le Livre, le texte des Parques que l'action humaine ne peut atteindre et qui déroule mécaniquement comme nécessité (ananké) le fil d'une vie peut être vouée comme celle d'Oedipe au meurtre et à l'inceste. Le masque est figé par le destin dans lequel les spectateurs se retrouvent au-delà des réactions épidermiques qui n'intéressent personne, dans le tragique d'une condition humaine: c'est déjà l'humanité qui gémit au récit de ses passions: "Insensé qui crois que je ne suis pas toi" (Victor Hugo)[2].

Le mot personne et le mot individu sont souvent utilisés indistinctement. La différence semble être que le mot personne serait associé à la notion d'identité présentée, i.e. le soi dans le monde, tandis que celui d'individu le serait à l'indivisibilité de l'être en soi, i.e. le monde en soi.

Deux conceptions de la personne

A l'observation de l'approche d'une personne, il apparaît deux conceptions qui se déclinent en conjuguant diverses représentations. A la personne humaine sont rattachées des repères de croyances, de traitement juridique, d'approches psychologiques très variées. Ces rattachements rendent la conceptualisation délicate, voire obscure. Pour rendre l'approche d'une personne plus facile dans l'optique de son accompagnement dans les prises de décision, voire les sorties de crise, il convient de poser ce qui est observable parmi les conceptions actives dans notre société.

  • La personne est un sujet qui n'existe pas par lui-même. Elle est dépendante d'une volonté à laquelle elle doit une forme d'allégeance. Une autorité doit être exercée sur elle tout au long de sa vie :
  • la personne est une création du divin, ce qui implique une relation de recherche de pardon soit une harmonie accompagnée par le tiers qui s'est positionné en intermédiaire (prêtre, pasteur, rabbin, imam...), voire plus spécifiquement pour les chrétiens, Jésus est le "médiateur" entre Dieu et les Hommes...
  • la personne est un sujet de droit et d'obligation. Dans cette perception, la personne doit se soumettre, être rappelée à la loi, faire rédiger des actes... Quand la morale ne suffit pas, quand les règles établies ne semblent pas être respectées, le modèle mis en oeuvre est celui de la punition, voire du "redressement" et du dressage, ou bien encore, en désespoir de cause de l'exclusion de la vie en société.
  • la personne est définie par un modèle de type psychothérapeutique et, avec cette perception, doit être soignée, être dans la complexité de pulsions, de traumatismes, faisant son archéologie d'éventuelles névroses, de comportements psychotiques...
  • la personne est un potentiel d'autonomie qui répond aux même principes que toute chose : un besoin d'harmonie interne.
  • la personne est un sujet apprenant, ignorant et naturellement maladroit, présentant un potentiel de progression ; il s'agit de l'approche conjuguant rationalisme et philosophie.

Loi du fatalisme fonctionnel

Une dynamique qui repose sur le principe homéostatique qui semble régir l'univers et fait croire en des fantasmes mystiques. Ce principe peut être décomposé sur les trois aspects des interactions entre une personne et le monde :

  • harmonie en soi
  • équilibre relationnel
  • satisfaction de ses envies et besoins, désirs et aspirations

La surenchère et la dynamique de reconnaissance interférent pour orienter les choix d'une personnes quant à sa pacification, ses postures d'adversité ou d'altérité.

Une personne, un individu, un paradoxe

Il suffit d'indiquer cette perception égocentrée :

Chaque personne se vit comme unique.

le constat du paradoxe est fait...

Ainsi, du paradoxe vécu dans la vie ordinaire, à l'absurde vécu dans la vie conflictuelle, le chemin n'est pas si tortueux que cela et que de l'être en soi, l'individu se retrouve hors de lui...

voir : Idiosyncrasie

PIC

Les PIC sont les conséquences de la dynamique de surenchère (S3) conflictuelle. Ils sont liés aux SIC et sont donc de trois types :

  • Prêt d'intention : ressenti
  • Interprétation : fait
  • Contrainte : conséquence

Ils constituent les invariants de l'émotionalisation conflictuelle. Dans un conflit de type JTE, les trois éléments sont présents et alimentent la dynamique conflictuelle. Ils se conjuguent avec la posture de méfiance. Il suffit que l'un des éléments soit absent et la dynamique conflictuelle n'est pas opérationnelle.

Ils s'amorcent dans une relation de défiance. C'est d'ailleurs dans ce type de relation qu'au moins un des PIC est présent dans sa dynamique négative, ouvrant la voie au conflit s'il n'est pas levé par la reconnaissance nécessaire à en contrer le développement.

Dans une relation de confiance, les PIC sont actifs mais considérés comme positifs. La contrainte est vécue non comme telle mais plutôt comme une contribution. Le prêt d'intention est considéré comme positif et les interprétations sont appréciées positivement ou avec bienveillance.

PPF

La ligne du temps suivant laquelle le déroulement de la réunion de médiation est rythmé.

  • Passé : Bilan
  • Présent : Inventaire
  • Futur : Projet

Prêt d'intention

Les prêts d'intention en matière de conflits sont négatifs. Ils font partis des PIC, dont ils constituent une catégorie. Les plus courants sont énoncés en attribuant à l'autre une volonté, une conscience, une intentionnalité :

  • ... fait exprès ...
  • ... fait volontairement

Les prêts d'intention consistent dans des attributions de pensée :

  • ... veut faire... a voulu ...
  • ... a l'intention de ...

Processus structuré

Un processus structuré est un déroulement actif, organisé dans le temps. Il prend en compte le caractère aléatoire d’un développement. Il s’agit d’une série d’étapes identifiables qui ne suivent pas un ordre formel.

La Médiation professionnelle nécessite l’intégration du « principe d’incertitude » du processus qui laisse une marge floue favorable à la créativité – l’inventivité, combinant à la fois l’affectivité, la fantaisie et la Raison des parties.

Toutefois, le médiateur professionnel applique le processus avec rigueur et s'assure n'avoir rien omis qui risquerait de compromettre :

  • le bon déroulement
  • l'aboutissement de la médiation.

Provocation

La provocation est souvent définie comme une agression. Mais « pro » et « vocatio » signifie "ce qui entraine par delà où l'on se trouve". J'adopte ce terme pour désigner ce que peut faire le médiateur lorsqu'il suscite les prise de conscience de ses interlocuteurs. Sa provocation est un défi lancé à l'intelligence. Elle est une incitation à considérer ou reconsidérer les choses et les idées. Il provoque, parce qu'il stimule. Il provoque la déstabilisation nécessaire à l'abandon d'un point de vue pour en découvrir soudainement un autre. Il sollicite avec vigueur la compréhension de ses interlocuteurs vers une autre manière de concevoir les choses.

R3

Les trois éléments de la reconnaissance qui permettent de développer la confiance relationnelle. Ces éléments sont la conséquence des trois lois du fonctionnement humain. Chaque personne a besoin de se sentir reconnue par rapport à eux. Ensemble, ils impliquent de reconnaître que les personnes ne sont pas ce qu'elles font, et inversement.

  • reconnaissance du sentiment de légitimité de point de vue
  • reconnaissance de la dynamique de bonne intention centrée sur soi
  • reconnaissance de la maladresse

Raisonnement aporétique

Une aporie est une contradiction, un embarras. Dans un contexte de réflexion concernant un conflit, les contradictions des protagonistes sont nombreuses. Le médiateur les identifie et confronte ses interlocuteurs. Il utilise le mode de raisonnement aporétique.

Recadrage

Le recadrage est une technique de médiation professionnelle. Il consiste a ramener une personne sur le sujet défini ou de réaligner l'échange dans l'objectif recherché.

Recentrage

Le recentrage est une technique de médiation professionnelle. Il consiste a ramener une personne vers sa propre réflexion. Il a pour but de rechercher une prise de conscience.

Réceptivité

La réceptivité fait partie des trois catégories d'énoncés des stratégies et interactions en communication (SIC). Elle concerne la réception d'informations :

  • Auditive
  • Visuel
  • Sensitive (olfactive, tactile, gustative)

Reconnaissance

La reconnaissance est un état interne procuré par autrui. Elle comporte trois éléments : la manière de considérer les choses (légitimité de point de vue), la dynamique de bonne intention centrée sur soi et la maladresse (voir R3). L'absence de reconnaissance de l'un ou l'autre des éléments de reconnaissance conduit à un état de frustration affective (défiance). La contestation de la légitimité des trois éléments est le ferment de la dynamique conflictuelle.

Les parties d'un conflit ont perdu toute crédibilité de reconnaissance directe. Pour rétablir une qualité relationnelle, au moins durant la médiation, le médiateur est l'acteur de la reconnaissance.

Réflexion

Phrase exprimée par le médiateur en "retour" à une énonciation d'un interlocuteur. La "réflexion" est contextuelle. Elle est obligatoirement altérocentrée. Elle restitue une synthèse.

Réflexivité

La réflexivité fait partie des trois catégories d'énoncés des stratégies et interactions en communication (SIC). Elle concerne le traitement de l'information :

  • Analytique
  • Analogique
  • Affective

Relation

Une relation s'établit dans tous les cas d'interaction entre des personnes. Elle peut être graduée selon trois natures :

  • Confiance
  • Défiance
  • Méfiance

Résignation

Cette posture fait partie des trois types de stratégies liées à l'adversité, ADR.

Responsabilité

La notion de responsabilité en médiation professionnelle est différente de celle habituellement utilisée, notamment en droit. La responsabilité en médiation professionnelle implique la conscience de soi et de ses attitudes émotionnelles. Cette conception de la responsabilité permet au médiateur de reconnaître la dépendance SHE en restituant à ses interlocuteurs leur sentiment de légitimité de point de vue, leur dynamique de bonne intention centrée sur eux-mêmes, et leur maladresse (R3). 

S3

La surenchère se décline en trois éléments. Elle s'applique directement aux Stratégies et Interactions en Communication (SIC) :

  • faire plus que ce que l'on fait déjà beaucoup habituellement
  • faire autant que ce que l'on fait moyennement
  • faire moins que ce que l'on fait peu

SHE

Trois lois associées au "fatalisme fonctionnel", qui s'imposent au fonctionnement émotionnel humain et par lesquelles l'humain est agit la plupart du temps. Ces trois lois guident son émotivité. Seule la raison peut lui permettre de prendre le pas et d'être le plus responsable en conscience.

  • Satisfaction - besoins - interactions du monde en soi et du soi dans le monde
  • Harmonie - fonctionnement intérieur - le monde en soi
  • Équilibre - dans la relation au monde - le soi dans le monde

Stratégies et Interactions en Communication - SIC

Les stratégies et interactions en communication s'identifient autour de trois types de schémas qui définissent un "JE" :

  • Réceptivité : auditif, visuel, sensitif
  • Réflexivité : analyse, analogie, affectif
  • Expressivité : verbal, action, émotion

Un quatrième schéma permet de produire une synthèse de ces schémas et de développer la théorie générale SIC :

  • Transaction ; savoir, faire, être

Ces représentations du modèle systémique d'un JE permet d'identifier que toute personne communique selon un ensemble d'énoncés en termes de réception d'informations, de traitement d'informations et d'expression d'informations.

Surenchère

  • => Voir S3

Trialectique

La médiation professionnelle est fondée sur un mode de raisonnement qui inclut différents points de vue. Le mode de réflexion du médiateur n'est pas binaire, mais ternaire. Pour bien dissocier cette façon de faire des modes habituels, j'ai adopté le terme "trialectique". Il définit la structure de l'échange amorcé par le médiateur professionnel lors des entretiens individuels en vue de la résolution d'un conflit, et animée par lui lors des réunions où se déroule "l'inimaginable discussion".

Le raisonnement est "trialectique" lorsqu'il résulte de l'intervention d'un tiers qui permet aux protagonistes d'un différend de prendre en compte le point de vue de l'autre dans la construction d'un accord.

Notes et références

  1. Arthur Rimbaud — Correspondance - Lettre du Voyant, à Paul Demeny, 15 mai 1871
  2. La personne, cour de philosophie
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